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Marx et Engels


  • Le capital, Livre I section 1, 2, 3 et 4

    Écrit de décembre 1851 à mars1852, dans des conditions matérielles très précaires. Le 18 brumaire analyse « l'hisioire immédiate » du coup d'Etat qui, le 2 décembre 1851, porte le neveu de Napoléon à la tête, de ce qui va devenir le second Empire. En plaçant le coup d'Etat dans son contexte économique, social et culturel, Marx nous en donne une interprétation brillante ou il dévoile la nature d'un État vampire, animé par une caste de bureaucrates surnuméraires qui dévore la société civile. Cette intelligence claire des événenrents, au moment même où ils se déroulent, est, en effet, sans exemple. 223 pages Edition : 1997

    9,00 €
  • Le capital, Livre I section 5, 6, 7 et 8

    LIVRE I sections V à VIII correspondant aux tomes 2 et 3 du Livre I Le capitaliste n'a aucune valeur historique, aucun droit historique à la vie, aucune raison d'être sociale, qu'autant qu'il fonctionne comme capital personnifié. Ce n'est qu'à ce titre que la nécessité transitoire de sa propre existence est impliquée dans la nécessité transitoire du mode de production capitaliste. Le but déterminant de son activité n'est donc ni la valeur d'usage, ni la jouissance, mais bien la valeur d'échange et son accroissement continu. Agent fanatique de l'accumulation, il force les hommes, sans merci ni trêve, à produire pour produire, et les pousse ainsi instinctivement à développer les puissances productrices et les conditions matérielles qui seules peuvent former la base d'une société nouvelle et supérieure. Le capitaliste n'est respectable qu'autant qu'il est le capital fait homme. Dans ce rôle il est, lui aussi, comme le thésauriseur, dominé par sa passion aveugle pour la richesse abstraite, la valeur. Mais ce qui chez l'un parait être une manie individuelle est chez l'autre l'effet du mécanisme social dont il n'est qu'un rouage. Edition : 1985

    9,00 €
  • Le capital, Livre I tome2

    Il s'agit du livre I tome 2 Aux éditions sociales (anciennes éditions du PCF) Edition : 1969

    14,00 €
  • Le colonialisme

    L'expansion coloniale de l'Europe a constitué un phénomène d'une rare violence qui bouleversa des civilisations millénaires, et laissa de profondes cicatrices dans les mémoire collective.
    Tout au long de leurs vies de penseurs et de militants, Marx et Engels se sont intéressés de près à la question coloniale. Dénonçant l'inhumanité des puissances européennes envers les populations colonisées, ils dévoilent le pillage organisé des richesses de continents entiers.

    De la Chine à l'Algérie, de l'Inde à l'Irlande en passant par la Perse et l'Afghanistan, ils donnent également à comprendre l'imbrication des enjeux économiques, politiques et sociaux au coeur de ce phénomène. Ils mettent ainsi en évidence que colonialisme et capitalisme sont intimement liés.

    édition : mai 2018

    20,00 €
  • Le dernier Marx

    Table des Matières

    Introduction
    Kolja Lindner Le dernier Marx au-delà du marxisme : pensée de la contingence, critique de la domination et conceptualisation d’une démocratie radicale.
    Chapitre I : L’Amérique du Nord et la démocratie des anciens
    Franklin Rosemont Karl Marx et les Iroquois.
    Karl Marx Notes sur Lewis H. Morgan, La société archaïque (1877).

    Chapitre II : Le genre et la famille dans l’histoire
    Heather A. Brown La famille, l’État et les droits de propriété : la dialectique du genre et de la famille dans les sociétés précapitalistes.
    Karl Marx Notes sur Henry Sumner Maine, Lectures on the Early History of Institutions (1875).

    Chapitre III : L’Inde et le mode de production asiatique
    Brendan O’Leary Juger la théorie marxienne de l’histoire indienne à l’aune des sources de son époque. Suivi de Le dernier Marx : l’Inde, l’ethnologie et le sort de la Russie.
    Karl Marx Notes sur Maxime M. Kovalevsky, La propriété commune rurale. Causes, développement et résultats de son déclin (1879).

    Chapitre IV : L’Algérie et les ravages du colonialisme occidental
    René Gallissot La recherche historique sur les communautés de Maurer à Morgan, le droit colonial en Algérie. Ce que dit Kovalevsky. Suivi de Sur l’Algérie précoloniale : communautés et modes de production.
    Karl Marx Le système foncier en Algérie au moment de la conquête française.

    Chapitre V : La Russie et le populisme révolutionnaire
    Teodor Shanin Le dernier Marx : dieux et artisans.
    Karl Marx Lettre à la rédaction des « Otétchestvenniye Zapisky ».
    David Riazanov Véra Zassoulitch et Karl Marx : En guise d’introduction.
    Véra Zassoulitch Lettre à Marx du 16 février 1881.
    Karl Marx Brouillons de réponse et réponse à Véra Zassoulitch.
    Karl Marx et Friedrich Engels Préface à la seconde édition russe du Manifeste du Parti communiste.

    Chapitre VI : Encore et toujours, l’économie politique
    Éditions de l’Asymétrie A propos des Gloses marginales sur le Traité d’économie politique d’ Adolph Wagner.
    Karl Marx Gloses marginales sur le Traité d’économie politique d’ Adolph Wagner.

    Chapitre VII : Le dernier Marx politique
    Urs Lindner Une question d’égalité. Sur la « voie française » du dernier Marx.
    & Agathe Rousset Éclaircissements illustratoires

    Dans la dernière décennie de sa vie, Karl Marx entame un vaste travail de recherche sur les sociétés pré-capitalistes, à travers notamment la lecture des grands anthropologues et historiens de son siècle tel Lewis Morgan. « Le dernier Marx » présente, pour la première fois en français, des traductions d’extraits des notes prises lors de ces recherches, ainsi que les textes les plus importants écrits à ce sujet par différents auteurs. On y découvre un Marx toujours passionné et prêt à remettre en cause certains présupposés déterministes et « eurocentriques » de sa pensée, loin de la figure monolithique forgée par ses épigones. Comme au siècle dernier on a redécouvert le jeune Marx, sa fougue et sa poésie combattante, il faut redécouvrir le « dernier Marx », meilleur remède à toutes les orthodoxies qu’on a construit en son nom mais contre lui.
    « Il est des œuvres qui nous tombent dessus, bardées de points d’interrogation aussi ardents que s’ils étaient crachés d’un fusil à canon scié, gerbe d’étincelles venant illuminer tous azimuts les insatiables quêtes de réponses qui sont les nôtres. Le cycle de Cynthia de Sir Walter Raleigh, les 120 journées de Sodome de Sade, Le Nouveau Monde amoureux de Fourier, les Poésies de Lautréamont, les Cahiers sur la dialectique de Hegel de Lénine, le texte de Randolph Bourne sur l’État, Les Lettres de guerre de Jacques Vaché, la Boîte verte de Duchamp, les manuscrits de Samuel Greenberg : voilà quelques-uns des extraordinaires fragments qui ont, pour certains d’entre nous, exercé une fascination bien supérieure à presque toute celle des « œuvres » abouties. Les Carnets ethnologiques de Marx — des notes prises pour une grande étude qu’il ne pût achever de son vivant — partagent cette même ambiguïté fugace. Ces extraits très largement annotés des travaux de Lewis Henry Morgan et d’autres composent un puzzle dont il nous faut réinventer les pièces manquantes à partir de nos propres recherches et rêveries, et surtout de notre propre activité révolutionnaire. Même si l’existence de ces carnets était connue depuis la mort de Marx en 1883, ils ne furent intégralement publiés que 89 années plus tard, et seulement alors dans une édition très coûteuse destinée aux spécialistes : une transcription exacte de ce que Marx écrivit — le livre met le lecteur face à toutes les difficultés d’un Finnegan’s Wake et plus encore, avec son sabir d’anglais, d’allemand, de français, de latin et de grec, et toute une kyrielle de mots et d’expressions issus de langues non-européennes allant de l’ojibwé au sanskrit. Abréviations cryptées, phrases incomplètes et s’enchaînant sans ponctuation, émmaillées d’exclamations, d’allusions érudites à la mythologie classique, références en passant à des affaires du monde contemporain, assaisonnées de larges doses d’argot et de vulgarité ; ironie et invective : toutes choses que le livre comporte en abondance et qui ne contribuent pas à en faciliter la lecture. Il ne s’agit pas d’un travail dont on pourrait simplement dire qu’il n’avait « pas été préparé par son auteur en vue d’être publié ». De fait, il est très loin de même représenter un « premier jet ». On a là, au contraire, la matière brute du travail, un fouillis d’annotations destinées uniquement à être vues par Marx — l’enregistrement spontané de ses « conversations » avec les auteurs qu’il lisait, avec d’autres qu’ils citaient et, enfin et surtout, avec lui-même. Quand on sait que les textes les plus clairs et les plus travaillés de Marx ont suscité tant d’interprétations contradictoires, il n’est peut-être pas étonnant que ses exégètes dévoués, cherchant comment transmettre le plus efficacement aux masses le message du Maître, se soient tenus à distance de ces notes rapidement griffonnées, dont l’aspect fruste et non dégrossi déroute.
    Qu’on ait négligé ces carnets pendant presque un siècle est d’autant moins étonnant quand on voit à quel point ils viennent remettre en cause ce qu’on a tenu pour marxisme toutes ces années durant. Dans ce qui tient lieu de lamentable presse « socialiste » pour le monde anglophone, on a largement ignoré ce grand travail final de la plume même de Marx. La réaction du monde universitaire, de la part d’anthropologues et d’autres, a été pratiquement nulle, et n’a jamais dépassé la piètre remarque de Lawrence Krader à la fin de son introduction explicative de 85 pages, selon laquelle le principal intérêt des Carnets était de montrer que « Marx n’est plus confiné à l’être humain générique abstrait et passe à l’étude empirique de peuples spécifiques. » Il semble que même les plus radicaux des anthropologues américains ne sont pas parvenus à maitriser ces textes perturbants. Les Carnets ne sont cités qu’une seule fois, et incidemment, dans l’ouvrage d’Eleanor Leacock, Myths of Male Dominance: Collected Articles on Women Cross-culturally. Et Stanley Diamond, que Krader remercie pour sa relecture de son introduction, ne les mentionne pas dans son étude remarquable, In Search of the Primitive: A Critique of Civilization.
    Les commentaires les plus inspirés sur ces Carnets sont naturellement venus d’auteurs très éloignés des milieux traditionnels — qu’ils soient « marxistes » ou universitaires. L’historien, militant antiguerre et spécialiste de Blake, E. P. Thompson, dans son splendide texte polémique Misère de la théorie, fut parmi les premiers à souligner que « Marx, toujours davantage préoccupé d’anthropologie dans ses dernières années, renouait avec les projets de sa jeunesse parisienne ». Raya Dunayevskaya, dans son ouvrage Rosa Luxemburg, Women’s liberation and Marx’s Philosophy of Revolution, est plus explicite dans son jugement de ces « Carnets, qui marquèrent leur époque, parachevant l’œuvre d’une vie chez Marx », ces « écrits profonds qui […] résumaient tout le travail de sa vie et ouvraient de nouvelles perspectives » et qui par conséquent « dégageaient un nouveau point de vue à partir duquel envisager la totalité de l’œuvre de Marx ». Dunayevskaya, révolutionnaire de toute une vie et pionnière dans l’intérêt renaissant pour les racines hégéliennes du marxisme, ajoutait aussi que « ces Carnets révèlent, du même coup, la base à partir de laquelle on a été amené à penser que la révolution était possible d’abord dans des pays sous-développés comme la Russie. Il s’agissait de renouer et d’approfondir ce qui avait été projeté dans les Grundrisse sur le mode de production asiatique, et de revenir à cette relation plus fondamentale entre homme et femme qui avait été tout d’abord ébauchée dans les Manuscrits de 1844. » Personne n’a jusqu’ici saisi la portée des implications de l’idée selon laquelle les Carnets ethnologiques signalent le retour de Marx aux « projets de sa jeunesse parisienne ». L’arc des Manuscrits de 1844 représente sans conteste l’étoile la plus brillante de cette première période héroïque, mais il faut les envisager comme faisant partie de toute une constellation d’activités et d’aspirations reliées entre elles. »
    Extrait de Karl Marx et les iroquois de Franklin Rosemont ( Traduction : Julien Guazzini)

    édition : décembre 2019

    20,00 €
  • Le manifeste communiste, introduction de Trotsky :

    Cette nouvelle édition du Manifeste communiste est la traduction de l'édition en anglais de 1888 préparée sous la direction de Friedrich Engels, la seule pour laquelle ce dernier a effectué un tel travail de rédaction. Deux ans plus tard, Engels a écrit à propos de cette traduction : « À plusieurs reprises ont été réimprimées en Angleterre certaines traductions américaines plus ou moins inexactes. Enfin, une traduction authentique a paru en 1888. Elle est due à mon ami Samuel Moore et nous l'avons revue ensemble avant l'impression. Elle a pour titre : Le Manifeste du parti communiste, de Karl Marx et Friedrich Engels, traduction anglaise officielle, rédigée et annotée par Friedrich Engels, 1888. Londres, William Reeves, 185 Fleet St., E.C. » (Préface à l'édition allemande de 1890.) Pour préparer cette nouvelle édition, les éditions Pathfinder ont utilisée la traduction française de 1894 de Laura Lafargue, qu'elles ont révisée et fait correspondre à l'édition anglaise d'Engels. Michel Prairie MONTREAL AOÛT 2009 Introduction Léon Trotsky 7 Préface à l'édition allemande de 1872 Kart Marx et Friedrich Engels 21 De la préface à l'édition allemande de 1890 Friedrich Engels Manifeste du parti communiste 29 Karl Marx et Friedrich Engels Notes 77 Index 85 95 pages édition : 2009

    5,00 €
  • Lefèbvre-Faucher : Promenade sur Marx sur les traces de Jenny, Laura et Eleanor

    Avez-vous remarqué ce personnage en marge du cadre, dont on ne nous raconte pas l’histoire? Une enquêtrice décide de suivre la piste des femmes entrevues dans les portraits de Marx. Ses antennes féministes remuent en direction de l’héritage marxien: tant de gloire virile recouvrant une pensée d’égalité, c’est louche.
    Quel risque courons-nous si nous nous intéressons aux femmes qui étaient là? Une simple promenade qui, au final, chamboule tout.

    Vous qui possédez Le petit Karl comme un catalogue d’outils à dégainer dans toutes les situations, que savez-vous de l’œuvre d’Eleanor Marx? De l’influence de Jenny ou de Laura Marx? Camarades, quelqu’un vous a-t-il parlé d’elles ?

    édition : février 2021

    8,00 €
  • Les grands hommes de l'exil

    "Les grands hommes de l'Allemagne de 1848 étaient sur le point de connaître une fin sordide quand la victoire des "tyrans" pourvut à leur sûreté, les envoyant à l'étranger et faisant d'eux des martyrs et des saints. Ils furent sauvés par la contre-révolution.
    Mais il fallait rappeler quotidiennement à la mémoire du public l'existence de ces libérateurs du monde. Plus ces rebuts de l'humanité étaient hors d'état de réaliser quoi que ce soit de concret, plus il leur fallait s'engager avec zèle dans un semblant d'activité inutile et claironner en grande pompe des partis imaginaires et des combats imaginaires.
    Plus ils étaient impuissants à mener à bien une véritable révolution, plus il leur fallait soupeser cette future éventualité, répartir les places à l'avance et se plonger dans les délices anticipés du pouvoir."
    Lorsque Marx et Engels arrivent à Londres, ils ont été précédés par des compatriotes, militants du "Printemps des peuples", exilés comme eux. Refusant de réfléchir à leur échec pour préparer la révolution de demain, cette poignée d'intellectuels tient le haut du pavé sur une scène déjà médiatique, plus théâtrale que politique.
    Bouffons et traîtres s'y bousculent, que les auteurs épinglent au milieu de réflexions sur la mobilisation et la recomposition politique du mouvement révolutionnaire qui engendrera l'Internationale.

    Ecrit entre mai et juin 1852, ce texte n'a jamais été traduit en français. On y retrouve le ton incisif et parfois cruel de Marx lorsqu'il évoque ses contemporains - qui rappellent les nôtres.

    édition : mars 2015

    18,00 €
  • Les luttes de classes en France

    La Constitution de la République française. Le 18 Brumaire de Louis Bonaparte, édité par Maximilien Rubel, traduit par Maximilien Rubel avec la collaboration de Louis Janover, suivi de « Karl Marx devant le bonapartisme « par Maximilien Rubel. Il est des textes qui ont une réputation pauvrement décalée au regard de leur profondeur analytique. Qu'a-t-on retenu des essais d'histoire immédiate de Karl Marx, face aux événements qui secouent la France entre 1848 et 1851, sinon la formule triviale qui voudrait qu'événements et personnages surgissent deux fois, la première comme grande tragédie, la seconde comme misérable farce ? Or les écrits de Marx, historien de la France, sont avant tout des modèles d'histoire conceptuelle. Tocqueville, son contemporain, a forgé, comme grille d'analyse de la démocratie libérale, le couple antagonique liberté-égalité ; Marx nous a laissé en héritage le couple société-État. Historiens, philosophes, sociologues et politistes n'ont cessé d'en débattre depuis lors : autonomie relative de l'État, limites de la société civile, ou bien encore notion, vite devenue inusable fourre-tout, de « bonapartisme «. Éclairer l'héritage conceptuel et interprétatif de Marx, qui d'autre mieux que Maximilien Rubel pouvait le faire dans Kart Marx devant le bonapartisme, étude toujours lumineuse sur le statut historique, philosophique et politique de l'État dans la pensée marxienne ?

    12,50 €
  • Les luttes de classes en France et Le 18 brumaire de Louis Bonapa

    « Marx habite dans un des quartiers les plus pauvres de Londres... Il a un logement de deux pièces... Dans ce logement, on ne trouverait pas un seul meuble propre et en bon état, tout est cassé, démantibulé et déchiré, une épaisse couche de poussière recouvre tout, et tout est en désordre. Au milieu du salon se trouve une grande table, d'apparence antique, recouverte d'une toile cirée. Cette table disparaît sous les manuscrits, les journaux, les livres, les jouets des enfants, les chiffons et les ouvrages de Jenny Marx... tout cela pêle-mêle sur cette unique table. » Lorsqu'on entre chez Mm, on a devant les yeux un tel nuage de fumée de charbon et de tabac que l'on commence par tâtonner comme dans une caverne, jusqu'à ce que le regard s'y habitue et permette d'apercevoir quelques objets... Il est réellement dangereux de s'asseoir. Cette chaise n'a que trois pieds, les enfants jouent à faire la cuisine sur cette autre chaise qui, par hasard, est encore entière. C'est celle-là précisément qu'on apporte au visiteur, mais on ne nettoie pas la cuisine des enfants, si vous vous asseyez, vous risquez un pantalon. Mais rien de tout cela n'embarrasse le moins du monde Marx ou son épouse. On vous reçoit aimablement, on vous apporte gentiment une pipe, du tabac et le rafraîchissement que l'on a sous la main. Une conversation intelligente et agréable finit par compenser les défauts domestiques, par rendre supportable le manque de confort. On se fait à cette compagnie, on trouve ce milieu intéressant, original. Tel est le tableau fidèle de la vie de famille du chef communiste Marx.» C'est dans cette situation matérielle ainsi décrite en 1853 par un indicateur de police que Karl Marx rédigea, entre autres textes, Les Luttes de classes en France puis Le 18 brumaire de Louis Bonaparte. Edition : 2001

    8,70 €
  • Lettres à Kugelmann

    Traduction, présentation et notes de Gilbert Badia

    6,10 €
  • Manifeste du parti communiste

    Lors de son cent cinquantième anniversaire, le « Manifeste « a été célébré par les diverses écoles bourgeoises comme un monument d'une utopie refusée par l'histoire et comme une magistrale anticipation de la « globalisation «. L'école marxiste, notre école, a toujours considéré le « Manifeste « comme une synthèse inégalable de stratégie scientifique, annonciatrice du véritable mouvement de la classe révolutionnaire moderne, une classe internationale au même titre que le mode de production qui l'a engendrée. La diffusion du « Manifeste « à l'échelle mondiale est une confirmation de cette thèse. La Révolution d'Octobre a déterminé une nouvelle période de diffusion du « Manifeste « dans le monde. L'enseignement du « Manifeste « a été contrecarré et dénaturé par la contre-révolution stalinienne et social-démocrate, par la répression nazie et fasciste. Dans la préface polonaise de 1892, Friedrich Engels soutient qu'on peut « en quelque sorte « considérer la diffusion du « Manifeste « comme un des indices du degré de développement de la grande industrie. » Dans la mesure où la grande industrie s'étend dans un pays, on voit grandir chez les travailleurs de ce pays le besoin d'être éclairés sur leur situation de classe ouvrière face aux classes possédantes ; le mouvement socialiste se répand parmi eux et le Manifeste est de plus en plus demandé... « Le capital génère sans cesse de nouvelle grande industrie. C'est d'elle qu'il se nourrit, grâce à elle qu'il entretient d'énormes appareils d'État, qu'il paie des millions de rentiers parasites, corrompt les classes salariées. Après chaque crise, après chaque destruction, de nouvelles énergies sont mises en ceuvre, de nouvelles fournées d'ouvriers embauchées, concentrées, réunies par les mêmes intérêts, aussi bien dans les anciennes métropoles que dans les nouvelles, qui vibrent aujourd'hui presque partout dans le monde. Le «Manifeste « répond au désir des nouvelles générations « d'être éclairées sur leur situation « et les rapproche du communisme scientifique. Le texte français du « Manifeste «, établi à partir de la traduction de Laura Lafargue, est présenté face au texte allemand de la première édition (1848) et accompagné de toutes les préfaces de Marx et Engels. L'appendice présente une chronologie des premières éditions du « Manifeste « jusqu'en 1918 dans les différents pays et les différentes langues, des notes sur ces premières éditions et des notices biographiques des responsables et des traducteurs. 79 illustrations. Edition : 1999

    15,24 €
  • Manuscrit de 1844

    Il faut relire Marx, après le déluge. Dans ces Manuscrits économico philosophiques, rédigés en 1844, à Paris, et publiés pour la première fois à Leipzig, en 1932, sont dénoncées l'inhumanité du capitalisme et l'infamie de ses thuriféraires. Les économistes classiques, tels Smith, Say ou Ricardo, n'ont guère considéré l'ouvrier que comme bête de somme. Ils n'ont voulu voir dans l'homme qu'une machine à consommer et à produire. Ce qui peut advenir au travailleur en dehors du temps qu'il travaille, ils laissent benoîtement au médecin, au juge, au fossoyeur, ou bien au prévôt des mendiants, le soin de s'en inquiéter quelque peu.
    C'est que le travail, activité spécifique de l'homme, n'est plus désormais qu'un gagnepain, une souffrance et une dure nécessité, pour l'obtention de laquelle tous se livrent - paradoxalement - à la plus âpre des concurrences. La complète domination de l'économie sur la société traduit une aliénation maximale, que manifeste avec éclat la puissance universelle de l'argent : « notre valeur réciproque, écrit Marx, est pour nous la valeur de nos objets réciproques"
    Edition : 1996

    10,00 €
  • Marx Engels Lénine (Godelier) : Sur les sociétés précapitalistes

    Si Marx et Engels se sont particulièrement intéressés à caractériser le mode de production capitaliste dans lequel ils vivaient et qu’ils combattaient, leur oeuvre témoigne d’une attention croissante au fonctionnement des sociétés pré-capitalistes. Ce recueil, publié en 1973 par le Centre d’études et de recherches marxistes, paraît dans édition augmentée : aux textes de Marx, Engels ou Lénine et à la célèbre introduction de Maurice Godelier, s’ajoutent des réflexions postérieures de l’anthropologue sur ces questions. Ce volume permet de repenser toute une série d’affirmations mécanistes sur le développement économique, social et idéologique des sociétés de classes, à travers de nouveaux concepts (certains redécouverts chez Marx) : mode de production asiatique, transition, formations économiques et sociales… édition : Août 2022

    22,00 €
  • Marx et engels : Irlande classe ouvrière et libération nationale

    Cet ouvrage présente, pour la première fois en langue française, l’ensemble des textes de Friedrich Engels et de Karl Marx consacrés à la question nationale irlandaise et ses rapports avec la révolution socialiste.
    Pour Engels et Marx, la non-résolution de la question de l’oppression nationale des Irlandais expliquait en grande partie l’impuissance de la classe ouvrière anglaise à transformer les rapports sociaux et la question irlandaise nourrissait la réaction anglaise.
    L’émancipation de la classe ouvrière de la nation dominante passait par la reconnaissance des droits politiques, sociaux et économiques de la nation opprimée. Et dans le cas irlandais, la défense du droit à l’indépendance nationale était la condition de l’émancipation de la classe ouvrière de la nation dominante. En effet, l’adoption de positions chauvines par le mouvement ouvrier entravait l’émancipation des classes ouvrières aussi bien celle de la nation dominante que celle de la nation dominée.
    Friedrich Engels et Karl Marx ont lutté pour que l’Association internationale des travailleurs fasse sienne la lutte pour l’indépendance de l’Irlande. Pour eux, le combat pour le socialisme international passait par la lutte pour la libération nationale de l’Irlande et la fin de l’oppression nationale des Irlandais.
    Alors que la question nationalitaire ébranle toujours l’Europe et d’autres continents, ces écrits constituent une contribution essentielle à une vision moderne et émancipatrice de la question nationale.

    Table des matières
    présentation
    Émancipation nationale, internationalisme et révolution en Irlande et en Grande-Bretagne, richard poulin 9

    Section I
    Sociologie de la classe ouvrière irlandaise 33

    section 2
    sur l’histoire de l’Irlande 51

    section 3
    économie politique 199

    section 4
    analyse sociopolitique 237 articles et discours

    Section 5
    Association internationale des travailleurs 351

    Interventions, discours, résolutions, rapports, procès-verbaux

    correspondance

    bibliographie

    index

    399 503 509 édition : avril 2021

    25,00 €
  • Marx Löwy Rubel Poggio : Le communisme en devenir

    Dans les années 1881-1882, Marx développe un intérêt particulier pour les sociétés pré-capitalistes (parmi lesquelles notamment les communautés rurales russes) ainsi que pour des pays comme l'Egypte, l'Algérie ou l'Inde, où s'engagent alors des luttes contre la domination capitaliste. On fait souvent de Marx le principal connaisseur, et théoricien, du prolétariat d'usine. Cette assertion, sans doute légitime, mérite pourtant d'être précisée, car l'étude des communautés paysannes constitue également une partie très importante de son oeuvre, et elle la traverse en quelque sorte dans son intégralité - jusqu'aux célèbres propos, décisifs et bouleversants, qu'il tiendra sur la Russie.
    De telles réflexions sont développées dans une lettre à Véra Zassoulitch, figure éminente du populisme révolutionnaire, et surtout dans les nombreuses versions préparatoires de celle-ci.

    édition : octobre 2018

    12,00 €
  • Marx, Engels : Manifeste du parti communiste

    Manifeste du Parti communiste « Vous êtes saisis d'horreur parce que nous voulons abolir la propriété privée. Mais, dans votre société actuelle, la propriété privée est abolie pour les neuf dixièmes de ses membres : si cette société existe, c'est précisément parce qu'elle n'existe pas pour ces neuf dixièmes. Vous nous reprochez donc de vouloir abolir une forme de propriété qui a pour condition nécessaire que l'immense majorité de la société soit frustrée de toute propriété. En un mot, vous nous accusez de vouloir abolir votre propriété à vous. En vérité, c'est bien ce que nous voulons. » Publié pour la première fois en février 1848 à Londres, le Manifeste de Marx et Engels, à l'écriture si rigoureuse et tranchante, n'a rien perdu de sa vigueur critique ni de son intérêt philosophique.

    3,00 €
  • Marx, Lincoln : Une révolution inachevée

    Collection "Mille marxismes"

    Auteurs: Marx Karl, Lincoln Abraham

    Présentation La guerre de Sécession américaine, bien mal nommée en français, (les Américains préfèrent la désigner par le terme de Guerre civile) reste un moment fondateur de l’Histoire des États-Unis. Dans les oppositions politiques d’aujourd’hui les références à ce conflit ne sont jamais absentes tant celui-ci a structuré l’imaginaire collectif américain et son champ politique. La révolution inachevée propose la lecture croisée des contributions les plus importantes de Lincoln et de Marx sur le sujet ainsi que les correspondances qu’ils ont pu échangées. Les textes de Lincoln sont constitués de ses discours les plus importants et ceux de Marx principalement de ses articles parus dans la presse américaine et européenne. Le premier est un acteur de premier rang du conflit en tant que président des États-Unis ; le second, un des principaux animateurs de l’Association internationale des travailleurs qui comptait de nombreux partisans et sections aux États-Unis, est un observateur attentif aux enjeux du conflit et à l’émergence d’un mouvement d’émancipation des opprimés à travers la radicalité du courant abolitionniste. L’un comme l’autre, le président et l’agitateur communiste, comprennent que derrière la question de l’esclavage et son abolition, il y a plus largement la chance de fonder un nouvel ordre social et que ce possible va déclencher des luttes titanesques dont les États-Unis à la fin du XIXe siècle seront le théâtre.

    Une riche préface de Robin Blackburn, qui constitue à elle seule un ouvrage dans l’ouvrage, offre aux lecteurs une mise en perspective des textes présentés et un rappel utile du contexte historique et du déroulement du conflit. Elle s’intéresse, bien après l’assassinant de Lincoln et de la disparition de l’Association internationale des travailleurs, à ses suites dans l’histoire sociale et politique des États-Unis, pages souvent ignorées du lecteur francophone.

    Parution : Avril 2012

    20,00 €
  • Marx/Engels et la troisième république

    Anthologie publiée sous la direction de Claude Mainfroy Une fois la Commune écrasée, quelles perspectives pour la France ? Soucieuse de limiter les tensions sociales, une partie de la bourgeoisie dominante et du milieu politique dirigeant penche pour l'instauration de la République - solution que favorise discrètement Bismarck. De leur côté, Marx et Engels s'emploient à organiser le soutien au régime républicain qui, à leurs yeux, offre au mouvement ouvrier démantelé les meilleures conditions de sa réorganisation. Leur attention se porte en même temps sur la constitution d'un authentique parti ouvrier et sur la difficile naissance de la République. Après la mort de Marx en 1883, Engels réagit face au boulangisme et au scandale de Panama. Sa préoccupation première : trouver pour le mouvement ouvrier le moyen de protéger l'institution républicaine sans se mettre à la remorque des radicaux, ni taire les insuffisances de la démocratie parlementaire. Engels sera enfin l'observateur actif de l'alliance franco-russe dont il perçoit le danger... Autant de thèmes qui parcourent ces 195 documents, souvent inédits en français, présentés par Claude Mainfroy, maître-assistant d'allemand à l'université de Lille et maître de conférence à l'Institut d'Études politiques de Paris. Edition : 1983

    10,00 €
  • Mehring (Gérard Bloch): Vie de Karl Marx

    À l’occasion du 200e anniversaire de la naissance de Marx (1818-1883), la célèbre biographie écrite par Franz Mehring, et publiée en allemand en 1918, paraît dans une édition entièrement retraduite, enrichie d’un ample appareil critique et d’études complémentaires, ainsi que d’une biographie politique de son auteur.
    Ce n’est qu’en 1983 que l’ouvrage a été traduit en français et publié pour la première fois. Mais la traduction, l’avant-propos de Jean Mortier portent l’empreinte du recyclage de Marx par l’idéologie stalinienne.
    Cette première traduction française comportait 600 pages, la nouvelle, commentée et annotée par Gérard Bloch en occupe près de 1 600, réparties en 2 volumes dans un coffret.
    Pas de quoi effrayer les lecteurs et les lectrices. En effet, la vivacité de l’œuvre de Franz Mehring est entretenue par Gérard Bloch qui nous fait découvrir de nouveaux paysages en éclairant ceux peints par Mehring.
    Il partage avec Mehring la vaste connaissance du parcours de Marx et possède une vue plus complète des écrits de ce dernier, soit ceux publiés après 1918.
    Il combine exactitude et érudition en donnant accès dans ses notes aux textes originaux de Marx auxquels Mehring ne fait qu’allusion.
    Il accompagne avec pédagogie les lecteurs et les lectrices sur les tracés allant de Marx et Engels à Mehring et aux débats politiques de l’époque, dont plus d’un s’inscrivent dans les temps présents.

    Coéditée par Page 2 (Lausanne) et Syllepse (Paris), l'œuvre magistrale de Mehring est désormais disponible dans une édition française, complètement nouvelle et augmentée.

    édition : mars 2018

    50,00 €