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Marx et Engels


  • Misère de la philosophie

    A l'occasion d'une célèbre polémique avec Proudhon, Marx règle en 1847, dans Misère de la philosophie, ses comptes avec une certaine idée du socialisme et de l'économie. Critiquant le socialisme « petit-bourgeois «, il précise ses thèses et en donne une version très accessible dans un texte brillant - et directement écrit en français - qui peut servir d'introduction pour qui veut s'initier à cet auteur. Outre la préface de Jean Kessler, qui répond à la question : « Peut-on encore lire Marx aujourd'hui ? «, le lecteur trouvera ici rééditée une lettre prémonitoire de Proudhon à Marx dans laquelle Proudhon repousse l'idée de révolution brutale. Edition : 2002

    8,00 €
  • Otto Rühle : Karl Marx

    Dans son Karl Marx (1928), Rühle retrace l'épopée intellectuelle et militante de Marx.

    Cette biographie est la parfaite introduction à Marx. Son oeuvre philosophique, politique et économique y est largement citée, décortiquée et commentée. Rühle met en lumière les relations familiales et amicales parfois houleuses que Marx entretient avec les autres protagonistes du grand mouvement social du XIXe siècle.........................

    Otto Rühle (23 octobre 1874 – 24 juin 1943), écrivain et militant communiste de conseils...................

    Militant du parti marxiste allemand, le SPD, il en est élu député en 1912 (circonscription de Pirna, en Saxe)...............

    En août 1914, il fait partie de la minorité qui s’oppose au revirement de la direction du SPD, qui approuve la guerre mondiale malgré toutes ses résolutions antérieures. Il rompt avec la discipline interne du parti social-démocrate en rejoignant Karl Liebknecht dans son vote au parlement contre les crédits de guerre le 20 mars 1915 (Liebknecht avait déjà voté contre mais seul, en décembre 1914)....................

    Il fut avec Karl Liebknecht et Rosa Luxemburg un des co-fondateurs du journal Die Internationale, dont le numéro unique paraît en avril 1915 et est immédiatement interdit par la censure impériale. Mais ces militants de la gauche du SPD, qui se réclament de l'internationalisme prolétarien intransigeant contre la première guerre mondiale, persistent en éditant les Lettres de Spartakus, puis en fondant la Ligue spartakiste dont Otto Rühle est membre dès le début...................

    L’ensemble des opposants à la guerre, plus ou moins radicaux, sont exclus du SPD et fondent en avril 1917 l’USPD (SPD indépendant). Les spartakistes en sont membres mais minoritaires, et développent leur propre politique (tracts, lettres, etc – le tout étant clandestin en raison de la censure)..........................

    En novembre 1918 éclate la révolution allemande, auxquels prennent largement part les spartakistes. Otto Rühle n’en est pas un des militants les plus influents, qui sont Rosa Luxemburg, Karl Liebknecht, Leo Jogiches et Paul Levi. Fin décembre 1918 la ligue spartakiste se joint à d’autres groupes plus réduits pour créer le Parti communiste d'Allemagne (KPD). Rühle est délégué au congrès, et il fait partie de la majorité qui est favorable au boycott des élections à l’Assemblée constituante..............

    Après la répression de la révolution et l’assassinat par le pouvoir SPD des principaux dirigeants du KPD (Rosa Luxemburg, Karl Liebknecht, Leo Jogiches) au premier trimestre 1919, le KPD procède en octobre 1919 à l’exclusion de l’aile gauche anti-parlementaire. Otto Rühle fait partie des exclus, et participe à la création du KAPD (Parti communiste ouvrier d'Allemagne) début 1920.....................

    Le KAPD se divise et Otto Rühle participe à la création de l’AAUE (ou AAUD-E) en 1921 (Unions qui se veulent à la fois parti et syndicat). Rühle considère désormais que « la révolution n’est pas une affaire de partis ». Il devient une des figures du communisme de conseils.................

    Contraint à l’exil en 1933 en raison de l’arrivée au pouvoir des nazis, il meurt en exil au Mexique en 1943.......................

    370 pages............;édition : septembre 2011

    18,30 €
  • Philosophie

    Argent, État, prolétariat Économie et philosophie De l'abolition de l'État à la constitution de la société humaine La Sainte Famille ou critique de la critique critique L'Idéologie allemande Le Manifeste communiste De la Critique de l'économie politique Du Capital Edition : 2001

    14,50 €
  • Propriétés et expropriations, (textes présentés par Cous Salies et Zarka)

    POINT DE VUE DE LA LIBRAIRIE :
    Si la préoccupation de repérer dans la coopération d'aujourd'hui les éléments constitutifs de la société communiste de demain est salutaire, bienvenue et ici richement documentée, il n'empêche que la réponse au problème central de la destruction de l'Etat par la centralisation d'une auto-organisation généralisée comme préalable à l'instauration d'une société post-capitaliste est...absente !! est-ce un hasard? à coup sûr les auteurs se défendront en disant "mais ce n'était pas le sujet traité"....ils auront tort, c'est le sujet, en plein.

    Résumé du livre :
    Marx, au sujet de certaines expérimentations du mouvement ouvrier de son époque soulignait l'actualité de la coopération, à l'opposé de la mise en concurrence par le libéralisme économique. Le communisme, projeté par Marx, va-t-il renaître des soubresauts de la mondialisation ?
    Ce livre répond par l'affirmative.
    Actuellement expropriées de leurs droits par les classes dirigeantes, des centaines de millions de personnes, dans le monde, sont parfaitement capables de tout réorganiser.
    Associés dans le travail, des millions d'hommes et de femmes sont les piliers du fonctionnement d'une myriade de services publics et d'entreprises de production. Classe en lutte contre l'exploitation, contre les discriminations, pour l'égalité et les droits démocratiques, dans des situations diverses mais unifiées par la logique capitaliste. Une classe bourgeoise internationale se constitue : Les vrais maîtres de ce monde, propriétaires des multinationales, rentiers et politiciens qui leur sont liés. Eux organisent le chômage, le recul des droits démocratiques : avant tout, ils ont peur des savoir-faire collectifs et des attentes réelles du plus grand nombre.
    Assommer les exploités, cloisonner les revendications, intimider et empêcher de vrais débats, cela relève du vieil art de la domination. Mais, les forums démocratiques, le mouvement altermondialiste, les révolutions populaires et les soulèvements des « Indignés » dans le monde sont autant de signes d'une volonté de réappropriation de la production, et au-delà de la vie sociale dans son ensemble. Les prises de contrôle des entreprises, les mouvements paysans, les coopératives de production, comme la revendication de la mise sous gestion publique et démocratique des services publics... ce champ de luttes est immense. Plus que jamais, du fait même de cette « crise » prolongée du système capitaliste, la coopération de tous fournit un terreau sur lequel un monde post-capitaliste peut se développer. Les mobilisations mettent à l'ordre du jour l'appropriation et la réorganisation des entreprises décisives. Le renversement du capitalisme et la possible renaissance du communisme sont présents dans les conditions mêmes des luttes actuelles. Tout cela souligne l'intérêt de revisiter les textes de Marx.
    édition : septembre 2013

    12,00 €
  • Sur la question juive

    Quand Marx écrit Sur la Question juive, en 1843, il a vingt-cinq ans. Son article, réponse fulgurante au livre de Bruno Bauer sur le sujet, s'inscrit dans le débat en cours sur l'émancipation des juifs dans «l'État chrétien ». Mais pour Marx, c'est l'occasion d'élargir ce débat: de quelle émancipation parle-t-on? C'est la distinction célèbre qui apparaît alors, entre l'émancipation limitée aux droits politiques et l'« émancipation humaine ». Et la question juive n'est qu'un révélateur du dédoublement entre l'homme et le citoyen. L'article de Marx, ici dans une nouvelle traduction de Jean-François Poirier, a suscité bien des polémiques: pièce à conviction d'un procès absurde et anachronique pour «antisémitisme», manuel de l'« apprenti dictateur »: Daniel Bensaïd répond à ces interpellations, retournant la polémique contre les « nouveaux théologiens » (Jean-Claude Milner, Benny Lévy, Alain Finkielkraut). Alors que pour Marx, le peuple juif s'est maintenu « dans et par l'histoire », ces derniers renvoient l'existence juive à l'irréductible singularité du peuple élu. Alors que Marx veut « transformer les questions théologiques en questions profanes », ils transforment une question sociale et historique en question théologique. Signe inquiétant de temps obscurs. 188 pages Edition : 2006

    14,20 €
  • Textes choisis et présentés par Jean-Jacques Marie

    Voyager avec Karl Marx est une entreprise paradoxale. Non pas que l’auteur du Capital n’ait pas voyagé. Dès 1843 – il a 25 ans –, il quitte sa Prusse natale pour parcourir l’Europe et, entre Paris, Londres et Bruxelles, tenter d’y attiser la flamme révolutionnaire. En 1849, expulsé de Paris et interdit de séjour dans son pays, il trouve refuge à Londres. Désormais apatride, Marx résidera jusqu’à la fin de sa vie en Angleterre. Les voyages qu’il effectue pendant les trente quatre ans qu’il lui reste à vivre obéissent à des impératifs financiers, familiaux ou médicaux – en Hollande, il va tenter d’obtenir (très difficilement) un peu d’argent de son oncle banquier, à Paris, il vient voir ses filles, et ses problèmes de santé le conduisent régulièrement à Karlsbad pour des cures, sur la Côte d’Azur, et jusqu’en Algérie. Mais Marx n’a rien d’un touriste. Les paysages retiennent à peine son attention, les individus qu’il croise à peine davantage. Ce qui l’intéresse bien davantage, ce sont les hommes tels qu’il les découvre à travers les livres, les journaux et les rapports des économistes et des historiens. Pour satisfaire cette passion de l’étude, Marx apprendra plusieurs langues et passera pendant des années des journées entières à la bibliothèque du British Museum. Ainsi, sur des bases uniquement livresques, le voit-on décrire avec un luxe de détails les dures conditions de travail des enfants et ouvriers anglais ou des paysans valaques de Moldavie, ou raconter comme s’il y avait assisté un épisode crucial de la guerre de Sécession. Limité dans sa vie concrète par de multiples difficultés matérielles, Marx aura en fait consacré sa vie à un voyage grandiose à travers l’histoire universelle et à la réalisation de sa phrase fameuse : « Les philosophes n’ont fait qu’interpréter le monde de différentes manières, ce qui importe, c’est de le transformer. » édition : novembre 2006 290 pages

    24,00 €
  • Traduire le Capital, une Correspondance inédite K. Marx, F. Engels et Maurice Lachâtre

    Automne 1871, Charles Longuet, gendre de Marx, propose à l'éditeur Maurice Lachâtre (1814-1900) d'éditer la traduction française du Capital. L’auteur vivait à Londres, le traducteur à Bordeaux, la librairie parisienne de Lachâtre serait bientôt mise sous séquestre.
    Le livre fut commercialisé par livraisons et sa réalisation fut un véritable feuilleton.
    Cette correspondance inédite entre Maurice Lachâtre, Karl Marx, Engels et leurs collaborateurs permet de découvrir les personnages, parfois méconnus, qui participèrent à cette aventure. On suit l’avancement du travail, on mesure la rigueur éditoriale maintenue en dépit des circonstances, tout en assistant aux échanges des correspondants sur les événements politiques et leurs drames intimes.
    Pendant la préparation de ce livre, l’éditeur dut fuir l’Espagne pour la Belgique, puis, chassé de Belgique, se réfugia en Suisse, tandis que Marx affrontait les maladies, les deuils et reprenait la traduction sous l’œil vigilant de l’éditeur, tout en poursuivant son inlassable activité politique. Au bout du compte, Marx considérera que cette édition, qui aura pris trois ans, était d’une qualité supérieure à la version originale.

    édition : novembre 2019

    19,00 €
  • Travail salarié et capital + Salaire prix profit

    Un rapport au Conseil Général de l'Association Internationale des Travailleurs qui pose les bases de l'analyse marxiste du mode de production capitaliste : " pour l'émancipation définitive de la classe travailleuse, c'est-à-dire pour l'abolition définitive du salariat" "C'est l'employeur capitaliste qui extrait directement de l'ouvrier cette plus-value, quelle que soit la part qu'il en puisse finalement garder lui-même. C'est par conséquent de ce rapport entre l'employeur capitaliste et l'ouvrier salarié que dépend tout le système du salariat et tout le système de production actuel. Les citoyens qui ont pris part à notre discussion, en essayant d'atténuer les choses et de traiter ce rapport fondamental entre l'employeur capitaliste et l'ouvrier comme une question subalterne, commettaient donc une erreur, bien que, d'autre part, ils eussent raison d'affirmer que, dans des conditions données, une hausse des prix peut affecter de façon très inégale l'employeur capitaliste, le propriétaire foncier, le capitaliste financier et, s'il vous plaît, le collecteur d'impôts."

    7,00 €
  • Wheen : Karl Marx, biographie inattendue

    « Stupéfiant, plein d'esprit, subtil et admirablement écrit... Le Marx de Francis Wheen nous apparaît passionné, exubérant, impulsif, irresponsable aussi, un géant impétueux au grand, coeur et à l'ego démesuré. « The Independent Emigré prussien sans le sou qui devint membre distingué de la bourgeoisie anglaise, agitateur coléreux qui passa une grande partie de sa vie d'adulte dans le silence studieux des bibliothèques, hôte sociable et convivial qui se brouilla avec tous ses amis et provoqua ses ennemis en duel, père de famille dévoué qui engrossa sa bonne, homme de lettres passionné, conteur hors pair et buveur invétéré, amateur de cigares à l'humour acéré... Il est temps de redécouvrir l'homme Karl Marx, personnage de chair et de sang. Si l'histoire du XXe siècle se veut héritière du « père de la révolution prolétarienne », si les idées de Marx ont transformé l'étude de l'économie, de l'histoire, de la géographie, de la sociologie et de la littérature, connaît-on véritablement ce « pauvre obscur » tourmenté par des furoncles et des douleurs au foie, et qui fut même poursuivi par la police à travers les rues de Londres après une tournée des bars très mouvementée ? Écrivain et journaliste, Francis Wheen est éditorialiste au Guardian et collabore régulièrement à de nombreuses publications, comme The New Yorker. 399 pages Edition : 2003

    28,40 €