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Mai 68


  • Retour sur Mai

    Que penser, en mai 1988, de Mai 68 ? Les commémorations foisonnent, les interprétations aussi. Beaucoup ne veulent qu'enterrer définitivement ce que fut Mai 68 : l'expérience de la possibilité de la révolution dans un pays tel que la France. Les contributions qui forment ce livre rejettent les idées à la mode - une mode d'un jour qui ressemble fort à celles d'hier et d'avant-hier - qui prétendent réduire Mai 68 à une crise de jeunesse, un lapsus de l'histoire. Elles y voient, au contraire, une formidable expérience qui a déterminé les coordonnées politiques de ces vingt dernières années. C'est pourquoi, à l'écart de l'air du temps et des approches dites « sociologiques » ou « culturelles », elles mettent au centre de leurs réflexions les questions politiques et stratégiques. Il ne s'agit pas en effet de clore une problématique permettant de tourner la page de Mai 68. Mais, au contraire, de continuer une réflexion plus d'actualité que jamais : quels voies et moyens du changement ? Ce changement qui, pour nous, porte le beau nom de révolution. 215 pages Edition La Brèche : 1988

    14,00 €
  • Sommier Isabelle : La violence politique et son deuil : l'après 68 en France et en Italie

    En France comme en Italie, il y a seulement quarante ans, la violence exercée au nom de la classe ouvrière était fortement exaltée. N'est-elle pas « l'accoucheuse de toute vieille société », le prélude mais aussi l'instrument de la révolution prolétarienne que les nombreux groupes d'extrême gauche de l'époque appelaient de leurs voeux? C'est dans cette attente de l'épreuve décisive que se développent, au sortir de 68, agit-prop et « actions exemplaires ». Pourtant, très vite, la violence finit par être abandonnée, parfois même abjurée, par la majorité de ceux qui la préconisaient. Seule l'Italie connaîtra le «passage à l'acte», qui restera cependant résiduel par rapport au nombre initial de candidats-soldats de la Révolution. Comment expliquer cette séduction du recours à la violence, intense au-delà des Alpes, plus retenue en France? Quels ont été les ressorts de cette critique des armes qui, le plus souvent, conduira au désengagement et au retrait dans la sphère privée? Peut-on faire le deuil de la violence politique sans «tuer le mort» cet idéal révolutionnaire qui la légitimait? Telles sont les questions auxquelles Isabelle Sommier s'efforce de répondre, à l'heure où la France célèbre le quarantième anniversaire des événements de mai 1968. Isabelle Sommier est maître de conférences en science politique à l'Université Paris I Panthéon-Sorbonne et directrice du Centre de recherches politiques de la Sorbonne (CNRS-Paris U. Spécialiste de la violence et des mouvements sociaux, elle a notamment publié La violence révolutionnaire, 2008; La France rebelle, en co-direction avec Xavier Crettiez 2006; Officier et communiste dans les guerres coloniàles, avec Jean Brugié 2005 et Le renouveau des mouvements contestataires à !'heure de la mondialisation. 2003. 255 pages édition : avril 2004

    18,00 €
  • Winock : Chronique des années soixante

    La décennie est marquée par de Gaulle, le règlement du conflit algérien, la fin de la guerre froide, le déferlement de la nouvelle vague, l'embourbement vietnamien, la guerre éclair des Six jours. Les jupes raccourcissent, les vacances rallongent, les hebdos font peau neuve. Salut les copains, hello les Beatles. Adieu les figures emblématiques de Kennedy, Martin Luther King, Che Guevara. Les murs ont la parole à Paris. A Prague entrent les chars russes.
    En France, à l'étranger, la vie des années soixante est ainsi faite de temps forts et de petits riens qui donnent la couleur de l'époque. Michel Winock, avec la précision de l'historien, la sensibilité du contemporain et le talent de l'écrivain, réordonne ces événements politiques, économiques, sociaux et culturels, sans les hiérarchiser ni les dessécher, mais en les redistribuant selon les thèmes qui les caractérisent aujourd'hui. Il les replace aussi dans une chronologie commentée qui fait de cette chronique des années soixante, diverse, vivante et alerte, un ouvrage de référence indispensable.

    Michel Winock. Agrégé d'histoire, maître de conférences à l'Institut d'études politiques de Paris, auteur notamment de Histoire politique de la revue Esprit, la République se meurt, Edouard Drumont et Cie, la Fièvre hexagonale (1871-1968).

    382 pages Edition poche : 1990

    8,10 €