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Sommier, Isabelle


  • Sommier : La violence révoluitionnaire

    La violence est une forme de contestation d’un ordre politique, économique ou culturel réputé légitime. Ses manifestations, rarement isolées, demandent à être contextualisées historiquement et géographiquement, qu’elles puisent à une même source d’inspiration (anarcho-syndicalisme, marxisme, islamisme radical, etc.) ou qu’elles empruntent des modalités proches (assassinat politique, complot, terreur, etc.). Fraction armée rouge, Action directe, Brigades rouges, Weather Underground Organization, Armée rouge japonaise : comment expliquer l’éclosion de groupes choisissant la voie armée au cours des années 1968 en Europe comme aux États-Unis et au Japon ? Quelles références et variables communes permettent alors cette diffusion ? Quarante ans après Mai 68, cet ouvrage interroge la résurgence et l’itinéraire de la violence révolutionnaire d’extrême gauche. 164 pages édition : avril 2008

    10,00 €
  • Sommier Isabelle : La violence politique et son deuil : l'après 68 en France et en Italie

    En France comme en Italie, il y a seulement quarante ans, la violence exercée au nom de la classe ouvrière était fortement exaltée. N'est-elle pas « l'accoucheuse de toute vieille société », le prélude mais aussi l'instrument de la révolution prolétarienne que les nombreux groupes d'extrême gauche de l'époque appelaient de leurs voeux? C'est dans cette attente de l'épreuve décisive que se développent, au sortir de 68, agit-prop et « actions exemplaires ». Pourtant, très vite, la violence finit par être abandonnée, parfois même abjurée, par la majorité de ceux qui la préconisaient. Seule l'Italie connaîtra le «passage à l'acte», qui restera cependant résiduel par rapport au nombre initial de candidats-soldats de la Révolution. Comment expliquer cette séduction du recours à la violence, intense au-delà des Alpes, plus retenue en France? Quels ont été les ressorts de cette critique des armes qui, le plus souvent, conduira au désengagement et au retrait dans la sphère privée? Peut-on faire le deuil de la violence politique sans «tuer le mort» cet idéal révolutionnaire qui la légitimait? Telles sont les questions auxquelles Isabelle Sommier s'efforce de répondre, à l'heure où la France célèbre le quarantième anniversaire des événements de mai 1968. Isabelle Sommier est maître de conférences en science politique à l'Université Paris I Panthéon-Sorbonne et directrice du Centre de recherches politiques de la Sorbonne (CNRS-Paris U. Spécialiste de la violence et des mouvements sociaux, elle a notamment publié La violence révolutionnaire, 2008; La France rebelle, en co-direction avec Xavier Crettiez 2006; Officier et communiste dans les guerres coloniàles, avec Jean Brugié 2005 et Le renouveau des mouvements contestataires à !'heure de la mondialisation. 2003. 255 pages édition : avril 2004

    18,00 €