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Jean Jacques Marie


  • Jean Jacque Marie : Lénine, la révolution permanente

    Contrairement à ce que la chute de l'URSS pourrait laisser croire, la trace que Vladimir Ilitch Oulianov (1870-1924) a laissée dans l'histoire du monde sous le nom de Lénine est toujours bien perceptible. En témoigne la question récurrente de savoir s'il faut retirer son corps du mausolée de la place Rouge, une décision qu'aucun dirigeant du Kremlin ne s'est pour l'instant risqué à prendre... Cette ferveur pour le père de la révolution bolchevique est-elle l'ultime écho d'un passé révolu ou l'expression d'un authentique sentiment collectif ? Depuis l'effondrement de l'Etat tout-puissant qu'il bâtit en 1922 au milieu d'une Russie dévastée, de nombreux documents disponibles éclairent d'un jour nouveau des pans entiers de la vie et de l'action de celui qu'une historiographie récente dépeint volontiers comme un tueur sanguinaire responsable de toutes les exactions. Ils permettent surtout de mettre l'accent sur la longue série de réformes démocratiques dont il est à l'origine et qui pour la plupart, ne seront adoptées que tardivement dans les autres pays d'Europe : la nationalisation des banques, la création d'une inspection du travail, l'avènement des congés payés et de la journée de huit heures, la séparation de l'Eglise et de l'Etat, l'instauration du mariage civil, le droit au divorce et la liberté d'avortement. Ni hagiographie caricaturale ni pamphlet haineux, le livre de Jean-Jacques Marie redonne la place dans l'Histoire qui lui est due à ce génie politique d'une intelligence prodigieuse qui ne vivait que pour la révolution. Une somme indispensable à l'heure où la crise financière rend plus percutantes encore ses analyses sur le capitalisme. Grand format | 528 pages. | Paru le : 19-10-2011

    12,50 €
  • Jean Jacques Marie : Béria

    De 1938 à 1953, Lavrenti Beria a été un rouage essentiel du système stalinien, quil a ensuite tenté damender avant de payer de sa vie cette tentative avortée. Manipulateur, dune cruauté sans bornes, cest ainsi quil entra dans lhistoire. Or, la figure de Beria savère au regard des faits et à lanalyse bien plus complexe : bourreau certes, mais aussi fin politique. Fils de paysans misérables, il connaît une ascension fulgurante.
    Flanqué dune cohorte de tortionnaires, il dirige la police politique soviétique, le NKVD, pendant sept années décisives (1938-1945) au cours desquelles la nomenklatura consolide son pouvoir. Il organise la déportation meurtrière des peuples du Caucase, planifie les meurtres de Trotsky et de ses ennemis politiques.
    Mais, à la mort de Staline, Beria est le premier à saisir que le régime, à bout de souffle, ne peut survivre qu'en desserrant le carcan de la terreur policière. Il commence a démanteler le goulag, propose la réunification de lAllemagne ; en somme, des mesures annonciatrices de la pérestroïka gorbatchévienne.
    Nommé ministre de lIntérieur en mars 1953, il est arrêté par ses pairs en juin et fusillé en décembre pour un complot infondé. A l'appui de nombreux documents d'archives rendus publics à la chute de lUnion soviétique, Jean-Jacques Marie brosse le portrait complet de lun des acteurs majeurs de lURSS sous Staline.

    édition : septembre 2013

    25,90 €
  • Jean-Jacques Marie : Histoire de la guerre civile russe 1917-1922

    De la révolution d’octobre 1917 à 1922, la guerre civile russe fait des ravages : millions de morts, épidémies, famine, terreur et déportation.
    Face aux bolcheviks et aux monarchistes, une troisième force, issue du monde rural, émerge. En mars 1917, mutineries et jacqueries submergent la Russie, le tsar Nicolas II abdique, Lénine et les bolcheviks prennent le pouvoir. Ce sont les Rouges.
    En décembre, des généraux proscrits commencent à lutter pour le retour du régime tsariste. En un an, du Caucase à la Sibérie, ils sont des centaines de milliers sous les drapeaux de Dénikine, Koltchak ou Wrangel. Ce sont les Blancs.
    Face à la terreur bolchévique, bandes de pillards et paysans se révoltent à leur tour. Refusant la circonscription et la réquisition de récoltes, ils se déclarent pour la liberté du commerce et contre la dictature de la ville. Ce sont les Verts.
    À la lumière de documents russes inédits en français, Jean-Jacques Marie revisite le récit d’une guerre civile qui plonge la Russie dans le chaos et voit la disparition d’un monde qu’on croyait éternel.
    édition mars 2015

    11,50 €
  • Jean-Jacques Marie : Histoire de la guerre civile russe 1917-1922

    De la révolution d’octobre 1917 à 1922, la guerre civile russe fait des ravages : millions de morts, épidémies, famine, terreur et déportation.
    Face aux bolcheviks et aux monarchistes, une troisième force, issue du monde rural, émerge. En mars 1917, mutineries et jacqueries submergent la Russie, le tsar Nicolas II abdique, Lénine et les bolcheviks prennent le pouvoir. Ce sont les Rouges.
    En décembre, des généraux proscrits commencent à lutter pour le retour du régime tsariste. En un an, du Caucase à la Sibérie, ils sont des centaines de milliers sous les drapeaux de Dénikine, Koltchak ou Wrangel. Ce sont les Blancs.
    Face à la terreur bolchévique, bandes de pillards et paysans se révoltent à leur tour. Refusant la circonscription et la réquisition de récoltes, ils se déclarent pour la liberté du commerce et contre la dictature de la ville. Ce sont les Verts.
    À la lumière de documents russes inédits en français, Jean-Jacques Marie revisite le récit d’une guerre civile qui plonge la Russie dans le chaos et voit la disparition d’un monde qu’on croyait éternel.
    édition mars 2015

    6,00 €
  • Jean-Jacques Marie : Le fils oublié de Trotsky

    Trotsky eut deux fils. Les biographes connaissent l’histoire tragique de l’aîné, Léon Sedov, militant actif de la IVe Internationale, qui suivit son père dès le début de son exil, en 1929. Il fut assassiné par le NKVD en 1938 dans une clinique parisienne. Mais on ignorait le destin de Serge Sedov, le cadet, présenté par ses proches comme « apolitique », et resté en URSS malgré le départ forcé de son père et la traque lancée contre lui. Comme le révèle ce livre, ce supposé apolitisme a permis de masquer longtemps la vérité. Car Serge Sedov, s’il préférait le football aux arcanes du parti bolchevik, fut bel et bien victime d’une machination de la police politique de Staline. Accusé d’avoir « empoisonné des ouvriers » et organisé des sabotages, il refusera d’endosser ces charges extravagantes et d’avouer la moindre culpabilité. Il échappera donc au procès public, au cours duquel les staliniens souhaitaient voir son nom traîné dans la boue, mais pas au jugement ni à la sentence : il sera fusillé le 29 octobre 1937. Il priva ainsi Staline d’une part de sa vengeance, mais Trotsky, lui, n’en sut jamais rien. Grâce à des archives inédites, ce livre reconstitue pour la première fois les derniers mois d’une victime des grandes purges de la fin des années 1930, une victime tombée dans l’oubli, dont le seul crime fut d’avoir été le fils de son père. De sa biographie de Staline jusqu’à son tout récent Lénine ou la révolution permanente, Jean-Jacques Marie est l’un des meilleurs spécialistes de l’histoire de l’URSS. 190 pages édition : janvier 2012

    17,30 €