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Bouamama, Saïd


  • Bouamama : Figures de la révolution africaine

    Jomo Kenyatta, Aimé Césaire, Ruben Um Nyobè, Frantz Fanon, Patrice Lumumba, Kwame Nkrumah, Malcolm X, Mehdi Ben Barka, Amílcar Cabral, Thomas Sankara... Longtemps regardés avec dédain par ceux qui, depuis les années 1980, décrétèrent la mort du tiers-mondisme et le triomphe du néolibéralisme, ces noms reviennent à l'ordre du jour. Avec l'atmosphère de révolte que l'on sent monter aux quatre coins du monde, ces figures majeures de la libération africaine suscitent un intérêt croissant auprès des nouvelles générations. Refusant d'en faire de simples icônes, Saïd Bouamama redonne corps et chair à ces penseurs de premier plan qui furent aussi des hommes d'action. Leurs vies rappellent en effet que la bataille pour la libération, la justice et l'égalité n'est pas qu'une affaire de concepts et de théories : c'est aussi une guerre, où l'on se fourvoie parfois et dans laquelle certains se sacrifient. S'il ne cache pas son admiration pour ces figures rebelles, dont la plupart moururent effectivement au combat, Saïd Bouamama n'en fait pas des martyrs absolus : la pensée en action est toujours située, incertaine, inachevée.
    C'est pourquoi ce livre s'attache, avec beaucoup de pédagogie, à inscrire ces parcours dans leurs contextes sociaux, géographiques et historiques. On comprend mieux dès lors comment ces hommes, qui ne vécurent pas tous sur le continent africain, mais furent tous confrontés à l'acharnement des puissances impériales, cherchèrent les armes pour sortir l'Afrique de la nuit coloniale et faire émerger une nouvelle universalité.
    À l'heure où l'on se demande comment avoir prise sur le monde, ce portrait politique collectif rappelle qu'il a toujours été possible, hier comme aujourd'hui, de changer le cours des choses.
    édition : février 2014

    13,00 €
  • Bouamama : L'affaire Georges Ibrahim Abdallah

    Comme il y a une « affaire Dreyfus » ou une « affaire Audin », il existe une « affaire Abdallah ».
    Arrêté le 24 octobre 1984, Georges Ibrahim Abdallah est non seulement le plus ancien prisonnier politique d'Europe mais également le plus ancien de l'histoire de France depuis la révolution française. L'auteur nous offre à travers cette étude un retour détaillé sur l'homme et son combat, la longue chronique judiciaire qui conduira à sa condamnation, une grille d'analyse de la justice française et de la fabrique médiatique de l'opinion, et enfin un pamphlet aussi implacable que nécessaire en faveur de sa libération.
    Préface de Jean-Marc Rouillan.

    édition : février 2021

    13,00 €
  • Bouamama : La Tricontinentale

    Le 3 janvier 1966 s’ouvre à La Havane, la Conférence de solidarité avec les peuples d’Asie, d’Afrique et d’Amérique latine, plus connue sous le nom de «Tricontinentale».
    Vers la capitale cubaine convergent des représentants de tous les mouvements de libération et de toutes les organisations luttant contre «le colonialisme, le néocolonialisme et l’impérialisme» du tiers-monde. Des personnalités importantes comme le Chilien Salvador Allende ou le Guinéen Amilcar Cabral sont également de la partie. Certains des délégués ont quitté pour quelques jours leurs maquis pour participer à cette rencontre inédite.
    D’autres ont fait un périple de plusieurs milliers de kilomètres pour éviter les arrestations et participer à au rendez-vous des damnés de la terre. Au menu des débats: la solidarité avec le peuple vietnamien et avec les autres luttes de libération nationale. L’ambition est aussi de coordonner les luttes des trois continents. Jamais une rencontre n’a suscité autant d’espoir chez les uns et autant de crainte chez les autres. La conférence prit des décisions et décida d’une organisation tricontinentale pour les mettre en œuvre.
    Elle participa à la socialisation politique de toute une jeunesse au quatre coins du monde. Des rues de Paris à celles d’Alger, des maquis d’Angola aux campus de New York, l’écho de la Tricontinentale se fait entendre pendant plusieurs décennies. Il porte l’espoir d’un nouvel ordre économique et politique mondial plus juste, plus égalitaire, plus solidaire. Ces échos retentissent encore aujourd’hui dans les dynamiques latino-américaines et dans les Forums sociaux mondiaux de Porto Alegre à Tunis.

    Le monde a changé depuis la Tricontinentale, mais les questions posées par elle, restent d’une grande modernité. La connaissance de cette période, de ses espoirs, de ses luttes et de ses erreurs est indispensable à la compréhension du monde d’aujourd’hui.

    édition : octobre 2016

    15,00 €
  • Bouamama : Les classes et quartiers populaires, paupérisation-ethnicisation-discrimination

    es quartiers et milieux populaires font régulièrement la une des médias et sont tout aussi fréquemment au centre du discours gouvernemental. Cette omniprésence se traduit cependant par un vocabulaire à base d’euphémismes : les « cités » et les « banlieues » en lieu et place de « quartiers populaires », les « jeunes », les « bandes », etc. en lieu et place de « noirs » et « arabes ». Depuis plusieurs décennies se construit ainsi une image de nouvelles classes et de nouveaux territoires dangereux. Entre misérabilisme, dramatisation à des fins sécuritaires et explications culturalistes et psychologisantes, ce nouveau discours idéologique masque les processus en œuvre depuis plusieurs décennies dans les classes et les quartiers populaires : paupérisation, précarisation, ghettoïsation et ethnicisation. Composé d’articles écrits au cours de ces deux dernières décennies, ce livre éclaire la réalité sociale inégalitaire que tente de masquer le discours idéologique dominant, tente d’en décrire les mécanismes et les enjeux et d’en déconstruire les logiques. Les quartiers et milieux populaires sont loin d’être des territoires de « nouveaux barbares » d’une part et des désert politiques d’autre part. Ils sont le reflet d’une inégalité sociale croissante et d’une tentative d’y répondre par l’action militante. Au moment où nous sommes plongés dans une nouvelle crise économique qui ne peut qu’accroître les inégalités, cet ouvrage nous montre les ruptures nécessaires pour comprendre la réalité et pour pouvoir la transformer. 200 pages édition : septembre 2009

    22,00 €
  • Bouamama : Planter du blanc

    Faut-il encore écrire sur le colonialisme et le néo­co­lo­nia­lisme ? De manière récurrente, l'accusation d'un ressassement morbide d'une histoire révolue est brandie à l'encontre de ceux qui répondent po­si­ti­vement à cette question. Pourtant, du projet Montagne d'Or en Guyane au référendum en Nouvelle-Calédonie/Kanaky en passant par la situation de Mayotte, tout nous ramène au présent­ colonial de la république française. Certes, les appréciations sur le passé colonial ont été contraintes de prendre en compte, peu ou prou, les indépendances du siècle dernier, mais avec, ne l'oublions pas, des retours réguliers d'une tentation révisionniste, à l'image de la loi du 23 ? février 2005 évoquant "l'oeuvre positive de la colonisation". Depuis, de manière régulière, nos chefs d'Etat ne cessent de s'illustrer par des représentations et grilles de lecture datant historiquement de cette phase particulière de l'histoire de l'humanité qu'a été la colonisation succédant, à son tour, à une phase, tout aussi spécifique, celle de la mise en esclavage sur plusieurs siècles, avec une ampleur industrielle inédite.
    De " l'homme africain pas assez entré dans l'histoire ? " de Nicolas Sarkozy à Dakar en 2007 au "sept à huit enfants par femme" d'Emmanuel Macron en 2017, censés expliquer la pauvreté des habitants du continent, le même imaginaire colonial continue de faire irruption régulièrement pour expliquer le scandale de la paupérisation maintenue six décennies après les indépendances. Cet imaginaire ne peut pas, comme le démontre l'auteur, se réduire à une simple persistance du passé.
    Il n'est pas une survivance d'une époque révolue ou une trace héritée vouée à disparaître par l'épuisement du temps. Il reflète les rapports de dominations que la France entretient avec les confettis encore colonisés de son ancien empire colonial, euphémiquement appelés "Outre-mer" d'une part et avec ses anciennes colonies sous la forme du néocolonialisme d'autre part. De la Françafrique aux Antilles dites françaises, c'est à des incursions précises et thématiques dans l'histoire et le présent coloniaux de la France que nous invite ce livre.

    édition : mai 2019

    15,00 €