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Toussaint, Eric


  • Toussaint : Procès d'un homme exemplaire

    Jacques de Groote, ex-directeur exécutif du FMI (1973-1994) et de la Banque mondiale (1975-1991) est aujourd'hui dans le collimateur de la justice suisse : il est poursuivi par la justice suisse pour « blanchiment d'argent aggravé », « escroquerie », « faux dans les titres ».
    L'affaire porte sur la privatisation frauduleuse d'une des principales mines de charbon de République tchèque à la fin des années 1990. C'est l'occasion pour se pencher sur cet honorable personnage, et d'étudier comment il a utilisé ses diverses missions - notamment comme directeur du FMI et de la Banque Mondiale - pour s'enrichir éhontément, par exemple en soutenant les dictateurs Joseph-Désiré Mobutu (ex-Zaïre, aujourd'hui République démocratique du Congo) et Juvénal Habyarimana (Rwanda).
    Mais au-delà des péripéties de son parcours personnel, Jacques de Groote symbolise les aspects profondément néfastes des politiques appliquées de manière méthodique par la Banque mondiale, le FMI et l'élite qui gouverne ce monde à la recherche du profit privé maximum et de la consolidation du système. Ici la cupidité se mêle, dans toute son obscénité, à la violation des droits humains fondamentaux. Et les institutions responsables restent jusqu'ici intouchables, tandis que leurs dirigeants semblent bénéficier d'une entière impunité...
    édition : mi novembre 2013

    9,00 €
  • Toussaint : Un coup d'oeil dans le retroviseur : l'idéologie néo-libérale des origines à aujourd'hui

    Des années 1970 jusqu’à la crise mondiale ouverte en 2008-2009 |1|, l’idéologie néo-libérale a conquis un espace croissant au point qu’elle a dominé largement la pensée économique et politique des trois dernières décennies. Bien qu’elle soit actuellement malmenée, elle est encore profondément enracinée dans la tête des faiseurs d’opinion et de l’écrasante majorité des décideurs politiques. Bien sûr, il leur est devenu difficile d’affirmer qu’il faut faire entièrement confiance à la capacité d’autorégulation des propriétaires des grandes entreprises privées et des marchés financiers, mais pour autant leur raisonnement n’a pas fondamentalement changé. L’idéologie néolibérale, qui n’est que la vision capitaliste du monde produite au goût du dernier quart du XXe siècle et de la première décennie du XXIe, a encore largement cours dans les universités, les principales revues économiques et les grands médias. Le nouveau kit idéologique pour la prochaine étape capitaliste n’a pas encore été produit à une échelle de masse. La manière de penser définie avant l’éclatement de la crise est toujours de mise. Les gouvernements de droite comme la (quasi-) totalité de ceux de la gauche social-libérale utilisent encore l’idéologie néolibérale ou s’y conforment avec ou sans sentiment de honte |2|. Bien qu’elle soit usée jusqu’à la corde, elle domine toujours la scène dans les pays industrialisés du Nord, mais aussi en Europe orientale (Fédération de Russie comprise) et dans les pays du Tiers Monde. Maints régimes du Sud qui avaient adopté un discours socialisant, voire “marxiste-léniniste” version Moscou ou Pékin dans les années 1960 et 1970 y ont adhéré avec la ferveur des nouveaux convertis. Mais attention, du côté des producteurs d’idéologie et de ceux qui rédigent les discours des chefs d’Etat des pays les plus industrialisés, on assiste à une mutation du raisonnement. La crise qui a éclaté au cœur du système a provoqué, chez certains serviteurs zélés du système, une sorte de chrysalide. La larve néolibérale veut se muer en libellule capitaliste. Elle veut se débarrasser de son costume gris réduit en lambeaux par la crise déclenchée en 2007 pour revêtir l’apparence multicolore d’une refondation capitaliste basée sur un dosage subtil entre la liberté d’agir pour les capitalistes d’une part, et le sens des responsabilités et de l’intérêt général garanti par une sage régulation à charge de l’Etat d’autre part. Comme la crise est multidimensionnelle avec une forte dimension écologique, et pas seulement économique et financière, de Barack Obama à Nicolas Sarkozy en passant par Gordon Brown, on nous parle aussi de « capitalisme vert ». Avant d’analyser les fondements idéologiques des politiques capitalistes en cours depuis les années 1970-1980, il est utile de rappeler que d’autres politiques très nettement éloignées du laisser-faire ont été mises en pratique dans les pays capitalistes pendant des décennies au siècle passé. Certes, la plupart d’entre elles étaient conformes au maintien du capitalisme mais elles tranchaient avec celles qui avaient précédé le krach de Wall Street en 1929 ainsi qu’avec celles qui ont commencé à être mises en pratique au Chili à partir de 1973, en Grande-Bretagne à partir de 1979, aux Etats-Unis à partir de 1980 et qui ont fini par s’imposer dans presque tous les pays. 95 pages édition : janvier 2010

    8,00 €
  • Toussaint Éric : Capitulation entre adultes, Grèce 2015 une alternative était possible

    L’année 2015 marquera l’histoire de la Grèce, de l’Europe et de la gauche.
    Ce livre ne se satisfait pas de la narration dominante des grands médias et des créanciers. Il ne se satisfait pas non plus de l’interprétation donnée par Yanis ­Varoufakis, l’ex-ministre des finances du gouvernement Syriza, dans son livre ­Conversations­ entre adultes adapté au cinéma par ­Costa-Gavras.
    Alors que pour la première fois au 21e siècle, un parti de gauche radicale avait été élu pour former un gouvernement, il est ­essentiel d’analyser la politique mise en œuvre par ­Yanis Varoufakis et Alexis Tsipras.
    Éric Toussaint, qui a coordonné les travaux de la ­Commission d’audit de la dette mise en place par la présidente du Parlement grec en 2015, a vécu de près les évènements qui ont ­secoué ­l’Europe­ cette année-là.
    Éric Toussaint montre qu’à chaque étape du chemin de croix qui fut celui du peuple grec de février à juillet 2015, il était possible d’opter pour une autre politique.
    Les mesures qu’il aurait fallu mettre en pratique et les initiatives qu’il était possible de prendre sont identifiées et clairement argumentées. Elles dépassent le cadre grec et alimentent la réflexion sur les batailles politiques pour l’émancipation sociale.
    Une victoire était possible et ­l’issue que nous avons connue n’était pas inéluctable. Ce livre invite à réfléchir à la ­stratégie à mettre en œuvre dans le reste de l’Europe.

    édition : mars 2020

    18,00 €
  • Toussaint Eric : Le système dette

    La Grèce des années 2010 montre comment un pays et un peuple peuvent être privés de liberté sous le prétexte de rembourser une dette largement illégitime. Pour mieux comprendre ce mécanisme très puissant, ce livre parcourt l'Histoire à partir du début de 19e siècle et montre comment des Etats ont perdu leur autonomie à cause de la dette. De l'Amérique latine à la Chine en passant par la Grèce, la Tunisie, l'Egypte et l'Empire ottoman, la dette a été utilisée comme une arme de domination et de spoliation.

    édition : novembre 2017

    19,50 €