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Harvey, David


  • Harvey : Brève histoire du néo-libéralisme

    Brève histoire du néolibéralisme retrace un processus de redistribution des richesses, une "accumulation par dépossession". La financiarisation, l'extension de la concurrence, les privatisations et les politiques fiscales des États redirigent les richesses du bas vers le haut de la hiérarchie sociale. Les néolibéraux se moquent de l'enrichissement collectif. Ils lui préfèrent celui de quelques-uns, dont ils font partie.
    Plaider en faveur d'un "socialisme libéral" n'a aucun sens. Le néolibéralisme n'est pas une pensée du bien commun. Et pourtant, c'est de cette conception de l'action publique que nous sommes aujourd'hui à la fois héritiers et prisonniers. Le néolibéralisme s'est transformé en institutions. Ces dernières ont produit des dispositifs d'intervention publique, construits sur la durée, qui façonnent des manières d'agir et de penser.
    À commencer par cette quasi-règle de nos sociétés contemporaines, selon laquelle le marché serait le meilleur outil de satisfaction des besoins humains. Formulée de la sorte, la proposition étonne peut-être. Elle est pourtant le principal pilier de l'édifice. Celui que David Harvey nous invite, en priorité, à abattre.
    édition : avril 2014

    20,00 €
  • Harvey : Géographie de la domination

    Capitalisme et production de l’espace
    La logique capitaliste d’accumulation et de prédation bouleverse partout et constamment les équilibres économiques et politiques, la technique et le travail, la production de richesse, les styles de vie et les modes de consommation… David Harvey s’attache à démontrer que le capitalisme est, à quelque échelle qu’on le considère, une entreprise de production de l’espace, un pouvoir de détruire ou de construire, de façonner les lieux, de s’approprier les terres, de reconfigurer le visage des villes, de modifier en profondeur l’urbanisme et l’architecture, de bouleverser les rapports spatio-temporels. C’est dans l’espace que s’ancre le capital, par l’espace qu’il se développe et à travers l’espace qu’il trouve des « solutions spatiales » aux contradictions qui le minent. Mais, contrairement à ce que l’on croit souvent, l’extension mondiale des rapports marchands n’implique pas une homogénéisation : le capitalisme est aussi une « fabrique des différences » qui favorise les singularités culturelles locales.

    Cette nouvelle édition d’un ouvrage paru en 2008 contient, outre une nouvelle préface rédigée par la géographe Cécile Gintrac (codirectrice de Villes contestées, 2014), trois textes inédits : un article développant le concept central de la théorie de Harvey, celui de « fix spatial », un autre consacré au renouvellement permanent des formes culturelles et des styles de vie, et enfin, une brillante relecture géographique du Manifeste du parti communiste.

    Couverture © Sylvain Lamy

    édition : octobre 2018

    14,00 €
  • Harvey : Géographie et capital

    La géographie doit s’affranchir de son statut de discipline subalterne, fragmentée en expertises techniques (cartographie, aménagement du territoire, architecture…) directement au service des puissances politiques, étatiques et économiques.
    David Harvey développe ici une théorie de la production de l’espace au sein de laquelle la question spatiale est inséparable des enjeux et des luttes politiques, ainsi que de la reproduction des rapports de production capitalistes. On apprendra dans cet ouvrage comment les crises capitalistes s’incarnent physiquement dans les espaces qu’elles produisent.
    Sa pensée s’inscrit dans la continuité des problématiques inaugurées par Henri Lefebvre, dont elle constitue tout à la fois l’actualisation et la systématisation au travers de la formulation d’une théorie du développement géographique inégal à l’ère de la mondialisation néolibérale.
    On trouvera ici un cadre théorique à même de penser quelques-unes des questions posées par la mondialisation : la dialectique du global et du local, l’intégration de la Chine aux mécanismes de la concurrence mondiale, l’écologie et les questions de justice environnementale, l’actualisation de l’analyse marxiste de la lutte de classe à échelle planétaire ou de l’impérialisme…
    Ce livre est aussi une histoire de la géographie comme discipline, un diagnostic historique des contradictions constitutives de celle-ci : tout à la fois instrument du pouvoir et productrice d’une connaissance du réel, dont une géographie populaire doit se réapproprier à des fins d’émancipation sociale.

    280 pages édition : octobre 2010

    23,00 €
  • Harvey : Le capitalisme contre le droit à la ville

    Que peut bien vouloir dire « droit à la ville » ?
    Cette interrogation est indissociable d’une multitude d’autres questions. Quelle ville voulons-nous ? Quel genre de personnes voulons-nous être ? À quelles relations sociales aspirons-nous ? Quelle vie quotidienne trouvons-nous désirable ? Quelles valeurs esthétiques défendons-nous ? Quel rapport à la nature souhaitons-nous promouvoir ? Quelles technologies jugeons-nous appropriées ?
    Le droit à la ville ne se réduit ainsi pas à un droit d’accès individuel aux ressources incarnées par la ville : c’est un droit à nous changer nous-mêmes en changeant la ville de façon à la rendre plus conforme à nos désirs les plus fondamentaux.
    C’est aussi un droit plus collectif qu’individuel, puisque, pour changer la ville, il faut nécessairement exercer un pouvoir collectif sur les processus d’urbanisation. Il importe dans cette perspective de décrire et d’analyser la manière dont, au cours de l’histoire, nous avons été façonnés et refaçonnés par un processus d'urbanisation toujours plus effréné et étendu, animé par de puissantes forces sociales et ponctué de violentes phases de restructurations urbaines par « destruction créative », ainsi que par les résistances et les révoltes que ces restructurations suscitaient.
    On saisira alors toute l’actualité de la thèse d’Henri Lefebvre : le processus urbain étant essentiel à la survie du capitalisme, le droit à la ville, autrement dit le contrôle collectif de l’emploi des surplus dans les processus d’urbanisation, doit devenir l’un des principaux points de focalisation des luttes politiques et de la lutte des classes. (Cet essai est une version développée et enrichie d’un article publié dans La Revue Internationale des Livres et des Idées n° 9, janvier-février 2009.)
    David Harvey enseigne l’anthropologie à l’université de New York. En 1969, il publie Explanation in Geography, qui devient rapidement un ouvrage central de la géographie scientifique. Figure majeure de la théorie sociale, il est reconnu comme celui qui a intégré la dimension géographique à l’analyse marxiste du capitalisme. Il est notamment l’auteur de Géographie de la domination (Les prairies ordinaires, 2008) et Géographie et capital. Vers un matérialisme historico-géographique (Syllepse, 2010).

    95 pages édition : août 2011

    10,00 €
  • Harvey : Le nouvel impérialisme

    Les guerres d'Afghanistan et d'Irak ont obligé la gauche mondiale à élaborer de nouvelles manières d'analyser et de combattre l'impérialisme. Mais David Harvey montre dans ce livre que, outre cette dimension spectaculaire et violente, qui laisse à penser que la main invisible du marché a plus que jamais besoin d'un gant de fer, l'impérialisme procède de logiques qui déterminent aussi notre quotidien de manière diffuse.
    Ce que l'auteur appelle l' "accumulation par dépossession" consiste en une répétition nécessaire du processus d'accumulation primitive jadis observé par Marx : le capitalisme financier entraîne en effet la privatisation accélérée des biens communs (terre, forêts, eau, savoirs traditionnels...) et des services publics ( énergie, logements, transports, santé...).
    David Harvey montre qu'en réalité l'impérialisme capitaliste procède de deux logiques, l'une économique, l'autre politique, qui s'articulent et s'affrontent pour développer des stratégies de domination dans le temps et dans l'espace. Quelles sont les relations entre les dépenses astronomiques du Pentagone et le déclin économique relatif des Etats-Unis ? Washington fait-il reposer de plus en plus son hégémonie mondiale sur le facteur militaire ? Comment l'Amérique compte-t-elle résister à la montée en puissance de l'Asie de l'Est et du Sud-Est ? L'occupation de l'Irak marque-t-elle une première étape de ce conflit planétaire ?...
    Pour répondre à ces questions, l'auteur combine de façon originale une triple approche théorique, historique et conjoncturelle. Il explique ainsi comment l'impérialisme reconfigure en permanence les liens entre expansion économique et domination territoriale ; il le situe dans la longue durée et le montre à l'oeuvre, sous nos yeux, en ce début du XXIe siècle.
    David Harvey est le chef de file mondial de la "Radical Geography". Professeur à l'université de New York, il est notamment l'auteur de Paris, Capital of Modernity.

    250 pages édition : octobre 2010

    20,30 €
  • Harvey : Les limites du capital

    Les Limites du capital est le chef-d’œuvre du géographe David Harvey et l’un des monuments de la théorie marxiste. Produit d’une dizaine d’années de recherches, cet ouvrage propose une reconstruction « historico-géographique » de l’analyse du capitalisme inaugurée par Marx.
    Reconstruction, et non commentaire, car l’objectif de l’auteur est double : d’une part, il entend éprouver la cohérence et la solidité des travaux économiques de Marx ; d’autre part, il met particulièrement en relief certains aspects de la théorie marxienne, comme les notions de contradiction et de crise du capitalisme, pour en proposer des prolongements inédits, le plus essentiel concernant la production de l’espace : le capitalisme est un système socio-économique qui se développe et surmonte ses inévitables crises d’accumulation en se déplaçant dans l’espace, en créant et détruisant des territoires. Harvey fait donc la part belle au capital fixe, à la rente foncière et aux processus de financiarisation, en particulier au crédit, pilier du système autant que facteur de crise. Pas à pas, Les Limites du capital guide les lecteurs à travers les vertigineuses complexités du capitalisme, ce qui fait de lui un ouvrage incontournable pour comprendre ce système qui est plus que jamais le nôtre.

    David Harvey, chef de file de la géographie radicale, est professeur dans le département d’anthropologie de la City University of New York. Plusieurs de ses nombreux ouvrages ont été traduits en français, notamment Paris, capitale de la modernité (2012) et Brève histoire du néolibéralisme (2014).

    Préface : Cédric Durand

    édition : novembre 2020

    28,00 €
  • Harvey : Paris, capitale de la modernité

    Comment, au milieu du XIXe siècle, Paris a-t-elle pu devenir l'incarnation urbaine de la modernité ? Pour répondre à cette question, David Harvey a exploré les mutations connues par la ville à cette époque : transformation physique, avec les grands projets d'Haussmann, qui remplace le plan médiéval par les grands boulevards ; transformation économique, avec une nouvelle forme de capitalisme dominée par les puissances financières et industrielles ; transformation culturelle, avec l'irruption de ce qu'on appellera plus tard le modernisme ; transformation sociale, avec l'émergence de violents antagonismes de classes qui atteignent leur paroxysme dans les révolutions de 1848 et de 1871.
    En présentant la ville moderne comme le produit instable de forces hétérogènes et contradictoires, David Harvey nous offre une image vivante du fonctionnement de Paris ainsi qu'une vision panoramique de la période décisive que fut le Second Empire.
    Mais cette analyse de la ville moderne est aussi l'occasion d'une réflexion magistrale sur la ville contemporaine - sur la part de la population dans l'urbanisation, sur son accès aux ressources, en somme sur le "droit à la ville".

    530 pages édition : mars 2012

    32,00 €
  • Harvey : Villes rebelles, du droit à la ville à la révolution urbaine

    Sur les grandes places du Caire, de Madrid, d’Athènes ou de New York, des mouvements de contestation et d’opposition au capitalisme financiarisé se font jour.
    Ils sont la marque, selon David Harvey, d’une revendication, toujours renouvelée, du « droit à la ville ». Car la ville, en tant que centre par excellence d’accumulation du capital, est également la ligne de front des luttes pour le contrôle de l’accès aux ressources urbaines. Promoteurs immobiliers, banquiers et financiers dictent ainsi la qualité et l’organisation de la vie quotidienne d’une population tenue à l’écart des décisions les concernant au premier chef.
    Villes rebelles place la cité au cœur de la réflexion sur le capitalisme et la lutte des classes. À travers la Commune de Paris, Occupy Wall Street ou les émeutes de Londres, Harvey s’interroge : dans quelle mesure peut-on construire des villes socialement plus justes et écologiquement plus rationnelles ? Ne sont-elles pas le foyer d’une résistance anticapitaliste ? Mais aussi le lieu d’une réappropriation révolutionnaire du tissu urbain ?
    édition : janvier 2016

    22,00 €