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Marie, Jean-Jacques


  • Haupt et JJ Marie : Les Bolchéviks par eux-mêmes

    La vie de la plupart des dirigeants de la révolution d'Octobre, hormis une poignée comme Lénine et Trotski, reste encore peu connue. Ce volume ne cherche pas uniquement à combler cette lacune, à reconstituer la vie de ceux qui formèrent la « vieille garde bolchévique », mais à exhumer avant tout les autobiographies écrites par les révolutionnaires eux-mêmes.

    Ces autobiographies, écrites peu de temps après la Révolution russe, avant donc les travestissements historiques de la période stalinienne, représentent une documentation unique en son genre. Elles avaient été publiées en russe par l’Encyclopédie Granat.

    Chaque (auto)biographie est suivie d'un commentaire, écrit par les historiens Georges Haupt et Jean-Jacques Marie, qui tente de retracer le portrait politique et humain du personnage, de rectifier les erreurs les plus flagrantes et de poursuivre le récit là où s’arrête l'autobiographie.

    Une première édition de cet ouvrage avait été publiée par les éditions Maspero en 1968, il y a donc 50 ans. Grâce aux nouveaux documents accessibles, Jean-Jacques Marie en livre aujourd'hui une édition revue et augmentée.

    édition : juin 2018

    20,00 €
  • Jean Jacques Marie : Cronstadt

    Le 11 mars 1921, 15 000 marins et soldats de Cronstadt, à l'ouest de Petrograd, se dressent contre le gouvernement du Conseil des commissaires du peuple, le pouvoir issu de la Révolution d'octobre 1917. Ces fils et frères de paysans, las des réquisitions de vivres destinées à nourrir (de plus en plus mal) les villes et l'armée engagée dans une guerre civile qui a ruiné le pays, dénoncent, à la quasi-unanimité, la politique du parti communiste au pouvoir et stigmatisent sa mainmise sur les soviets dont ils exigent le renouvellement immédiat, à travers une élection à bulletins secrets. C'est le premier pas d'une insurrection qui rassemblera 27 000 marins et soldats et s'achèvera, dix-sept jours plus tard, dans de sanglants corps à corps. Près de 7 000 insurgés s'enfuiront alors en hâte. Ils se traîneront, affamés, épuisés et transis sur la mer gelée pour rejoindre la Finlande voisine, où les attendaient trois camps de concentration, leurs barbelés, les poux, la gale et la faim. Et ils décideront, finalement, pour la plupart, de revenir en Russie soviétique. Cette insurrection n'a cessé de susciter les interprétations les plus contradictoires : complot monarchiste visant à renverser la Révolution pour les uns, révolte antibureaucratique pour les autres, émeute de marins excédés par le « communisme de guerre » au nom d'une révolution que certains d'entre eux avaient pourtant contribué à faire trois ans plus tôt. Le débat s'est longtemps alimenté aux mêmes documents, et les intervenants ont inlassablement ressassé les mêmes arguments. Louverture récente des archives soviétiques (auxquelles Jean-Jacques Marie a puisé la matière largement inédite de ce livre) permet aujourd'hui de jeter sur cette insurrection, où Lénine voyait « un éclair qui a illuminé la réalité plus vivement que tout », une lumière nouvelle qui dissipe les voiles de la légende. Agrégé de l'université, Jean-Jacques Marie est l'un des meilleurs spécialistes français de l'ex-URSS. Depuis les Paroles qui ébranlèrent le monde (1968), il a publié, entre autres, un « Que sais-je ? » consacré au Goulag (1999), une biographie de Staline, ouvrage de référence salué par la critique unanime (Fayard, 2001), un Lénine (Balland, 2004) et La Guerre civile russe. 1917-1922 (Autrement, 2005). II collabore régulièrement à la revue L'Histoire. 482 pages Edition : 2005

    27,00 €
  • Jean-Jacques Marie : 1917 - 1920 La guerre des Russes blancs

    De 1917 à 1922, la guerre civile a causé des ravages en Russie.
    À l’abdication de Nicolas II en 1917, les bolcheviks - les Rouges - prennent le pouvoir. Proscrits, des généraux de l’ancienne armée – notamment Denikine, Koltchak, Wrangel - se regroupent et commencent à organiser la lutte pour le retour du régime tsariste. Ce sont les Blancs, dont l’action prend naissance dans le sud du pays, puis s’étend jusqu’en Sibérie.
    Les dernières forces blanches rassemblées en Crimée par le général Wrangel sont battues par l’Armée rouge en novembre 1920.
    C’est cet épisode tragique de l’histoire russe que fait revivre l’ouvrage de Jean-Jacques Marie, grâce à un accès direct aux textes laissés par les acteurs de cet épisode. Grâce à ces textes il peut analyser le processus de la défaite. Le dernier chapitre de son ouvrage constitue une synthèse magistrale de la question, qu’il décortique dans le détail.
    La richesse inégalable de ces sources, inconnues en France, font du livre de Jean-Jacques Marie non seulement un récit unique des coulisses de l’histoire, un rapport sur le vif du quotidien des hommes et des populations concernées, une image sans retouches de la vérité historique, mais aussi un ouvrage d’analyse unique sur le sujet.

    Jean-Jacques Marie, historien, russophone, est spécialiste de l’Union soviétique et du communisme.

    édition : avril 2017

    12,50 €
  • Jean-Jacques Marie : Le goulag

    Fondé sur des documents d'archives entrouverts depuis peu et à ce jour peu utilisés, cet ouvrage présente le Goulag tel qu'il est défini, vu et décrit dans les circulaires ultraconfidentielles de ses fondateurs et maîtres, ainsi que son organisation, de sa proclamation en 1930 (avec ses antécédents) à 1954, date de sa dislocation, comme organisateur du travail forcé et instrument de la répression de masse. L'auteur étud;e aussi le rôle économique du Goulag en temps de paix, mais aussi son rôle en temps de guerre où nombre de détenus « libérés » ont été envoyés dans les usines d'armement ou sur le front. Dureté du régime en place, conditions climatiques qui pouvaient coûter la vie aux uns ou la sauver aux autres, le Goulag a deux faces : celle des victimes et celle des bourreaux. Jean-Jacques Marie est agrégé de l'Université. II est l'auteur du « Que sais-je ?» n° 3030, Staline 127 pages Edition : 2000

    10,00 €
  • Jean-Jacques Marie : Le rapport Krouchtchev

    Le 25 février 1956 au matin, à la veille de la clôture du XXe Congrès du Parti communiste d’Union soviétique, son premier secrétaire Nikita Khrouchtchev lit aux 1 430 délégués réunis à Moscou un rapport qu’il leur demande de garder secret. Il est intitulé « Sur le culte de la personnalité et ses conséquences » et sera bientôt révélé au grand public sous le nom de « Rapport Khrouchtchev ».
    La foi souvent aveugle de millions de communistes du monde entier reçoit là un coup sans précédent. Que doivent-ils penser de ce brûlot « attribué au camarade Khrouchtchev », comme le dira Thorez en France, qui foule au pied tant d’espoirs et de certitudes ?
    Après 25 ans dans les mains du « Petit Père des peuples », l’appareil soviétique condamne pour la première fois explicitement les crimes de Staline, mort depuis moins de trois ans. Ce n’est pas encore la perestroïka : la critique reste circonscrite à l’ancien dictateur, les fondements du régime ne sont pas mis en cause. Mais c’est un moment décisif dans l’histoire de l’URSS, le premier moment d’une chute devenue dès lors irréversible.
    Auteur de la première traduction intégrale du texte russe en français, l’historien du communisme Jean-Jacques Marie retrace dans le détail la réception de ce discours aux conséquences encore sous-estimées.Jean-Jacques Marie, historien, russophone, est spécialiste de l’Union soviétique et du communisme. Il est notamment l’auteur de biographies de Staline, Lénine et Trosky.

    édition : septembre 2015

    18,00 €
  • Jean-Jacques Marie : Lénine : la révolution permanente

    Vladimir Ilitch Oulionov (1870-1924), dit Lénine, a marqué de son empreinte le XXe siècle, et son histoire est inséparable du séisme qui a secoué la planète en 1914. Quel est donc l'héritage de cet "inventeur politique" ? En 1924, au moment de sa mort, Lénine a perdu le contrôle du parti qu'il avait fondé en 1903. En 1943, l'Internationale qu'il a créée en 1919 pour impulser la révolution dans le monde a été dissoute par son successeur.
    re-édition et en poche !! : octobre 2017

    12,50 €
  • Jean-Jacques Marie : Les femmes dans la révolution russe

    Le 23 janvier 1917, une grève spontanée d'ouvrières du textile entraîne les métallos voisins et les partis révolutionnaires réticents, et débouche sur l'abdication du tsar et la constitution du premier soviet. Les femmes accèdent soudain à des fonctions dirigeantes. Premier livre à s'intéresser à leur rôle dans la révolution russe, le travail de Jean-Jacques Marie brosse une galerie de portraits hauts en couleur, mais surtout éclaire la façon dont l'émancipation des femmes est intimement liée à la rupture historique de 1905-1917.
    Il retrace cette lutte, ses avancées, décrit ses égéries et le changement de moeurs qu'elles imposèrent. Il permet ainsi de dégager quelques grandes figures de femmes révolutionnaires, des héroïnes populistes - troquant la volonté utopique "d'instruire le peuple" contre la tentative d'abattre les dignitaires du régime (Sofia Perovskaia, Vera Figner) - aux respectueuses pétitionnaires fusillées ou sabrées du Dimanche rouge. Il revient sur le passage de l'acte individuel héroïque à l'action collective dans un monde soudain en mouvement (Maria Spiridonova, Inessa Armand, Alexandra Kollontaï), mais aussi sur le choc de la mobilisation et de la guerre.
    Qu'elles soient commissaire aux armées, théoricienne, agitatrice, chef de guerre, journaliste engagée, terroriste ou à la tête de bandes insurgées, l'irruption de ces femmes accompagne un changement législatif et social radical, du droit de vote et de l'éligibilité à toutes les fonctions au droit à l'avortement, immenses avancées vers l'égalité qui furent, comme tant d'autres, piétinées par Staline.

    edition : septembre 2017

    21,00 €
  • Jean-Jacques Marie : Staline

    L'ouverture des archives russes, il y a dix ans, permet de porter un regard neuf sur les grands personnages de l'histoire soviétique, à commencer bien sûr par Staline, l'une des figures les plus énigmatiques de l'histoire du XXe siècle.
    Comprendre l'homme des épurations politiques et physiques, des procès truqués, des millions de morts au cours de la famine de 1932-1933, de la déportation d'une quinzaine de peuples, du Goulag, de la guerre froide, c'est aussi reprendre sous un autre angle la question de l' « oeuvre noire » du communisme. Qu'aurait-il été, ce communisme, s'il n'avait eu à sa tête un Géorgien à l'enfance miséreuse et battu par un père alcoolique, sauvé par une éducation religieuse et rigoriste chez les pères orthodoxes ? Le parcours de cet ancien séminariste de Tiflis qui, une fois au pouvoir, s'est acharné à pourchasser et massacrer les communistes en URSS et de par le monde, est fascinant. Comment cet homme peu doué pour l'idéologie a-t-il petit à petit tissé sa toile dans l'appareil ? Par quel étrange paradoxe a-t-il repris à son compte des méthodes et des exactions dont il avait été le témoin ou la victime sous le régime du tsar au début de son engagement politique ?
    La biographie que nous propose Jean-Jacques Marie, extrêmement documentée et nourrie à des sources jusqu'ici inaccessibles, s'inscrit dans la meilleure tradition narrative, celle qui capte l'attention du lecteur par la précision du mot et la rigueur de la construction.
    Jean-Jacques Marie est l'un des meilleurs spécialistes français de l'ex-URSS. Depuis Les Paroles qui ébranlèrent le monde (1968), il a consacré diverses études à l'histoire du communisme, et notamment à Trotsky (1985), aux peuples déportés d'Union soviétique (1996) et au Goulag (1999).
    994 pages Edition : 2005

    32,50 €