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Anderson, Perry


  • Anderson Perry : Comment les Etats-Unis ont fait le monde à leur image

    Policiers du monde et protecteurs attentifs de leurs intérêts nationaux, bien que pris dans des logiques d’interdépendance croissante, les États-Unis continuent de déterminer une grande partie de la politique internationale.

    Comme aucun autre président ne l’avait jamais fait avant ni ne le ferait par la suite, Wilson exalta sans retenue la fonction messianique de l’empire américain. La religion, le capitalisme, la démocratie, la paix et la puissance des États-Unis, tout cela ne faisait qu’un. « Voyez loin, disait-il à des représentants de commerce, gardez à l’esprit que vous êtes des Américains, que vous êtes faits pour apporter la liberté, la justice et les principes de l’humanité partout où vous allez, vendez des marchandises qui rendront les gens heureux et convertissez-les aux principes de l’Amérique. » Dans son discours de campagne, il déclarait en 1912 : « Je crois que Dieu a présidé à la création de cette nation. Nous avons été choisis pour montrer à toutes les nations le chemin à suivre pour marcher sur les chemins de la liberté. »

    Au XXe siècle, les États-Unis mènent une politique étrangère qui en a fait la puissance hégémonique mondiale. Mais c’est une hégémonie à double face, qui leur impose à la fois de garantir l’ordre capitaliste et de favoriser les intérêts des entreprises, des banques et des lobbies américains. Une difficulté qu’aggrave leur économie, prise dans l’interdépendance croissante des économies rivales et de plus en plus soumise au développement du crédit. Retraçant l’histoire de cette politique étrangère, étudiant ses stratèges et les problèmes auxquels elle est confrontée, Perry Anderson met en garde ceux qui sous-estimeraient la durée de vie de l’empire américain : « Sur le plan politique, son sort n’est pas encore réglé. »

    Historien britannique, Perry Anderson est l’un des fondateurs de la New Left Review, qu’il a dirigée pendant plus de quarante ans. Il a publié, en français aux éditions Agone, Le Nouveau Vieux Monde (2010) et (à paraître) Sur le marxisme occidental puis À la recherche du matérialisme historique.

    edition : septembre 2015

    22,00 €
  • Anderson Perry : La pensée tiède. un regard critique sur la culture française

    Pour Perry Anderson, la culture française connaît depuis plusieurs décennies une impressionnante « dégringolade ». Repliée sur elle-même, largement ignorante des grands courants de pensée contemporains - philosophie analytique anglo-saxonne, sciences politiques italiennes ou sociologie critique britannique -, elle a cessé de rayonner sur le monde extérieur, comme c'était encore le cas au début des années soixante-dix. Elle est aujourd'hui marquée, sauf rares exceptions, par une fadeur consensuelle, incarnée par François Furet, auteur du Passé d une illusion, et Pierre Nora, architecte des Lieux de mémoire, quand elle n'est pas dévoyée par la frivolité des « philosophes médiatiques ».
    Les principales revues françaises - et notamment Le Débat - auraient contribué à ce ralliement intellectuel à l'ordre établi que Perry Anderson qualifie d'«union sucrée». Cette charge sans complaisance a été publiée à l'automne 2004 dans la prestigieuse London Review ofBooks.
    Perry Anderson essayiste britannique et historien de gauche réputé, enseigne à l'université de Californie Los Angeles (UCLA). Auteur de très nombreux ouvrages, il a été l'animateur de TheNewLeftReview, publiée à Londres, et le cofondateur des Éditions Verso.

    139 pages Edition : 2005

    11,20 €
  • Anderson Perry : Les origines de la postmodernité

    La notion de postmodernisme n'a jamais véritablement fait irruption dans le débat théorique français. Après l'acte fondateur lyotardien, et en grande partie à cause de lui, elle n'a plus guère servi que de simple marqueur culturel : une oeuvre, un édifice, un motif théorique se sont ainsi vu qualifiés de "postmodernes", pour vanter ou au contraire stigmatiser, leurs attributs formels ou leur propension au "relativisme". Et la "fin des grands récits" est devenue la formule magique censée exprimer la vérité de notre temps. Pour mettre enfin un terme à ces usages stériles, Les Origines de la postmodernité retrace l'histoire de cette notion, depuis les milieux de l'avant-garde littéraire de l'Amérique hispanique dans les années 1920, jusqu'aux courants post-marxistes européens, avec Lyotard à Montréal en 1979, puis Habermas à Francfort en 1980. En 1982, à New York, Fredric Jameson lui fait subir une mutation fondamentale : désormais, le postmodernisme désignera l'hypothèse d'une rupture épochale. Selon Perry Anderson, Jameson est ainsi celui qui a su montrer la cohérence globale de notre époque globalisée, dont la caractéristique majeure tient, selon lui, à la subordination tendancielle de la culture à la logique d'accumulation du capital. La sphère esthétique, par laquelle s'appréhende le monde, est ainsi, selon Jameson, massivement colonisée et aujourd'hui incapable de trouver l'espace dans lequel continuer d'exprimer une transgression ou de tendre vers une alternative. Le postmodernisme, tel que le présente dans ce livre Perry Anderson, confine au système parfait, un système en mesure d'intégrer à la logique de sa perpétuation ses propres "dysfonctionnements". Perry Anderson enseigne l'histoire à l'université de Californie à Los Angeles. Il a dirigé la New Left Review durant deux décennies, et est l'auteur d'ouvrages traduits dans de nombreuses langues. Parution avril 2010, 191 pages

    18,30 €