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Pierre kropotkine


  • Kropotkine : L'esprit de révolte

    Géographe d’envergure proprement planétaire, familier des phénomènes de glaciations et des immenses espaces sibériens, Pierre Kropotkine (1842-1921) mériterait d’être qualifié, souverainement, de « Prince de l’anarchie ». Prince, il l’est de fait, par son appartenance à l’aristocratie russe, au point de faire partie de la cour des Pages du Tsar, et Anarchie, par sa décision, unique dans l’histoire, d’abandonner ses terres, son rang d’officier des Cosaques, et de s’engager comme militant à part entière de l’action et de la pensée anarchistes, dont il rédige des textes devenus des références incontournables – sur l’éthique, comme souci majeur de l’homme, la solidarité comme principe de l’évolution, l’esprit de révolte comme structure inhérente de l’âme humaine (L’Homme révolté, comme dira Camus). L’Esprit de Révolte, courte analyse d’une clarté exemplaire, vaut aussi par sa manière originale d’aborder l’histoire, en focalisant l’intérêt sur sa face d’ombre, sur l’action, singulière, matricielle, de ces « sentinelles perdues », « individus héroïques » et presque toujours anonymes, qui mirent, littéralement parlant, le feu aux poudres, et symboliquement parlant, suscitèrent l’éveil à la lutte et l’entrée volontaire dans l’organisation économique, politique, sociale et culturelle des masses exploitées, manipulées, hallucinées, dupées. Ne l’entendez-vous pas, aujourd’hui, hurler, à travers la planète entière - l’esprit de la révolte ? 70 pages édition : janvier 2009

    5,10 €
  • Kropotkine : La grande Révolution

    Atlande réédite un ouvrage fondamental sur la Révolution française, la seule histoire "populaire" de la Révolution, c'est-à-dire relatée du point de vue du peuple, débarrassée de ses mystifications sur le 14 juillet ou la nuit du 4 août : un texte qui tranche avec l'histoire traditionnellement "bourgeoise" de la Révolution.
    Originellement paru en 1909, de façon concomitante à Pais, Londres, Leipzig, Rome et New York, ce texte, révolutionnaire en lui-même, est l'oeure d'un aristocrate russe exilé à Paris pour avoir épousé la cause du peuple, l'ouvrage d'un historien hors pair et d'un visionnaire.
    Kropotkine est largement oublié de nos jours; rappelons simplement qu'une chaîne de montagnes porte son nom en Sibérie, qu'il fut le page de la tsarine aussi bien que l'interprète de Louise Michel en Angleterre, l'intime d'Elisée reclus et d'Octave Mirbeau. Autre preuve de sa singularité, tant Victor Hugo qu'Ernest Renan le défendirent ardemment quand il fut poursuivi par les autorités françaises.
    Le texte intégral est ici éclairé par une kyrielle de notes d'Arno Lafaye-Moses qui propose également une galerie des personnages cités ainsi qu'un glossaire.
    Signe de sa résonnance aujourd'hui, il est préfacé par Gérard Filoche.

    édition : avril 2021

    19,00 €
  • Kropotkine : La morale anarchiste

    Après Stirner, Proudhon et Bakounine, Pierre Kropotkine poursuit le grand rêve libertaire : ce prince russe devenu géographe de renom se fait le généalogiste d'une morale anarchiste qui dénonce les fausses morales imposées depuis des lustres par « le prêtre, le juge, le gouvernant ». Avec La Morale anarchiste (1889), livre virulent et raisonné, il montre que seul l'instinct d'entraide est le dépositaire des valeurs humaines à construire. 95 pages Edition : 2005

    3,00 €
  • Kropotkine : Paroles d'un révolté (1885)

    Géographe d'envergure proprement planétaire, familier des phénomènes de glaciations et des immenses espaces sibériens, Pierre Kropotkine (1842-1921) mériterait d'être qualifié, souverainement, de « Prince de l'anarchie ». Prince, il l'est de fait, par son appartenance à l'aristocratie russe, et Anarchie, par sa décision, unique dans l'histoire, d'abandonner ses terres, son rang d'officier des Cosaques, et de s'engager comme militant à part entière de l'action et de la pensée anarchistes, dont il rédige des textes devenus des références incontestables. En 1883, Kropotkine est condamné en France à cinq ans de prison pour activisme politique. Durant sa captivité, son grand ami Élisée Reclus réunit ses éditoriaux parus dans le journal Le Révolté et les édite en 1885 sous le titre Paroles d'un révolté. L'ouvrage réunit ici les chapitres II, III et IV, soient : La décomposition des États, La nécessité de la Révolution et La prochaine Révolution. Saisissants par leur actualité, les questions qui y sont soulevées rappellent étrangement les crises contemporaines, ainsi est pointé du doigt l'État emprunteur, mauvais gestionnaire, obèse ou encore inefficient : « Les sommes immenses et toujours croissantes que les États prélèvent sur les peuples ne leur suffisent jamais. L'État existe toujours aux dépens des générations futures ; il s'endette et partout il marche vers la ruine ». Écrit il y a quelque cent quarante ans, ce brûlot à vocation révolutionnaire donne matière à réflexion sur la stabilité étonnante du Système dans ses pratiques ! 90 pages Edition : novembre 2019

    8,00 €