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Rancière, Jacques


  • Rancière : En quel temps vivons-nous ?

    Comment lutter contre les diverses formes d’oppression et sortir d’une logique défaitiste ? Jacques Rancière, dans cette conversation avec Eric Hazan, rappelle que l’idée de révolution moderne, réactualisée à chaque insurrection, s’inscrit dans une redéfinition sensible des rapports sociaux.
    La radicalité du mouvement des places tient finalement dans sa capacité à créer et consolider « des formes de dissidence subjective et des formes d’organisation de vie à l’écart du monde dominant ».

    édition : mai 2017

    10,00 €
  • Rancière : La nuit des prolétaires. Archives du rêve ouvrier

    Tout commence à la tombée de la nuit quand, dans les années 1840, un certain nombre de prolétaires décident de briser le cercle qui place le sommeil réparateur entre les jours du salaire : cercle d'une existence indéfiniment vouée à entretenir les forces de la servitude avec celles de la domination, à reproduire le partage qui destine les uns aux privilèges de la pensée, les autres aux servitudes du travail. Le rêve éveillé de l'émancipation ouvrière est d'abord la rupture de cet ordre du temps qui structure l'ordre social, l'affirmation d'un droit dénié à la qualité d'être pensant. Suivant l'histoire d'une génération, ce livre met en scène la singulière révolution intellectuelle cachée dans le simple nom de « mouvement ouvrier ». Il retrace ses chemins individuels et collectifs, ses rencontres avec les rêves de la communauté et les utopies du travail nouveau, sa persistance dans la défection même de l'utopie. Jacques Rancière, né en 194O, enseigne la philosophie à l'université de Paris-VIII. Il a notamment publié La Parole muette. 453 pages Edition : 2005

    11,00 €
  • Rancière : Moments politiques

    Ce livre rassemble des interventions répondant à la contrainte d'un présent : un conflit qui commandait de prendre parti et d'en donner les raisons – lois françaises sur l'immigration ou invasion américaine en Irak ; des événements d'importance variable – un débat sur le foulard à l'école, une canicule meurtrière ou une enquête sociologique anodine – qui permettent de saisir le fonctionnement actuel du pouvoir et les schémas d'interprétation qui nous gouvernent. Chacune de ces circonstances est l'occasion d'un double exercice : identifier la singularité d'un moment politique et dessiner la carte du présent qu'il définit. La politique en effet existe par moments. Un moment, ce n'est pas simplement un éclat fugitif, c'est un autre poids jeté dans la balance où se pèsent les situations et se comptent les sujets aptes à les saisir, c'est l'impulsion qui déclenche ou dévie un mouvement, une possibilité de monde qui se rend perceptible et met en cause l'évidence d'un monde donné. La pensée politique est inséparable de la scansion de ces moments. Depuis trente ans la contre-révolution intellectuelle a cherché à transformer toutes les luttes sociales et les mouvements d'émancipation du passé en prodromes du totalitarisme, toutes les affirmations collectives opposées au règne des oligarchies économiques et étatiques en symptômes d'égoïsme et d'arriération. Les interventions ici réunies veulent à l'inverse rendre sensibles les ruptures que les inventions égalitaires opèrent dans le tissu de la domination. Elles n'apportent pas le point de vue du savant ou du moraliste, mais seulement une contribution individuelle au travail par lequel individus et collectifs sans légitimité s'appliquent à redessiner la carte du possible. octobre 2009 14 € 240 pages

    15,30 €