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Ellen Meiksins Wood


  • Meiksins Wood : Des citoyens aux seigneurs

    "La meilleure façon de mettre en lumière les limites des doctrines dominantes, c'est de connaître la tradition canonique et le contexte historique qui les ont vu naître". Suivant ce précepte, Des citoyens aux seigneurs relate l'histoire sociale de la pensée politique occidentale, de l'Antiquité au Moyen Age. Articulant son analyse autour de trois périodes (la cité grecque, l'Empire romain et le Moyen Age), Ellen Meiksins Wood mêle adroitement le commentaire de textes au récit, redonnant vie aux grandes figures de la philosophie politique.

    La grande thèse qui sous-tend l'ouvrage avance que la pensée politique est intrinsèquement liée à l'évolution historique de la relation entre l'Etat et la propriété privée. Cette relation est complexe : alors que l'Etat émerge du besoin des possédants d'être protégés, son avènement crée dans le même temps l'espace de sa propre contestation. La vie civique, traversée par cette tension, devient donc un lieu d'expression des conflits sociaux entre l'élite et les gens de peu.
    Pour Ellen Meiksins Wood, c'est de cette ambiguïté logée au coeur des institutions politiques que jaillit l'incroyable vitalité de la pensée politique occidentale.

    Sommaire
    L'HISTOIRE SOCIALE DE LA THEORIE POLITIQUE
    LA POLIS DE LA GRECE ANCIENNE
    DE LA POLIS A L'EMPIRE
    LE MOYEN AGE

    édition : 2013

    22,00 €
  • Meiksins wood : L'empire du capital

    Il semble évident de nos jours que l’hégémonie américaine ne compte pas s’affirmer par la construction d’un empire colonial. Pourtant, la puissance militaire des États-Unis est la plus importante et la plus redoutable que le monde ait jamais connue. Comment expliquer ce paradoxe ? En rappelant l’histoire des grands empires (britannique, chinois, espagnol, etc.), qui furent à la fois des empires territoriaux et commerciaux, Ellen Meiksins Wood montre la nature singulière de l’impérialisme américain qui, lui, ne repose pas sur les conquêtes territoriales. Son projet, rendu possible par le capitalisme, est celui d’une domination économique mondialisée, administrée localement par des États souverains, mais protégée par la puissance militaire des États-Unis. L’ « empire du capital », explique la politologue, débouche ainsi sur ce paradoxe : tout indifférent qu’il soit à la conquête du monde, il a mis en place la monstrueuse machinerie militaire américaine, dont l’existence est d’autant plus troublante qu’elle est sans objet déterminé. Ellen Meiksins Wood a enseigné la science politique à l’Université York à Toronto. Elle est reconnue pour sa contribution aux études sur les origines agraires du capitalisme. Elle est l’auteur de nombreux ouvrages, dont The Retreat from Class (Verso), qui a reçu le Deutscher Prize, et L’origine du capitalisme (Lux Éditeur) 235 pages édition : aôut 2011

    18,50 €
  • Meiksins Wood : L'origine du capitalisme

    Qu’est-ce que le capitalisme? Cette question, l’histoire la pose chaque fois que ce système entre en crise, étalant au grand jour ses absurdités. Pour y répondre, il faut en comprendre les origines. Voilà ce que propose Ellen Meiksins Wood dans cet ouvrage initialement paru en 2009. Personne ne niera que le capitalisme a permis à l’humanité d’accomplir des avancées notables sur le plan matériel. Mais il est devenu aujourd’hui manifeste que les lois du marché ne pourront faire prospérer le capital qu’au prix d’une détérioration des conditions de vie d’une multitude d’individus et d’une dégradation de l’environnement partout dans le monde.
    Il importe donc plus que jamais de savoir que le capitalisme n’est pas la conséquence inévitable des échanges commerciaux et marchands que l’on retrouve dans presque toutes les sociétés humaines. Le capitalisme a une histoire très singulière et un lieu de naissance bien précis: les campagnes anglaises du XVIIe siècle. En rappelant cette origine, essentiellement politique, l’auteure propose une définition limpide des mécanismes et des contraintes qui font la spécificité du capitalisme.

    édition : février 2020

    10,00 €
  • Meiksins Wood : Liberté et propriéré

     La meilleure façon de mettre en lumière les limites des doctrines dominantes, c’est de connaître la tradition canonique et le contexte historique qui les ont vu naître. » Suivant ce précepte, Liberté et propriété retrace l’histoire sociale de la pensée politique de la modernité. Sondant les grands moments politiques de cette période (la cité-État de la Renaissance, la Réforme, les empires espagnols et néerlandais, l’absolutisme français et la Révolution anglaise), Ellen Meiksins Wood pense ensemble la naissance de l’État moderne et la formation du capitalisme.

    Cet ouvrage fait suite à Des citoyens aux seigneurs, qui couvrait la ­période allant de l’Antiquité à la fin du Moyen Âge. La grande thèse qui sous-tend cette imposante recherche peut être résumée ainsi : la pensée politique est intrinsèquement liée à l’évolution historique de la relation conflictuelle entre État et propriété privée, et c’est dans cette tension que les sociétés modernes ont accouché d’idées riches et équivoques encore vivantes de nos jours : les droits de la personne, la liberté, l’égalité et la propriété.

    Ellen Meiksins Wood a enseigné la science politique à l’Université York à Toronto. Elle est reconnue pour sa contribution aux études sur les origines agraires du capitalisme. Elle est l’auteure de nombreux ouvrages, dont The Retreat from Class (Verso), qui a reçu le Deutscher Prize, L’origine du capitalisme et L’empire du capital (Lux).

    édition : 2014

    29,00 €