Aller au contenu

Filoche, Gérard


  • Filoche : Mai 68, histoire sans fin

    LE MAI 68 SOCIAL ET POLITIQUE NI UNE PARENTHESE...NI UN ACCIDENT Le lecteur n’a aucun répit, il est entraîné par l’auteur dans le mouvement social prélude à Mai juin 68 puis il participe aux manifestations, aux assemblées générales et à la grève générale avant de poursuivre son chemin. J’ai bien essayé d’abandonner un peu la lecture pour une pause mais ce n’était pas possible. L’engagement politique de Gérard Filoche commence très jeune pour se poursuivre aujourd’hui dans un autre cadre mais avec un même objectif celui de changer la société et de mettre fin au système de la finance, de l’élitisme et de l’exclusion. J’ai moi aussi, à mon niveau plus modeste connu le même engagement, eu les mêmes doutes sur la ligne adoptée par la Ligue communiste...Mais j’avoue qu’à la différence de Gérard Filoche, c’est très tôt que j’ai rompu le centralisme démocratique et ceci plusieurs fois. Le livre est chaleureux, humain et l’auteur ne jette pas la pierre à l’extrème gauche révolutionnaire et trotskiste. Il rappelle et explique que ce sont les appareils syndicaux et politiques et notamment le PCF quand il était tout puissant qui ont tout fait pour mettre fin à la grande grève et pour casser de nombreux mouvements. Oui effectivement et Gérard Filoche le souligne dans son histoire sans fin, l’erreur de la Ligue fut la fuite en avant, le refus pendant longtemps de faire un travail de masse dans l’UNEF et même dans les syndicats ouvriers. La dimension internationale est là , présente fortement avec les analyses parfois surprenantes comme celle qui consiste pour la IVe internationale officielle à prôner la guérilla en Amérique latine, à soutenir inconditionnellement tout mouvement dit révolutionnaire et par extension défendre en France même une orientation de fuite en avant en direction de l’avant garde large. L’absence de débouché politique pendant quatre ans après la grande grève était terminée, l’union de la gauche, bien présente allait réussir à fournir une issue en 1981 pendant que la Ligue Communiste Révolutionnaire était incapable de mener une politique de front unique... Si l’auteur n’est pas tendre avec la direction de la Ligue , il sait où est son camp et explique clairement « à quoi servent les sociaux-libéraux, néo-centristes : ils produisent des « livres blancs » qui servent d’alibi à la droite à mettre en route les pires projets... » Les trente années qui s’étalent de 1964 à 1994, date du départ forcé de Gérard Filoche et ses camarades au PS puisqu’ils devenaient « hors normes » sont riches en luttes étudiantes et de la classe ouvrière. Gérard Filoche explique ce non choix, conséquence d’une exclusion qui ne disait pas son nom : « Nous ne voulions surtout pas créer un énième groupe trotskiste.Nous voulions enfin réaliser ce que nous recherchions depuis le début : être au coeur de la gauche et non pas à sa marge. » Ce livre est passionnant et j’attends avec impatience le tome 2 avec le bilan que l’auteur tire de 14 ans au PS et les perspectives qu’il peut tracer aujourd’hui... Le PS a t-il encore un avenir ? Jean-François CHALOT (77) 4e de couverture : Nicolas Sarkozy accuse mai 68 d’avoir « imposé le relativisme intellectuel et moral », « liquidé l’école de Jules Ferry », « introduit le cynisme dans la société et dans la politique » et « abaissé le niveau moral de la politique ». Il aime à dire que « Les héritiers de ceux qui, en mai 68, criaient “ CRS = SS ” prennent systématiquement le parti des voyous, des casseurs et des fraudeurs contre la police », avant d’ajouter : « Je veux tourner la page de mai 68 une bonne fois pour toutes ». Selon lui, « Il faut liquider mai 68 ! ». Que de haine contre le plus grand mouvement de grève de l’histoire de France ! Il y eut deux mai 68. L’un : superficiel, mondain, marginal ; l’autre : social, révolutionnaire, solidaire… Sarkozy a fait « l’ouverture » avec le mai 68 mondain (Kouchner) dans son gouvernement de contre-révolution conservatrice. Son but ? Battre les héritiers du vrai mai 68, celui des employés et ouvriers qui continuent à lutter pour une autre répartition des richesses, pour le droit du travail, les salaires et les retraites. Un combat séculaire De la Commune de Paris à juin 36, la Libération, novembre-décembre 95, aux grands mouvements pour les retraites en 2003, ou encore contre le CPE en 2006, c’est toute l’histoire des grands mouvements sociaux qui est en jeu. Qui va gagner ? L’histoire sans fin des grandes aspirations humaines : la liberté, l’égalité, la fraternité, ou bien la fin de l’histoire avec la toute puissance de la finance, de l’élitisme, des corporatismes ? C’est le récit engagé des quarante dernières années de luttes sociales que nous livre un acteur de mai 68, inlassablement ancré au coeur de la gauche. Gérard Filoche est inspecteur du travail, militant syndical et politique, socialiste. Il est rédacteur en chef de la revue Démocratie et Socialisme. 480 pages édition : novembre 2007

    25,00 €
  • Filoche : Mai 68, histoire sans fin

    ETAT : très bon, 370 pages. édition : Flammarion 1998 Mai 68... mai 98... Trente ans d'engagement politique.
    Gérard Filoche a combattu Occident. Aujourd'hui il lutte contre le Front national et les ultra-libéraux. Communiste, puis trotskiste, socialiste enfin, militant syndical aussi, il mobilise, il piétine, il tempête. Il raconte ces années-là. Il a été mêlé à tous les débats de sa génération, à ses grands moments, à ses tâtonnements, à ses erreurs.
    Mai 68, une " répétition générale " ? Non.
    Mai, " un mouvement étudiant " ? Non.
    Mai n'enfante pas un nouveau parti, ni une nouvelle force de gauche, ni une nouvelle internationale.
    Pourtant, Mai c'est l'œuvre d'une classe sociale en mouvement, avec 9 millions de grévistes. Mai n'est pas une ultime grève du XIXème siècle, c'est la grève prémonitoire du XXIème siècle. C'est pourquoi Mai continue à tarauder en profondeur notre société. Histoire sans fin. Des " mai ", entre 68 et 98, il y en a eu d'autres, spontanés, réalistes, pas moins déstabilisateurs : contre la loi Debré en 1973, contre la loi Devaquet en 1986. Il y a eu les grèves du Joint Français, de Lip, de la SNCF et de la RATP, de la métallurgie, d'Air France et des routiers, les printemps de SOS-Racisme, la manif pour l'école publique en janvier 94, la jeunesse contre les CIP en mars 94, les millions de manifestants et de grévistes de novembre-décembre 95. ! C'est cette force permanente du mouvement social qui a, en 81 et 97, battu la droite et qui interpelle aujourd'hui la gauche plurielle pour qu'elle aille plus loin. Gérard Filoche s'interroge encore : comment faire revivre le socialisme, " idée neuve " ? Comment construire " tous ensemble " une République sociale ?

    370 pages

    14,00 €