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Romans et littérature


  • Abulhawa Susan : Les matins de Jénine

    Comme son père, et comme le père de son père, Hassan vit de la culture des olives dans le petit village palestinien d’Ein Hod. Mais en 1948, lors du conflit qui suit la création de l’État d’Israël, Ein Hod est détruit et ses habitants conduits vers un camp de réfugiés. Pour Hassan, cet exil s’accompagne de la douleur de voir l’ancestral cycle familial brisé à jamais. Son jeune fils Ismaïl a été enlevé par des Israéliens qui lui cacheront ses origines. L’aîné, Youssef, grandira dans la haine des Juifs, prêt à toutes les extrémités. Quant à Amal, sa fille, elle tentera sa chance aux États-Unis, inconsolable cependant d’avoir fui les siens. La guerre les a séparés. Elle seule pourra les réunir… 425 pages édition : juin 2009

    7,70 €
  • Achebe Chinua : Tout s'effondre

    Peut-être le plus bel hommage à l’Afrique précolonial à l’aube donc de sa décomposition. Un roman tragique publié la première fois en 1958

    Okonkwo, un homme qui souhaite s'élever dans son clan et qui est attaché à la tradition des ancêtres, mène une vie exemplaire à l'inverse de son père décédé dont il a toujours eu honte. Lors d'une cérémonie rituel, son fusil s'enraie et tue un jeune garçon. Meurtrier malgré lui, il doit quitter le village durant 7 ans avec sa famille. Il laisse ses plantations, ses cases et doit se racheter. Après plusieurs années loin du village, il revient et découvre que son monde est en train de changer.
    L'Homme Blanc, ses missionnaires et soldats britanniques ont progressivement incité les tribus à oublier leurs rituels ancestraux et à se tourner vers un seul Dieu et la Loi de la couronne britannique.

    Un roman magnifique et âpre, sans concession qui retrace l'extinction de l'ethnie des Igbos par l'Angleterre durant le colonialisme.

    édition poche : octobre 2016

    7,70 €
  • Al-Fakharany : La traversée du K.O.

    Tiré du site "entreleslignesentrelesmots" :

    « Les vaincus de l’Histoire parviennent toujours à dénicher dans leurs rangs celui qui leur servira de héros, celui qui leur rendra supportable le poids de l’asservissement, qui leur permettra de regarder leur misérable condition avec dérision, de lui tirer la langue, d’en rire jusqu’à ce que leurs yeux sortent de leurs orbites ».
    L’ombre de Ramsès, la Corniche, le Pacha, les caves, les rues du Caire, le Géant, la piaule à défonce, les toits…
    La violence, les flics, la corruption, les drogues, les caïds, le proxénétisme, les coups, les viols…
    La prostitution, Nahed-la-suceuse, Sabah-sans-pénétration, Mona-tard-dans la nuit…
    Le bidonville, les vies brutalisées, la violence exercée sur les femmes, la violence des relations entre personnes, la violence du « gouvernement »…
    Les obsessions des hommes, le cul, le sexe…
    Et cependant, les rêves, les espérances, les désirs, la tendresse…
    Une part de la société, visitée avec le réalisme des mots, le rythme de petites phrases.
    « Si tu avais pu connaître cet instant, Fouad, ne serait-ce qu’une fois dans ta vie… »

    édition : février 2014

    18,00 €
  • Aleikhem Sholem : La peste soit de l'Amérique

    Menahem-Mendl, le héros de ce livre, nous est aussi familier que le Vagabond de Chaplin. Ici, il va de Yehoupetz à Yehoupetz (plus connue sous le nom de Kiev) en passant par New York, Varsovie et Vienne, et échange des lettres avec sa femme demeurée à Kasrilevke. Nous sommes en 1913, au coeur de la crise, des Balkans. Misère et antisémitisme déchirent l'Europe de l'Est et le sionisme se cherche encore. C'est dans cet univers que Menahem-Mendl, acteur et observateur, tisse ses projets grandioses et ridicules, ses citations talmudiques et ses explications cocasses. Un classique de l'humour juif. Né en Russie, SHOLEM ALEIKHEM (1859-1916) commence très jeune à écrire dans la langue utilisée par les Juifs d'Europe orientale, jusque-là méprisée, le yiddish. Il fonde à Kiev une revue littéraire, mais la vague de pogroms de 1905 l'oblige à gagner les États-Unis où il est accueilli par Mark Twain, qui se présente à lui comme « le Sholem Aleikhem américain ». Maître incontesté de la littérature yiddish, Sholem Aleikhem est de ces alchimistes qui savent transformer l'inépuisable plomb du malheur en pépites de rire. 353 pages Edition : 2005

    11,50 €
  • Andras : Ainsi nous leur faisons la guerre

    En 1903, dans une université londonienne, un professeur pratique une expérience sur un chien en vie. Révélée par deux jeunes femmes, l’affaire divisera bientôt toute la Grande-Bretagne. En 1985, sur un campus californien, un bébé singe est rendu aveugle dans le cadre de recherches sur les sonars. Une opération de sauvetage est organisée par le Front de libération des animaux. En 2014, à Charleville-Mézières, une vache et son veau tombent accidentellement d’une bétaillère sur une trois-voies, entraînant une traque policière dans toute la ville.
    Dans cette fresque en trois panneaux d’un siècle où s’entrecroisent les causes animale, sociale et féministe, l’évocation des rapports entre bêtes et humains à l’ère industrielle révèle la nature de nos relations ordinaires avec le reste du vivant.

    édition : mai 2021

    9,80 €
  • Andras : De nos freres blessés

    Le jeune auteur de “De nos frères blessés” a expliqué pourquoi il refuse de recevoir le prestigieux prix littéraire dans la catégorie premier roman. Pour lui, la compétition est en effet incompatible avec l'écriture et la création.

    Alger, 1956. Fernand Iveton a trente ans quand il pose une bombe dans son usine. Ouvrier indépendantiste, il a choisi un local à l’écart des ateliers pour cet acte symbolique : il s’agit de marquer les esprits, pas les corps. Il est arrêté avant que l’engin n’explose, n’a tué ni blessé personne, n’est coupable que d’une intention de sabotage, le voilà pourtant condamné à la peine capitale.
    Si le roman relate l’interrogatoire, la détention, le procès d’Iveton, il évoque également l’enfance de Fernand dans son pays, l’Algérie, et s’attarde sur sa rencontre avec celle qu’il épousa. Car avant d’être le héros ou le terroriste que l’opinion publique verra en lui, Fernand fut simplement un homme, un idéaliste qui aima sa terre, sa femme, ses amis, la vie – et la liberté, qu’il espéra pour tous les frères humains.
    Quand la Justice s’est montrée indigne, la littérature peut demander réparation. Lyrique et habité, Joseph Andras questionne les angles morts du récit national et signe un fulgurant exercice d’admiration.

    édition : mai 2016

    6,70 €
  • Andras : KAnaky

    En avril-mai 1988, l'affaire de la prise d'otages de la grotte d'Ouvéa, en Nouvelle-Calédonie, s'est soldée par une intervention militaire et un bilan de 21 morts, dont 19 Kanaks.
    Parmi eux, Alphonse Dianou, vingt-huit ans, meneur charismatique du FLNKS. Parti enquêter sur ce personnage complexe, Joseph Andras a rencontré, sur un atoll du bout du monde, des citoyens français dont beaucoup rêvent d'indépendance.

    édition poche : aout 2020

    8,70 €
  • Augier : De l'ardeur, histoire de Razan Zaïtouneh avocate syrienne

    Avocate, militante des droits de l'homme, figure de la dissidence syrienne, Razan Zaitouneh s'appliquait à documenter les crimes commis dans son pays par le régime mais aussi par les groupes intégristes, à recueillir la parole de ceux qui avaient survécu à la torture et à l'enfermement - quand, en décembre 2013, elle fut enlevée avec trois de ses compagnons de lutte. Depuis lors, on est sans nouvelles.
    De l'ardeur reconstitue son portrait, recompose le puzzle éclaté de la révolution en Syrie, et du "crime permanent" qu'est devenu ce pays. En découvrant son combat et son sort, Justine Augier, qui a elle-même mis à distance ses premiers élans humanitaires, est saisie par la résonance que cet engagement aussi total qu'épris de nuances trouve dans ses propres questionnements.
    Récit d'une enquête et d'une obsession intime, partage d'un vertige, son livre est le lieu de cette rencontre, dans la brûlure de l'absence de Razan. Plongée dans l'histoire au présent, De l'ardeur nous donne un accès précieux à cette réalité insaisissable dans son assassine absurdité, et si violemment parallèle à notre confort occidental peu à peu menacé. Et ce, dans un respect absolu de la dignité du langage, dans la lucidité d'une impuissance certaine et néanmoins étrangère à toute reddition.

    édition : janvier 2018

    8,70 €
  • Aya Cissoko : N'ba

    « Je n’aime pas la saleté ! » Tout doit être propre et en ordre, à commencer par les enfants. L’hygiène a occupé une place prépondérante dans son éducation et dans la nôtre. Ma mère regrette le temps où elle nous lavait elle-même. Rien de mieux que le gant de crin et un bloc de savon de Marseille pour obtenir un résultat irréprochable. « Je vais frotter jusqu’à ça brille. » Elle arrive à se convaincre que la peau fonce depuis que ce n’est plus elle qui s’en occupe : « Tu es en train de noircir. »

    édition : mars 2016

    17,00 €
  • Babel Isaac : Contes d'Odessa

    Ce recueil réunit la majeure partie des récits écrits par Babel à partir de 1924 et jusqu'en 1937. Tous sont construits à partir d'événements vécus ou de personnages réels. Les Contes d'Odessa décrivent un milieu très particulier : celui des bas-fonds juifs du grand port de la Mer Noire où les Juifs formaient près d'un tiers de la population. Gangsters, charretiers, intermédiaires malhonnêtes du ghetto de la Moldavanka y sont évoqués avec truculence, humour et tendresse.
    Le roi de cette pègre, Bénia Krik, est un brigand au coeur d'or, beau et fort, sorte d'antithèse à l'image traditionnelle du Juif chétif, humilié et persécuté. Dans Histoire de mon pigeonnier, Premier amour, L'Eveil, Dans le sous-sol, Babel a incorporé beaucoup d'éléments de sa propre biographie, son enfance studieuse de petit garçon juif nourri de Talmud, gavé de lectures, mais incapable d'apprendre à nager ou de reconnaître les arbres et les oiseaux, son expérience tragique de la condition juive au cours des pogroms de 1905, l'éveil de sa vocation littéraire, confessions intimes faites avec un mélange de lyrisme et d'ironie.
    Babel vit dans la révolution une possibilité de libération et la fin de l'antisémitisme. Karl Yankel représente, sur le mode humoristique, le choc de la tradition juive et des idées révolutionnaires qui devait transformer en commissaires bolcheviques les fils des vieilles juives à perruques.
    De ses séjours à Paris, il a rapporté quelques scènes de la vie parisienne (Le Jugement, La Rue Dante) pleines de vivacité et de mordant.
    Grand admirateur de Flaubert et de Maupassant, Babel attachait une importance extrême au style. Dans la nouvelle intitulée Guy de Maupassant, il exprime son souci de la brièveté, du mot juste, du point placé au bon endroit "capable de transpercer et de glacer le coeur humain".

    édition Actes Sud Babel 1999, mais le visuel correspond à l'édition Gallimard de 2016.

    9,80 €
  • Babel Isaac : Mes premiers honoraires

    Après l'arrestation de Babel en 1939, un interdit absolu a pesé sur l'homme et sur son oeuvre. Son nom fut banni des manuels et des encyclopédies, ses écrits devinrent introuvables. De là vient que les dix-sept récits recueilli dans le présent volume s'étendent sur toute la vie littéraire de Babel. Comme tous ses écrits déjà connus, ils sont nourris d'expériences vécues, mettent en scène des personnages réels. Rien ici d'inventé, dirait-on, rien d'imaginaire : et cependant, à travers la diversité des thèmes, la présence incomparable de Babel affirmée partout, composé unique de précision, de densité, d'émotion et d'humour. Traduit du russe par Adèle Bloch 232 pages Edition : 2005

    10,50 €
  • Baldwin : L'homme qui meurt

    Etats-Unis, années 1960. Au sommet de sa carrière, l'acteur noir américain Leo Proudhammer est terrassé par une crise cardiaque. Alors qu'il oscille entre la vie et la mort, il se remémore les choix qui l'ont rendu célèbre mais aussi terriblement vulnérable. De son enfance dans les rues de Harlem à son entrée dans le monde du théâtre, l'existence de Leo est déchirée par le désir et la perte, la honte et la rage : un frère qui disparaît, une liaison avec une femme blanche...
    Toujours affleure l'angoisse d'être noir dans une société au bord de la guerre raciale. Dans ce roman tendre et passionné, James Baldwin a créé l'un de ses personnages les plus bouleversants : un homme qui a du mal à devenir lui-même. Ecrit en 1968, L'homme qui meurt est devenu une oeuvre majeure de la littérature américaine.

    édition poche janvier 2020

    9,80 €
  • Baldwin : La chambre de Giovanni

    Les histoires d'amour tourmentées et douloureuses d'un jeune Américain à Paris dans les années 50. La sincérité et l'audace avec lesquelles James Baldwin décrit le trouble émotionnel de David, déchiré entre Giovanni et Hella, font de ce livre un classique.
    Nouvelle traduction d'un des premiers et plus beaux livres de James Baldwin, introuvable depuis plus de vingt-cinq ans. James Baldwin est né en 1924 à Harlem. Enfant illégitime élevé par un pasteur noir il se rebelle très jeune. À vingt-quatre ans il vient en France et commence une oeuvre importante composée de romans mais aussi d'essais politiques sur la conscience noire. Il meurt en 1987 à Paris.

    édition : octobre 2017

    8,15 €
  • Baldwin : La prochaine fois le feu

    Tant par l'actualité des phénomènes dont il présente l'analyse irréfutable que par le mélange de douleur contenue et d'ironie cinglante qui lui donne ce ton si particulier, ce témoignage ne manquera pas d'attirer l'attention du lecteur qui en retiendra les qualités littéraires autant que l'importance politique.

    ré edition : mars 2018

    7,00 €
  • Baldwin : Le diable trouve à faire

    "Mon amie Ava Gardner m'a demandé un jour si je pensais qu'elle pouvait incarner Billie Holiday au cinéma. Je dus lui répondre que, même si elle avait sans doute tout ce qu'il fallait pour ça - elle était assez courageuse, honnête et belle -, il était presque certain qu'on ne le tolérerait pas, puisqu'il était de notoriété publique que Billie Holiday était noire et qu'elle, Ava Gardner, était blanche.
    Ce n'était pas vraiment une plaisanterie, ou alors une plaisanterie amère, car je connais assurément certaines filles noires bien plus blanches qu'Ava." Paru aux Etats-Unis en 1976 et jusqu'ici inédit en français, Le Diable trouve à faire révèle une autre facette du grand écrivain James Baldwin : celle d'un critique au regard incisif, attaché à explorer les fantasmes, illusions et préjugés des films qui ont marqué sa vie.
    Dans son style à la fois vif et lyrique, il parcourt ses premiers souvenirs de cinéma, indissociables des difficultés familiales et de sa découverte de la société dans laquelle il vit. Naissance d'une nation, Lawrence d'Arabie, Devine qui vient dîner..., Dans la chaleur de la nuit, L'Exorciste, ou encore le physique de Bette Davis sont autant d'occasions de confronter son monde à celui d'Hollywood, et de constater le gouffre qui les sépare.

    edition novembre 2018

    17,00 €
  • Baldwin : Un autre pays

    Rufus Scott n'en pouvait plus de vivre dans le monde cruel et implacable des Blancs, humilié, abandonné de tous, écrasé par le poids d'une cité inhumaine.
    Par une nuit froide de novembre, il est allé s'engloutir à jamais dans l'eau glacée du fleuve.
    Ce drame est le point de départ d'une œuvre émouvante, violente et passionnée dont les personnages, à la recherche d'eux-mêmes et du bonheur, tentent désespérément de renverser les barrières de la ségrégation raciale et des conventions bourgeoises. Dans ce livre inoubliable, James Baldwin s'affirme une fois de plus comme le porte-parole le plus brillant et le plus éloquent de la minorité noire aux Etats-Unis.

    édition : février 2019

    9,40 €
  • Banks : Lointain souvenir de la peau

    Le grand roman du nouveau désordre sexuel, à l’ère d’Internet et de la pornographie en ligne, à travers le personnage d’un jeune délinquant sexuel incarnant l’enfer d’une addiction aussi particulière que largement répandue et le supplice de l’exclusion qui peut la sanctionner. Sur la disparition du corps confisqué par le “virtuel” et sur ses nécessaires réémergences pathologiques,
    édition : août 2013

    9,80 €
  • Banks Russell : Continents à la dérive

    Un réparateur de chaudières dans une petite ville du New Hampshire abandonne son quotidien misérable et part pour la Floride avec sa famille, attiré par un nouvel avatar du rêve américain. A plusieurs milliers de kilomètres de là, une jeune Haïtienne fuit la violence et la pauvreté de son pays natal pour rejoindre l'Amérique... de ses rêves. Les deux destins finiront par se croiser dans cet ample roman sur l'errance et l'injustice.

    édition : janvier 2021

    11,80 €
  • Banks Russell : Un membre permanent de la famille

    Douze nouvelles d’une extraordinaire intensité et peuplées de personnages cheminant sur le fil du rasoir, description du monde des petites gens croulant sous le poids d’une vie quotidienne dure et pauvre ou de la tragédie.
    Russell Banks est très actif politiquement, n’hésitant pas à critiquer ouvertement son gouvernement (il a pris position contre l’intervention en Irak et contre le Patriot Act)édition :octobre 2016

    7,80 €
  • Bialot : La station Saint-Martin est fermée au public

    À la fin de la Seconde Guerre mondiale, un jeune homme agonisant est ramassé par des soldats américains, sur une route allemande parsemée de cadavres. Surnommé Alex, il a tout oublié de l'enfer qu'il a traversé. Jusqu'à son propre nom. La seule identité qu'il lui reste, c'est un matricule tatoué sur l'avantbras gauche. Auschwitz. Soigné par des médecins militaires français, il réapprend à vivre et découvre l'amour. Lentement, reviennent les images de son passé : l'arrestation, la détention au camp de Gurs et sa déportation. Au gré de son errance dans Paris, un nom frappe sa mémoire, celui d'une station de métro. La retrouver, c'est renouer les fils d'une mémoire occultée. Né à Varsovie, Joseph Bialot a fait le récit de son retour d'Auschwitz dans C'est en hiver que les jours rallongent, dont ce livre est en quelque sorte le pendant romanesque. 171 pages Edition : 2006

    7,70 €
  • Bibimoune : Dans la peau d'un Thug

    ROMAN SUR LE RACISME QUOTIDIEN POUR ADOS;

    Youssef Bekri, jeune homme de vingt-cinq ans surnommé « You », est un banlieusard tourmenté. Il voit sa vie se transformer un peu plus après le meurtre brutal de son meilleur ami. Anéanti, il se replie sur lui-même et ne croit plus en un avenir heureux. Sa vie oscille désormais entre religion, activités illicites et deuil. Seules quelques « petites meufs » tentent du mieux qu'elles peuvent de lui maintenir un semblant d'humanité.
    Malgré tout, You va essayer de trouver une raison de vivre en enquêtant sur l'assassinat de son ami. Mais cette quête ultime, destinée à retrouver les coupables et à réfréner sa haine, engendrera plus de drames que de satisfactions...

    Note de l'éditeur : Le terme "Thug" est un acronyme inventé par Tupac Shakur, un célèbre rappeur américain mort assassiné, pour désigner une certaine catégorie de voyous. Il signifie "The Hate U (you) Give" ("La haine que tu transmets"). On parle de "Thug Life" pour désigner le mode et code de vie de certains voyous dans les ghettos américains.

    édition : septembre 2013

    17,90 €
  • Bouillier : Charlot déprime

    Connaissez-vous l'anagramme exact de "Charlot déprime "?
    Comment parler du mouvement des gilets jaunes ? Qu'en voir au-delà des images diffusées comme de ses a priori ? Quel soutien lui apporter, si soutien il y a lieu ? C'est pour répondre à ces questions que Grégoire Bouillier, au plus fort de la mobilisation, a suivi les manifestations sur les Champs-Elysées. Entre gaz lacrymogènes, rencontres fumeuses et mal aux pieds, son reportage gonzo ne décrit pourtant que la moitié de la vérité.
    Car deux jours plus tard, il fait un rêve, dans lequel ce qu'il a vécu du côté de l'Arc de triomphe se trouve à la fois transfiguré et élucidé. Dès lors, un autre récit devient possible. Un récit ayant valeur d'engagement, puisque la littérature se veut ici la continuation de la politique par un autre moyen. "C'était là, bien visible, imparable. Le secret de mon rêve. Son message même. Qui résonnait follement avec ce qui se passait en France.
    Avec toute cette histoire des gilets jaunes. Avec une saloperie si bien établie que personne ne la remarque à force de l'avoir intériorisée. Voici que je savais tout à coup pourquoi j'étais allé sur les Champs-Elysées, l'autre samedi. Je voyais l'image dans le chaos. L'explication qui manquait. Je n'avais plus aucun doute. J'avais trouvé les mots pour le dire."

    édition : mars 2019

    5,00 €
  • Boyden : Le chemin des âmes

    1919. Nord de l'Ontario. Niska, une vieille Indienne Cree, attend sur un quai de gare le retour d'un soldat qui a survécu à la guerre. Pourtant, l'homme qui descend du train n'est pas Elijah, mais son neveu Xavier qu'elle croyait disparu, ou plutôt son ombre malade et méconnaissable. lYois jours durant, à bord du canoë qui les ramène chez eux, Xavier, entre la vie et la mort, replonge dans les eaux sombres de son passé. En 1914, Xavier et Elijah, son meilleur ami, s'étaient engagés dans l'armée canadienne, certains l'un et l'autre de vivre l'aventure de leur vie. Mais sur les champs de bataille français, l'enfer les attendait...
    À travers le destin brisé de ces deux personnages, Joseph Boyden évoque, dans ce remarquable premier roman, l'horreur de la guerre avec une force rare. Déchirant, passionnant, Le chemin des âmes est aussi une réflexion sur notre propre humanité et ce qui la menace.
    « Un roman brillant et sombre à la fois. Il vous fera peut-être souffrir, mais ça en vaut véritablement la peine.
    "Irrésistible. » Jim Harrison
    « Authentique et déchirant, un récit magistral de l'enfer comme de la façon d'en guérir. Un livre grave, imposant et passionné. » Louise Erdrich

    390 pages édition : mai 2006

    7,90 €
  • Brisac : Vie de ma voisine

    Ça commence comme une nouvelle d’Alice Munro : lors de son déménagement, une romancière est abordée par sa voisine du dessus qui l’a reconnue, et l’invite chez elle pour parler de Charlotte Delbo.
    Ça continue comme un récit d’Isaac Babel. Car les parents de Jenny, la voisine née en 1925, étaient des Juifs polonais membres du Bund, immigrés en France un an avant sa naissance.
    Mais c’est un livre de Geneviève Brisac, un « roman vrai » en forme de traversée du siècle : la vie à Paris dans les années 1930, la Révolution trahie à Moscou, l’Occupation – Jenny et son frère livrés à eux-mêmes après la rafle du Vel' d’Hiv, la déportation des parents, la peur, la faim, les humiliations, et l’histoire d’une merveilleuse amitié. Le roman d’apprentissage d’une jeune institutrice douée d’une indomptable vitalité, que ni les deuils ni les tragédies ne parviendront à affaiblir.
    Ça se termine à Moscou en 1992, dans la salle du tribunal où Staline fit condamner à mort les chefs de la révolution d’Octobre, par la rencontre improbable mais réelle entre des « zeks » rescapés du Goulag et une délégation de survivants des camps nazis.
    À l’écoute de Jenny, Geneviève Brisac rend justice aux héros de notre temps, à celles et ceux qui, dans l’ombre, ont su garder vivant le goût de la fraternité et de l’utopie.

    édition poche : mars2018

    6,50 €