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Marxisme moderne


  • Actuel Marx : Le racisme après les races

    D'où vient le «racisme»? Et quel est son avenir? Cet ensemble de travaux de philosophes, d'anthropologues et d'historiens vise à cerner les origines du phénomène, les circonstances singulières de la construction de son concept, l'imbrication complexe de l'oppression de «race» avec la domination de «sexe» et de «classe», le refoulement, la dénégation, dont il fait l'objet dans la tradition française, les conditions de son omniprésence souterraine dans l'Europe d'aujourd'hui. DOSSIER : LE RACISME APRÈS LES RACES COORDONNÉ PAR ÉTIENNE BALIBAR ÉTIENNE BALIBAR, La construction du racisme GÉRARD MOLINA, Charles Darwin et la question du racisme scientifique FRANÇOISE VERGES, « Le Nègre n'est pas. Pas plus que le Blanc ». Frantz Fanon, esclavage, race et racisme. MAHMOOD MAMDANI, Race et ethnicité dans le contexte africain ANN LAURA STOLER, Genre et moralité dans la construction impériale de la race PHILOMENA ESSED, Racisme et préférence pour l'identique: du clonage culturel dans la vie quotidienne ALBERTO BURGIO, La « guerre des races » et le Nouvel Ordre Européen INTERVENTIONS RAHEL JAEGGI, Une critique des formes de vie est-elle possible? Le négativisme éthique d'Adorno dans Minima Moralia JEAN-PHILIPPE DERANTY, Les horizons marxistes de l'éthique de la reconnaissance OLIVIER NEVEUX, La déclaration d'État. Sur le « théâtre politique » d'Alain Badiou ISAAC JOHSUA, Penser le socialisme comme un possible 222 pages Edition : 2005

    24,50 €
  • Actuel Marx : Sartre, Lukacs, Althusser des marxistes en philosophe

    L'idée de rassembler en un seul volume des textes sur Sartre, Lukâcs et Althusser aurait relevé, il n'y a pas si longtemps, de la gageure. Aujourd'hui même, elle n'a rien d'une évidence, tant sont encore présentes dans les esprits les querelles et polémiques qui ont vu s'opposer les trois penseurs ici choisis. Histoire passée ? Sans doute, à condition toutefois de la penser. Sartre, Lukàcs ou Althusser représentent pourtant des moments majeurs du travail que quelque chose qui s'est nommé « le » marxisme a pu mener en philosophie au cours du siècle. A ceux qui voudraient l'oublier, et tenter de nous entraîner dans ce refoulement, il convient également de rappeler qu'ils en incarnent autant de versions résolument hérétiques. Et c'est dans le sens de cette entreprise, communément partagée et diversement menée, d'une critique radicale de l'orthodoxie se réclamant de Marx, que la discussion sur leur apport respectif peut véritablement commencer. S'il en est ainsi, alors Sartre, Lukàcs et Althusser représentent autant de tentatives de réaction à la transformation du marxisme en grand récit métaphysique au service des appareils politiques issus de la révolution fondatrice du « court xXe siècle » mais aussi de son involution, qui conduisit finalement à l'implosion et à la défaite. Nous pensons que les études regroupées dans ce volume, par la diversité de leurs approches et de leurs problématiques, vont contribuer à engager précisément ce débat. Avec les contributions de V. Charbonnier, A. Chryssis, M. Kail, F. Jameson, E. Kouvelakis, P. Macherey, W. Montag, R. Sobel, N. Tertulian, A. Tosel, M. Verret, S. Zizek 211 pages Edition : 2005

    22,50 €
  • Adorno : Le caractère fétiche dans la musique

    L'ensemble de la vie musicale contemporaine est dominé par la forme de la marchandise : les derniers vestiges précapitalistes ont disparu. La musique, à laquelle on accorde avec générosité tous les attributs des choses éthérées et sublimes, sert essentiellement à la publicité des marchandises que l'on doit précisément acquérir pour pouvoir écouter de la musique. T. W. Adorno 85 pages Edition : 2001

    6,10 €
  • Adorno : Sur Walter Benjamin

    Il n'était pas le talent qui se construit calmement mais le génie qui se trouve en nageant à contre-courant avec l'énergie du désespoir. Theodor W. Adorno 177 pages Edition POCHE FOLIO : 2001

    9,40 €
  • Althusser : Ecrits philosophiques et politiques. Tome I

    Tome I

    Louis Althusser est devenu célèbre en publiant en 1965 Pour Marx et LireLe Capital. Mais l'éclat de cette pensée fondatrice d'école ne doit pas faire oublier qu'elle ne fut qu'un moment d'un itinéraire philosophique. Pratiquement inconnus jusqu'alors, les écrits de jeunesse de Louis Althusser sont marqués par un double passage de Hegel à Marx et du catholicisme au communisme. Publiés ici dans leur quasi-totalité, ils comprennent notamment des libelles aux titres évocateurs :
    L'Internationale des bons sentiments et Sur l'obscénité conjugale, un mémoire universitaire passionnément hégélien et une longue lettre à jean Lacroix qui éclairent bien des renversements ultérieurs.
    La seconde partie de ce volume met en évidence la complexité largement méconnue des textes écrits par Althusser au cours des années 1970, placés d'emblée sous le signe de la crise : crise personnelle, mais aussi crise de la théorie marxiste longuement analysée par le texte qui domine cette période : Marx dans ses limites.
    Dans ses derniers écrits, après 1980, Louis Althusser tente d'arracher à la nuit une réflexion sur ce qu'il appelle désormais « matérialisme de la rencontre », puis « matérialisme aléatoire ». Il y est question de vide et de train qui ne mène nulle part.
    Ces textes ont été réunis et présentés par François Matheron.

    605 pages

    Attention le visuel est celui du livre de poche qui est épuisé. Le livre en vente est donc en grand format.

    Edition : 1994

    38,00 €
  • Althusser : Ecrits philosophiques et politiques. Tome II

    Tome II

    Les écrits publiés dans ce volume appartiennent tous à la période de maturité de Louis Althusser, dont la richesse ne se réduit pas aux ouvrages qui l'ont rendu célèbre.
    Althusser fut ainsi un prodigieux lecteur des classiques de la philosophie. Travail de toute une vie, Machiavel et nous, qui ouvre ce recueil, est sans conteste une de ses oeuvres maîtresses. Il est suivi d'un texte sur Feuerbach, où se déploie un même principe : une philosophie ne vaut que par les espaces qu'elle ouvre.
    La seconde partie de ce livre est consacrée à l'un des grands objectifs d'Althusser : construire une définition de la philosophie. Elle propose un état de sa réflexion en 1967-1968, avec son cinquième Cours de philosophie pour scientifiques, et un ensemble de «notes philosophiques» où l'on peut voir une pensée à la recherche d'elle-même. • Un troisième ensemble met en évidence l'« agitateur politique en philosophie « qu'Althusser se plaisait à être. On y trouve notamment une conférence sur la conjoncture philosophique et une longue mise au point sur La Querelle de l'humanisme.
    Les écrits sur l'art confirment enfin la place du théâtre dans le travail théorique de Louis Althusser, tandis que ses textes sur la peinture rayonnent du bonheur de la liberté.
    Textes réunis et présentés par François Matheron

    632 pages

    Attention le visuel est celui du livre de poche qui est épuisé. Le livre en vente est donc en grand format

    Edition : 1995

    38,00 €
  • Althusser : Pour Marx

    Ce recueil d'articles, publié pour la première fois en 1965 aux Éditions François Maspero, a connu un succès exceptionnel pour un ouvrage théorique : quinze tirages (soit 45 000 exemplaires) et de très nombreuses traductions. Comme le notait Élisabeth Badinter dans Combat du 25 avril 1974: « Les étudiants et les intellectuels marxistes découvrirent Althusser et à travers lui, sinon un nouveau Marx, du moins une nouvelle façon de le lire. Depuis la Critique de la raison dialectique de Sartre, Althusser est le seul philosophe à proposer une interprétation vraiment originale des oeuvres de Marx. »
    Depuis les années 1960, les études marxistes n'ont pu ignorer cette approche qui établissait une «coupure épistémologique» dans l'oeuvre marxienne, séparant les textes idéologiques du jeune Marx de ceux plus scientifiques du Marx de la maturité. Elle offrait aussi une autre évaluation de l'apport de Hegel à Marx et n'hésitait pas à s'inspirer des réflexions philosophiques de Mao Zedong pour nourrir sa propre philosophie. Rares sont les livres ayant suscité autant de passions théoriques et provoqué autant de débats.
    »Comment expliquer une telle influence? D'abord, évidemment, par la nouveauté qui caractérise, dans les années 1960-1965, sa lecture de Marx. Lecture "symptomale", au sens freudien du terme, c'est-à-dire attentive au non-dit tout autant qu'au discours explicite... Il s'agit d'en finir avec la version humaniste, bavarde et idéologique du marxisme vulgaire et de donner le jour à une véritable pratique révolutionnaire, fondée sur un savoir rigoureux. « LE MONDE
    Louis Althusser (1918-1990), diplômé de l École normale supérieure, «caïman» à l École de la rue d'Ulm, y a enseigné la philosophie. Sa pensée a transformé l'analyse de l'ceuvre de Marx. Il dirigea la collection « Théorie » aux Éditions Maspero. Il a notamment publié Philosophie et philosophie spontanée des savants (1974) et Positions (1976). Certaines de ses oeuures ont également été publiées de manière posthume : Écrits sur la psychanalyse (1993) et Écrits philosophiques et politiques 1 et 2 (1994, 1995).

    277 pages Edition : 2005

    13,00 €
  • Andréani : Le socialisme est (a)venir T1

    Tome 1 : l'inventaire Ce livre brise un tabou. Il entend parler à nouveau non seulement des socialismes historiques, ceux d'hier et d'aujourd'hui, mais encore des socialismes possibles pour demain. Le socialisme est à venir. Cela ne veut pas dire que les « socialismes » qui se sont écroulés n'avaient aucun rapport avec le socialisme. L'auteur en examine le « legs historique » car ces « socialismes » ont représenté une invention historique considérable même s'ils ont été aussi l'opposé de ce que pourrait être le communisme. Celui-ci ne peut être qu'une société traversée de contradictions qui, correctement appréhendées, peuvent jouer dans le sens du progrès humain. C'est à partir de cet horizon qu'on peut interroger les socialismes passés et actuels et penser les principes directeurs d'un socialisme de demain. Le socialisme est (a)venir. Mais rien n'assure qu'il adviendra. D'autres scénarios historiques sont possibles y compris les plus cauchemardesques. Mais c'est du moins cet (a)venir qui pourrait nous sortir de l'impasse où le capitalisme, tel qu'il va, nous conduit. Le tome 1 de cet ouvrage établit un inventaire. Il analyse les conséquences du capitalisme imanciarisé qui soumet la planète à ses lois et à ses exigences : une économie de la richesse qui creuse la pauvreté, des sociétés disloquées, la politique défaite, et par-dessus tout un « déclin de civilisation » dont les symptômes sont multiples. Ce capitalisme est écologiquement, mais aussi socialement et psychologiquement, insoutenable. Il faut donc se préparer au pire, tout en pensant, dès maintenant, un autre avenir. Le tome 2 examinera les socialismes possibles et dans la perspective d'une transition soumettra au débat des propositions. 266 pages Edition : 2001

    22,50 €
  • Andréani : Le socialisme est (a)venir T2

    Tome II : les possibles Il n'y pas d'alternative: c'est au nom de ce slogan thatchérien que l'on impose des « modernisations » qui ne sont le plus souvent qu'un retour à l'ancien et des « réformes » dont la plupart ne sont que des contre-réformes. Avec leur pétition de principe: le capitalisme et la démocratie libérale sont les meilleurs systèmes, ou les moins mauvais. Tout le reste ne serait qu'utopie. C'est doublement faux. L'histoire est, aujourd'hui comme hier, un champ de possibles, que l'on fait advenir ou que l'on empêche de se réaliser, et où il y a de bonnes et de mauvaises bifurcations. De cela le mouvement altermondialiste, dans sa grande diversité, a pris conscience. Quant au socialisme, il n'est pas mort, il a commencé à se réinventer. Le premier tome dressait un inventaire critique du socialisme historique, passé et présent; ce volume explore quelques possibles. Il présente d'abord un bref tableau de trente ans de recherches internationales sur les «modèles de socialisme», qui sont autant d'épures de ce que pourrait être un socialisme combinant l'efficience avec ses finalités (revisitées). Il s'attache ensuite à définir un modèle « heuristique» , qui, tout en s'inscrivant dans la lignée des modèles autogestionnaires, se veut intégrateur et laisse plusieurs portes ouvertes. Le socialisme à venir serait multiple, avec un secteur public, un secteur «socialisé», et certaines formes privées de propriété. Il ne mettrait pas à bas le capitalisme, mais le ferait reculer. Il prendrait acte de la mondialisation, pour en garder les avantages tout en combattant ses méfaits, y compris au niveau de l'environnement. Enfin ce volume se clôt par «deux propositions pour le temps présent», qui se veulent concrètes et réalisables à court terme. Car il est urgent de changer de cap. La gauche a besoin d'un nouveau projet pour sortir de sa grave crise d'identité et se remettre en selle. Surtout c'est une véritable course de vitesse qui est engagée: demain, si l'on n'a pas fixé un nouveau cap, la démocratie sera encore plus difficile et le monde encore plus invivable. 289 pages Edition : 2004

    25,50 €
  • Artous : Démocratie, Citoyenneté Emancipation

    La mondialisation capitaliste met à mal les territoires politiques et "réféodalise" l'espace public. L'ordre libéral porté par la marchandisation promeut la "gouvernance" et les figures de l'égalité citoyenne et de la souveraineté populaire s'estompent.

    Une politique d'émancipation doit inventer de nouveaux territoires politiques et mettre en avant un universalisme démocratique qui s'oppose au retour du sacré et des ethnies.

    Pour en parler, Antoine Artous a choisi de revenir sur des débats qui se sont amorcés dans les années 1980 pour se poursuivre jusqu'à nos jours. Ils concernent la logique de la démocratie moderne, analysée, par exemple, par Claude Lefort dans sa critique de La question juive de Marx. Il revient aussi sur les rapports entre territoire, citoyenneté et souveraineté populaire, catégories que récuse Antonio Negri.

    Notre époque a vu se développer un néolibéralisme à la française, bien représenté par Pierre Rosanvallon, qui tourne au néoconservatisme avec Marcel Gauchet. Elle a connu aussi une relance de la pensée démocratique radicale, avec des auteurs comme Étienne Balibar et Jacques Rancière.

    Le retour sur ces discussions n'est pas académique, il vise à éclairer des problèmes politiques actuels. Il vise également à donner un peu de profondeur historique à la réflexion sur la reformulation d'un projet d'émancipation.

    160pages édition : février 2010

    18,00 €
  • Artous : Travail et émancipation sociale. Marx et le travail

    Pour qui veut porter un regard critique sur le travail, son organisation et sa place dans nos sociétés, la confrontation avec Marx est incontournable. Non pas pour faire une exégèse savante des textes ou restituer une vérité qui aurait été cachée mais pour traiter des problèmes qu'il a rencontrés, des réponses qu'il a apportées, des contradictions auxquelles il s'est heurté. Si le dispositif théorique mis en place par Marx a structuré l'horizon de la période historique passée, ses analyses sont toujours actuelles car le capitalisme c'est toujours l'assujettissement des individus à une production dominée par la valorisation marchande et le développement de la précarité et de l'insécurité sociale. S'il est toujours indispensable de remettre en cause l'organisation capitaliste du travail tout en se battant pour le droit à l'emploi, il est également nécessaire de jeter un regard critique sur un mouvement ouvrier qui a, trop souvent, valorisé le travail. Et au-delà sur une perspective d'émancipation tout entière centrée sur la réorganisation de la vie sociale autour d'une production enfin libérée de la domination du capital. Si Marx n'a pas échappé à cette vision, il trace toutefois un autre horizon dont l'actualité est étonnante. Celui d'une émancipation pensée à travers une dialectique du temps de travail et du temps libre, permise par une réduction massive du temps de travail. Edition : 2016

    12,00 €
  • Badiou : L'aventure de la philosophie française (depuis 1960)

    Avec Alain Badiou, nous avons la chance d’avoir à la fois un témoin et un acteur dans le domaine. Ceux dont il parle dans ce livre, il les a tous connus : les uns ont été ses maîtres (Althusser, Canguilhem), d’autres de grands aînés (Foucault, Deleuze), d’autres des contemporains. Certains sont ou ont été des compagnons de lutte, d’autres des adversaires philosophiques. C’est irremplaçable : très rares sont ceux qui peuvent rassembler de tels textes. Dans ce livre, il est question de la Révolution culturelle, bien sûr – chez Lardreau et Jambet (L’Ange), de Kant (chez Françoise Proust), du sujet (chez Canguilhem, et, de façon presque opposée, chez Ricoeur). On y trouve un long texte sur Rancière ("J’en ai dit par le passé assez de mal, ma réserve est épuisée. Oui, oui, nous sommes frères, tout le monde le voit, et moi aussi, à la fin."). Badiou rend hommage à Sartre ("un de nos rares éclaireurs"), à Althusser (celui de 1966, époque de Lire le Capital). Il est plus critique envers Jean-Luc Nancy ("Je me suis demandé si la tâche la plus ingrate et la plus difficile n’était pas de tenter de dire du mal de cet homme incontesté") ; envers Lyotard, mais non sans respect ("Si pour moi Jean-François Lyotard, le philosophe, regarde exagérément au désert de sable du multiple, il faut convenir que “l’ombre d’un grand oiseau lui passe sur la face” "). Critique admirative, encore, que celle du Pli de Deleuze ("Quand on lit Deleuze, on ne sait jamais exactement qui parle, ni qui assure ce qui est dit, ou s’en déclare certain. Leibniz ? Deleuze ? Le lecteur de bonne foi ? L’artiste de passage ?"). Ce livre est un grand ensemble philosophique, parfois difficile, souvent drôle, toujours original et passionné. 270 pages édition : octobre 2012

    16,00 €
  • Badiou : L'hypothèse communiste

    TIRE DU SITE : l'oppressoir.net Par Alain Badiou A l’occasion de la sortie de son bouquin, : L’hypothèse Communiste : À quelles conditions peut-on parler de l’échec d’une vision politique  ? « L’hypothèse communiste revient à dire que le devenir de l’humanité n’est pas condamné à la domination planétaire du capitalisme, aux inégalités monstrueuses qui l’accompagnent, à l’obscène division du travail et à la « démocratie » qui est, de tout cela, le concentré étatique, organisant en fait le pouvoir sans partage d’une oligarchie très étroite. » Dans mon livre De quoi Sarkozy est-il le nom ? , j’ai proposé d’appeler « hypothèse communiste » ce qui a animé, de la Révolution française aux années quatre-vingt du XXe siècle, les politiques révolutionnaires, ou politiques d’émancipation. Cette appellation concerne quelques principes. Certains sont négatifs  : la conviction qu’on ne saurait confier l’organisation de la société à la concurrence des égoïsmes, et que donc la propriété privée doit être sévèrement limitée. Ou  : l’État, puissance répressive extérieure, est appelé à disparaître. Ou encore  : il convient de faire cesser toute opposition sociale entre le travail intellectuel et le travail manuel. D’autres principes sont quant à eux positifs  : un seul monde des humains vivants doit se substituer à la fermeture des territoires. Ou  : l’égalité est la seule maxime fondamentale de toute politique. Ou encore  : la figure créatrice du travail exige la polyvalence de tous en lieu et place de la division et de la spécialisation. Le jugement que la Restauration politique rampante a imposé depuis trente ans est que toutes les tentatives de réalisation des principes que résume l’hypothèse communiste se sont soldées par de tragiques échecs, et que l’hypothèse est donc invalidée par l’Histoire. De là qu’il faudrait se résigner, comme au moindre mal, à l’économie de marché, à une démocratie élective rabougrie, à la pérennité des inégalités, à d’innombrables guerres sordides, et finalement à l’insignifiance de la vie. On pourrait sur ce point remarquer que le capitalisme, même si on considère les choses en gros, n’a nullement fait la preuve qu’il était un « moindre mal » . Pour quelques séquences (jamais plus de vingt-cinq ans) d’une prospérité localisée qui ressemble fort à un gaspillage irrationnel, du reste très chèrement payée dans les zones (les plus nombreuses, les plus peuplées) où cette prospérité et ce gaspillage n’existent pas, que de guerres atroces, que de pillages, que de répressions féroces  ! Que de crises où disparaissent des quantités inimaginables de valeur  ! Que de stupidité dans une conception enchaînée et dérisoire de l’existence  ! Si le communisme a été jugé sur quelques années d’expérience tâtonnante et encerclée, le capitalisme, lui, peut être évalué sur plusieurs siècles de domination installée. Si sanglantes et coûteuses qu’aient été les expériences se réclamant du communisme, elles ne sauraient être comparées aux destructions immenses, aux massacres irréversibles, aux désespoirs et aux abaissements auxquels a conduit le capitalisme, non pas même au service d’une idée, mais uniquement pour pouvoir continuer à étendre et sa rapine de gangster huppé, et sa mécanique et vaine proposition marchande. L’hypothèse communiste en est encore, historiquement, à ses tous débuts. S’agissant en revanche de l’antique capitalisme, le verdict, solidement étayé, me semble aller de soi  : inacceptable, il doit être détruit. Ce livre, toutefois, s’il lui accorde quelques pages, n’est pas centré sur une approche critique. Il envisage directement la fameuse « preuve » historique de « l’échec » du communisme. Sur trois exemples caractéristiques d’un tel échec – la Commune de Paris, la Révolution culturelle et Mai 68 –, il interroge en son fond la notion même d’échec. Il conclut que pas plus en matière de politique qu’en matière de science, l’échec local d’une tentative ne peut supprimer le problème dont elle proposait une solution. L’expérimentation historique des politiques est toujours ce à partir de quoi – si bien entendu on ne cède pas à l’obscurantisme du genre « ça ne marche pas, revenons aux vieilles formules oppressives » – on peut inventer de nouvelles solutions aux problèmes sur lesquels cette expérimentation a buté. Le travail politique est intellectuellement minutieux et difficile. Le capitalisme et sa « démocratie » de surface, c’est ce qui est vieux, c’est ce qui est condamné, c’est le renoncement à penser, le renoncement à agir selon les principes d’une pensée. C’est l’hypothèse communiste, quel que soit le nom qu’on lui donne (émancipation, égalité…), qui est nouvelle et légitime. Nous n’y renoncerons pas. A écouter : Entretien avec Alain Badiou : http://oppressoir.net/+Badiou-2-L-Hypthese-Communiste+.html 210 pages édition : avril 2009

    15,30 €
  • Badiou : Les années rouges

    Les Années rouges sont constituées de trois ouvrages qu’Alain Badiou avait publiés chez Maspero : Théorie de la contradiction (1975), De l’idéologie (1976), Le noyau rationnel de la dialectique hégélienne (1977). Ces trois livres, qui forment une trilogie, vise à défendre le maoïsme comme unité de la théorie et de la pratique. La philosophie a un contenu de classe et s’inscrit dans les rapports de force. La dialectique sera l’arme de la lutte philosophique. Dans une préface et un entretien, Alain Badiou revient sur la publication de ces ouvrages. Les Années rouges ont ainsi un triple statut : document historique sur un moment oublié, refoulé ou diabolisé de la théorie politique des années ‘70, étape d’un cheminement qui a conduit Badiou du maoïsme à l’hypothèse communiste, de la question du peuple à celle de la vérité, intervention dans le présent susceptible d’alimenter les débats sur les usages politiques de l’abstraction. Préface inédite de Alain Badiou. Postface de Bruno Bosteels. Entretien de Tzuchien Tho avec Alain Badiou. 350 pages édition : mai 2012

    22,00 €
  • Badiou : Notre mal vient de plus loin, penser les tueries du 13/11

    Dans ce court essai, Alain Badiou revient sur les tueries perpétrées le 13 novembre à Paris et propose d’élucider ce qui est arrivé.
    Qui sont les agents de ce crime de masse ? Et comment qualifier leur action ? Où en est notre monde, du point de vue de ce qui a été ainsi mis en place insidieusement, puis avec acharnement depuis un peu plus de trente ans ? Ce dont nous souffrons, c’est de l’absence à échelle mondiale d’une politique disjointe du capitalisme hégémonique. Tant qu’une proposition stratégique autre ne sera pas faite, le monde restera dans une désorientation essentielle. C’est un travail pour tous que d’essayer de faire que l’histoire de l’humanité change de direction et s’arrache au malheur opaque où en ce moment elle s’enfonce.

    édition : janvier 2016

    5,00 €
  • Badiou Zizek : L'idée du communisme, Berlin 2010

    La conférence de Berlin organisée en mars 2010 s’est donnée pour objectif de prolonger celle de Londres (2009) en étudiant plus particulièrement le lien entre l’Idée du communisme et sa mise en pratique durant les décennies passées. Cela nécessitait une analyse des expériences des états socialistes et de leur échec cuisant. C’est à partir de leurs analyses respectives que les intervenants de plusieurs pays (et notamment des pays ex-soviétiques) étaient ici conviés pour proposer leur vision propre d’une nouvelle orientation émancipatrice, orientation définissable comme « communiste ». 1. Alain Badiou (France)  : Le socialisme est-il le réel dont le communisme est l’idée  ? Le communisme est la vocation universelle que l’on trouve dans une étape localisée d’émancipation. Il transforme l’individu et ses intérêts particuliers en sujet universel de l’histoire. Après un rappel de certains concepts (réel, imaginaire, symbolique), Alain Badiou définit l’idée du communisme comme celle qui rend possible que l’action réelle soit symbolisée dans le récit universel. 2. Glyn Daly (Leeds, Grande-Bretagne)  : Les avatars du communisme Glyn Daly est professeur au Département des Etudes Internationales à l’université de Leeds. Il a publié plusieurs articles de théorie politique, sur le marxisme et le post-marxisme ainsi que sur les politiques de l’idéologie et du fantasme. Il travaille actuellement à un ouvrage sur Slavoj Zizek, à qui il a déjà consacré son ouvrage Conversations with Zizek en 2003. Le communisme à venir pourrait être un communisme de synthèse, à l’image des molécules créées en laboratoire, incarnations directes d’un idéal. Il nous faut assumer une responsabilité directe du monde dans lequel nous vivons, car nous sommes en prise directe avec lui  ; n’attendons pas que soient réunies les « bonnes conditions » pour agir en communistes. Passons du slogan « no logo » à celui de « no alibi »  : ne nous cachons pas derrière une « loi de l’histoire ». 3. Gernot Kamecke & Henning Teschke (Dresde et Augsburg, Allemagne)  : L’Idée de communisme. Ce qui compte  ? Gernot Kamecke est un spécialiste des langues et de la littérature romane. Il est également philosophe et traducteur (de français, a minima). Il coordonne le Centre de Recherches Collaboratives « Transzendenz und Gemeinsinn » (« Transcendance et sens civique ») à la Technische Universität Dresden. Parmi ses publications  : Ereignis und Institution  : Anknüpfungen an Alain Badiou (« Evénement et institution  : Élaborations sur Alain Badiou » – éditeur, avec Henning Teschke – 2008) ; Antike als Konzept (« Le classique antique comme concept » – 2009) ; et la traduction en allemand de L’Être et l’événement d’Alain Badiou (2005). Henning Teschke est professeur de langues et de littérature romanes à l’université d’Augsburg. Parmi ses publications  : Proust und Benjamin  : Unwillkürliche Errinerung und dialektisches Bild (« Proust et Benjamin  : Remémoration spontanée et image dialectique » – 2000) ; Sprünge der Differenz  : Literatur und Philosophie bei Deleuze (« Fissure de la différence  : Littérature et Philosophie chez Deleuze » – 2008) ; et il a co-édité Evénement et institution avec Gernot Kamecke. La communauté peut-elle créer l’égalité, peut-elle créer un seul monde  ? Dans leur texte, les auteurs proposent une « communauté des sans communauté », une « communauté inavouable » (Blanchot), une « communauté désœuvrée » (Nancy). Cette collectivisation du sujet politique s’accompagne d’une conception de la communauté comme forme que prend la pratique du réel à travers l’Idée du communisme. 4. Goldex Poldex : Un événement dans la glacière : le Carnaval de Solidarnosc (1980-81) comme jaillissement de l’imagination politique Goldex Poldex est un collectif polonais qui regroupe un nombre indéfini de membres. Basé à Cracovie, il se définit comme une communauté hybride, un projet d’espace pour l’art amateur, un think-tank participatif. Indépendant de l’État et du secteur privé, Goldex Poldex allie l’art, la théorie et la pratique. Il est représenté par Kuba Majmurek (pensée politique), Kuba Mikurda (psychanalyse) et Janek Sowa (sociologue). D’août 1980 à décembre 1981, il a existé en Pologne la possibilité d’une possibilité ; dans les termes de Badiou, on pourrait le nommer un événement. Il s’agit des premiers mois de la fondation de Solidarnosc. Plusieurs étapes de l’histoire ont fait de ce nom un symbole de la chute du communisme : après la répression du syndicat lors de la loi martiale de 1981, puis le retour en grâce et les élections, sont intervenues une transformation libérale du pays associée à une réinterprétation tout aussi libérale du nom de Solidarnosc. Ces derniers éléments ont « gelé » le sens de ce nom. Mais pour Goldex Poldex, ce qui s’est passé en 1980-81 constitue une articulation de l’hypothèse communiste. 5. Saroj Giri (Dehli, Inde)  : Communisme  : le mouvement réel Saroj Giri est professeur à la Faculté des Sciences Politiques de l’université de Delhi. Parmi ses publications, on compte Globalization  : The Predicament of Myths (1998 – « Mondialisation  : L’Embarras des mythes »), The Classical Marxist Conception of Man’s Relation to Nature (2005 – « La Conception marxiste classique de la relation de l’homme à la nature ») ; Maoists and the Poor  : Against Democracy (2009 – « Les Maoïstes et les pauvres  : Contre la démocratie »). Reprenant Daniel Bensaïd, Saroj Giri estime qu’après l’illusion politique de la démocratie, il existe aussi une illusion sociale, celle de l’autosuffisance des mouvements sociaux (Porto Allegre, etc.)  : les « citoyens ordinaires » s’opposant seuls au capitalisme et estimant qu’ils n’ont besoin ni d’organisation ni de parti. Dans ces conditions, montre-t-il, ils ne constituent pas des sujets politiques, et l’anticapitalisme demeure un slogan vide. 6. Janne Kurki (Helsinki)  : Le communisme de la vérite. Kant avec Aristote Janne Kurki enseigne l’esthétique à l’Institut de Recherche Artistique de l’Université d’Helsinki. Il s’intéresse particulièrement à la « philosophie continentale » et travaille notamment sur Lacan, Badiou, Zizek et Blanchot. Ses derniers ouvrages parus sont Heidegger and Lacan – Their Most Important Difference (2008 – « Heidegger et Lacan  : Leur différence fondamentale ») et First to Fight  ! : Playing your Identity, Hooking your Desire and Body (2010 – « Premier au combat  ! Identité en jeu, Ancrage du désir et du corps ») L’esthétique est d’abord philosophie. Et un philosophe n’est jamais uniquement un philosophe, car la philosophie ne peut s’inscrire dans un seul langage  : elle nécessite deux environnements différents (philosophie + art…). Du processus de vérité naît un ravissement de la pensée (à l’inverse du jugement éthique qui n’entraîne aucun plaisir). Ainsi le sens communiste a pour seul sens de la vérité son ravissement  ; c’est une philosophie sans sens commun. C’est pourquoi la tâche de l’esthétique est d’analyser notre plaisir dans la vérité. 7. Artemy Magun (Saint-Petersbourg, Russie)  : Commu­nisme qui est, communisme a venir Artemy Magun enseigne à l’université Européenne de Saint Petersbourg et à l’Institut Smolny des Arts et des Sciences Libres. Il est membre de Chto delat’ (« Ce qu’il faut faire »), un collectif d’artistes, d’intellectuels et d’activistes de gauche issus de Saint Petersbourg et de Moscou. Il a publié La Révolution négative chez L’Harmattan en 2009. En dépit d’eux-mêmes, les États soviétiques ont produit un communisme réel à l’échelle de la société  : l’extrême aliénation des peuples à l’autre et à leur pays a paradoxalement produit le commun. Le non-être de la solidarité, l’in-communauté commune sont peut-être comparables au non-être du communisme  ; la connexion dialectique entre le communisme qui est et le communisme à venir pourrait être possible. 8. Toni Negri (Italie)  : Est-il possible d’être communiste sans Marx  ? Antonio Negri est un philosophe politique et un sociologue. Il est l’auteur de plusieurs livres, notamment sur Descartes et Spinoza. Ses dernières publications sont Goodbye Mr Socialism (2010), Commonwealth (avec Michael Hardt, 2009), Multitude  : Guerre et démocratie à l’âge de l’Empire (avec Michael Hardt – 2005) et Empire (avec Michael Hardt, 2001). Dans une vision critique des énoncés d’Alain Badiou (et en particulier à son concept d’événement, que Negri juge assimilable à une simple manifestation de foi, ou à sa conception de la communauté…), Toni Negri propose plutôt de couper les ponts avec l’histoire du socialisme vaincu et de créer une relation dynamique entre les mouvements subversifs existants. 9. Frank Ruda & Jan Völker (Allemagne)  : Thèses pour une morale provisoire communiste Frank Ruda et Jan Volker sont chercheurs au Centre Collaboratif de Recherche 626 de la Freie Universität Berlin. Ce centre, fondé en 2003 sous l’égide des universités de Berlin et de Potsdam, rassemble aujourd’hui 18 projets autour de son thème principal, « l’expérience esthétique et la dissolution des limites esthétiques ». Ils dirigent également la collection « Morale Provisoire » des éditions Merle-Verlag, et organisent des séries de conférences sur le même sujet. Parmi les titres parus dans cette collection figurent leurs traductions d’Alain Badiou (Peut-on penser la politique  ? ; L’hypothèse communiste) et de Jacques Rancière, ou encore Was heißt es, ein Marxist in der Philosophie zu sein (2010 – « Qu’est-ce qu’être marxiste en philosophie  ? »), et Verhältnislos  : Zur Kompossibilität von Politik und Kunst (2009 –De la compossibilité de la politique et de l’art »). Pour les capitalistes, l’homme est un animal dépendant uniquement de ses désirs et de ses intérêts. En suivant Hegel, Ruda et Völker nous enjoignent de devenir des « animaux conscients de [leur] animalité »  ; et affirment le langage animal comme celui du sujet collectif. 10. Bülent Somay (Istambul, Turquie)  : Répeter Marx. une leçon mal apprise Bülent Somay est professeur de Littérature Comparée à l’université Bilgi d’Istanbul. Ses publications incluent Geriye Kalan Devrimdir (1997 – « Ce qu’il reste de la révolution »), Sarki Okuma Kitabi (2000 – « Recueil de chants »), Tarihin Bilinçdisi (2004 – « L’Inconscient de l’histoire ») et un chapitre des Dépossédés d’Ursula Le Guin (2005). La révolution ne se provoque pas, elle s’impose à nous. Elle constitue le point le plus proche du réel. La classe révolutionnaire, quant à elle, se dissout dans le moment révolutionnaire. Elle ne peut pas, ne doit pas prétendre au rôle de future classe dominante. 11. G.M. Tamas (Budapest, Hongrie)  : Le communisme sur les ruines du socialisme Gaspar Miklos Tamas est un ancien dissident hongrois. Il dirige le parti Vert (gauche) dans son pays, au Parlement duquel il a siégé. Il enseigne la Philosophie à l’Institut de Sociologie et d’Anthropologie sociale à l’université d’Europe Centrale de Budapest  ; il préside également l’Institut de Philosophie de l’Académie Hongroise des Sciences. Parmi ses publications  : Les Idoles de la tribu (1989), Identity and conflict (1995 – « Identité et conflit »), What is Post-fascism  ? (2001 – « Qu’est-ce que le post-fascisme  ? ») et Ein ganz normaler Kapitalismus (2007 – « Un capitalisme tout à fait normal »). Les libertés individuelles sont préservées par la loi pour mieux imposer la hiérarchie dans la sphère publique. On élit nos parlementaires, mais pas nos supérieurs hiérarchiques sur le lieu de travail. Dans cet espace public conçu comme un espace de liberté tant qu’il est encadré par des régulations, la subjectivité politique n’existe pas, il n’y a que des « citoyens privés ». 12. Cécile Winter (France)  : Résurrection du commu­nisme Le communisme, s’il correspond à la maxime « à chacun selon ses besoins », n’existe pas encore, pas même en tant que condition. Il n’est présent qu’en tant que ce qu’il a été par le passé. L’avenir du communisme se situe donc dans un second futur. En effet, le communisme défend les intérêts de la classe ouvrière actuelle, mais doit aussi défendre le futur du mouvement, pour que la révolution générale ne termine pas une nouvelle fois en dictature. 13. Slavoj Zizek (Slovénie)  : L’idée du communisme comme universel concret Slavoj Zizek est notamment l’auteur de Après la tragédie, la farce  ! Ou comment l’histoire se répète (2010), Living in the End Times (2010 – « Vivre la fin des temps ») et À travers le Réel (2010). Plutôt que d’élaborer une théorie sur ce qui a échoué, Slavoj Zizek préfère se pencher sur les questions de l’échec et de l’impossible. L’échec peut provenir de trois situations  : une défaite où l’on est écrasé par l’ennemi  ; une victoire après laquelle on adopte les schémas du pouvoir de l’ennemi vaincu  ; et la « tentation sacrificielle du vide », c’est-à-dire la renonciation même à la conquête du pouvoir par crainte du risque précédent. Le communisme est-il simplement impossible parce qu’il ne peut être stabilisé en un nouvel ordre ? 350 pages édition : avril 2011

    25,40 €
  • Badiou Zizek : L'idée du communisme, Londres 2009

    Une quinzaine de philosophes parmi les plus importants se sont réunis à Londres, en mars 2009, pour une conférence organisée à l'initiative d'Alain Badiou et de Slavoj Zizek, intitulée "On the idea of Communism". Par-delà leurs différences spéculatives et politiques, tous y ont affirmé leur attachement inentamé au mot et à l'Idée du "communisme". Seul mot, seule idée à pouvoir selon eux désigner et penser les conditions d'une "alternative globale à la domination du capitalo-parlementarisme" (A. Badiou), d'une "réforme radicale de la structure même de la démocratie représentative" (S. Zizek). Le présent volume réunit la totalité des interventions prononcées à l'occasion de cette conférence, qui connut un succès considérable. Avec les interventions des philosophes : Alain Badiou, Judith Balso, Bruno Bosteels, Susan Buck-Morss, Terry Eagleton, Peter Hallward, Michael Hardt, Minqi Li, Jean-Luc Nancy, Toni Negri, Jacques Rancière, Alessandro Russo, Roberto Toscano, Gianni Vattimo, Wang Hui, Slavoj Zizek. 370 pages édition : janvier 2010

    22,40 €
  • Balibar : Race, nation, classe

    Ce livre, devenu un classique depuis sa première édition en 1988, est d'abord une contribution à la discussion d'un des plus graves problèmes de notre temps : pourquoi, cinquante ans après la défaite du nazisme, trente ans après la décolonisation et la reconnaissance des droits civiques aux Noirs américains, le racisme est-il en progression dans le monde ? La thèse soutenue ici est qu'il ne s'agit ni d'un épisode, ni d'une survivance, ni d'un préjugé, mais d'un rapport social indissociable des structures mêmes de ce monde : le complément intérieur de l'universalisme « bourgeois ». Ce livre est ensuite un dialogue entre deux auteurs, historien et philosophe, américain et français, chacun repésentant à sa façon un courant et une expérience de rencontre entre la recherche théorique et l'activité militante au cours des trente dernières années. D'un texte à l'autre, les divergences se redistribuent, les convergences se dégagent en vue de l'analyse des conflits sociaux de demain, dans l'espace de la politique-monde où la crise de la forme nation s'accompagne de la flambée du nationalisme. Enfin ce livre est une tentative pour avancer sur les questions qui ont été traditionnellement les points faibles de la conception marxiste de l'histoire, et qui peuvent devenir les points forts de sa refonte, après Braudel, après Althusser : l'espace du capitalisme périphérique, l'idéologie dominante. Étienne Balibar, philosophe, enseigne à l'université de Paris-X. Il est notamment l'auteur de Spinoza et la politique, Les frontières de la démocratie, Lieux et noms de la vérité, La philosophie de Marx La crainte des masses. Immanuel Wallerstein, historien, sociologue et économiste, dirige le "Centre Fernand Braudel " à l'université dÉtat de New York. Il est notamment l'auteur de Le Système du monde du XVe siècle à nos jours. 310 pages Edition : 1997

    14,00 €
  • Balibar Fr. : Einstein 1905. De l'éther aux quanta

    Le concept de champ, l'un des plus importants de la physique, est généralement mal connu - peut-être parce que sa visualisation n'a rien d'immédiat. Ce livre a pour objet de retracer l'histoire de ce concept, depuis l'époque de son élaboration qui ne peut se faire sans l'aide de cette béquille théorique que constitue la notion d'éther jusqu'au moment où, en 1905, Einstein l'a libéré et rendu tel qu'en lui-même... tout en posant, avec l'hypothèse des « quanta de lumière », les bases de sa modification, lui conférant ainsi la signification qu'il a dans la physique d'aujourd'hui. 125 pages Edition : 1992

    10,15 €
  • Barnes Jack : Leur Trotsky et le nôtre

    « L'HISTOIRE DÉMONTRE quevles petites organisations révolutionnaires ne seront pas seulement confrontéesvau dur test de la guerre et de la répression, mais aussi aux opportunités potentiellement destructrices qui se présentent de manière inattendue lorsque font éruption les grèves et les luttes sociales. « Quand ceci se produit, les partis communistes ne font pas que recruter de nombreux nouveaux membres. Ils fusionnent aussi avec d'autres organisations ouvrières évoluant dansvla même direction et deviennent des partis prolétariens de masse qui luttent pour diriger les travailleurs et les agriculteurs au pouvoir. Ceci suppose que longtemps à l'avance, leurs cadres ont intégré un programme communiste international avec lequel ils sont à l'aise, que leur vie et leur travail sont prolétariens, qu'ils éprouvent une grande satisfaction à faire de la politique et qu'ils ont forgé une direction dotée d'un sens aigu de ce qu'il faut faire. « Leur Trotsky et le nôtre porte sur la construction d'un tel parti. » 165 pages Edition : 2004

    16,00 €