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Art, théâtre, poésie, photos


  • Blanc William : Winter is coming, une brève histoire politique de la fantasy

    Grande fresque épique de fantasy inspirée des romans de George R. R. Martin, Game of Thrones, diffusée depuis 2011, est certainement la série la plus vue au monde. Pour beaucoup, cette fascination pour un univers médiéval dont les protagonistes craignent la venue d’un long hiver apocalyptique fait écho aux angoisses contemporaines concernant le dérèglement climatique causé par l’activité humaine. George R.R. Martin n’a pas été le premier auteur à utiliser la fantasy pour parler des dérives du monde moderne et d’écologie.
    À bien y regarder, le genre du merveilleux contemporain développé à la fin du XIXe siècle en Grande-Bretagne a constamment servi d’outil pour critiquer la société industrielle.
    William Blanc est historien spécialiste du médiévalisme et de la culture populaire. Il est notamment l’auteur de Super-Héros, une histoire politique (Libertalia, 2018) et Le Roi Arthur. Un mythe contemporain (Libertalia, 2016). Il a également contribué au Dictionnaire de la fantasy

    édition : mai 2019

    8,00 €
  • Brecht : Les arts et la révolution

    Lyrisme et logique, 9. Sur les rapports du lyrisme et de l'architecture, 11. Logique du lyrisme, 13. Le poète lyrique n'a pas à craindre la raison, 17. Sur l'épluchage des vers, 17. [L'attitude critique], 18. La dialectique, 19. Sur la poésie lyrique non rimée, à rythmes irréguliers, 20. [Addition à : Sur la poésie lyrique non rimée, à rythmes irréguliers], 30. La possibilité de traduire les vers, 31. La question de la traduction des chants de ralliement, 31. [Textes pour la musique], 33. Sur le lyrisme et l'État, 34. La beauté dans les poèmes de Baudelaire, 35. Notes sur le travail, 38. Sur la manière réaliste d'écrire, 44. Observation, 44. [justification à propos d'une traduction], 45. L'iambe régulier dans le drame, 47. Notes sur différents poèmes [Remarques préliminaires sur des poèmes pour un programme de lecture publique], 50. [Sur les sonnets littéraires], 51. [Sur la chanson enfantine « L'enfant qui ne voulait pas se laver »], 51. [Notes sur les « Poèmes chinois »], 52. [Le sonnet « Sur le poème de Gcethe Le dieu et la bayadère »], 53. Extrait des Voyages à travers les temps modernes, 54. Articles sur la littérature (1934-1946) [Sur la littérature de l'asphalte], 57. Sur Karl Kraus, 58. [Notes sur Gottfried Benn], 61. Force et faiblesse de l'utopie, 62. Sur le manque de liberté des écrivains en Union soviétique, 66. Liberté d'opinion, 69. Influence de Gorki sur la littérature, 70. [Sur Le Don paisible], 71. [Sur le programme des écrivains soviétiques], 72. [Sur la littérature tchécoslovaque moderne], 74. Le « réalisme » de la jeune littérature américaine, 76. Sur la popularité du roman policier, 77. Sur le roman policier, 85. Détails comiques, 86. Héritage culturel, 91. [L'muvre des génies secondaires], 92. Notes sur le Courage de Heinrich Mann, 93. [Ecrivains en exil], 105. [Unification des Allemands anti-hitlériens en exil], 106. Heinrich Mann, 107. Les Arts et la révolution (1948-1956) Les arts et la révolution, 111. Honneur à Teo Otto, 112. Salut à Feuchtwanger, 114. Remarques sur l'Antigone d'Orff, 115. Nous les dix-neuf, 116. Evolution et constance, 119. [A Arnold Zweig, pour son soixante-cinquième anniversaire], 120. Lettre ouverte aux artistes et ecrivains allemands, 121. [Appel à la raison], 122. [Projet pour un dialogue allemand à la radio], 126. [Amis et ennemis], 127. [Congrès des écrivains soviétiques], 128. [Où j'ai appris quelque chose], 128. L'heure de récitation allemande, 133. Sur la façon de dire les vers de Klopstock, 134. Comment on doit lire les vers, 134. Notes sur l'exposition Barlach, 136. Note sur une nouvelle architecture, 142. Ce que nos architectes doivent savoir, 143. [Travailleurs et arts plastiques], 145. Extrait de : Entretien sur la peinture, 146. Qu'est-ce que le formalisme ?, 148. Sur le formalisme et les formes nouvelles, 152. Notes sur la discussion relative au formalisme, 153. Sur les tendances de l'art petit-bourgeois, 155. Objectivisme, 155. [Cosmopolitisme], 156. Le typique, 156. [« Forces naturelles »], 157. [Non pas de simples miroirs de la vérité], 158. Thèses pour la discussion sur Faust, 159. [La laideur dans l'art réaliste], 163. Art et morale, 164. [Conscience politique et plaisir artistique], 164. Politique culturelle et Académie des Arts, 165. [Réorganisation des institutions artistiques], 169. Qu'avons-nous à faire ?, 170. [Pour une influence productive], 171. [Sur le réalisme socialiste], 172. [Pour la mort de Paul Rilla ], 174. Action exercée par les œuvres d'art anciennes, 174. [Une ceuvre qui appartient à la littérature universelle], 175. [La littérature et la vie], 175. [Sur le plaisir artistique], 176. [Le réalisme, méthode de combat], 177. Discours prononcé au IVe Congrès des écrivains allemands, 179. Notes, 181. 195 pages édition : janvier 1977

    15,00 €
  • Djavadzadeh : Hot Cool and Vicious, race genre et sexualité dans le rap étatsunien

    De toutes les musiques populaires contemporaines, le rap est celle que l'on associe le plus communément à l'expression d'un discours misogyne. Mais si les rappeuses elles-mêmes décrivent souvent l'industrie du rap comme un environnement qui leur est hostile, cela fait plus de quarante ans qu'elles ont investi cet espace. Des premiers enregistrements, commercialisés en 1979, à aujourd'hui, de The Sequence à Megan Thee Stallion, en passant par Queen Latifah, Salt'N'Pepa, Lil' Kim, Nicki Minaj et Cardi B, plusieurs générations se sont succédées, avec des temps forts et des moments de transition.
    Elles ont écoulé des centaines de millions de disques et participé de manière significative au développement artistique et commercial du rap, sans pour autant être reconnues à la hauteur de leur contribution. Par leurs morceaux ou leurs prises de position publique, elles ont permis d'ouvrir un espace de discussion sur des problématiques relatives à la condition des femmes noires des classes populaires et permis de faire évoluer les mentalités dans la culture hip-hop sur un certain nombre de sujets comme la sexualité ou les violences de genre.
    Prenant le parti de rendre compte tant des rapports de domination à l'oeuvre que des formes de subjectivation rendues possibles pour celles qui évoluent dans l'industrie du rap, cet ouvrage s'intéresse à la façon dont les rappeuses états-uniennes ont négocié leur place dans une industrie dominée par des hommes et fait entendre un discours sur le genre, la race et la sexualité à rebours des représentations hégémoniques.
    Loin de l'image homogène qu'on lui prête parfois, il s'agit de rendre au rap enregistré par des femmes toute sa diversité et sa complexité.

    édition : février 2021

    18,00 €
  • Frederic : Rimbaud et Marx, une rencontre surréaliste

    Table des matières PRÉFACE p. 9 INTRODUCTION p. 11 PREMIÈRE PARTIE : DES AFFINITÉS ÉLECTIVES ENTRE MARX ET RIMBAUD I. SITUATION HISTORIQUE : RIMBAUD ET MARX AU CROISEMENT DU ROMANTISME ET DE LA MODERNITÉ 1) Introduction au romantisme p• 17 2) Parcours historique et disponibilité intellectuelle p. 18 3) Les sources romantiques et leurs limites p. 20 • Marx • Rimbaud • La haine du bourgeois II. TOTALITÉ ET RADICALITÉ 1) Totalisation - radicalisation p• 25 2) Généalogie d'une pensée p• 26 • Marx • Rimbaud III. LA COMMUNE 1) La forme enfin trouvée p. 31 2) Rimbaud le communard illuminé p. 32 • Réseaux, influences et affinités • La première synthèse • Correspondances thématiques 3) Du côté des vaincus, des barbares p• 45 • Civilisation et barbarie • Les vaincus IV UNE CRITIQUE IMMANENTE 1) La critique de l'économie du temps p 49 • L'avènerrtent du capitalisme : la dissolution de tous les liens • Une vision contradictoire de l'histoire • Le communisme : société du temps libre • Rimbaud : à l'aube de l'éternité 2) La critique de la dynamique du capitalisme p. 56 • Un monde à son image • La même magie bourgeoise 3) Le cOeur des critiques p. 60 • Le fétichisme de la marchandise • La vraie vie V. ARTICULATION ET LIMITES DES AFFINITÉS ÉLECTIVES 1) Transformer le monde - changer la vie p. 65 2) La dialectique du désenchantement - ré-enchantement du monde p. 67 • L'amour • Le ré-enchantement : entre critique du désenchantement et renversement DEUXIÈME PARTIE : LE SURRÉALISME À LA DÉCOUVERTE DE RIMBAUD ET DE MARX (1918 - 1926) I. AU DÉBUT ÉTAIT LA GUERRE ... 1) La fin d'une époque p. 75 2) Une génération sacrifiée p. 76 3) L'échec de la poésie et la faillite de l'humanité p. 77 II. CHANGER LA VIE 1) Aux racines de la poésie... et de la vie p. 79 2) De la généralité des recherches à la spécificité de la révolte p. 80 3) Le passage par Rimbaud p. 80 • Découverte et diffusion de ('aeuvre au sein du surréalisme • Pratique de la poésie et ailleurs • De la fin et des moyens • Poésie vécue 4) Changer la vie p. 83 III. DE LA DÉMORALISATION ASCENDANTE 1) Dada p. 85 • Les points de convergence • Le point de rupture 2) Démoralisation ascendante et détournement de l'art ...p. 87 3) Démoralisation ascendante de la politique p. 89 • Négation de la politique • Un certain état d'esprit... • Dialectique et permanence de la révolte • Intégration de la politique 4) Démoralisation ascendante de l'esprit et appel de l'Orient p. 95 • Révolte de l'esprit • Démoralisation ascendante de la civilisation occidentale : l'appel de l'Orient IV. LE SAUT POLITIQUE (1925 - 1926) 1) La guerre du Rif p. 97 2) Scandale et rupture P. 98 3) La lecture du Lénine de Trotski p. 99 4) La révolution d'abord et toujours p. 100 5) Le rapprochement avec les communistes P. 101 • Une expérience politique décalée • De l'anarchisme au communisme • Le miroir aux alouettes de l'efficacité • Le communisme lyrique • La question de la médiation V LA REVOLUTION SURREALISTE 1) Dialectique de la révolution p107 • Révolution de l'esprit • Dynamique de la révolution • Révolution de l'art et de la politique • La révolution d'abord et toujours 2) La révolution surréaliste : une synthèse éthique p. 110 • Les problèmes de l'être humain et de la vie • Un mouvement éthique 3) La référence à Rimbaud et la théorisation du saut p. 111 TROISIÈME PARTIE : LE DÉVELOPPEMENT DES AFFINITÉS ÉLECTIVES ENTRE MARX ET RIMBAUD AU SEIN DU SURRÉALISME I. DYNAMIQUE INTERNE ET FACTEURS HISTORIQUES 1) «Généalogie» de la conjonction des noms de Marx et Rimbaud au sein du surréalisme p. 117 2) Un contexte favorable à l'émergence des affinités électives P. 119 3) Le contexte propre aux groupes surréalistes : le dépassement des antinomies p. 121 Il. L' ORGANISATION DU PESSIMISME 1) La théorisation du pessimisme : de Naville à Benjamin p. 123 2) Le pessimisme de la lutte p. 126 III. LE ROMANTISME RÉVOLUTIONNAIRE AU SEIN DU SURRÉALISME 1) Le romantisme surréaliste : enjeux et perspectives p. 127 2) Le romantisme révolutionnaire comme source des critiques surréalistes p. 130 • La dynamique de la critique romantique du surréalisme • La convergence avec les critiques marxistes • Le passage par Rimbaud • Les cibles des critiques surréalistes 3) La figure romantique de l'artiste et du poète p. 134 4) L'anticolonialisme comme expression de la synthèse du romantisme et de la modernité p. 135 IV. LE FONDEMENT DES AFFINITÉS : UN MONDE SANS POÉSIE 1) Du silence de Rimbaud et de la critique de Marx p. 139 2) Le fondement des critiques surréalistes : un monde sans poésie p. 141 3) Les caractéristiques de ce monde sans poésie p. 142 • Un monde contre les activités intellectuelles • Un monde sans éthique • Un monde sans amour QUATRIÈME PARTIE : LA TENTATIVE DE DÉPASSEMENT DE L'ART ET DE LA POLITIQUE AU SEIN DES GROUPES SURRÉALISTES (1926 - 1939) I. BRUXELLES- PARIS : ALLER- RETOUR 1) La constitution des groupes surréalistes P. 153 2) Une bohème d'un nouveau genre P. 155 3) Affinités et divergences entre Bruxelles et Paris p. 156 • Le désaccord tournant autour de l'écriture automatique • Le désaccord sur les relations à entretenir avec les partis communistes • Affinités entre Bruxelles et Paris II. TRANSFORMER LA POLITIQUE, CHANGER L'ART 1) La lutte contre la dérive artistique et la « stagnation » p. 161 • Les ruptures avec Soupault, Desnos, Lecomte, Souris et Dali • Les rapports conflictuels avec le Grand jeu 2) A la recherche de l'art efficace p. 165 Nougé ou la poésie entendue cvomme guérilla littéraire • La poésie de Péret ou l'ivresse joyeuse de la démoralisation • L'art efficace • Les moyens poétiques non artistiques 3) La lutte contre les dérives politiques p. 169 III. LE PARCOURS SURRÉALISTE (1927 - 1940) 1) Un champ affinitaire p. 173 2) Le contexte intellectuel et politique de l'entre-deux guerres p. 176 3) L'isolement des groupes surréalistes : quelques rendez-vous manqués p. 178 • Le relâchement des affinités avec Clarté • Les groupes « oppositionnels » • Un cas à patt : Walter Benjamin 4) La politique surréaliste : non-alignement et isolement (1927 - 1933) p. 181 • Enjeux et perspectives de la « politique surréaliste » • Une politique de conciliation • Politique de grand écart entre l'Internationale Communiste et l'Opposition de gauche 5) La rupture avec le communisme p. 185 • Le repositionnement des groupes (1933 - 1934) • La rupture • Correspondances entre la position des surréalistes et celle de Trotski • L'après rupture : entre isolement et internationalisation IV. « L'AFFAIRE ARAGON » ET LES DÉRIVES POLITICOARTISTIQUES 1) « L'affaire Aragon » p.191 • Le Front populaire et l'inversion du problème par le communisme • Signification et portée de cette dérive 2) Les dérives politico-artistiques p. 195 • Les débats sur la culture prolétarienne • Le groupe de « La Critique Sociale » • Le groupe « Rupture » • La rencontre Breton - Trotski : Pour un art révolutionnaire indépendant V. SURRÉALISME, MARXISME, COMMUNISME 1) Rapprochement et conflits autour du communisme p. 209 • De Hegel à Marx • Les contours de l'action politique • Pessimisme et lutte des classes • Les contours de la révolution totale • Le rapprochement avec les communistes : catalyseurs et fourvoiement 2) Le rapport du surréalisme au marxisme p. 218 • La réinterprétation surréaliste du marxisme • Une tradition marxiste minoritaire • La tradition héritée du surréalisme 3) La praxis surréaliste p. 225 • Une synthèse d'éléments contradictoires • Une pratique bouleversante VI. AUX CONFINS DE L'ART ET DE LA POLITIQUE... RÉINVENTER L'AMOUR 1) Le problème des problèmes p. 229 2) L'enquête sur l'amour p. 229 3) L'éthique de l'amour p. 232 • La vérité morale • De la révolution de l'amour à l'amour de la révolution • Le bouleversement de l'amour LONGUE VIE À L'ÉPHÉMÈRE 1 p. 245 En guise de conclusion p. 249 Chronologie p. 255 Annexes p. 259 Notes p. 265 TABLE DES MATIÈRES p. 287 295 pages édition : novembre 2007

    32,00 €
  • Frederic : Rimbaud Révolution

    Rimbaud voulait que la poésie soit plus et autre chose. Que lui soit restituée, intacte, sa force. Pas seulement chant, mais aussi changement. Tout à la fois manque, annonce et promesse d'un bouleversement de toutes les relations et de tous les jours. Changer la vie. Dérisoire et démesurée soif qu'il poursuivait dans les fugues et les pages, les amours et les bars, et qu'il gardait au fond de lui, jusque dans le silence.
    Il écrivait comme il partait. C'est dans cette pratique et cet ailleurs que les surréalistes reconnurent en Rimbaud l'un des leurs. Il les accompagna, éclaira les enjeux poétiques et servit de catalyseur à la découverte de Marx. Et à son détournement. Au coeur du surréalisme se nouent le "transformer le monde" de Marx et le "changer la vie" de Rimbaud, le désenchantement de la magie bourgeoise et le désensorcellement de la modernité, le projet de "romantiser la révolution" et celui de disputer à la religion et à la fantasmagorie du Capital le pouvoir de leur enchantement.
    De la Commune de Paris à la rupture des surréalistes avec les communistes, du silence de Rimbaud au suicide de Walter Benjamin, ce livre se veut la chronique de cette onde de choc qui remonte l'histoire. Jusqu'à éclater dans la promesse d'une révolution, dont la poésie est la raison et la mesure.

    édition : février 2019

    15,00 €
  • George Hurchalla : Going Underground, punk américain 1979-1992

    "Si des personnes qui n'étaient pas là à cette période lisent ce livre, elles en sortiront avec une bien meilleur compréhension de ce que représentait le monde du punk rock à l'époque, et avec un peu de chance, elles l'apprécieront et le respecteront autant que l'auteur, dont la passion pour l'ancienne scène punk n'a jamais semblé décliner ou s'aigrir, contrairement à certains. Je ne pourrai jamais suffisamment recommander ce livre, et j'espère en voir publier d'autres du genre à l'avenir". Mike Vinikour : The Punk Vault/Spontaneous Combustion. 390 pages édition : juin 2009

    21,00 €
  • Hesse Maria : Frida Kahlo

    Inspirée par l'intensité de Frida Kahlo et de ses tableaux les plus célèbres, l'artiste espagnole María Hesse nous livre ici une œuvre singulière sous formes d’articles, de lettres, de dessins très colorés qui illustrent magnifiquement les fragments de la vie de l'icône mexicaine.
    Un corps marqué par la douleur et la passion, une fantaisie peuplée d'images envoûtantes et dérangeantes, une vision enthousiaste et persistante du monde - l'attrait de Frida Kahlo reste intact.
    Avec une volonté incomparable, elle a défié les fardeaux de la vie, vécu avec un esprit libre, aimé avec un cœur ouvert, et créé des œuvres d'art d'une puissance rayonnante. Pour son refus de vivre dans l'ombre de son grand amour Diego Rivera et pour sa rupture courageuse avec les conventions sociales, Frida Kahlo est toujours vénérée dans le monde entier.

    édition : mars 2019

    22,00 €
  • Ken Loach/Edouard Louis : Dialogue sur l'art et la politique

    Deux artistes de deux pays et deux générations très différentes, Ken Loach et Edouard Louis, échangent sur l’art, le cinéma, la littérature et leur rôle aujourd’hui.
    Comment l’art peut-il, notamment, poser et repenser la question de la violence de classe ? Comment représenter les classes populaires comme ont tenté de le faire les deux auteurs du présent livre dans leur travail ? Et quel est le rôle de l’art dans un contexte politique mondial où les plus précaires se tournent vers l’extrême-droite ? Comment repenser la gauche pour défaire cette tendance, palpable tant dans la montée du Front National, que dans l’ascension de Trump, ou encore de Bolsonaro ?
    En confrontant leurs réflexions, et à partir de leurs oeuvres, Loach et Louis tentent de répondre à ces questions.

    édition : avril 2021

    8,00 €
  • Lachaud : Art et aliénation

    Ce livre questionne les discours esthétiques élaborés au XXe siècle d’un point de vue marxiste, et ce au regard des problématiques actuelles concernant la radicalité (esthétique et politique) et l’enjeu de l’émancipation.

    Date de parution : 03/2012 / 176 pages

    L'ouvrage

    Analysant les théories de l’art proposées, du début du XXe siècle à aujourd’hui, par des philosophes revendiquant l’héritage de Karl Marx, interrogeant des démarches artistiques et littéraires proclamant leur caractère engagé, voire militant, cet ouvrage questionne la complexité des rapports qu’entretiennent l’esthétique et le politique. Les problématiques toujours actuelles concernant la particularité de la création artistique et littéraire et la singularité de l’expérience que suscitent les œuvres, la dimension critique et utopique de l’art, y sont discutées, et par là se pose la question des enjeux liés à une philosophie, à une politique et à une esthétique de l’émancipation.

    Table des matières

    Introduction

    De l’art et de la littérature selon Karl Marx et Friedrich Engels
    De la particularité de l’art, en dernière instance
    Un réalisme sans modèle(s)

    L’Octobre des arts
    Le temps des ruptures
    Art et révolution

    Querelles autour du réalisme
    L’orthodoxie réaliste socialiste
    Un réalisme socialiste à la française
    Un « grand réalisme »

    La fonction critique de l’art
    Un Romantisme anticapitaliste
    Un art matérialiste
    Une esthétique négative

    Engagement, contestation, résistance
    Art engagé, art militant
    Un art de résistance

    Art, utopie, émancipation
    Une utopie concrète
    L’émancipation, un enjeu esthétique et politique

    Conclusion

    A propos des auteurs

    Jean-Marc Lachaud, philosophe, est professeur à l’Université de Strasbourg où il enseigne l’esthétique. Ses recherches portent essentiellement sur les théories critiques de l’art et de la société et sur la question des relations entre art et politique.

    12,50 €
  • Lequenne : Marxisme et esthétique

    Dans cet essai de «Critique marxiste de la critique marxiste de l'art et de la littérature », le premier travail consistait à établir, parmi ce qui se réclame du marxisme, ce qui mérite ou non d'être considéré comme tel. C'est à quoi Michel Lequenne s'est essayé, mettant à jour qu'en ce domaine comme dans n'importe quel autre, les théoriciens ne sont pas au-dessus ou à côté des positions révolutionnaires de classe, ou autrement dit, que la divergence avec le marxisme authentique donc révolutionnaire, se retrouve toujours inévitablement projetée dans les tentatives d'application de la méthode marxiste à quelque discipline que ce soit. 174 pages Edition : 1984

    11,00 €
  • Maïakovski : Ma découverte de l'Amérique

    L’envie de Maïakovski de se rendre en Amérique tient à l’attrait profond que ce pays exerce sur lui – pays qu’il considère comme celui du futur et de la technologie, un véritable modèle pour le développement de la jeune Russie soviétique –, et ce malgré le fait que les États-Unis soient à ses yeux la terre du capitalisme. Sa séparation, en 1924, d’avec sa maîtresse Lily Brik, lui donne l’occasion de ce voyage. Profondément bouleversé par cette rupture, Maïakovski envisage pour commencer un tour du monde. Contraint par des raisons financières (il se fait voler son argent à Paris où il fait escale pour rejoindre le port de Saint-Nazaire), il se contente d’un séjour sur le continent américain.
    Après une traversée qui le mène à La Havane, il entre aux États-Unis par le Mexique, en se faisant passer pour peintre – sa position de poète officiel donnant souvent à ses voyages un caractère de propagande, son visa lui est plusieurs fois refusé. New York, Cleveland, Detroit, Chicago, Philadelphie, Pittsburgh : durant son séjour, il donne de nombreuses conférences, lors desquelles il déclame ses poèmes, évoque l’Union soviétique et parle de ses impressions sur les États-Unis. Et ce devant un auditoire nombreux et enthousiaste.
    Ma découverte de l’Amérique est le récit de ce voyage sur le continent américain. Maïakovski y déploie un large spectre stylistique, qui va de la gouaille à la solennité, pour louer cette Amérique industrialisée des années 1920, sa modernité et sa créativité, chères au futurisme. Il n’en décrie pas moins les injustices sociales engendrées par un capitalisme insensible. Le lecteur découvrira ici le talent de prosateur de l’un des plus grands poètes russes du XXe siècle.
    Publié en 1926 en Russie, ce texte n’avait jamais été édité dans son intégralité en français.

    édition :janvier 2017

    16,50 €
  • Maïakovski Rodtchenko : L'amour, la poésie, la Révolution

    Pro eto (De ça), grand poème épique, est certainement le chef-d’œuvre de Maïakovski.
    Écrit lors d’une période de crise amoureuse (il rencontre à ce moment-là des déconvenues dans sa relation avec Lili Brik), mais aussi politique (avec la naissance de la NEP, c’est la question du devenir de la Révolution russe qui se pose), il fait surtout l’aveu d’une crise poétique profonde et magnifique.

    Ce poème est augmenté de trois autres longs poèmes, La flûte des vertèbres, j’aime, qui est une autobiographique lyrique et heureuse, et Lénine.?Commencé avant la mort de Lénine et achevé après, Maïakovski y réaffirme son attachement à la Révolution et son refus de toute forme d’idolâtrie.

    Le Temps des Cerises réunit donc ces trois textes accompagné des collages de Rodtchenko, emblématiques du constructivisme russe, et de reproductions des éditions originales des poèmes de Maïakovski.

    édition novembre 2016

    22,00 €
  • Maspéro : Gerda Taro, l'ombre d'une photographe

    Tombée en 1937 sur le champ de guerre espagnol, Gerda Taro fut la compagne de Robert Capa A l'occasion des 70 ans de la guerre d'Espagne, François Maspero lui consacre un vibrant hommage dans "L'ombre d'une photographe, Gerda Taro", qui vient de sortir aux éditions du Seuil. François Maspero s'interroge longuement sur le destin exceptionnel de celle qui est morte la veille de ses 27 ans pour avoir voulu, une fois de plus (une fois de trop ? ) monter au front pour immortaliser le combat et la cause des républicains. "Si votre photo n'est pas bonne..." On connaît la phrase de Capa : "Si votre photo n'est pas bonne, c'est que vous n'étiez pas assez près". Pour n'avoir pas voulu encourir pareil reproche, Gerda Taro s'est éteinte, en juillet 1937, dans un hôpital de Madrid, après avoir été éventrée par un char. Retour sur cette flamboyante jeune fille, née Gerta Pohorylle en 1910 à Stuttgart dans une famille de la bonne bourgeoisie juive. Enfance dorée et jeunesse heureuse, dans des collèges suisses où elle apprend l'anglais, le tennis et les bonnes manières. Mais les périls montent en Allemagne. En 1933, peu après l'arrivée d'Hitler au pouvoir, Gerta est embarquée un soir pour avoir distribué des tracts anti-nazis, alors qu'elle s'apprêtait à aller danser. Emprisonnée, elle s'excuse auprès de ses co-détenues de sa robe de bal si peu appropriée aux circonstances. Gerta, écrit Maspero, "était la légèreté même". Elle sera libérée grâce à son passeport... polonais : en ces temps agités qui suivirent le traité de Versailles, la nationalité polonaise fut attribuée à a sa famille, originaire d'un territoire attribué à la Pologne après le démantèlement de l'empire austro-hongrois. Libérée, la jeune fille choisit l'exil à Paris. Belle, insouciante, polyglotte et débrouillarde, elle intègre tout naturellement ces cercles d'intellectuels et d'artistes qui feront la gloire du Montparnasse des années 30. Et elle y rencontre un autre exilé, Endre Friedmann, juif hongrois qui a fui son pays et se lance dans la photographie. L'invention de Capa Pour mieux vendre les photos de Friedmann, le couple, malicieux, les attribue à un pseudo-photographe américain, riche et célèbre. Et c'est sous ce nom de fiction qu'Endre Friedmann deviendra célèbre : Capa. Robert Capa. Inspiré de magazines américains, des journaux qui font la part belle à la photo commencent à voir le jour en France. C'est pour "Vu" de Lucien Vogel et "Regards", dirigé par Louis Aragon, que Friedmann et celle qui a pris, de son côté, le nom de Gerda Taro, partent pour l'Espagne républicaine. Ils y réaliseront, côte à côte ou séparément, des centaines de photos de la République espagnole et de son armée. Et Maspero s'attarde longuement sur celle de Capa qui est restée dans la postérité: ce soldat loyaliste (photo) fauché en plein élan, d'une balle dans la tête, et qui lâche son fusil dans sa chute. Photo posée, comme l'a susurré la rumeur ? Photo réelle, réaffirme Maspero. Le cliché, dit-il, est pris en contre-plongée parce que Capa cherchait à éviter les balles. Ce beau livre est aussi une étude de ces premiers moments forts du photo-journalisme, nés de l'invention de l'instantané. La force des images était encore intacte, et, pour la plupart des lecteurs, elles disaient la vérité. Juste une image, une image juste, comme disait Godard. Quelle influence a pu avoir l'appareil communiste sur ce couple mythique ?. Le parti communiste, rappelle Maspero, a organisé de grandioses funérailles pour Gerda Taro. Cela suffit-il à en faire un agent de l'URSS ? Maspero souligne que Capa et Taro ont commencé à couvrir la guerre civile espagnole dans les rangs des anarchistes ou des trotskistes. Voilà des agents peu dans la ligne. Et de les acquitter dans ce procès (que lui seul dresse). Qui en doute ? Gerda Taro (morte en Espagne en 1937) et Robert Capa (qui a sauté sur une mine en Indochine en 1954) étaient "des êtres intensément libres". source : France3 140 pages édition : mars 2006

    16,00 €
  • Neveux : Contre le theatre politique

    Exilé aux Etats-Unis, en mai 1942, Brecht écrit dans son Journal de travail : "Eisler souligne à juste titre le danger encouru lorsque nous avons mis en circulation des innovations purement techniques, sans les rattacher à la fonction sociale. Il y avait le postulat d'une musique activante. 100 fois par jour, on peut entendre ici à la radio de la musique activante : les choeurs qui incitent à l'achat de Coca-Cola. On réclame désespérément l'art pour l'art" .
    En peu de mots, Brecht saisit le projet de l'art politique : "activer le spectateur" , en souligne le risque : "le désolidariser de toute fonction sociale" , en constate les échecs : "son appropriation par l'adversaire" , en désigne peut-être une paradoxale perspective : "l'art pour l'art" . Son parcours prévient les malentendus : cette dernière exigence ne se fait pas au nom d'un idéal apolitique de l'art.
    Elle naît précisément d'un souci militant : faire obstacle à l'absorption par le capitalisme des formes et des dispositifs de l'art contestataire. Quelques décennies plus tard, l'inquiétude demeure et les propos laconiques, ironiques ou désespérés de Brecht s'avèrent inspirants. Comment donc permettre à l'art et, en l'occurrence, au théâtre d'être autre chose que l'auxiliaire de la domination lorsque, précisément, la domination désormais l'enjoint à "s'engager" ? Car, y compris de la part de l'Etat (avec lequel il entretient de longue date un rapport organique), il est partout encouragé à le faire. Le théâtre doit prendre part à la réconciliation sociale, porter haut les valeurs occidentales, attester la liberté d'expression, semer doutes et questions mais aussi démontrer que notre République répressive connaît encore quelques ostentatoires poches critiques...
    Il lui faut, ses "tutelles" l'y encouragent, "activer" le spectateur, c'est là son destin et la raison de sa subvention. Il ne saurait être indifférent au monde ni, pire, inutile.
    Si toutes les oeuvres ne répondent pas à cette injonction, si beaucoup même en refusent l'orientation, les effets de cet "impératif politique" sont spectaculaires dans le champ de la pratique et de la production théâtrales. L'institution ne cesse de se légitimer par sa vertu politique. Cette dernière cependant se limite bien souvent à de très générales et consensuelles exhortations. D'où quelques contradictions, rarement vécues comme telles : la critique du néolibéralisme sur scène, par exemple, s'articule sans grands dommages à son déploiement brutal en coulisse ; on célèbre Mai 68 à l'Odéon tandis que les flics gazent au dehors, à la demande du théâtre, les manifestants de Mai 18 ; on convoque la police à Saint-Denis pour protéger l'exhibition d'un spectacle "antiraciste" de la critique de militants eux-mêmes antiracistes ; on est "rempart à la Barbarie" tout en s'intégrant à la saison "France Israël" , etc.
    La politique, dès lors, est un signifiant vide, certes valorisant, mais dédialectisé, intemporel, idéel, inconséquent. Elle n'est qu'un thème, un contenu, un ensemble de signes, un fantasme, assurément porté par l'idée de faire (le) bien, et aveugle aux idéologies qui la sous-tendent. De cet état des lieux naissent trois interrogations :
    1. Les raisons de cette omniprésence de la "politique" ;
    2. ses effets et notamment la façon dont s'intériorise la légitimation de l'art par la politique ;
    3. sa signification dans un processus bien plus vaste d'attaques contre la consistance même de la politique.
    Mais il y a plus inquiétant que ce "rapt" et ses conséquences manifestes : le tout-venant tiède du marais théâtral, le toc des subversions d'arrière-garde et des transgressions immatures, les provocations réactionnaires des postures "politiquement incorrectes" , les truqueurs, la glue sentimentale qui empreint les scènes actuelles...
    La dévitalisation de la politique se retrouve aussi dans nombre de spectacles qui se donnent pourtant, pour projet la contestation ou la critique de ce qui est, la dénonciation de tel scandale ou l'initiation des spectateurs à la compréhension de leur mécanisme. Cette inflation de spectacles - notamment documentaires - interroge. Ne se fonde-t-elle pas, en grande partie, sur une confusion entre "pédagogie" et "politique" , "naturalisme" et "réalisme" , "aliénation" et "oppression" , sur un paternalisme de l'adresse, un conformisme des affects et sur une très intemporelle définition de l'activité politique ? Que penser, en effet, de sa conception sous-jacente qui n'appréhende bien souvent le "populaire" qu'à l'aune de critères statistiques et "l'analyse concrète des situations concrètes" qu'en sociologue ?
    A ce stade, on peut repérer trois traits majeurs du "théâtre politique" de la période - qui ne sont pas indifférents à l'activité militante - :
    1. l'enlisement dans la réalité, c'est-à-dire un face-à-face avec ce qu'elle est supposée être, qu'il s'agit de déplier, expliquer, contre-informer et qui aimante pensées, dispositifs, adresses et possibles ;
    2. une appréhension positiviste de l'art politique où celui-ci n'est plus envisagé qu'à l'aune des effets systématiques qu'il est supposé produire, dans des temporalités mécaniques et linéaires ;
    3. un fétichisme des dispositifs où il s'agit de répéter encore et encore les mêmes procédés, indifférents aux conjonctures.
    Il faut alors formuler une hypothèse : ni le théâtre ni la politique ne sont assez pris au sérieux. Ils sont seulement juxtaposés, l'un réduit au constat (fiévreux ou clinique) de ce qui est, l'autre assimilé à un mode de communication parmi d'autres. Quelques spectacles saillants aujourd'hui (de Maguy Marin, Adeline Rosenstein, Milo Rau, et d'autres encore, etc.) démontrent qu'il n'y a là nulle fatalité à la condition, toutefois, que la mise en rapport des deux termes, théâtre et politique, soit autrement embarrassante, conflictuelle, perturbée, déséquilibrée qu'elle ne l'est le plus souvent.
    C'est au prix d'un travail sur les contradictions historiques de cette association qu'elle peut s'arracher à sa réification. "On réclame désespérément l'art pour l'art" : tel serait, peut-être, l'horizon partiel d'une réactivation de l'art politique. Cette étrange hypothèse, déraisonnable, qu'il s'agit d'explorer, soutient que l'expérience de l'art est irréductible à ce que le Capital et la patine du temps en ont fait.
    Il faut essayer de mettre des mots sur ce qu'en de rares moments elle permet, sur cette étrange médiation qu'est l'oeuvre, sur la discordance des temporalités qu'elle suggère, sur le bloc de rupture ou, du moins, la discontinuité qu'elle suppose avec le tout-venant de la vie, de ses rythmes, de ses narrations et de ses adresses. Il s'agit, in fine, de changer de prisme, sans rien cependant concéder aux tenants de l'idéologie esthétique : et si l'art, après avoir été tant et tant et parfois magnifiquement, inspiré par la politique venait, à son tour, initier, aggraver, suggérer quelques radicalités insoupçonnées et participer alors, en tant que tel, avec ses moyens propres, au mouvement actuel qui abolit l'ordre existant ?

    édition : mars 2019

    14,00 €
  • Neveux et Biet : Une histoire du spectacle militant

    De 1966 à 1981, de nombreuses expériences théâtrales et cinématographiques, inscrites au cœur des mouvements sociaux et politiques, ont revendiqué un clair dessein militant. Qu’elles soient l’œuvre d’artistes reconnus ou de collectifs, ces formes soumettant leur origine et leur finalité à une autre inspiration que celle de l’Esthétique ont souvent été contestées, caricaturées, rejetées en raison du simplisme et de l’amateurisme supposés de leur expression. Longtemps, cette caricature a masqué tout un pan de l’histoire théâtrale et cinématographique, et occulté la singulière expérience sensible, politique et artistique qu’induisent de telles manifestations. Cet ouvrage, publié à la suite du colloque Théâtre et cinéma militants (mai 2003), et coordonné par Christian Biet et Olivier Neveux, se propose de revenir sur cette histoire et ces esthétiques. ISBN : 978-2-912877-63-5, 15 x 21 cm, 464 p. - 30 € (disponible) TABLE DES MATIÈRES Christian BIET, Olivier NEVEUX, D’un art ignoble. Préface HISTOIRES - Entretien avec Philippe IVERNEL, « Mobiliser le passé à partir de l’inquiétude contemporaine » (Olivier Neveux) - Isabelle MARINONE « Y en a pas un sur cent mais pourtant ils existent ». Les films militants anarchistes français : Un cinéma invisible mais effectif - Emmanuel WALLON, « Tout est politique, camarade, même l’esthétique ! ». L’extrême-gauche et l’art en France dans les années soixante-dix (quelques équivoques d’époque) - Anne CUISSET, Quel théâtre militant aux Etats-Unis ? - Jean-Marc LACHAUD, Théâtre et rue en France des années soixante-dix à aujourd’hui - Julie de FARAMOND, En marge : le théâtre militant dans la revue Travail théâtral - Frédérique MATONTI, Le PCF face au théâtre et au cinéma militants EVENEMENTS - Laurent VERAY, Loin du Vietnam (1967) : une conception créatrice et collective du cinéma politique - Sébastien LAYERLE, A l’épreuve de l’événement. Cinéma et pratiques militantes en Mai 68 - Bernard FAIVRE, Une belle aventure. La Jeune lune tient la vieille lune toute une nuit dans ses bras (Théâtre de l’Aquarium) - Geneviève CLANCY, Philippe TANCELIN, Re-visite du Théâtre militant pour une conscience « émeutière » - Entretien avec Alain BADIOU, « Du côté d’une didactique lisible » (Olivier Neveux) PRATIQUES - André BENEDETTO, - Moi engagé ? – Mais oui ! – Ah bon… - François ALBERA, Le cinéma des Straub milite-t-il ? - Julian BOAL, Origines et développement du Théâtre de l’Opprimé en France - Jean KERGRIST, Le rire en bandoulière (De l’artillerie lourde de la décentralisation dramatique à l’infanterie légère des scènes imaginées) - Claude ALRANQ, « Lo teatre de la Carriera » : un théâtre de libération occitane et internationale - Olivier MAILLART, D’une maladie l’autre : Bernardo Bertolucci entre deux idées d’un cinéma révolutionnaire - Ariel CHENOT, Christian NOUAUX (Théâtre du Levant), Le Théâtre du Levant : au fil du mouvement social - Entretien avec François TUSQUES, « Je n’ai jamais su jouer du piano » (David Faroult) REPRESENTATIONS - Hélène RAYMOND, La scansion du montage dans les Cinétracts de 1968 - Entretien avec Carole Roussopoulos, « Donner la parole à celles et ceux qui ne l’ont pas eue. » (Hélène Fleckinger) - Hélène FLECKINGER, « Y a qu’à pas baiser ». La représentation des corps sexués dans le cinéma militant féministe et homosexuel (France, années 1970) - Entretien avec Lionel SOUKAZ, « Il y a de la pensée dans le sexe et du sexe dans la pensée » (Hélène Fleckinger et Olivier Neveux) - Olivier NEVEUX, Apparition d’une scène politique. Le théâtre révolutionnaire de l’immigration - Gérard LEBLANC, Quelle avant-garde ? - David FAROULT, Nous ne partons pas de zéro, car « un se divise en deux » ! (Sur quelques contradictions qui divisent le cinéma militant) LES KATANGAIS - Olivier NEVEUX, « La révolution nous brûle ». Pour situer Les Katangais, scénario inédit d’Armand Gatti - Les Katangais – Scénario d’Armand Gatti (1974) Notices bibliographiques des auteurs 460 pages édition : novembre 2007

    30,00 €
  • Neveux Olivier : Le théâtre de Jean Genet

    Une étude de l'oeuvre théâtrale de J. Genet qui a suscité le scandale tout autant qu'elle a intéressé de grands metteurs en scène du XXe siècle. Cet essai suit les pistes qu'indiquent les pièces du dramaturge et ses nombreuses réflexions sur le genre théâtral.

    édition :octobre 2016

    10,00 €
  • Neveux Olivier: Théâtres en lutte

    Depuis les années 1960, de nombreuses expériences théâtrales ont revendiqué en France un clair dessein politique. Inscrit au cœur des luttes (anti-impérialistes, ouvrières, féministes, immigrées, homosexuelles, altermondialistes, etc.), ce théâtre militant s’est donné pour but de contribuer, à sa manière, aux combats d’émancipation de son temps. Injustement déprécié ou ignoré, il constitue pourtant tout un pan de l’histoire théâtrale. Et c’est cette histoire inédite et passionnante que l’on découvrira dans cet ouvrage extrêmement documenté.

    Comment représenter la colère, l’injustice et l’espérance ? Quelles formes pour dire la lutte ou expliquer les mécanismes du capitalisme ? Et à qui de telles représentations doivent-elles être destinées ? Contrairement aux idées reçues, le théâtre militant n’a jamais cessé d’inventer des solutions dramaturgiques et scéniques pour mettre en scène le présent : un présent à transformer.

    Héritier d’Erwin Piscator, de Bertolt Brecht et des troupes d’agit-prop soviétiques, ce théâtre n’est pas homogène : il est traversé d’options politiques et esthétiques diverses, voire contradictoires, d’Armand Gatti à Augusto Boal, en passant par Alain Badiou, André Benedetto et de nombreux collectifs (la Troupe Z, Al Assifa, le Levant, le Groupov…).

    Revenir sur ces propositions, sur leurs richesses et leurs impasses, c’est tout autant s’opposer à l’oubli que tenter d’ouvrir des pistes pour le théâtre militant d’aujourd’hui.

    Olivier Neveux est maître de conférences en arts du spectacle à l'université Marc-Bloch, Strasbourg. Il a dirigé, avec Christian Biet, Une histoire critique du spectacle militant : théâtres et cinémas militants 1966-1981 (L’Entretemps, 2007).

    Table des matières :
    Introduction
    I / L'heure des brasiers - 1. Le théâtre politique de l’après-guerre - Sartre, Brecht et Vilar, trois articulations du théâtre et de la politique - Arthur Adamov et Armand Gatti, deux écritures militantes isolées
    - 2. Le théâtre de la décolonisation - Le PCF et le théâtre : adhésions et oppositions - La question algérienne - Politisation et colères étudiantes
    - 3. Dramaturgies du Vietnam - Napalm, d’André Benedetto - V comme Vietnam, d’Armand Gatti - L’Homme aux sandales de caoutchouc, de Kateb Yacine - Créer deux, trois… de nombreux Vietnam… -

    II / Le mai théâtral
    - 4. Les prémices de la contestation - Le théâtre radical américain - Contre la culture bourgeoise
    - 5. Le théâtre de Mai 68 - Mai 68, le théâtre suspendu - Quand le théâtre participe aux événements - « L’imagination n’a pas pris le pouvoir mais on est content quand même »

    III / Théâtres rouges
    - 6. Que faire ? - Les « dramaturgies marxistes » d’André Benedetto - Teatre de la Carriera, Troupe Z… de nouvelles troupes sur tous les fronts
    - 7. Analyses concrètes et luttes - Du Larzac à Lip, « descendre de cheval pour regarder les fleurs » - Luttes ouvrières
    - 8. Une mémoire divisée - Un théâtre « reflet de l’engagement politique » - Dario Fo et le rire politique –

    IV / Scènes de l'émancipation
    - 9. « Ne me libère pas, je m’en charge » - Identités et émancipation - La création au cœur des luttes sociales
    - 10. Contestations de la représentation théâtrale - Augusto Boal et la figure de l’Opprimé - Le théâtre anarchiste d’Armand Gatti – V / Malgré tout !
    - 11. « C’est fini » - Alain Badiou et l’expérience révolutionnaire - Continuer alors même que…
    - 12. Un autre théâtre est possible - L’émergence d’un nouveau théâtre de combat - « Pour une nouvelle génération d’Européens qui a oublié »…

    VI / « Qui sers-tu ? »
    - 13. Quand la représentation est liée aux luttes comme les dents aux lèvres - S’inventer dans le combat et dialoguer avec la réalité - L’idéologie esthétique
    - 14. Que rien ne soit dit naturel - Le théâtre comme processus de connaissance - Le théâtre politique est une chose rare –
    Notice bibliographique –
    Notes –
    Index des noms de personnes et compagnies –

    320 pages
    édition : février 2007

    25,00 €
  • William Blanc: Super-héros, Une Histoire politique

    Cinéma, séries télévisées, romans, jeux… les super-héros, nés il y a quatre-vingts ans avec l’apparition de Superman, ont envahi la culture populaire planétaire.
    Loin d’être un simple produit de divertissement, le genre super-héroïque a été pensé dès son origine comme un outil politique par des auteurs issus de milieux modestes. Captain America a ainsi été créé par deux auteurs juifs pour corriger Hitler dans des comics avant même que les États-Unis n’entrent en guerre alors que Wonder Woman a été pensée pour promouvoir l’émancipation des femmes.
    D’autres super-héros ont rapidement eu pour fonction de faire croire à l’existence d’un futur radieux à portée de mains dans lequel le modèle démocratique se répandrait sur l’ensemble du globe pour triompher des tyrannies « féodales » totalitaires. Plus tard, de nouveaux personnages plus troubles ont symbolisé une Amérique en plein doute, frappée de plein fouet par la crise pétrolière et la défaite au Vietnam, puis le 11 septembre 2001.
    Évoquant tour à tour Superman, Batman, Wonder Woman, Captain America, Namor, l’Escadron suprême, Black Panther, Luke Cage, Green Arrow, Red Sonja, Howard the Duck, Punisher, Iron Man, les super LGBT et Wolverine, cet ouvrage se propose d’explorer les discours politiques qui se cachent derrière le masque des surhumains. Édition 2021

    10,00 €
  • Zinn : En suivant Emma

    Pièce historique sur Emma Goldman, anarchiste & féministe américaine Théâtre traduit de l’américain par Julie David En suivant la vie d'Emma Goldman, militante anarchiste americaine juive d'origine russe, cette piece en deux actes revient sur plus d'un demi-siecle d'histoire sociale : grèves ouvrières, utopies collectives, émancipation des femmes, amou libre... Cette resurgence est egalement pour l'auteur l'occasion d'invoquer ce qui tient pour lui d'un invariant anthropologique: la résistance de l'humanite a l'oppression et son gout immodere pour la justice. L'oeuvre d'Howard Zinn est essentiellement consacree a l'incidence des mouvements populaires sur la societe americaine. En français, quatre titres sont publies : *Une histoire populaire des Etats-Unis* (Prix des Amis du Monde diplomatique 2003) ; *Karl Marx, le retour* (theatre) ; *Nous, le peuple des Etats- Unis* (essais) ; *L'Impossible neutralite* (autobiographie). 220 pages édition : septembre 2007

    15,30 €