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Marxisme classique


  • Actuel Marx : 25 ans avec Marx

    Avec Marx. 25 ans d'Actuel Marx répond au titre du 50ème numéro de la revue : Pourquoi Marx ? Philosophie, politique, sciences sociales. A l'occasion de cette date anniversaire, on trouvera ici quelques unes des contributions les plus marquantes de l’histoire de la revue, de même qu’un ensemble de débats et d’entretiens représentatifs des chantiers de réflexion actuels (rapport à Foucault et à Bourdieu, racisme et rapports sociaux de sexe, transformation des rapports de classe, nature et évolution du néolibéralisme…). Un résumé de 25 ans d’histoire intellectuelle et un témoignage du constant renouveau des usages de Marx ! Introduction : Jacques Bidet, Actuel Marx depuis 1986… Critique de la politique Discussion entre F. Furet et J. Texier, La question de l’égalité chez Marx Gerry A. Cohen, Liberté et égalité sont-elles compatibles ? Etienne Balibar, Remarques de circonstance sur le communisme André Gorz, L’écologie politique entre expertocratie et autolimitation Emmanuel Terray, L’État nation vu par les sans-papiers Entretien avec Judith Butler, Violence d'État, coalitions, sujets Dominations : sexe, « race », classe Catharine Mackinnon, Féminisme, marxisme et postmodernité Ann Laura Stoler, Genre et moralité dans la construction impériale de la race John E. Roemer, Une théorie générale de l’exploitation et des classes Jean Lojkine, G. Duménil et M. Vakaloulis, Adieu au salariat bipolaire ? Stefano Petrucciani, J. Bidet, G. Duménil, Qu’est-ce que l’Altermaxisme ? Néolibéralisme et mondialisation David Harvey, Les horizons de la liberté Fedric Jameson, La mondialisation comme objet philosophique Toni Negri, Marx, Empire-impérialisme Thomas Lemke, « Marx sans les guillemets ». Foucault, la gouvernementalité et la critique du libéralisme Christophe Dejours, Aliénation et clinique du travail Gérard Duménil, Dominique Lévy, À propos de la crise du néolibéralisme Entretien avec Immanuel Wallerstein, Crises de l’économie-monde et dépassement du capitalisme: années 1970 – années 2000 En débat Entretien avec Gérard Noiriel, L’histoire en mouvement, science et démocratie Entretien avec Jacques Rancière, Politique et esthétique Entretien avec Axel Honneth, Tradition et actualité de la théorie critique G. Duménil, M. Löwy, E. Renault, Sur Marx et les marxismes Postface Nicolas Tertulian, Hommage à Jacques Texier 345 pages édition : octobre 2011

    30,50 €
  • Actuel Marx n°50, Pourquoi Marx?

    Les temps sont au retour de Marx, un retour qui invite à reconsidérer l’actualité de Marx. Et puisque cette actualité est inscrite dans le nom même de notre revue qui fête ici son 25ème anniversaire, l’occasion était fournie d’interroger quelques usages contemporains de Marx. Ce numéro 50 cède la parole à des auteurs d'Italie, d'Allemagne, du Mexique, d'Inde, des États-unis et de Grande Bretagne, de France aussi, qui sont représentatifs de différentes orientations du marxisme contemporain : théorie critique, althussérisme, marxisme politique, analyse critique de la modernité, théorie du néolibéralisme... Il s'agit d'identifier des références créatives à Marx en philosophie et en théorie sociale et politique, tout en explorant les domaines dans lesquels une référence à Marx pourrait bien retrouver toute son importance, comme en anthropologie, en sociologie et en histoire. Critique du capitalisme : politiques et philosophies Michael Krätke, Marx, notre contemporain Toni Negri, De l’antagonisme au commun : retrouver Marx Etienne Balibar, Les deux découvertes de Marx Moishe Postone, Le sujet historique : repenser la critique de Hegel par Marx Sergio Perez, La critique de la raison dans la modernité Entretien avec Ellen M. Wood, Qu’est-ce que le marxisme politique ? Entre histoire et théorie sociale Stefano Petrucciani, Comment et pourquoi lire Marx aujourd’hui ? Stefen Resnik, Richard Wolff, Deux marxismes Enzo Traverso, Quelques usages de Marx en histoire Michael Burawoy, La domination est-elle profonde ? Bourdieu et Marx Guillaume Boccara, Une question pour l’anthropologie : comment analyser le multiculturalisme néolibéral en Amérique latine ? Entretien avec Sumit Sarkar, Subalternité et histoire globale 225 pages édition octobre 2011

    24,50 €
  • Jousse : Réviser le marxisme? d'Edouard Bernstein à Albert Thomas, 1896-1914

    Réviser le marxisme ? D'Edouard Bernstein à Albert Thomas, 1896-1914 Emmanuel Jousse Mars 1899. Edouard Bernstein (1850-1933), ami de Marx et exécuteur testamentaire d'Engels, grande figure de la social-démocratie allemande, jette un pavé dans la mare. "Qu'elle ose paraître ce qu'elle est" : c'est par cette invective qu'il recommande à son parti d'abondonner ses dogmes révolutionnaires pour assumer sa pratique réformiste, ouvrant ainsi le débat révisionniste. Et du congrès de Stuttgart en 1898, qui en voit les premières manifestations, à celui de Bad Godesberg en 1959, où le SPD renonce définitivement à ses ambitions révolutionnaires, la social-démocratie allemande fait l'apprentissage d'une nouvelle approche du socialisme : progressif plus que révolutionnaire, démocratique plus qu'insurrectionnel. Quelles ont été les répercussions de cette querelle en France ? Alors qu'il est généralement admis que le révisionnisme n'y rencontre aucun écho, que le credo révolutionnaire s'impose aux socialistes français, Emmanuel Jousse montre dans cet ouvrage que les idées de Bernstein passent en France, mais au prix de déformations qui en altèrent considérablement le sens. Entre interprétations et traductions se dessine un révisionnisme à la française, qui constitue un apport fondamental à la définition du socialisme réformiste d'Albert Thomas et de ses partisans avant 1914. La social-démocratie n'est donc pas une impasse en France, elle est un moyen pour la jeune SFIO de concilier l'idéal socialiste avec le système républicain, l'émancipation des plus modestes avec le bien-être général, l'exigence de justice avec une réalité économique et sociale complexe et changeante. Cet ouvrage reprend en grande partie le master de recherche mention histoire et théorie du politique soutenu par Emmanuelle Jousse à l'Institut d'études politiques de Paris, lauréat du prix de la Fondation Jean-Jaurès 2006. 240 pages édition : décembre 2007

    20,00 €
  • Kautsky : la Révolution sociale

    Ancien secrétaire d'Engels, Karl Kautsky (1854-1938) livre dans La Révolution sociale sa vision de la révolution, de ses méthodes, objectifs, et conditions de déroulement possibles. 225 pages édition 1921 : réédition novembre 2008

    26,00 €
  • Kautsky : Le programme socialiste

    D'où vient la société capitaliste ? Quels sont ses ressorts, ses contradictions ? Quelle place occupe-t-elle dans l'Histoire ? Pourquoi n'est-ce qu'une étape de l'évolution à laquelle succédera une société libérée de l'exploitation de l'homme par l'homme ? Quels seront les grands traits de la société future, socialiste et communiste, enfin digne de l'Humanité ? Par quels moyens le prolétariat doit-il lutter pour permettre sa réalisation ? C'est pour développer ces questions, survolées dans le programme du Parti Social-Démocrate allemand adopté au congrès d'Erfurt en 1891, queKautsky a écrit cet ouvrage l'année suivante. Ce Programme socialiste était destiné aux ouvriers qui avaient rejoint ce parti et à ceux qui s'apprêtaient à le faire, car le Parti Social-Démocrate ne cessait de croître malgré la répression. Bien des aspects du texte portent la marque des luttes politiques que menait alors le Parti Social-Démocrate. Notamment en ce qui concerne le suffrage universel et ce qu'il permettait : la possibilité pour le parti de développer son programme devant tous, d'envoyer des représentants au Parlement, de tenter d'obtenir des réformes en attendant de pouvoir arracher le pouvoir à la bourgeoisie. Les progrès obtenus sur ce terrain, les reculs imposés à l'État allemand, forgé par Bismarck, qui avait dû remballer sa législation antisocialiste, tout cela emplit ce texte d'un souffle à la mesure d'un mouvement ouvrier qui allait de l'avant. D'origine autrichienne, Kautsky avait rallié le mouvement ouvrier socialiste allemand dont il devint dès la fin du XIXe siècle le théoricien le plus en vue, « la principale autorité de la Seconde internationale », disait Lénine. Kautsky mena notamment le combat contre le courant « révisionniste », qui prônait une adaptation au capitalisme. En 1912, la guerre approchant, l'Internationale s'était engagée au congrès de Bâle à s'y opposer par tous les moyens. Mais, quand le conflit éclata en août 1914, Kautsky s'aligna derrière sa bourgeoisie, comme la plupart des chefs de la social-démocratie européenne. Il fut l'adversaire de la révolution russe, qui avait eu le tort à ses yeux d'éclater dans un pays qui n'était pas encore mûr pour le socialisme... puis de la révolution allemande qui secoua pourtant le pays le plus industrialisé d'Europe. Lénine disait de Kautsky que celui qui « avait écrit en 1909 tout un livre sur l'imminence d'une époque de révolutions » avait trahi ce pourquoi il avait lutté durant quarante ans. Mais dans son livre La révolution prolétarienne et le renégat Kautsky, Lénine ajoutait : « Plusieurs (de ses) ouvrages (...) demeureront le solide patrimoine du prolétariat, en dépit du reniement ultérieur de leur auteur ». C'est le cas de ce Programme socialiste. 253 pages Edition : 2004

    11,20 €
  • Kautsky : Les trois sources de la pensée de Marx. Suivi de "L'Histoire de

    Les bouleversements et les crises périodiques que la révolution industrielle imposa au monde du travail provoquèrent à la fois le développement des luttes ouvrières et l'éclosion de projets de réforme sociale prétendant concilier progrès technique et harmonie entre les hommes. En montrant que l'histoire des sociétés humaines était indissociable de celle de la propriété, Karl Marx apporta au mouvement ouvrier naissant à la fois la compréhension du monde qui le créait et l'illumination des buts qu'il devait se donner. Karl Kautsky expose comment il y parvint en soumettant à la critique historique et sociale les grands courants de pensée qui ont accompagné l'avènement de la bourgeoisie capitaliste. Mais cette activité intellectuelle de Marx ne doit pas être séparée de son action militante, qui la rendait nécessaire et qui l'enrichissait en même temps. Dans « Lhistoire de la Ligue des communistes «, Friedrich Engels relate la constitution du premier noyau de révolutionnaires auquel il appartint, dans cette Europe occidentale du milieu du XIXe siècle où il faut encore abattre le despotisme monarchique mais où, déjà, surgit la perspective d'une société libérée des oppressions, celle de la société communiste. Edition : 2001

    6,10 €
  • Kautsky : Terrorisme et Communisme

    Ancien secrétaire d'Engels, Karl Kautsky (1854-1938) expose dans ce livre, sa critique du bolchévisme par le biais d'une analyse historique des processuis révolutionnairtes. Il s'attirera par ses thèses l'hostilité de Lénine et celle de Trotsky. Voir le "Terrorisme et Communisme" de Léon Trotsky en vente sur ce site. 245 pages édition : octobre 2007

    28,00 €
  • Labriola : Essais sur la conception matérialiste de l'histoire

    ATTENTION! LE VISUEL CORRESPOND à LA REEDITION DE 2011 QUI EST EPUISEE; L'EDITION MISE ICI EN VENTE EST CELLE DE 1970.... Antonio Labriola (1843-1904) est le fondateur du courant marxiste italien. Ami d’Engels, en dialogue avec Georges Sorel, il a renouvelé avec originalité la pensée de Marx à un moment historique où elle semblait être en crise. Depuis 1902 son œuvre la plus importante, les Essais sur la conception matérialiste de l’histoire, n’était pas traduite en français. Nous la présentons dans une nouvelle traduction. Nous y avons intégré d’autres textes de Labriola, et également la préface de Georges Sorel à la première édition française des Essais et la traduction de l’article de Masaryk, « La crise scientifique et philosophique du marxisme contemporain ».----------------- 315 pages------------- ed 1970

    21,00 €
  • Lafargue : La religion du capital+ souvenirs personnels sur Karl Marx

    « Capitalistes de tous les pays, réagissez! »... Tel est l'impérieux commandement qui plane sur l'étrange conférence réunissant à Londres banquiers, chefs d'État, bourgeois et cléricaux. Ceuxci ne peuvent observer qu'avec effroi le développement d'un mouvement social mettant en péril leur position dominante. Dès lors, une réaction s'impose. Sa forme sera la religion - une arme qui a fait ses preuves -, mais adaptée à ce nouveau monde sans Dieu dont les nouveaux saints seront Capital, Crédit et Aliénation ! Dans cette farce, Lafargue brille par l'acuité de son esprit et sa vision prémonitoire des carcans qui continuent à peser sur l'homme. La réédition d'un grand texte, encore enrichi par ses Souvenirs personnels sur Karl Marx, pour rendre à Lafargue sa place au a panthéon » des hommes libres. S i Le Droit à la paresse assura à Paul Lafargue (1842 1911) une postérité inégalée dans le mouvement social mondial, son destin est étroitement lié à celui de son beau-père, Karl Marx. Éveillé à l'idée de progrès par Proudhon, devenu l'un des plus brillants acteurs du mouvement socialiste, il consacrera sa vie à la défense de la cause sociale et à l'action militante. édition : avril 2022

    11,00 €
  • Lafargue : Le matriarcat

    Paul Lafargue Le matriarcat “Nous vivons sous le régime de la famille patriarcale : autour du père, reconnu par les mœurs et la loi chef de la petite société familiale, se groupent la femme et les enfants : son nom seul descend le cours des générations : autrefois la propriété se transmettait par les mâles. La Bible, les livres sacrés de l’Orient, la plupart des philosophes, des historiens et des hommes d’État ont admis comme une vérité indiscutable, que cette forme familiale présida à l’origine des sociétés humaines et qu’elle traverserait les siècles à venir en ne subissant que d’insignifiantes modifications. Pour le vulgaire et pour les esprits cultivés la famille patriarcale est encore la seule forme familiale selon la raison et selon la nature [...] Afin de donner une autorité morale à leurs institutions civiles, politiques et religieuses, à leurs mœurs et à leurs coutumes, les hommes les ont toujours présentées comme des manifestations de la loi naturelle et des émanations de la divinité. Les droits et les devoirs religieux, moraux et politiques de la femme reposent sur cette notion de la famille, qui nait avec l’histoire.” Paul Lafargue (Santiago de Cuba, 1842 - Draveil, Essonne, 1911), gendre de Karl Marx, membre de la première et de la seconde Internationale, fondateur du Parti Ouvrier Français et du Parti Socialiste Ouvrier Espagnol. Il fut, selon les mots de Lénine, "l'un des plus grands propagateurs des idées marxistes". édition : aout 2012 120 pages

    15,00 €
  • Lafargue: Origine et évolution de la propriété

    Paul Lafargue Origine et évolution de la propriété "Bien que les sauvages, étant donné le milieu dans lequel ils évoluent, soient des êtres complets, plus complets que les civilisés puisqu'ils sont capables de pourvoir à tous leurs besoins, ils sont tellement identifiés avec leurs hordes et leur gens, que leur individualité ne s'objective pas ni dans la propriété individuelle ni dans ce que nous entendons par le mot famille". La famille Cro-Magnon se composait-elle uniquement, comme de nos jours, du père, de la mère et des enfants ? Qu'est-ce que la horde ? D'où vient la propriété privée ? Paul Lafargue nous promène au travers de siècles d'histoire, depuis l'aube de l'humanité jusqu'à la finance capitaliste. Et avec brio... La présente édition comprend, en annexe, les textes La propriété foncière en Grèce et La propriété paysanne et l'évolution économique. Paul Lafargue (Santiago de Cuba, 1842 - Draveil, Essonne, 1911), gendre de Karl Marx, membre de la première et de la seconde Internationale, fondateur du Parti Ouvrier Français et du Parti Socialiste Ouvrier Espagnol. Il fut, selon les mots de Lénine, "l'un des plus grands propagateurs des idées marxistes". Parmi ses principaux ouvrages, outre le fameux pamphlet "Le droit à la paresse" : "Le Matérialisme économique de Karl Marx" ; "Le matriarcat, étude sur les origines de la famille" ; "La langue française avant et après la Révolution" ; "Karl Marx : Le Capital. Extraits"... édition : novembre 2011 200 pages

    15,00 €
  • Plekhanov : Essai sur le développement de la conception moniste de l'histoire

    ESSAI SUR LE DÉVELOPPEMENT DE LA CONCEPTION MONISTE DE L'HISTOIRE Georges Plekhanov N. Beltov Marxiste orthodoxe, fondateur en 1883 avec Pavel Axelrod du groupe Emancipation du travail, première cellule marxiste de Russie, Georges Plekhanov publia en 1895 son Essai sous le pseudonyme de N. Beltov afin d'échapper à la censure. Il y développe en effet un matérialisme philosophique proscrit dans la Russie d'alors. TABLE DES MATIERES Préface de la deuxième édition 3 Chapitre premier. Le matérialisme français duXVIIIe siècle '3 Chapitre II. Les historiens français de la Restauration 22 Chapitre III. Les socialistes utopistes . 41 Chapitre IV. La philosophie idéaliste allemande 84 Chapitre V. Le matérialisme contemporain 140 Conclusion . 283 Annexe I. Retour à M. Mikhaïlovski et à «la triade » 323 Annexe II. Quelques mots à nos adversaires 334 Notes . 385 Index des noms 393 400 pages édition : février 2008

    44,00 €
  • Riazanov : Marx et Engels

    Ce livre reprend les conférences faites en 1922 par Riazanov sur la vie et l'activité de Marx (1818-1883) et d'Engels (1820-1895), depuis leurs années de formation dans l'Allemagne morcelée du début du XIX` siècle, jusqu'à leur combat aux côtés des travailleurs dans les premiers groupements socialistes et communistes, combat qui allait devenir le centre de toute leur vie.
    Dès le milieu des années 1840, tous deux en étaient arrivés à la conclusion que la classe ouvrière était la seule force sociale qui ait, à l'échelle internationale, la capacité de transformer radicalement la société. En février 1848, le Manifeste du parti communiste de Marx et Engels proclamait: « Un spectre hante l'Europe : le spectre du communisme. » En mars, la révolution déferlait sur la France, puis l'Allemagne et une partie du continent. Et en France, au cours de cette explosion révolutionnaire, pour la première fois dans l'Histoire, la classe ouvrière se manifesta comme force indépendante d'un tiers-état indistinct, dominé par la bourgeoisie, pour poser ses propres revendications. À Paris, l'insurrection ouvrière de juin 1848 fut écrasée dans le sang, mais elle avait ouvert une ère nouvelle.
    Marx et Engels ont consacré leurs forces à aider la classe ouvrière à prendre conscience de son rôle historique : affranchir l'humanité de toute exploitation et de toute oppression, au travers de la lutte politique pour renverser le système capitaliste. En Allemagne bien sûr, mais aussi en Belgique, en France, en Angleterre où, exilés politiques, ils militèrent dans des organisations ouvrières et révolutionnaires, puis dans la Ire Internationale dont Marx fut l'âme. Fruit de leurs efforts, la Ile Internationale regroupa de nombreux partis ouvriers se réclamant du marxisme.
    Riazanov montre en quoi les travaux théoriques de Marx et Engels étaient subordonnés au but qu'ils se fixaient : élever la conscience de classe des travailleurs et les aider à s'organiser dans des partis communistes. Il n'est pas de ces biographes qui veulent faire de Marx un penseur en bibliothèque.

    Riazanov lui-même était un militant engagé dans l'action révolutionnaire depuis l'âge de 14 ans. Il participa à la lutte contre le tsarisme, puis à la révolution d'Octobre. Grand connaisseur de la vie et des écrits de Marx, il fut chargé par le Parti Bolchevique de créer, dans la jeune Russie soviétique, un Institut Marx-Engels qui acquit une renommée internationale.

    Riazanov disparut en 1938, fusillé comme tant d'autres bolcheviks sur ordre de Staline.

    253 pages Edition : 2004

    11,00 €