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Colonisation et esclavage


  • Benot : Les lumières, l'esclavage, la colonisation

    L'itinéraire intellectuel et militant de l'historien Yves Benot (1920-2005) s'est ordonné autour de trois grands axes complémentaires et indissociables au sein de son ceuvre immense : les processus de décolonisation de l'Afrique francophone, où il a vécu de nombreuses années ; les fondements intellectuels de l'anticolonialisme et de la lutte antiesclavagiste au siècle des Lumières, dont il fut un précurseur avisé en mettant à jour, notamment, l'apport de Diderot dans la grande oeuvre de Raynal ; les processus d'abolition de l'esclavage dans la Révolution française, puis ceux de son tragique rétablissement par Napoléon. Réunissant des articles publiés par Yves Benot sur une cinquantaine d'années, du début des années 1950 jusqu'à ses derniers jours, cet ouvrage rend compte de la continuité et de la richesse de cet engagement intellectuel. Se succèdent ainsi, selon un ordre thématique qui ne doit pas occulter l'unité de la démarche de l'auteur, l'Afrique des indépendances, Diderot, Raynal et les Lumières, la Révolution française et les luttes coloniales, les Indiens d'Amérique, coeur d'un projet d'ouvrage que la mort a interrompu. Un livre d'histoire original et passionnant, qui est aussi un hommage à cet historien et cet écrivain infatigable, toujours présent sur le terrain de la recherche, tout comme il le fut sur celui des luttes d'aujourd'hui pour l'égalité et contre toutes les formes d'oppression, dans nos sociétés comme dans celles des pays issus des décolonisations du dernier demi-siècle. Yves Benot (1920-2005), journaliste et historien, a publié de nombreux ouvrages, dont Idéologies des indépendances africaines (Maspero, 1969), Diderot, de l'athéisme à l'anticolonialisme (Maspero, 1970), La Révolution française et la fin des colonies (La Découverte, 1988, 2004), La Démence coloniale sous Napoléon (La Découverte, 1992), Massacres coloniaux (La Découverte, 1994, 2001) et La Modernité de l'esclavage. Essai sur la servitude au coeur du capitalisme (La Découverte, 2003). Il était président de l'Association pour l'étude de la colonisation européenne (1750-1850). 327 pages Edition : 2005

    34,00 €
  • Blanchard/Bancel : La fracture coloniale. La société française au prisme de l'héritage colonial

    Cinquante ans après la défaite indochinoise de Diên Biên Phu et le début de la guerre d'Algérie, la France demeure hantée par son passé colonial, notamment par ce rapport complexe à l'«Autre», hier indigène, aujourd'hui «sauvageon». Pourquoi unetelle situation, alors que les autres sociétés postcoloniales en Occident travaillent à assumer leur histoire outremer? C'est à cette question que tente de répondre cet ouvrage, où Pascal Blanchard, Nicolas Bancel et Sandrine Lemaire, en partant d'une enquête conduite à Toulouse - et présentée ici -, ont décidé d'ausculter les prolongements contemporains de ce passé à travers les différentes expressions de la fracture coloniale qui traverse aujourd'hui la société française. Ils ont réuni, dans cette perspective, les contributions originales de spécialistes de diverses disciplines, qui interrogent les mille manières dont les héritages coloniaux font aujourd'hui sentir leurs effets: relations intercommunautaires, ghettoïsation des banlieues, difficultés et blocages de l'intégration, manipulation des mémoires, conception de l'histoire nationale, politique étrangère, action humanitaire, place des Dom-Tom dans l'imaginaire national ou débats sur la laïcité et l'islam de France... Pascal Blanchard, historien, est chercheur associé au CNRS à Marseille (GDR 2322) ; Nicolas Bancel, historien, est professeur à l'université de Strasbourg-11 MarcBloch ; et Sandrine Lemaire, agrégée en histoire, est enseignante. lis ont codirigé ensemble, avec d'autres auteurs ou separement. plusieurs ouvrages sur la question coloniale. dont : Nicolas 8ancel. Pascal Blanchard et Françoise Vergés. La République coloniale. Essai sur une utopie (Albin Michel, 2003) ; Pascal Blanchard, Sandrine Lemaire, Culture coloniale (Autrement, 2003) et Culture impériale (Autrement, 2004) ; Nicolas Bancel, Pascal Blanchard, Gilles Boëtsch, Éric Deroo, Sandrine Lemaire, Zoos humains. Au temps des exhibitions humaines (La Découverte/ «Poches», 2004). 311 pages Edition : novembre 2006 en poche

    13,50 €
  • Blanchard/Bancel : Zoos humains et exhibitions coloniales

    Les «zoos humains», symboles oubliés de l'époque coloniale, ont été totalement refoulés de notre mémoire collective. Ces exhibitions de l'exotique ont pourtant été, en Occident, une étape majeure du passage progressif d'un racisme scientifique à un racisme populaire. Depuis l'exhibition en Europe de la Vénus hottentote au début du xixe siècle, elles ont touché, comme on le découvrira dans ce livre remarquablement documenté, des millions de spectateurs, de Paris à Hambourg, de Londres à New York, de Moscou à Porto. Dans ces exhibitions « anthropozoologiques », des individus « exotiques» mêlés à des bêtes sauvages étaient mis en scène derrière des grilles ou des enclos. Mesurés par les savants, exploités dans les cabarets, utilisés dans les expositions officielles, ces hommes, ces femmes et ces enfants venus des colonies devenaient les figurants d'un imaginaire et d'une histoire qui n'étaient pas les leurs. Premier ouvrage de synthèse sur la question, rassemblant les meilleurs spécialistes internationaux, Zoos humains met en perspective la « spectacularisation » de l'Autre, à l'origine de bien des stéréotypes actuels. L'enjeu de cet ouvrage est aussi de comprendre la construction de l'identité occidentale. « La somme collective que publie La Découverte est de bout en bout passionnante. Parce qu'elle interroge, autour du zoo humain, figure enfouie de l'ère coloniale, l'arrogante affirmation de la supériorité d'un Occident blanc comme un discours racial en construction, complé ment transversal de l'élaboration des identités nationales. Sans négliger de faire le lien avec d'autres enfermements - ceux des fous et des déviants notamment. » LE MONDE Réalisé à l'initiative de l'Association connaissance de l'histoire de l'Afrique contemporaine (Achac, Paris) et de l'unité CNRS/GDR 2322 (Anthropologie des représentations du corps, Marseille), cet ouvrage a été dirigé par Nicolas Bancel, Pascal Blanchard (historiens), Gilles Boëtsch (anthropologue), Éric Deroo (cinéaste), Sandrine Lemaire (historienne). 486 pages Edition : 2005

    30,00 €
  • Bouamama : Planter du blanc

    Faut-il encore écrire sur le colonialisme et le néo­co­lo­nia­lisme ? De manière récurrente, l'accusation d'un ressassement morbide d'une histoire révolue est brandie à l'encontre de ceux qui répondent po­si­ti­vement à cette question. Pourtant, du projet Montagne d'Or en Guyane au référendum en Nouvelle-Calédonie/Kanaky en passant par la situation de Mayotte, tout nous ramène au présent­ colonial de la république française. Certes, les appréciations sur le passé colonial ont été contraintes de prendre en compte, peu ou prou, les indépendances du siècle dernier, mais avec, ne l'oublions pas, des retours réguliers d'une tentation révisionniste, à l'image de la loi du 23 ? février 2005 évoquant "l'oeuvre positive de la colonisation". Depuis, de manière régulière, nos chefs d'Etat ne cessent de s'illustrer par des représentations et grilles de lecture datant historiquement de cette phase particulière de l'histoire de l'humanité qu'a été la colonisation succédant, à son tour, à une phase, tout aussi spécifique, celle de la mise en esclavage sur plusieurs siècles, avec une ampleur industrielle inédite.
    De " l'homme africain pas assez entré dans l'histoire ? " de Nicolas Sarkozy à Dakar en 2007 au "sept à huit enfants par femme" d'Emmanuel Macron en 2017, censés expliquer la pauvreté des habitants du continent, le même imaginaire colonial continue de faire irruption régulièrement pour expliquer le scandale de la paupérisation maintenue six décennies après les indépendances. Cet imaginaire ne peut pas, comme le démontre l'auteur, se réduire à une simple persistance du passé.
    Il n'est pas une survivance d'une époque révolue ou une trace héritée vouée à disparaître par l'épuisement du temps. Il reflète les rapports de dominations que la France entretient avec les confettis encore colonisés de son ancien empire colonial, euphémiquement appelés "Outre-mer" d'une part et avec ses anciennes colonies sous la forme du néocolonialisme d'autre part. De la Françafrique aux Antilles dites françaises, c'est à des incursions précises et thématiques dans l'histoire et le présent coloniaux de la France que nous invite ce livre.

    édition : mai 2019

    15,00 €
  • Brahim Rachida: La race rue deux fois, histoire des crimes racistes en France (1970-2000)

    A partir d'une enquête sur la dénonciation et le traitement législatif des crimes racistes commis contre des immigrés et des descendants d'immigrés maghrébins durant les années 1970, 1980 et 1990, cet ouvrage restitue une histoire trop méconnue et éclaire le débat sur l'existence d'un racisme structurel en France. La confrontation inédite des données mobilisées permet de replacer cette notion dans la trame de violence ouverte par la colonisation.
    Fondamentalement, ces données mettent en évidence un racisme qui fait système au sein de la société française en se manifestant aussi bien à l'échelle individuelle qu'institutionnelle. Rachida Brahim a constitué une base de données de 731 crimes racistes entre 1970 et 1997. Sous l'expression "crime raciste" , on relève des cas d'homicides, de coups et blessures et des destructions de biens. On distingue des violences idéologiques, commises par des sympathisants ou des militants d'extrême droite, des violences qui mettent en scène des voisins, des commerçants, des vigiles, mais aussi des violences d'Etat qui sont davantage le fait de fonctionnaires et notamment de policiers.
    Lorsqu'on écoute les personnes qui ont dénoncé ces violences, des crimes emblématiques de 1973 aux plus récentes affaires qui ont émaillé l'actualité, un même leitmotiv revient. Il repose sur l'idée selon laquelle la race tue deux fois. Elle tue une première fois en raison de la violence induite par la catégorisation raciale et une deuxième fois en raison du traitement de cette violence. A la croisée de l'histoire de ces crimes et de la réflexion sur le racisme, Rachida Brahim nous offre ici un ouvrage saisissant sur une histoire qui demeure souterraine et refoulée.
    Des grandes ratonnades de 1973 dans le sud de la France aux crimes policiers des années 1990 en passant par les crimes racistes jalonnant les années 1980, cet ouvrage nous invite à prendre la mesure de cette histoire à l'heure où l'action de la police continue chaque année à être à l'origine de plusieurs morts, comme ont pu le rappeler les combats menés pour onbtenir vérité et justice pour Amine Bentounsi, Lamine Dieng ou plus récemment Adama Traoré.

    édition : décembre 2020

    18,00 €
  • Césaire : Discours sur le colonialisme, suivi de Discours sur la négritude

    Comme naguère Jean-Jacques Rousseau dénonçait le scandale d'une société fondée sur l'inégalité, avec la même clarté, et un bonheur d'écriture que seule peut inspirer la passion du juste, Aimé Césaire prend ses distance par rapport au monde occidental et le juge. Ce discours est un acte d'accusation et de libération. Sont assignés quelques ténors de la civilisation blanche et de son idéologie mystifiante, l'Humanisme formel et froid. En pleine lumière sont exposées d'horribles réalités : la barbarie du colonisateur et le malheur du colonisé, le fait même de la colonisation qui n'est qu'une machine exploiteuse d'hommes et déshumanisante, une machine à détruire des civilisations qui étaient belles, dignes et fraternelles. C'est la première fois qu'avec cette force est proclamée, face à l'Occident, la valeur des cultures nègres. Mais la violence de la pureté du cri sont à la mesure d'une grande exigence, ce texte chaud, à chaque instant, témoigne du souci des hommes, d'une authentique universalité humaine. Il s'inscrit dans la lignée de ces textes majeurs qui ne cessent de réveiller en chacun de nous la générosité de la lucidité révolutionnaires. Le Discours sur le colonialisme est suivi du Discours sur la Négritude, qu'Aimé Césaire a prononcé à l'Université Internationale de Floride (Miami), en 1987. 92 pages Edition : 2004

    5,20 €
  • Césaire/Vergès : Nègre je suis, nègre je resterai. Entretiens avec Françoise Vergès

    Au moment où, pour la première fois en France, s'ouvre un large débat public sur les traces contemporaines de l'esclavage et du colonialisme, la portée historique et politique des écrits d'4imé Césaire prend un relief tout particulier. Dans ces entretiens accordés à Françoise Vergès, le « père de la négritude » relate avec une très grande liberté de ton les principaux moments de son combat pour l'égalité des peuples à l'ère post-coloniale. Témoin capital de cette période de mutations, Aimé Césaire évoque son siècle, celui de la fin des empires coloniaux, en posant les questions fondamentales de l'égalité, de l'écriture de l'histoire des anonymes et des disparus du monde non européen. C'est la voix d'un homme immense qu'il nous est donné d'entendre, dans sa force et sa modestie. Né à la Martinique en 1913, Aimé Césaire est l'un des plus grands poètes de langue française de notre temps. Professeur de sciences politiques à l'université de Londres, Françoise Vergès est vice-présidente du Comité pour la mémoire de l'esclavage. 151 pages Edition : 2006

    14,20 €
  • Confavreux/Médiapart : Kanaky, une décolonisation au présent

    L’histoire commence le 24 septembre 1853 avec la prise de possession de la Nouvelle-Calédonie par la France de Napoléon III, et elle ne s’achèvera pas le 4 octobre 2020, quel que soit le résultat du scrutin par lequel les habitants du Caillou sont appelés, pour la seconde fois, à voter pour ou contre l’indépendance de l’île. Le processus inédit engagé par les accords de Matignon de 1988, consécutifs à la tragédie de la grotte d’Ouvéa entre les deux tours de l’élection présidentielle de cette année, puis par l’accord de Nouméa de 1998, dont le préambule reconnaît pour la première fois officiellement le fait colonial de la République française, touche à son terme.
    Après une transition de trente ans, la Kanaky-Nouvelle-Calédonie, ainsi que voudraient la nommer les tenants de l’indépendance, est-elle prête pour la pleine souveraineté ? Les clivages entre Kanak et Caldoches, qui ont fait des dizaines de morts pendant les années 1980, ne sont pas effacés, mais ils se sont reconfigurés, laissant aujourd’hui ouvertes aussi bien la possibilité de leur dépassement que celle d’un nouvel embrasement.

    Archipel géographique, mosaïque ethnique, concentré d’invention poli-tique, la Nouvelle-Calédonie est aussi un laboratoire institutionnel et un modèle d’intelligence collective qui nous parle, au présent, de ce qu’était notre passé et de ce que pourrait être notre avenir.
    Cette île, qui fut l’une des rares colonies de peuplement de la France et dont le peuple autochtone – les Kanak – a failli disparaître, pourrait-elle constituer la première décolonisa-tion réussie de l’État français et être, grâce aux pratiques de ce peuple, le lieu d’un autre rapport à la terre, d’une économie non capitaliste et d’une politique de long terme, pour habiter ensemble un monde postcolonial ?

    édition : aout 2020

    18,00 €
  • Davis Mike : Génocides tropicaux. Catastrophes naturelles et famines coloniales. Aux origines du sous-développement

    A la fin du me siècle, plus de cinquante millions de personnes moururent dans d'épouvantables famines qui survinrent quasi simultanément en Inde, au Brésil en Chine et en Afrique. Déclenchées par le phénomène climatique aujourd'hui connu sous le nom d'El Nino, la sécheresse et les inondations provoquèrent des épidémies terribles, l'exode des populations rurales et des révoltes brutalement réprimées. C'est cette tragédie humaine absolument méconnue de l'histoire économique mondiale que Mike Davis relate dans cet ouvrage. Il montre en particulier comment la « négligence active » des administrations coloniales et leur foi aveugle dans les dogmes du libre-échange aggrava de façon meurtrière ces situations catastrophiques. Dans ce livre, où la profusion des témoignages et des documents et l'intensité du récit appuient une démarche scientifique ambitieuse, Mike Davis offre une description saisissante des méfaits du colonialisme et de son régime politique et économique. Il présente ainsi un autre regard sur la naissance du tiers monde, en construisant une double histoire économique et climatique du développement : cette « écologie politique des famines coloniales » conduit à penser l'interconnexion des deux grandeurs, naturelles et humaines, dans le cadre ce qui était déjà, au xixe siècle, un « système-monde ». Pour cette raison, le livre de Mike Davis est aussi une contribution majeure à une histoire critique de la mondialisation, qui s'efforce d'articuler, en les mettant à l'épreuve, les références à un marxisme non dogmatique et celles de l'écologie politique. À bien des égards, Génocides tropicaux ajoute un chapitre important, historique, au grand « livre noir du capitalisme libéral ». Chercheur indépendant doté d'une grande curiosité interdisciplinaire, personnage inclassable de la gauche américaine,est l'auteur de nombreux ouvrages parmi lesquels City of Quartz, Los Angeles capitale du futur (La Découverte, 1998 ; nouvelle édition 2000, poche 2006). 479 pages Edition : mai 2006

    14,50 €
  • Einaudi : Octobre 1961 : un massacre à Paris

    Le 17 octobre 1961, le FLN appelle les Algériens de la région parisienne à manifester pacifiquement à Paris pour protester contre le couvre-feu qui leur est imposé. Interdite par la police, la manifestation est très violemment réprimée. Le 17 octobre et les semaines qui suivirent, plus de 150 personnes sont mortes ou disparues. Le préfet de police Maurice Papon, responsable de cette répression, en niera toujours l’ampleur. Dans cet ouvrage, Jean-Luc Einaudi livre les conclusions de son enquête sur ces massacres, après avoir pu consulter les archives des hôpitaux de Paris, du Parquet, de la gendarmerie, de la préfecture de police, qui confirment et précisent les données recueillies dans ses précédents ouvrages. Dans une longue introduction et une postface inédites, il revient sur les débats et polémiques suscités par son livre, et confirme ses conclusions en répondant à ses contradicteurs.
    Parution : 09/2011, 640 pages.

    12,20 €
  • Epzstajn : Guide du Paris colonial et des banlieues

    Sur les quelque 6000 rues, avenues, places, promenades et impasses que compte la capitale, elles sont près de 300 à témoigner de la prégnance d'un empire colonial qui étendait son pouvoir et sa prédation sur les cinq continents. Classé par arrondissement, ce guide fournit des éléments biographiques sur les hommes du "parti colonial" et nous invite à regarder d'un autre oeil la toponymie des rues parisiennes baptisées du nom d'espaces colonisés ou en l'honneur de leurs bourreaux.

    Au fil des pages, le promeneur et la promeneuse emprunteront les sentiers coloniaux plus ou moins masqués de Paris et entameront l'indispensable voyage vers la décolonisation de la cartographie de la ville-lumière.

    édition : janvier 2018

    8,00 €
  • Fanon : Les damnés de la terre

    " La violence qui a présidé à l'arrangement du monde colonial, qui a rythmé inlassablement la destruction des formes sociales indigènes, démoli sans restrictions les systèmes de références de l'économie, les modes d'apparence, d'habillement, sera revendiquée et assumée par le colonisé au moment où, décidant d'être l'histoire en actes, la masse colonisée s'engouffrera dans les villes interdites. Faire sauter le monde colonial est désormais une image d'action très claire, très compréhensible et pouvant être reprise par chacun des individus constituant le peuple colonisé. " Frantz FANON Publié en 1961, à une époque où la violence coloniale se déchaîne avec la guerre d'Algérie, saisi à de nombreuses reprises lors de sa parution aux Éditions François Maspero, le livre Les Damnés de la terre, préfacé par Jean-Paul Sartre, a connu un destin exceptionnel. Il a servi - et sert encore aujourd'hui - d'inspiration et de référence à des générations de militants anticolonialistes. Son analyse du traumatisme du colonisé dans le cadre du système colonial et son projet utopique d'un tiers monde révolutionnaire porteur d'un « homme neuf» restent un grand classique du tiers-mondisme, l'oeuvre capitale et le testament politique de Frantz Fanon. Dans cette nouvelle édition, la préface de Alice Cherki, psychiatre et psychanalyste, auteur du Portrait de Frantz Fanon (Seuil, 2000), et la postface de Mohammed Harbi, combattant de la première heure pour la libération de son pays et historien de l'Algérie contemporaine, auteur de Une vie debout. Mémoires politiques 1945-1962 (La Découverte, 2001), restituent l'importance contemporaine de la pensée de Frantz Fanon. 313 pages Edition : 2005

    12,00 €
  • Girardet : L'idée coloniale en France de 1871 à 1962

    Aujourd'hui semble s'ouvrir une nouvelle phase du « travail de mémoire » de la France quant à son histoire coloniale, notamment sous l'impact des questions posées par les Français issus des immigrations postcoloniales. Il importe donc de chercher à comprendre ce que fut, pour ses principaux acteurs, le sens de l'aventure coloniale, qu'on ne peut réduire à la seule logique économique impériale. L'idée coloniale a tenu trop de place et pendant trop longtemps dans l'esprit des Français pour que son histoire les laisse aujourd'hui indifférents. Comment s'est développée en France, après 1870, une volonté cohérente d'expansion coloniale ? Comment s'est-elle affirmée ? Autour de quels thèmes la vision impériale française s'est-elle progressivement définie ? À quelles résistances s'est-elle heurtée ? Quelle place le fait et le débat colonial ont-ils eu, en définitive, dans la conscience nationale française ? C'est à ces questions, presque jamais abordées, que Raoul Girardet répond dans ce livre d'histoire des mentalités, des sentiments et des croyances qui est aussi le roman d'une idée. Raoul Girardet a été professeur à l'Institut d'études politiques de Paris, où il a enseigné l'histoire des idées politiques. Il a publié de nombreux ouvrages, parmi lesquels Le Nationalisme français (Le Seuil, 1983). 506 pages Edition : 2005

    22,00 €
  • Lecour Grandmaison : Coloniser exterminer. Sur la guerre coloniale et l'Etat colonial

    Quelles furent les spécificités des conflits coloniaux engagés par la France en Afrique du Nord et ailleurs ? Que nous apprennent les méthodes singulières - enfumades, massacres de prisonniers et de civils, razzias, destructions de cultures et de villages - couramment employées par les militaires français sur la nature de la guerre conduite pour pacifier l'ancienne Régence d'Alger ? Pourquoi de nombreuses mesures racistes et discriminatoires ont-elles été élaborées puis appliquées au cours de la conquête et de la colonisation de l'Algérie ? Comment furent-elles codifiées sous la Troisième République puis étendues aux nouveaux territoires de l'empire tels que l'Indochine, la Nouvelle-Calédonie et l'AfriqueOccidentale française ? Telles sont quelques-unes des questions auxquelles cet ouvrage entend répondre. En effet, la conquête puis la colonisation difficiles et meurtrières de l'Algérie doivent être considérées comme une sorte de vaste laboratoire au sein duquel des concepts - ceux de «races inférieures», de «vie sans valeur» et d'«espace vital», promis à l'avenir et aux usages que l'on sait - furent forgés. De même, on découvre les origines de nouvelles techniques répressives - l'internement administratif et la responsabilité collective notamment - qui, avec le Code de l'indigénat adopté en 1881, firent de l'État colonial un état d'exception permanent. Plus tard, l'internement fut même importé en métropole pour s'appliquer, à la fin des années 1930, aux étrangers d'abord, aux communistes ensuite puis aux Juifs après l'arrivée de Pétain au pouvoir. S'appuyant sur quantité de documents peu connus voire oubliés, sur la littérature aussi, cette étude originale et dédisciplinarisée éclaire d'un jour nouveau les particularités du dernier conflit qui s'est déroulé entre 1954 et 1962, mais aussi les violences extrêmes et les guerres totales qui ont ravagé le Vieux Continent au cours du Xxe siècle. Olivier Le Cour Crrdndmaison enseigne les sciences politiques et la philosophie politique à l'Université. Il a notamment publié Les Citoyennetés en Révolution (1789-1794) (PUF, 1992), Le 17 octobre 1961 : un crime d'État à Paris (collectif, La Dispute, 2001), et Haine(s). Philosophie et Politique (PUF, 2002). 365 pages Edition : 2005

    22,30 €
  • Memmi : Portrait du décolonisé et de quelques autres

    Cinquante ans après les indépendances, qu'est devenu l'ex-colonisé? Cet ouvrage tente une peinture aussi fidèle que possible d'un homme nouveau apparu sur la scène de l'histoire.
    On verra qu'il s'agit d'un triptyque : le nouveau citoyen, demeuré dans son pays natal, l'immigré vivant dorénavant à l'étranger et le fils de l'immigré, né dans le pays d'accueil, chacune de ces figures possédant sa cohérence. Sont ainsi passés en revue la plupart des problèmes qui, à la suite de l'interdépendance inédite du monde contemporain, nous assaillent tous.
    À l'intérieur des jeunes nations, la liaison inexorable entre la pauvreté, la corruption et la tyrannie. Entre les nations, les mouvements de populations, les collisions entre les cultures et le probable métissage. D'où les tentations passéistes, le recours aux mythes, politiques ou religieux, aux intégrismes et à la violence.

    édition : février 2019

    8,40 €
  • Memmi/Sartre : Portrait du colonisé, portrait du colonisateur

    « J'ai entrepris cet inventaire de la condition du colonisé d'abord pour me comprendre moi-même et identifier ma place au milieu des autres hommes Ce que j'avais décrit était le lot d'une multitude d'hommes à travers le monde. Je découvrais du même coup, en somme, que tous les colonisés se ressemblaient ; je devais constater par la suite que tous les opprimés se ressemblaient en quelque mesure. » Et Sartre d'écrire : « Cet ouvrage sobre et clair se range parmi "les géométries passionnées" : son objectivité calme, c'est de la souffrance et de la colère dépassée. » Cet essai est devenu un classique, dès sa parution en 1957 : il soulignait combien les conduites du colonisateur et du colonisé créent une relation fondamentale qui les conditionne l'un et l'autre. 163 pages Edition : 2005

    6,60 €
  • Mitchell : Carbon Democracy, le pouvoir politique à l'ère du pétrole

    eci est un « livre à thèse », une thèse forte et iconoclaste, qui déplace radicalement notre vision de l'histoire du XXe siècle : les contours et les transformations des régimes politiques dits « démocratiques » ont été largement déterminés par les propriétés géophysiques des principales énergies carbonées, le charbon d'abord, puis le pétrole.
    Ainsi, la pesanteur du charbon, la nécessité de l'extraire des mines puis de le charger dans des convois, etc., ont donné à ses producteurs un pouvoir considérable sur les flux d'énergie alimentant l'économie ; en utilisant la menace de les interrompre, ils créèrent syndicats et partis de masse, à l'origine des premières démocraties de l'ère moderne. Face à ces forces concurrentes, les classes dominantes occidentales ont cherché à organiser la transition énergétique à l'échelle mondiale. En effet, grâce à sa fluidité, sa légèreté et son exceptionnelle concentration en énergie, le pétrole permettait de contourner les réseaux et pouvoirs anciens. Ainsi fut créé un système d'acheminement beaucoup moins intensif en travail, plus flexible, résolument international... et beaucoup plus facilement contrôlable par les États et les multinationales.
    Un autre régime s'est progressivement mis en place, dans lequel la vie politique s'est retrouvée anémiée, la paix sociale et la prospérité des « démocraties » occidentales ont reposé sur l'autoritarisme moyen-oriental, et où la croissance illimitée s'est transformée en religion. Aujourd'hui, ce système est au bord de l'effondrement et nous pose une question cruciale : comment les énergies postpétrole pourront-elles donner naissance à des régimes réellement démocratiques ?
    édition : 2017 en poche

    13,00 €
  • Mukerjee : Le crime du Bengale

    Inconnue en Europe ou sous-estimée, la grande famine du Bengale de 1943 est l’une des tragédies, un des grands crimes, de la IIe Guerre mondiale.
    Selon l’auteure, elle fit 4,5 millions de victimes et la responsabilité du gouvernement anglais, dirigé par Winston Churchill est écrasante. Elle est due pratiquement aux réquisitions massives des ressources alimentaires et des moyens de transports du Bengale opérées par l’occupant, qui, d’une part, ne voulait rien laisser aux Japonais s’ils envahissaient la province et, d’autre part, voulait nourrir en priorité les troupes britanniques opérant au Moyen-Orient ainsi que la population de la Grande-Bretagne.
    Fondé sur de nombreux témoignages oraux et l’étude exhaustive de la littérature et des archives relatives au sujet, bien accueilli aux Etats-Unis et outre-Manche, ce livre sur « l’holocauste oublié » (The Independent) révèle « un aspect de la personnalité de Churchill largement ignorée par l’Occident qui ternit considérablement sa renommée » (Time Magazine)

    édition : février 2015

    18,00 €
  • Oudin-Bastide : Travail, capitalisme et société esclavagiste. Guadeloupe, Martinique (XVIIe-XIXe siècle)

    À l'époque où l'esclavage s'impose dans les îles françaises des Antilles, le travail devient, dans les sociétés européennes, un élément constitutif de l'avènement de la modernité capitaliste dans les sociétés occidentales. Bien qu'étroitement articulé au système économique européen, le système esclavagiste paraît s'opposer à cette mise en gloire du travail. C'est ce paradoxe que l'ouvrage de Caroline Oudin-Bastide s'efforce d'explorer. Mobilisant une documentation impressionnante (ouvrages esclavagistes et abolitionnistes, correspondance administrative et textes littéraires), elle montre que les planteurs esclavagistes des Antilles françaises, installés dans la consommation ostentatoire, s'adonnant au jeu et aux plaisirs, cultivant l'oisiveté, ne partagèrent pas l'« esprit du capitalisme » propre, selon Max Weber, à la bourgeoisie montante. Elle analyse par ailleurs très finement le rapport au travail des esclaves, généralement contraints à la forme la plus extrême et la plus inhumaine de travail pour autrui. En étudiant les modalités du travail servile, de sa division et de ses statuts, comme de ses pratiques quotidiennes, Caroline Oudin-Bastide offre une contribution importante à la sociologie du système esclavagiste, qui se caractérise avant tout par sa logique de dévalorisation du travail, d'autant plus grande qu'elle fut constamment associée à la violence, considérée comme l'unique moyen de vaincre la « paresse naturelle » de l'esclave. Au carrefour de l'histoire économique et de l'anthropologie historique, cet ouvrage dresse un portrait original et saisissant de la société esclavagiste des Antilles françaises. Caroline Oudin-Bastide est docteur en histoire et civilisations de l'EHESS et membre associé du Centre de recherche sur les pouvoirs locaux dans la Caraïbe. 348 pages Edition : 2005

    32,00 €
  • Raharimanana : Madagascar, 1947

    Raharimanana, un écrivain malgache résidant en France, vient d'y publier sa critique de l'histoire de la rébellion de 1947. Intitulé « Madagascar, 1947 » le livre existe déjà au pays.
    On n'en finira jamais. Soixante ans après, le mouvement d'émancipation nationale du 29 mars 1947, qu'on vient de commémorer, continue à hanter plus d'un auteur d'ouvrages littéraires et historiques. Quoi de plus normal pour Raharimanana, un écrivain engagé, qui cherche à briser le silence, en posant des questions sur le passé de son pays. Il vient de sortir, il y a une semaine en France, sa critique, intitulée « Madagascar, 1947 ».
    Forte en témoignage, cette récente critique de 62 pages est fondée sur des documents écrits, des synthèses des auteurs et historiens étrangers et des traditions orales recueillies à Madagascar. Elle est également illustrée par des photos d'archives du regretté Charles Ravoajanahary, une grande figure de l'accession de Madagascar à l'indépendance, homme de lettres et professeur d'histoire au moment de l'indépendance, en 1960.
    Ce livre invite les lecteurs à tenir compte de l'importance « des massacres coloniaux » que bon nombre de nos aïeux, surnommés également « les rebelles malgaches », ne sont pas prêts d'oublier. Il s'adresse également aux futuristes nationaux qui font semblant d'oublier le passé. « Par crainte qu'en y revenant, ils n'irritent la France et ses gouvernants et que ces derniers, en représailles, ne leur coupent les vivres… »
    Sans aucune connotation politique, cet ouvrage est défini par son auteur comme « un mémoire », pour combler un vide. Le vide est la version unilatérale des faits, celle des colons, et des commentaires souvent déplacés de quelques journalistes étrangers. Ainsi met-il en exergue la valeur morale, humanitaire et culturelle de l'événement, tout en cherchant à préciser quelque détail qui s'avère insignifiant pour les uns, mais qui a une grande importance pour les autres.
    Ouvertement, Raharimanana y attaque certaines presses françaises, sur leurs thèses révisant à la baisse le nombre des victimes de la rébellion à 10 000 personnes. « Ce qui est écrit par Jacques Tronchon dans sa thèse qui rapporte le nombre des victimes à 89 000, selon l'état-major français, en 1949, est proche de la réalité », commente-t-il.
    Vavah Rakotoarivonjy
    Raharimanana, un journaliste reconverti
    Raharimanana, est né à Antananarivo, en 1967. Avant de se convertir à l'enseignement du français, il avait travaillé à Radio France internationale, (Rfi). L'enseignement de la langue de Molière l'a certainement entraîné dans l'art de la littérature. Il vit actuellement en France. Comme tous expatriés, la recherche de ses racines l'avait poussé à publier des recueils de Nouvelles, des pièces de théâtre, deux romans, et cette critique.

    65 pages édition : mars 2007

    7,00 €
  • Reynaud-Paligot : La République raciale (1860-1930)

    À la fin du XIXe siècle, des hommes de science, rassemblés autour de la Société et de l'École d'anthropologie, ont élaboré une représentation de la différence humaine en termes raciaux et produit une vision inégalitaire du genre humain. Construite par des savants républicains convaincus et souvent militants, cette nouvelle science de l'homme a réussi à diffuser sa culture raciale au sein de la société française fin de siècle, comme l'atteste la présence de leurs thèses dans les revues de vulgarisation et les manuels scolaires. Les sciences humaines et sociales ont en partie intégré une représentation raciale de la nature humaine et le monde colonial a très largement partagé cette vision raciale et inégalitaire de l'altérité. Si jusqu'ici les études se sont focalisées sur des penseurs racistes de la droite extrême, elles ont négligé l'étude de la pensée raciale républicaine. C'est cette lacune que se propose de combler ce livre en montrant comment, des années 1860 aux années 1920, savants, hommes politiques, administrateurs coloniaux ont partagé une culture raciale commune. Diplômée de l'Institut d'études politiques de Grenoble, docteur de l'EHESS, Carole Reynaud Paligot est l'auteur de Parcours politique des surréalistes 1919-1969 (Éditions du CNRS, rééd., 2001). Préface de Christophe Charte 338 pages Edition : 2006

    28,50 €
  • Robin Marie-Monique : Escadrons de la mort, l'école française

    Dans les années 1970 et 1980, les dictatures militaires du Cône sud de l'Amérique latine ont férocement réprimé leurs opposants, utilisant à une échelle sans précédent les techniques de la « guerre sale » : rafles indiscriminées, torture systématique, exécutions extrajudiciaires et « disparitions », escadrons de la mort... C'est en enquêtant sur l'organisation transnationale dont s'étaient dotées ces dictatures - le fameux « Plan Condor » - que Marie-Monique Robin a découvert le rôle majeur joué secrètement par des militaires français dans la formation à ces méthodes de leurs homologues latinoaméricains (et en particulier argentins). Des méthodes expérimentées en Indochine, puis généralisées au cours de la guerre d'Algérie, pendant laquelle des officiers théoriseront le concept de « guerre révolutionnaire ».
    Dès la fin des années 1950, les méthodes de la « Bataille d'Alger » sont enseignées à l'École supérieure de guerre de Paris, puis en Argentine, où s'installe une « mission militaire permanente française » constituée d'anciens d'Algérie (elle siégera dans les bureaux de l'état-major argentin jusqu'à la dictature du général Videla). De même, en 1960, des experts français en lutte antisubversive, dont le général Paul Aussaresses, formeront les officiers américains aux techniques de la « guerre moderne », qu'ils appliqueront au Sud-Viêtnam.
    Fruit d'une enquête de deux ans, menée en Amérique latine et en Europe, ce livre apporte d'étonnantes révélations, appuyées sur des archives inédites et sur les déclarations exclusives de nombreux anciens généraux - français, américains, argentins, chiliens... Des dessous encore méconnus des guerres françaises en Indochine et en Algérie, jusqu'à la collaboration politique secrète établie par le gouvernement de Valéry Giscard d'Estaing avec les dictatures de Pinochet et de Videla, ce livre dévoile une page occulte de l'histoire de France, où se croisent aussi des anciens de l'OAS, des fascistes européens ou des « moines soldats » agissant pour le compte de l'organisation intégriste la Cité catholique...
    Née en 1960, Marie-Monique Robin est lauréate du Prix Albert-Londres (1995). Journaliste et réalisatrice, elle a réalisé de nombreux documentaires, couronnés par une dizaine de prix internationaux, et reportages tournés en Amérique latine, Afrique, Europe et Asie. Elle est aussi l'auteur de plusieurs ouvrages, dont Voleurs d'organes, enquête sur un trafic (Bayard), Les 100 photos du siècle (Le Chêne/Taschen), et Le sixième sens, science et paranormal (Le Chêne).

    Edition : 2008

    13,80 €
  • Ruscio : La question coloniale dans "l'Humanité" (1904-2004)

    Ce n'est pas seulement de l'histoire du socialisme. puis du communisme français, qu'il s'agit ici. C'est de l'histoire de la France, présente un temps sur les cinq continents: c'est de l'histoire du monde, car l'expansion coloniale, les guerres et les solidarités anticolonialistes si elles ont lourdement pesé jusque dans un passé récent, ont aussi donné un visage à ce début de )(cie siècle, entre mondialisation et altermondialisme. L'Humanité, fondé en avril 1904 par Jean Jaurès, devenu au lendemain du congrès de Tours, en 1920. le porte-parole du courant communiste. a naturellement été intensément confronté tout au long du siècle écoulé à la question coloniale, à l'exploitation et à la violence qui y sont associées. Le choix d'articles, les notes et commentaires d'Alain Ruscio, spécialiste de l'histoire coloniale française. restituent la continuité d'un engagement collectif anticolonialiste sans équivalent par sa durée et sa détermination; ils montrent aussi à quel point cet engagement a plus d'une fois été menacé par des tentations d'accommodement, voire de renoncement, ou des bouleversements historiques qui venaient brouiller les repères familiers du combat. Au fil des pages, on croisera les signatures de dirigeants socialistes et communistes, le grand Jaurès. bien sûr, Léon Blum, l'étonnant Ho Chi Minh, mais aussi Marcel Cachin, Maurice Thorez, André Marty, Paul Vaillant-Couturier. Roland Leroy..., de journalistes de qualité, Gabriel Péri, Pierre Courtade, Madeleine Riffaud, Robert Lambotte, Yves Moreau, Jean-Émile Vidal..., d'intellectuels de renom, militants ou compagnons de route, Anatole France, Octave Mirbeau, Charles-André Julien, Henri Barbusse, Charles Vildrac. Romain Rolland, Paul Éluard. Aragon, Roger Vailland... 600 pages Edition : 2005

    30,00 €