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Afrique


  • AFASPA : Femmes d'Afrique bâtisseuses d'avenir

    Un livre-temoignage constitué de 73 portraits de femmes de 31 pays d'Afrique.
    Certaines sont des inconnues travaillant dans l'ombre, d'autres dans la lumière des médias. Chacune a confié ce que fut son éducation, la prise de conscience de son engagement, mais aussi les obstacles qu'elle a dû surmonter.
    Elles ont aussi parlé de leurs désirs profonds de femmes. Elles arpentent des chantiers aussi divers. que la lutte contre les discriminations, l'éducation, la santé pour tous. Elles s'impliquent dans le mouvement social, posent des actes de résistance, bousculent les préjugés, font des choix courageux qui engagent parfois leur vie. Créatrices, elles utilisent l'image, l'écriture, le pinceau ou les paroles de chansons pour éveiller les consciences, dénoncer les dérives ou faire tomber les tabous. Elles ont un dénominateur commun : le refus de la résignation.
    Elles symbolisent ces millions d'Africaines, actrices du quotidien et bâtisseuse de l'avenir de leur communauté, de leur Pays et du continent tout entier. C'est à elles que ce livre est dédié.

    edition : AFASPA

    25,00 €
  • Amilcar Cabral : Textes

    Né en 1924, dirigeant historique du mouvement pour l'indépendance de la Guinée-Bissau et du Cap-Vert, Amilcar Cabral a été assassiné à Conakry le 20 janvier 1973, trahi par certains de ses propres compagnons à la solde, selon toute vraisemblance, du régime colonial portugais. L'indépendance de la Guinée-Bissau et celle du Cap-Vert furent officiellement reconnues quelques mois plus tard, en 1973 par l'ONU et respectivement en 1974 et 1975 par la Révolution portugaise des Œillets... Amilcar Cabral était alors déjà entré dans l’Histoire comme l'un des principaux héros de l’émancipation africaine ! La commémoration des 40 ans de sa mort et les premiers pas vers la libération nationale nous aident à comprendre à quel point la contribution de Cabral a été unique, mais aussi à quel point sa pensée reste pertinente aujourd’hui. Ce petit livre présente quelques-uns des textes d'Amilcar Cabral les plus marquants traitant, entre autres, du rôle de la culture, de la bourgeoisie locale et de la construction de l'unité dans les mouvements d'indépendance nationale. édition : septembre 2013

    8,50 €
  • Ancel : Rwanda la fin du silence, témoignage d'un officier français

    Au lourd secret qui entoure le véritable rôle de la France et de son armée lors du génocide des Tutsi au Rwanda, Guillaume Ancel oppose la vérité de ses carnets de terrain, témoignage des missions auxquelles il a participé durant l’opération Turquoise. La fin du silence est aussi le récit du combat mené par cet ancien officier pour faire savoir ce qui s’est réellement passé durant cet été 1994 et « rendre hommage, dignement, aux centaines de milliers de victimes rwandaises que nous n’avons pas su empêcher. »
    Officier de la Force d’action rapide, détaché au sein d’une unité de la Légion étrangère, le capitaine Ancel mène avec ses hommes des opérations d’extraction de personnes menacées. Sous couvert d’une opération humanitaire destinée à mettre fin aux massacres, cet officier comprend vite que la France soutient le gouvernement génocidaire rwandais dont elle a formé l’armée. Il décrit les errements de l’armée française, ballotée au gré de décisions politiques dont les motivations sont toujours tenues secrètes, les archives officielles restant inaccessibles.

    Ce témoignage dévoile également certains épisodes méconnus de cette opération « humanitaire » durant laquelle l’armée française a tué. Parfois pour défendre, parfois pour des raisons moins avouables.

    edition : mars 2018

    21,50 €
  • Avril 2005. Le choix volé des togolais. Rapport sur un coup d'état électoral perpétré avec la complicité de la France et de la communauté internationale

    Le dimanche 24 avril 2005, quelques semaines après le décès du dictateur Gnassingbé Eyadéma, les électeurs togolais sont appelés aux urnes pour élire un nouveau président. De l'ouverture des bureaux de vote au dépouillement, tout est mis en oeuvre par le régime pour assurer la victoire de Faure Gnassingbé, le propre fils du dictateur. Les Togolais s'insurgent contre la fraude, le pays est en état de siège et les images des exactions de l'armée togolaise font le tour du monde. La CEDEAO avalise pourtant le résultat. À travers elle, on comprend que c'est la France qui parle, la France qui a déployé toute son influence pour que le Togo reste dans l'escarcelle du clan Eyadéma et des réseaux de la Françafrique. Au Togo, dans les pays voisins, en France, un front du refus de l'impunité se met en branle. Convaincus que la vérité doit être connue sur cette élection, que la fraude électorale doit être démontrée, des journalistes, des représentants d'ONG et d'organisations religieuses, des militants des droits de l'Homme, se mobilisent. Ce rapport, coordonné par l'association Survie, met en lien leurs textes, articles, déclarations et autres documents. Produits pendant cette période, ils fournissent des éléments concrets d'appréciation et d'analyse sur ce coup d'État électoral. Survie est une association de citoyens dont l'un des objectifs majeurs est de combattre les dérives de la politique africaine de la France. La dernière campagne de mobilisation lancée par Survie dénonce le soutien de la France à certains régimes dictatoriaux africains. Parmi eux, le Togo du clan Eyadéma, zone de prédilection de la « Françafrique » néocoloniale. www. survie-france.org 107 pages Edition 2005

    10,00 €
  • Ba Konare : Petit précis de remise à niveau sur l'HISTOIRE AFRICAINE à l'usage du président Sarkozy

    Passé les réactions vives et indignées qu’a suscitées chez les Africains le discours de Nicolas Sarkozy prononcé à Dakar le 26 juillet 2007, ses déclarations sur l’immobilisme du continent africain ou encore la non-responsabilité de la France dans ses problèmes actuels nécessitaient une riposte argumentée, dépouillée de toute considération émotive. C’est dans le but d’éclairer le président Sarkozy, mais aussi son entourage et, plus généralement, le grand public sur la réalité de l’histoire africaine, qu’Adame Ba Konaré a lancé, en septembre 2007, un appel remarqué à la communauté des historiens. Cet ouvrage est le résultat de cette mobilisation : vingt-cinq contributions de spécialistes de notoriété internationale ou de plus jeunes chercheurs, africains et européens, qui abordent chacun avec rigueur et précision un pan de l’histoire riche, complexe et trop souvent méconnue du continent. La construction à la fois chronologique et thématique de l’ouvrage permet de réfuter point par point les poncifs hérités de l’ethnologie coloniale véhiculés par le discours de Dakar et de prodiguer plus largement une véritable leçon d’histoire pour enfin changer le regard porté sur l’Afrique. Cette riposte n’est pas une affaire d’Africains blessés dans leur dignité, mais une entreprise d’historiens, ceux du Nord comme du Sud, soucieux de rétablir la vérité des faits contre toutes les tentatives de manipulation. édition poche 08/10/2009

    13,00 €
  • Beti/Tobner : La France contre l'Afrique

    Depuis le début des années 2000, l'empire postcolonial de la France en Afrique n'en finit pas de se décomposer : concurrencée par d'autres puissances, contestée par une jeunesse révoltée, la « Françafrique » semble bien avoir vécu. Mais son empreinte séculaire se fait toujours sentir, et les discours nostalgiques expliquant " comment la France a perdu l'Afrique» n'aident guère à comprendre les drames qui déchirent aujourd' hui le continent. Le cas du Cameroun. dirigé depuis 1982 par l'inamovible obligé de l'ÉIysée Paul Biya, est à cet égard exemplaire d'où l'importance de lire ou relire ce livre du grand écrivain et militant des libertés Mongo Beti, initialement paru en 1993. Celui-ci n'a rien perdu de son actualité, comme l'explique dans une préface inédite sa veuve Tobner. qui a poursuivi, à la tête de l'organisation Survie, le combat longtemps partagé avec son mari. Mongo Béti livre ici le récit de son retour dans son village natal, au sud du Cameroun, après plus de trente ans d'exil. Un récit concret, passionnant, qui part de la vie quotidienne des femmes et des enfants dans la brousse, se poursuit dans les grandes villes rongées par le chômage et la misère, et se termine par une mise en cause radicale de la corruption des élites trop longtemps tenues à bout de bras par l'état français pour maintenir son rêve de grande puissance 220 pages édition : octobre 2006

    11,00 €
  • Bouamama : Figures de la révolution africaine

    Jomo Kenyatta, Aimé Césaire, Ruben Um Nyobè, Frantz Fanon, Patrice Lumumba, Kwame Nkrumah, Malcolm X, Mehdi Ben Barka, Amílcar Cabral, Thomas Sankara... Longtemps regardés avec dédain par ceux qui, depuis les années 1980, décrétèrent la mort du tiers-mondisme et le triomphe du néolibéralisme, ces noms reviennent à l'ordre du jour. Avec l'atmosphère de révolte que l'on sent monter aux quatre coins du monde, ces figures majeures de la libération africaine suscitent un intérêt croissant auprès des nouvelles générations. Refusant d'en faire de simples icônes, Saïd Bouamama redonne corps et chair à ces penseurs de premier plan qui furent aussi des hommes d'action. Leurs vies rappellent en effet que la bataille pour la libération, la justice et l'égalité n'est pas qu'une affaire de concepts et de théories : c'est aussi une guerre, où l'on se fourvoie parfois et dans laquelle certains se sacrifient. S'il ne cache pas son admiration pour ces figures rebelles, dont la plupart moururent effectivement au combat, Saïd Bouamama n'en fait pas des martyrs absolus : la pensée en action est toujours située, incertaine, inachevée.
    C'est pourquoi ce livre s'attache, avec beaucoup de pédagogie, à inscrire ces parcours dans leurs contextes sociaux, géographiques et historiques. On comprend mieux dès lors comment ces hommes, qui ne vécurent pas tous sur le continent africain, mais furent tous confrontés à l'acharnement des puissances impériales, cherchèrent les armes pour sortir l'Afrique de la nuit coloniale et faire émerger une nouvelle universalité.
    À l'heure où l'on se demande comment avoir prise sur le monde, ce portrait politique collectif rappelle qu'il a toujours été possible, hier comme aujourd'hui, de changer le cours des choses.
    édition : février 2014

    13,00 €
  • Boukari Yabara : Africa Unite !

    Africa Unite !
    Une histoire du panafricanisme Amzat BOUKARI-YABARA

    Sommes-nous africains ? Qu’est-ce que l’Afrique ? De cette double interrogation, née au XVIIIe siècle dans la diaspora africaine déportée aux Amériques, a émergé un vaste mouvement intellectuel, politique et culturel qui a pris le nom de panafricanisme au tournant du XXe siècle. Ce mouvement a constitué, pour les Africains des deux rives de l’Atlantique, un espace privilégié de rencontres et de mobilisations.
    De la révolution haïtienne de 1791 à l’élection du premier président noir des États-Unis en 2008 en passant par les indépendances des États africains, Amzat Boukari-Yabara retrace, dans cette ambitieuse fresque historique, l’itinéraire singulier de ces personnalités qui, à l’image de W.E.B. Du Bois, Marcus Garvey, George Padmore, C.L.R. James, Kwame Nkrumah ou Cheikh Anta Diop, ont mis leur vie au service de la libération de l’Afrique et de l’émancipation des Noirs à travers le monde. Mêlant les voix de ces acteurs de premier plan, bientôt rejoints par quantité d’artistes, d’écrivains et de musiciens, comme Bob Marley ou Miriam Makeba, la polyphonie panafricaine s’est mise à résonner aux quatre coins du « monde noir », de New York à Monrovia, de Londres à Accra, de Kingston à Addis-Abeba.
    Les mots d’ordre popularisés par les militants panafricains n’ont pas tous porté les fruits espérés. Mais, à l’heure où l’Afrique est confrontée à de nouveaux défis, le panafricanisme reste un chantier d’avenir. Tôt ou tard, les Africains briseront les frontières géographiques et mentales qui brident encore leur liberté.
    édition : juin 2017

    12,50 €
  • Camille de Vitry : L'or nègre

    En 2004, François-Xavier Verschave, mon époux, souhaitait rédiger un ouvrage destiné au grand public pour faire comprendre ce qu'il a appelé la « mafiafrique ».

    À partir de scènes de vie quotidienne et de témoignages d'habitants d'une région d'Afrique, il voulait mettre en lumière, en les reconstituant, les mécanismes institutionnels, politiques et financiers à l'origine de situations intolérables, symboles de l'aliénation par l'Occident de tout un continent.

    En 2002 et 2003, Camille de Vitry avait recueilli le témoignage des habitants de Sadiola au Mali. Ses films ont révélé un mode inimaginable d'exploitation de l'or, responsable de graves problèmes sanitaires et qui repose sur des conditions de travail insupportables. François s'était alors investi dans un travail minutieux pour recouper les informations existantes en vue d'une publication commune avec Camille et les ressortissants de Sadiola. Ce projet ne verra jamais le jour : François est décédé le 29 juin 2005...

    Merci à Camille d'avoir écrit ce « roman » pour révéler, au travers de son itinéraire personnel et de sa découverte du Mali, une réalité mal connue. Au fil de son histoire, elle intègre certains éléments de travail de François sur ce dossier, rédigés en 2004 et au début de l'année suivante. Elle contribue de manière formidable à la sensibilisation de nos concitoyens et amorce l'immense travail d'information qu'il faut poursuivre.

    édition : avril 2009

    5,00 €
  • Chouli : Burkino Faso 2011, chronique d'un mouvement social

    Burkina Faso, février 2011. La mort du collégien Justin Zongo, suite à des brutalités policières, provoque des manifestations populaires dans la ville de Koudougou. Le mouvement s'étend rapidement. Dans ce pays gouverné par le même président depuis vingt quatre ans et livré au néo-libéralisme, les raisons de mécontentement sont multiples : violences policières, mais aussi vie chère, conditions de travail inacceptables dans de nombreux domaines, "affaires" diverses, clientélisme et népotisme...Tout au long du premier semestre 2011 on assiste à des manifestations, des émeutes, des incendies de bâtiments publics, mais aussi au boycott de la production de coton par les paysans, à la grève des mineurs, de professeurs, et même de magistrats. Et à des mutineries dans l'armée. Si la révolte au Burkina Faso n'a pas connu la même issue qu'en Tunisie et en Egypte, il y a néanmoins eu des victoires sectorielles. Ce qui s'est passé et s'y passe encore est peut-être porteur de bouleversements plus profonds. C'est ce mouvement multiforme que nous raconte Lila Chouli, avec ses enjeux sociaux, syndicaux, internationaux. Lila Chouli est chercheuse associée à la chaire sud-africaine d'études sur les changements sociaux à l'Université de Johannesburg. Elle a publié plusieurs articles sur le mouvement social burkinabé. édition : septembre 2012 312 pages

    8,00 €
  • CLR James : Histoire des révoiltes panafricaines

    Ce petit livre de C. L. R. James, dont la première édition est parue en 1938, la même année que Les Jacobins noirs, propose une histoire mondiale de la résistance des Noirs, de Saint-Domingue aux colonies africaines, en passant par les Etats-Unis et d'autres îles des Antilles. Révoltes d'esclaves, émeutes, grèves, mouvements millénaristes ou antiracistes : rompant avec le cliché de populations subissant passivement leur exploitation, James souligne la diversité des rébellions, leur constance et leur place centrale dans le monde moderne.
    Ici comme ailleurs, ce sont les masses qui font l'histoire, dans les conditions et avec les croyances qui sont les leurs ; les leaders, Toussaint comme Nkrumah, Garvey comme Nyerere, sont toujours portés et produits par des processus collectifs. Dans l'épilogue, écrit en 1969, James traite des luttes des Noirs aux Etats-Unis, des conflits ouvriers dans les Caraïbes et surtout de l'Afrique post-coloniale, prolongeant et précisant les analyses avancées trente ans plus tôt.
    Par son sujet comme par son traitement, ce livre n'a pas pris une ride - il pourrait même être en avance sur notre temps.

    édition : septembre 2017

    15,00 €
  • Coquery-Vidrovitch : Histoire de l'Afrique. De 1800 à nos jours

    L'Afrique noire de 1800 à nos jours embrasse dans un même regard un siècle d'histoire précoloniale, la sujétion généralisée du continent et l'âge des indépendances aujourd'hui. D'un bout à l'autre de cette évolution, l'étude est attentive aux dynamismes sociaux et culturels du monde africain, au poids des dépendances, à l'effet du contexte mondial. Elle montre les réalités et les initiatives des sociétés africaines au xixe siècle, leur ouverture large au commerce, à l'islam et au christianisme. Elle examine ensuite la nature profonde de la situation coloniale. Elle apprécie enfin le second xxe siècle, en faisant jouer la problématique de la dépendance et du sous-développement, en observant l'évolution du monde paysan, l'explosion urbaine et la vie politique. 391 pages Edition : 2005

    59,90 €
  • Deltombe...: La guerre du Cameroun, l'invention de la françafrique

    La légende veut que la France, « patrie des droits de l’homme », ait généreusement offert l’indépendance à ses anciennes colonies d’Afrique noire en 1960. Ce livre raconte une tout autre histoire : celle d’une guerre brutale, violente, meurtrière, qui a permis à Paris d’inventer un nouveau système de domination : la Françafrique. Cette guerre secrète a pour théâtre le Cameroun des années 1950 et 1960. Confrontées à un vaste mouvement social et politique, porté par un parti indépendantiste, l’Union des populations du Cameroun (UPC), les autorités françaises décident de passer en force. En utilisant les mêmes méthodes qu’en Algérie (torture, bombardements, internements de masse, action psychologique, etc.), elles parviennent en quelques années à éradiquer militairement les contestataires et à installer à Yaoundé une dictature profrançaise. En pleine guerre froide, et alors que l’opinion française a les yeux tournés vers l’Algérie, la guerre du Cameroun, qui a fait des dizaines de milliers de morts, est à l’époque passée inaperçue. Elle a ensuite été effacée des mémoires par ceux qui l’ont remportée : les Français et leurs alliés camerounais. Le crime fut donc presque parfait : les nouvelles autorités camerounaises ont repris les mots d’ordre de l’UPC pour vider l’« indépendance » de son contenu et la mettre au service… de la France ! Mais la mémoire revient depuis quelques années. Et les fantômes du Cameroun viennent hanter l’ancienne métropole. Laquelle, de plus en plus contestée sur le continent africain, devra tôt ou tard regarder son passé en face.

    édition : octobre 2016

    12,00 €
  • Fanon : Pour la révolution africaine

    Les textes politiques de Frantz Fanon publiés dans ce volume couvrent la période la plus active de sa vie, de la publication de Peau noire, masques blancs en 1952 - il avait alors vingt-huit ans - à celle des Damnés de la terre en 1961 qui devait coïncider, à quelques jours près, avec la date de sa mort. Retraçant le fil d'une réflexion en constante évolution sur le phénomène colonial, vécu de l'intérieur, ces textes dénoncent à la fois le colonialisme et les pièges de la décolonisation, - la « grande erreur blanche » et le « grand mirage noir ». Explorant tour à tour la situation du colonisé, dont il peut rendre compte scientifiquement par son expérience médicale quotidienne, l'attitude des intellectuels de gauche face à la guerre d'Algérie, les perspectives de conjonction de la lutte de tous les colonisés et les conditions d'une alliance de l'ensemble du continent africain, Frantz Fanon gardait la certitude de la prochaine libération totale de l'Afrique. Son analyse et la clarté de sa vision nous donnent aujourd'hui les clés nécessaires pour comprendre la réalité africaine actuelle. Né antillais, mort algérien à l'âge de 36 ans, psychiatre, militant FLN, Frantz Fanon (1925-1961) est notamment l'auteur de Peau noire, marquer blancs, L'an V de la révolution algérienne et Lei damnés de la terre. 228 pages Edition poche : 2006

    10,50 €
  • Gilroy : L'Atlantique noire

    Cet ouvrage, dont la première édition est parue en 1993, s’est rapidement imposé comme une référence incontournable. L’approche développée par Paul Gilroy permet de renouveler en profondeur la manière de penser l’histoire culturelle de la diaspora africaine, résultat de la traite et de l’esclavage. Contre les visions nationalistes et les tenants d’un absolutisme ethnique, l’auteur montre qu’il existe une culture hybride, qui n’est ni africaine, ni américaine, ni caribéenne, ni britannique, mais tout cela à la fois : l’Atlantique noir.

    L’objet du livre est donc de donner à voir cet espace qui commence à se constituer dès le XVIIe siècle à travers l’histoire de la traite négrière, de retracer ce réseau de relations, d’échanges d’idées, de personnes et de productions culturelles. Au fil de ces pages où l’on croise des figures allant de Spike Lee à T. W. Adorno, en passant par les Jubilee Singers, Richard Wright, W. E. B. Du Bois, Jimi Hendrix, Wynton Marsalis ou encore Hegel, l’espace et le temps singuliers de l’Atlantique noir prennent forme et consistance de façon saisissante.

    La musique, mode d’expression privilégié d’une culture enracinée dans l’expérience des terreurs indicibles de l’esclavage, avec ses usages et ses circulations inattendus d’un bord à l’autre de l’Atlantique, joue un rôle de premier plan dans la création de cette « contre-culture de la modernité » relevant autant de la réalité que de l’utopie.

    édition : mai 2017

    20,00 €
  • Granvaud : AREVA en Afrique

    Une face cachée du nucléaire français. L’indépendance énergétique de la France grâce au nucléaire est un mythe : l’uranium qui alimente le nucléaire civil et militaire provient pour une large part du sous-sol africain. Raphaël Granvaud détaille les conditions dans lesquelles la France et Areva se le procurent au meilleur coût, au prix d’ingérences politiques et de conséquences environnementales, sanitaires et sociales catastrophiques pour les populations locales. Comme au Niger, principal fournisseur et pourtant en dernière position du classement des pays selon leur indice de développement humain. Areva a toujours pu compter sur l'aide active des représentants officiels de l'Etat français et des réseaux les plus douteux de la Françafrique pour sauvegarder son droit de pillage. L'auteur dévoile enfin les efforts considérables d'Areva pour que les différents éléments de cette réalité et de sa stratégie de dissémination nucléaire ne ternissent pas une image de marque qu'elle voudrat immaculée. Membre de l’association Survie, Raphaël Granvaud est également l’un des rédacteurs de Billets d’Afrique, bulletin mensuel d’information alternative sur les avatars de la politique africaine de la France. 300 pages édition : février 2012

    14,00 €
  • Granvaud Mauger : Un pompier pyromane, la France en Côte d'Ivoire

    Derrière sa neutralité affichée, la France n'a cessé de défendre âprement ses intérêts économiques en Côte d'Ivoire. Au cours de la guerre de succession ouverte par la mort du président Houphouët-Boigny, elle a poussé les candidats les plus susceptibles de maintenir son influence régionale.
    C'est dans ce cadre qu'on peut saisir les véritables enjeux de l'opération Licorne - censée illustrer l'exemplarité des nouvelles modalités d'intervention de l'armée française en Afrique -, pendant laquelle les militaires français ont ouvert le feu sur des foules de civils ivoiriens désarmés, en novembre 2004, sur fond de manipulations qui laissent suspecter une tentative avortée de coup d'Etat.
    La France n'a jamais été un arbitre impartial ni désintéressé dans la crise ivoirienne. Ce livre participe à documenter son rôle, aujourd'hui encore trop peu débattu.

    édition : Agone août 2018

    20,00 €
  • Koudou : Côte d'Ivoire. Pour un nouveau mode de coopération entre l'Afrique et la France

    En 1990, soit trois décennies après les indépendances, les pays africains, dans l'élan des bouleversements des « pays de l'Est », revendiquent la liberté qui leur a été longtemps confisquée. Il y a effectivement la quête de liberté mais plus qu'elle, c'est à un mode de vie décent que les populations africaines aspirent. Les peuples africains vivent dans la peur et subissent une spoliation que les dictateurs mènent avec la complicité des pays impérialistes. Parmi ces pays, la France s'entête à ne pas prendre en compte la volonté émancipatrice des Africains. En octobre 2000, Laurent Gbagbo accède au pouvoir en Côte d'Ivoire. La politique économique et sociale qu'il initie dans l'intérêt de ses concitoyens, n'est pas du goût de la France. En fait, l'ancienne puissance coloniale veut continuer d'avoir le monopole dans les secteurs névralgiques et stratégiques de l'économie ivoirienne. C'est le sens du soutien déguisé qu'elle apporte à la rébellion armée et ses alliés dans la déstabilisation du Chef de l'État ivoirien. La réflexion développée dans Côte d'Ivoire : Pour un nouveau mode de coopération entre l'Afrique et la France appelle à l'avènement d'une nouvelle politique africaine plus réaliste de la France. 248 pages Edition : 2005

    21,50 €
  • Le Pape : Côte d'Ivoire, l'année terrible (1999-2000)

    À l'origine de ce livre, la gravité des événements survenus en Côte d'Ivoire au cours de l'année 1999-2000. Même si des épisodes de violences entre Ivoiriens et contre des étrangers avaient déjà eu lieu depuis l'indépendance, jamais de tels antagonismes, jamais de tels affrontements n'avaient jusqu'alors déchiré la société ivoirienne. Ces violences ont laissé des séquelles. En 2002, après la tenue d'un Forum pour la réconciliation nationale, les motifs des antagonismes politiques sont toujours agissants, Il est nécessaire de reconstituer les responsabilités et les enchainements politiques qui ont rendu possible le passage de la virulence verbale à la brutalité des actes. C'est le projet de ce livre. Ousmane Dembélé, Pierre Kipré, Yacouba Konaté, Marc Le Pape, Kouamé N'Guessan, Nasser Serhan, Stephen Smith, Claudine Vidal, Alphonse Yapi-Diahou. 360 pages Edition Karthala : 2005

    27,00 €
  • Rediker : A bord du négrier, histoire atlantique de la traite

    A bord du négrier Pendant les quatre cents ans que dura la traite négrière, plus de quatorze millions de prisonniers africains, réduits en esclavage, traversèrent l'Atlantique pour devenir une main-d'oeuvre de masse, précieuse et gratuite. Marcus Rediker nous entraîne à bord de ces monstrueux " donjons flottants " et reconstitue ces voyages terrifiants au cours desquels périrent deux millions de personnes.

    Il se fait ainsi le narrateur des conditions de vie terrifiantes des esclaves, de la peur des équipages enfermés à bord de ces poudrières, des rapports hiérarchiques extrêmement durs, des relations entre marins et prisonniers.
    Il fait, enfin, une large place aux révoltes, à l'issue souvent sanglante, que les esclaves issus d'ethnies diverses ont été capables d'organiser. George Washington Book Prize 2008 Marcus Rediker Il est professeur d'histoire atlantique à l'université de Pittsburg.

    édition :mai 2017

    11,80 €
  • Sankara : La liberté contre le destin

    Thomas Sankara reste une figure révolutionnaire de premier plan pour la jeunesse africaine en lutte. Durant son passage bref mais fulgurant à la tête du Burkina Faso, interrompu par son assassinat en 1987, le jeune officier a marqué l’histoire de son pays et de l’Afrique, ainsi que la mémoire des luttes anti-impérialistes.
    On trouvera dans ce recueil, outre les principaux discours de Thomas Sankara, des discours inédits. En plus de faire des bilans réguliers de la révolution, il aborde les thèmes qui lui étaient chers : le néocolonialisme, la libération des femmes, la lutte contre la dette, l’utilisation de la langue française, la défense de l’environnement, le mouvement des non-alignés.
    Enfin, trois textes viennent mettre ces discours en perspective : une biographie de Thomas Sankara, la présentation de son projet, et la synthèse de ce qu’on sait sur son assassinat. Un ouvrage complet permettant d’avoir une connaissance approfondie de cette expérience révolutionnaire inédite et de son leader Thomas Sankara.

    édition : mai 2017

    20,00 €
  • Steve Biko : Conscience noire

    Le 12 septembre 1977, Steve Biko est assassiné par la police sud-africaine. Ce recueil d’articles écrits entre 1969 et 1977, dont certains clandestinement, témoigne des conditions de vie et des mouvements de résistance en Afrique du Sud pendant l’apartheid, tout en proposant une analyse fine des mécanismes d’oppression mis en place par le régime minoritaire blanc.

    Au fil de ces textes, on voit apparaître non seulement les contours d’une philosophie émancipatrice qui vient s’ajouter à celles d’auteurs comme Frantz Fanon, Aimé Césaire ou Amilcar Cabral, mais également une histoire de l’Afrique du Sud distincte de celle qu’imposera le nouveau gouvernement sud-africain de l’ANC.

    Steve Biko n’avait encore jamais été traduit en français. Sa pensée a pourtant permis la création du Mouvement de la Conscience Noire, qui est devenu au cours des années 1980 l’une des plus importantes forces politiques d’opposition à l’apartheid. Ce livre n’est pas un simple hommage à l’histoire de ce mouvement et aux luttes que Steve Biko a menées, c’est aussi une première porte d’entrée vers une autre histoire, plurielle, de l’apartheid.

    édition : octobre 2014

    17,00 €
  • Survie : Le génocide des Tutsis au Rwanda

    « La réticence des magistrats à mettre en cause des militaires français pour complicité de génocide s’est traduite par le refus, pendant l’été 2017, d’interroger l’amiral Jacques Lanxade, chef d’état-major des armées en 1994, et son adjoint chargé des opérations, le général Raymond Germanos, au motif que les militaires sur le terrain auraient décidé de façon autonome de leur action ou inaction. C’est méconnaître les réalités de la chaîne de commandement, puisque l’amiral Lanxade lui-même explique : “Les forces françaises au Rwanda exécutaient les ordres qu’on leur demandait d’exécuter.” »

    Vingt-cinq ans après les événements, ce livre rend compte du soutien français aux forces gouvernementales rwandaises avant, pendant et après le génocide des Tutsis. Il revient sur l’ambiguïté de l’opération Turquoise qui, après avoir laissé massacrer plus d’un millier de civils sur la colline de Bisesero, a aussi laissé partir vers le Zaïre les génocidaires – qu’elle a même été jusqu’à réarmer. Aujourd’hui encore, la plupart des acteurs politiques, quel que soit leur bord, continuent de se taire ou de nier l’implication de l’État français dans le génocide. Le combat judiciaire qui continue lui aussi pour rompre ce silence et mettre fin à l’impunité des responsables français et à celle des Rwandais suspectés de génocide – pour qui le territoire français est encore largement une terre d’asile – rencontre de nombreux blocages, parfois au cœur même de l’État.

    édition février 2020

    19,00 €