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  • "Maroon" Shoatz : L'hydre et le dragon

    L’histoire des mouvements sociaux au vingtième siècle a été marqué par l’influence du centralisme démocratique et de ses excès, qu’il s’agisse de l’échec originel de la révolution russe à partir des années 1920, ou des dérives autoritaires dans les autres pays où un mouvement révolutionnaire parvint à porter le communisme au pouvoir – c’est le « dragon » centralisateur qui sert de métaphore à l’auteur, et qui se retourne le plus souvent contre le peuple qui l’a porté au pouvoir.
    Maroon Shoatz propose une plongée historique dans une autre manière de faire la révolution en examinant des chapitres méconnus des révoltes d’esclaves du continent américain, caractérisées par une importante décentralisation qui compliquait leur répression par les esclavagistes – aux prises avec une hydre dont les têtes multiples repoussent sans arrêt. Une invitation à repenser la manière d’organiser les mouvements de lutte au 21è siècle.

    L’auteur
    Russell Maroon Shoatz est un prisonnier politique détenu aux Etats-Unis depuis plus de quarante-cinq ans, il a passé vingt ans en isolement. C’est un vétéran du Mouvement de libération noir (ex-Black Panther et ex-Black Liberation Army), au sein duquel il a milité à Philadelphie, de manière légale et clandestine. Son surnom Maroon (du nom des Marrons, esclaves fugitifs qui parvenaient à s’échapper des plantations) lui vient après deux évasions réussies. Il est l’auteur de nombreux textes qui alimentent la pensée révolutionnaire contemporaine.

    édition : juillet 2019

    8,00 €
  • Alexander : La couleur de la justice

    Dans ce livre devenu un classique des luttes contre la prison et le système judiciaire aux Etats-Unis, Michelle Alexander revient dans des pages fulgurantes sur les mutations de la domination raciale et de l'enfermement.
    De l'esclavage aux innombrables prisons actuelles, en passant par la ségrégation de l'ère", Jim Crow", ce livre explore la façon dont en quelques décennies, avec la "guerre contre la drogue", les Noirs et les Latinos ont commencé à être enfermés en masse, jusqu'à dépasser aujourd'hui deux millions de prisonniers.

    Du quadrillage policier aux cellules, en passant par le profilage racial et une machine judiciaire implacable, l'auteure dévoile tous les mécanismes de cette nouvelle ségrégation qui a créé une nouvelle " sous-caste raciale", une " race des prisonniers".

    édition : mars 2017

    17,00 €
  • Anderson Perry : Comment les Etats-Unis ont fait le monde à leur image

    Policiers du monde et protecteurs attentifs de leurs intérêts nationaux, bien que pris dans des logiques d’interdépendance croissante, les États-Unis continuent de déterminer une grande partie de la politique internationale.

    Comme aucun autre président ne l’avait jamais fait avant ni ne le ferait par la suite, Wilson exalta sans retenue la fonction messianique de l’empire américain. La religion, le capitalisme, la démocratie, la paix et la puissance des États-Unis, tout cela ne faisait qu’un. « Voyez loin, disait-il à des représentants de commerce, gardez à l’esprit que vous êtes des Américains, que vous êtes faits pour apporter la liberté, la justice et les principes de l’humanité partout où vous allez, vendez des marchandises qui rendront les gens heureux et convertissez-les aux principes de l’Amérique. » Dans son discours de campagne, il déclarait en 1912 : « Je crois que Dieu a présidé à la création de cette nation. Nous avons été choisis pour montrer à toutes les nations le chemin à suivre pour marcher sur les chemins de la liberté. »

    Au XXe siècle, les États-Unis mènent une politique étrangère qui en a fait la puissance hégémonique mondiale. Mais c’est une hégémonie à double face, qui leur impose à la fois de garantir l’ordre capitaliste et de favoriser les intérêts des entreprises, des banques et des lobbies américains. Une difficulté qu’aggrave leur économie, prise dans l’interdépendance croissante des économies rivales et de plus en plus soumise au développement du crédit. Retraçant l’histoire de cette politique étrangère, étudiant ses stratèges et les problèmes auxquels elle est confrontée, Perry Anderson met en garde ceux qui sous-estimeraient la durée de vie de l’empire américain : « Sur le plan politique, son sort n’est pas encore réglé. »

    Historien britannique, Perry Anderson est l’un des fondateurs de la New Left Review, qu’il a dirigée pendant plus de quarante ans. Il a publié, en français aux éditions Agone, Le Nouveau Vieux Monde (2010) et (à paraître) Sur le marxisme occidental puis À la recherche du matérialisme historique.

    edition : septembre 2015

    22,00 €
  • Artières : Attica USA 1971

    À la fin des années 1960, l'opposition à la guerre du Vietnam, au racisme et à l'injustice sociale se radicalise aux États-Unis, avec le soutien de nombreux artistes.
    Le 9 septembre 1971, une révolte éclate à la prison d'Attica dans l'État de New York. Immédiatement, les détenus, en majorité noirs, font entrer journalistes, photographes et observateurs.
    Pour la première fois, une mutinerie est ainsi suivie de l'intérieur. Au bout de quatre jours, l'assaut est donné. La révolte se solde par quarante-trois morts et des dizaines de blessés. L'événement a un écho immense, entraînant enquêtes et mobilisations : Attica devient un symbole de la lutte contre l'arbitraire.
    C'est cette histoire, à la fois artistique et politique, que met en lumière l'exposition.

    édition : 11/2017

    35,00 €
  • Audry : Harris Maman Jones, autobiographie

    Mary Harris Jones (1837 –1930), plus connue sous le nom de Mother Jones (Maman Jones) était une militante syndicaliste et socialiste américaine. Mary Harris naquit en Irlande, à Cork, le 1er août 1837. Immigrée aux États-Unis au cours de son en- fance, elle étudia à l’école normale d’institutrices et épousa en 1861 un ouvrier métallurgiste, syndicaliste, de Memphis. Elle perdit son mari et ses quatre enfants, victimes d’une épidémie de fièvre jaune dans le Tennessee, en 1867. Elle perdit tous ses biens lors du grand incendie de Chicago, en 1871.

    Cela ne l’empêcha pas de s’impliquer dans le mouvement ouvrier. Elle rejoignit d’abord les Chevaliers du travail puis l’United Mine Workers avant de contribuer, en 1905, à la fondation des Industrial Workers of the World (IWW). Elle adhéra aussi au Parti socialiste d’Amérique. Soutenant des grèves d’un bout à l’autre du pays, elle se montra particulièrement efficace pour organiser des manifestations de femmes et d’enfants de travailleurs en lutte. En 1902, le procureur de la Virginie qui venait de la faire arrêter pour avoir ignoré l’interdiction d’organiser des réunions publiques de mineurs en grève, la qualifia de « femme la plus dangereuse d’Amérique ». En 1903, Maman Jones organisa une marche d’enfants travaillant dans les manufactures et les mines de Pennsylvanie. Ils se rendirent jusqu’à la résidence du président Theodore Roosevelt, près de New-York. Le président refusa de les recevoir, mais cette croisade contribua à mettre la question du travail des enfants sur la place publique. En 1913, pendant une grève de mineurs, Maman Jones fut arrêtée en Virginie occidentale et accusée, avec d’autres syndicalistes, de tentative de meurtre. Son arrestation déclencha un tollé tel qu’elle fut bientôt relâchée et que le Sénat des États-Unis ordonna une enquête sur les conditions de travail dans les mines de charbon.

    Continuant ses activités syndicales tout au long des années 1920, Maman Jones publia son autobiographie en 1925. Accusée par un sénateur d’être « la grand-mère de tous les agitateurs », elle répondit qu’elle espérait bien vivre assez longtemps pour devenir l’arrière-grand-mère de tous les agitateurs. La notoriété de Maman Jones dépassa largement les frontières américaines. Trotsky, écrit en 1935 : « L’autobiographie de Jones, je la lis avec délectation. Dans ses descriptions de luttes ouvrières, condensées et dépouillées de toute prétention littéraire, Jones dévoile au passage un effrayant tableau des dessous du capitalisme américain et de sa démocratie. On ne peut pas sans frémir et maudire lire ses récits de l’exploitation et de la mutilation des petits enfants dans les fabriques ! »

    175 pages édition : novembre 2012

    12,00 €
  • Baldwin : Retour dans l'oeil du cyclone

    Les quatorze essais regroupés dans ce volume, publiés à l’origine dans divers journaux et revues, couvrent une période allant de 1960 à 1985. James Baldwin y évoque les marches pour les droits civiques, les raisons de son exil en France, ses rencontres avec Martin Luther King, sa critique de l’éducation aux États-Unis ou encore sa célébration de la langue noire.
    Explorant les tensions et non-dits qui touchent son pays, Baldwin offre une analyse pertinente, sévère et subtile de la société américaine qui n’a rien perdu de son actualité ni de sa nécessité.
    Ces textes dressent le portrait d’un homme dont la perspicacité, l’engagement et l’écriture ont ouvert la voie à de futurs grands écrivains noirs américains. « Je suis entièrement redevable à la prose de James Baldwin. » Toni Morrison

    édition : mars 2018

    18,00 €
  • Baldwin et Raoul Peck : I am not your negro

    Dans ses dernières années, le grand écrivain américain James Baldwin a commencé la rédaction d’un livre sur l’Amérique à partir des portraits de ses trois amis assassinés, figures de la lutte pour les droits civiques : Medgar Evers, Malcolm X et Martin Luther King Jr.
    Partant de ce livre inachevé, Raoul Peck a reconstitué la pensée de Baldwin en s’aidant des notes prises par l’écrivain, ses discours et ses lettres. Il en a fait un documentaire – salué dans le monde entier, sélectionné aux Oscars et remportant le César 2018 – aujourd’hui devenu un livre, formidable introduction à l’oeuvre de James Baldwin. Un voyage kaléidoscopique qui révèle sa vision tragique, profonde et pleine d’humanité de l’histoire des Noirs aux États-Unis et de l’aveuglement de l’Occident.

    édition poche : novembre 2018

    6,60 €
  • Baldwin James : Blues pour l'homme blanc

    James Baldwin a écrit cette pièce en 1964 en réaction à l’assassinat de son ami Medgar Evers, militant des droits civiques, abattu devant son domicile du Mississippi le 12 juin 1963 par un suprémaciste blanc.
    L’accumulation des meurtres racistes aux États-Unis (dont celui de quatre jeunes filles noires dans un attentat à la bombe contre une église baptiste de Birmingham, Alabama, le 15 septembre 1963) constitue l’arrière-plan de ce cri de révolte scénique. La quasi-impunité qui suit ces actes sera l’élément déclencheur de ce travail.
    C’est aussi le meurtre atroce en 1955 de l’adolescent Emmett Till qu’il décide d’évoquer : « Dans ma pièce, écrit-il, il est question d’un jeune homme qui est mort ; tout, en fait, tourne autour de ce mort. Toute l’action de la pièce s’articule autour de la volonté de découvrir comment cette mort est survenue et qui, véritablement, à part l’homme qui a physiquement commis l’acte, est responsable de sa mort. L’action de la pièce implique l’effroyable découverte que personne n’est innocent […]. Tous y ont participé, comme nous tous y participons. »

    édition : septembre é029

    14,00 €
  • Berger Dan : Weather underground

    Histoire explosive du plus célèbre groupe radical américain. "Faisons la guerre chez nous !" est le mot d’ordre lancé par le Weather Underground à la fin des années 1960. Ce groupe d’étudiants issus de la middle class américaine, révoltés par la guerre du Vietnam et galvanisés par les luttes des Black Panthers décide de prendre les armes pour renverser le gouvernement. Leurs attentats contre le Capitole, le Pentagone, le Département d’État, le FBI et leur spectaculaire libération de prison de Timothy Leary, le pape du LSD, les placent en tête des ennemis de l’État. Clandestins, pourchassés de toute part durant dix ans, certains de ses membres finiront par se rendre et resteront de longues années en détention. Ce livre, fruit d’un travail de recherche minutieux et inédit et de nombreux entretiens avec d’anciens Weathermen, nous plonge dans l’histoire tumultueuse de ce groupe armé révolutionnaire. Il retrace la vie de ses membres, nous décrit leur quotidien de clandestins, détaille leurs objectifs politiques et dévoile leur stratégie militaire. Il porte un regard distancié et parfois critique sur leur action et sur ces années de feu où tout paraissait possible, y comprisune poignée d’activistes déterminés attaque l’impérialisme là où il se croyait invulnérable. Dan Berger est universitaire et militant politique. Il vit à Philadelphie et a co-édité Letters From Young Activists : Today’s Rebels Speak Out, un ouvrage collectif qui donne une voix à la nouvelle génération de militants Nord-Américains. Parution avril 2010 403 pages

    24,40 €
  • Berlioz : FBI. Histoire d'un empire

    FBI. Trois lettres qui sonnent fort et qui symbolisent les valeurs policières universelles de Fidélité, Bravoure et Intégrité. Les films d'action et les séries télévisées nous montrent souvent des agents fédéraux combattre avec couracye et conviction le mal qui gangrène la société moderne. Mais ces trois lettres sont également omniprésentes dans les rubriques de la presse écrite et parlée. Il n'est pas Lin crime, un délit du catalogue des infractions pénales sur le territoire national américain qui échappe à la compétence juridictionnelle du FBI : w'atergate, destruction du Vol 800 de la TWA, bombe à Oklahoma City, secte de Waco, ou encore cybercriminalité, terrorisme, drogue, trafics en tous genres, contre-espionnage, personnes disparues, meurtres en série... Mais quelle est-elle, cette agence fédérale américaine ? Qui sont ces policiers dont la célébrité a franchi les frontières des Étais-Unis ? Leur recrutement et leur formation à l'Académie de Quantico en font-ils des policiers aguerris pour lutter contre les maux de notre temps, ou des agents « formatés » pour accomplir des missions particulières ordonnées par l'administration centrale ? Sont-ils tout cela à la fois ? Comment le Federcal Bureau of Inwestigation a-t-il évolué depuis sa création en 1908. et comment a-t-il pris une telle ampleur qu'on le compare sans hésiter à un véritable empire policier ? Quelle est cette organisation qui quelquefois défie même le pouvoir politique pour lequel elle agit ? Vers quel futur s'achemine-t-elle dans une société an devenir si incertain ? Présenté sous forme d'une évolution historique émaillée de faits et d'anecdotes dépeignant l'ambiance de la police fédérale américaine, cet ouvra~e étudie la façon dont un modeste service fédéral est devenu une machine policière gigantesque et complexe, qui étend son autorité sur la société civile et politique, aux États-Unis comme à l'étranger. Cet ouvrage est une analyse sans concession des faits qui ont ponctué la constitution et la croissance de la célèbre agence. On y rencontrera les histoires extraordinaires de ces hommes de l'ombre sur la piste des fameux gangs des années vingt ou des cagoules blanches du KKK. On y verra aussi ces agents spéciaux, aux ordres de l'administration et d'un chef tyrannique, pourchasser l'amiaméricanisme, la contestation sociale ou les réfractaires à l'uniforme. Enfin, on pénétrera dans les voies de la science, de la réflexion humaine et de l'intelligence artificielle, afin d'y découvrir les instruments modernes que se donne le Bureau pour lutter contre la criminalité. 414 pages Edition : 2005

    14,00 €
  • Black Panthers : All power to the people, textes et déclarations

    L’expérience brève et fulgurante du Black Panther Party, fondé en 1966, a laissé une empreinte indélébile dans l’histoire de la libération noire. La répression brutale et impitoyable dont il a été la victime a été à la mesure de la peur qu’il a semé dans l’establishment américain et des espoirs qu’il a soulevé parmi les Noirs américains.
    Ce recueil nous permet de (re)découvrir comment les Panthères ont pris à bras le corps la lutte contre la police raciste et la suprématie blanche et pour l’autodétermination, en mettant en œuvre des programmes de développement et d’autodéfense de leurs communautés, programmes qui ont constitué une manière directe et concrète de construire l’autonomie et l’autodétermination : le pouvoir noir.
    De son ascension sur les cendres des révoltes urbaines des années 1960 à la Black Liberation Army, ce recueil nous replonge dans la vie d’un mouvement dont la mémoire a résisté aux balles et aux murs des prisons qui ont décimé ses rangs.

    édition : mai 2016

    17,00 €
  • Chomsky : Autopsie des terrorismes

    Les États-Unis mènent ce qu’on appelle une « guerre de faible intensité ». C’est la doctrine officielle. Mais les définitions du conflit de faible intensité et celles du terrorisme sont presque semblables. Le terrorisme est l’utilisation de moyens coercitifs dirigés contre des populations civiles dans l’intention d’atteindre des visées politiques, religieuses ou autres. Le terrorisme n’est donc qu’une composante de l’action des États, c’est la doctrine officielle, et pas seulement celle des États-Unis. Aussi le terrorisme n’est-il pas, comme on le prétend souvent, « l’arme des faibles ». Une première version de ce livre est parue en 2001 sous le titre 11/9 Autopsie des terrorismes. Dix ans après les attentats du 11 septembre, une décennie de « guerre contre le terrorisme » aboutit à l’exécution de Ben Laden. Après avoir analysé le contexte historique international de ces attentats et en particulier le rôle des États-Unis, l’auteur discute, dans sa préface, de la politique étrangère américaine au regard des principes du procès de Nuremberg. Ce qui lui permet de soulever plusieurs questions : les interventions américaines (en Irak, en Afghanistan, etc.) ne doivent-elles pas être jugées comme un « crime international suprême » ? N’y a-t-il pas incompatibilité radicale entre toute justice internationale et le principe d’immunité que s’accordent les grandes puissances occidentales ?

    10,00 €
  • Chomsky : De la guerre comme politique étrangère des Etats-Unis

    La conquête de l'Irak devait être la première application de la « nouvelle grande stratégie impériale » de l'administration Bush. Celle-ci affirmait qu'il était dans l'intention des États-Unis de dominer le monde et de détruire toute puissance qui s'aviserait de les défier. Selon Madeleine Albright, tous les présidents ont une doctrine du même genre mais ne la sortent de leur manche qu'en cas de nécessité. En tant qu'ambassadrice auprès des Nations unies, elle avait eu l'occasion de répéter au Conseil de Sécurité le message du président Clinton selon lequel les États-Unis agiraient « multilatéralement si possible, mais unilatéralement si nécessaire ». Dans des messages au Congrès, son gouvernement avait affirmé le droit de « recourir unilatéralement à la force militaire » pour défendre les intérêts vitaux du pays ; ce qui inclut de « garantir l'accès illimité aux marchés clefs, aux ressources énergétiques et stratégiques ». Comme Albright le souligna elle-même avec raison, cette doctrine s'inscrit dans une longue tradition des États-Unis. Noam Chomsky, avril 2004 Traduit de l'anglais par Frédéric Cotton Prologue de Howard Zinn : « Quelles guerres populaires ? Sauver le capitalisme à l'intérieur et à l'extérieur » Postface de Jean Bricmont : « Folies et raisons d'un processus de dénigrement. Lire Noam Chomsky en France » 282 pages Edition : 2004

    12,00 €
  • Chomsky : Occupy

    Dans Occupy, Chomsky souligne que l’un des plus grands succès du mouvement est de mettre les inégalités de la vie quotidienne à l’ordre du jour, influençant la presse, sensibilisant le public et le discours lui-même.

    Né en 1928 à Philadelphie en Pennsylvanie, est un linguiste et penseur américain. Professeur émérite de linguistique au Massachusetts Institute of Technology où il a enseigné toute sa carrière, il est connu dans le domaine scientifique comme le fondateur de la grammaire générative et transformationnelle. Il est également devenu mondialement célèbre pour son engagement et ses écrits politiques et se définit comme socialiste libertaire.

    120 pages édition janvier 2013

    15,00 €
  • Cole : Black and white together, les IWW Philadelphie 1913-1922

    Professeur d’histoire dans une université de l’Illinois, Peter COLE a abandonné la langue universitaire pour retracer avec une empathie communicative le parcours militant unique de la section de Philadelphie des IWW, dite « Locale 8 », qui regroupait dans le port de la ville des milliers de travailleurs d’origines africaine et européenne, entre 1913 et 1922.
    C’est-à-dire à une époque de sévère ségrégation raciale, qui n’épargnait pas les syndicats. Dirigée par une poignée de militants, dont l’Afro-Américain Ben Fletcher, le syndicat fut composé en majorité de « Noirs » pendant la plus grande partie de son existence, mais il accueillait aussi des « Blancs », immigrants plus ou moins récents venus d’Europe centrale et d’Irlande, dont par ailleurs la réputation raciste était souvent justifiée.
    En France, aujourd’hui, les « Wobblies » sont plus connus pour leurs actions spectaculaires et leurs chansons colorées que pour leur syndicalisme d'action directe et antiraciste, moins glamour il est vrai. Il se pratiquait chez les dockers de la Nouvelle-Orléans, les mineurs de charbon de l’Alabama et les emballeurs de viande de Chicago, notamment, mais ce furent les dockers de Philadelphie qui allèrent le plus loin dans cette voie. En cette époque de regain des divisions raciales ou ethniques, instrumentalisées ici et là par les classes dirigeantes et leurs Etats, cet ouvrage vient à point nommé.

    édition : avril 2021

    15,00 €
  • Cole : Solidarité forever

    Avec son slogan « Faire du tort à un seul, c’est faire du tort à tous », l’IWW a donné au concept de solidarité une définition très concrète. Ce slogan, à l’image des Wobblies eux-mêmes, a voyagé aux quatre coins du monde. Les luttes d’il y a un siècle résonnent encore dans les pays du Sud en voie d’industrialisation comme dans ceux du Nord en voie de désindustrialisation. Que les ouvriers du monde entier fassent vivre l’internationalisme et l’esprit des Wobblies, et alors ils seront assez puissants pour défier le capitalisme mondial.
    En plein déclin des organisations de lutte au travail et de l’État-providence, cette histoire internationale et globale d’un des syndicats aux revendications les plus ambitieuses revient aux sources d’un mouvement qui a essaimé dans le monde entier et rappelle l’urgence d’explorer des formes alternatives de pratique politique et syndicale.
    Peter Cole, David M. Struthers et Kenyon Zimmer, historiens américains spécialistes du syndicalisme, dirigent vingt contributeurs internationaux rendant compte de contextes aussi variés que la France, l’Inde, le Mexique, l’Australie ou la Finlande.
    édition : mai 2021

    24,00 €
  • Cozé : Moeurs et histoire des indiens d'Amérique du Nord

    Tous les peuples malheureux n'ont pas eu leur histoire. Pour mériter une place dans la chronique de l'univers, pour obtenir qu'elle garde le souvenir des éléments qui ont pesé sur la vie d'une nation et les transmettre à la postérité, il ne suffit pas que cette nation ait été héroïque ou opprimée, pitoyable ou terrible. Il faut, si elle n'est pas capable de chanter elle-même son triomphe ou de pleurer sa souffrance, que ses ennemis aient intérêt à le faire, pour exalter par contraste les leurs. C'est ce que montrent ici René Thévenin et Paul Coze.

    À l'heure où, malgré d'héroïques soubresauts, les descendants des tribus indiennes sont peu à peu menacés de disparition, à l'heure où le roman et le cinéma remettent à l'honneur - mais en la déformant - leur épopée, il est temps de redécouvrir la vie quotidienne et l'histoire authentique des Indiens des Plaines. 388 pages Edition : 2004

    10,70 €
  • Creagh : Utopies américaines

    Du voyage du socialiste gallois Robert Owen en 1825 aux premières communautés fouriéristes, des mouvements contestataires des années 1960 à l'écologie et aux groupes punks ou lesbiens d'aujourd'hui, les États-Unis ont abrité nombre de communautés utopiques. Souvent installés comme jadis les moines dans des paysages magnifiques et isolés, mais aussi dans l'hôtel d'un village de l'ancienne Réserve de l'Ouest ou exploitant une mine de charbon sur leur territoire, ces groupes mettent à l'épreuve une volonté de vivre en dehors de la logique de la société dominante. En revenant sur près de deux siècles d'expériences communautaires, ce livre lève non seulement le voile sur un phénomène méconnu et toujours actuel, mais le réinsère parmi les tentatives de lutte contre un système omnipotent, ouvrant une autre voie, originale et non exclusive, vers l'émancipation sociale. Professeur émérite à l'université Paul-Valéry de Montpellier, Ronald Creagh collabore à de nombreuses revues anglo-saxonnes et françaises. Il est notamment l'auteur de L'Affaire Sacco et Vanzetti (Éditions de Paris, 2004), et Nos cousins d'Amérique. Histoire des Français aux États-Unis (Payot, 1988). Edition 2009, 392 pages

    24,00 €
  • Davis Angela : Blues et féminisme noir

    Blues et féminisme noir explore l’œuvre de deux blueswomen quelque peu oubliées : Gertrude « Ma » Rainey (1886-1939) et Bessie Smith (1894-1937). La première incarne le blues traditionnel, la seconde, le blues classique. Dévalorisée par les spécialistes du blues et du jazz – qui sont en général des hommes blancs –, l’œuvre de ces chanteuses porte un message spécifique : elle affirme la place et les revendications d’autonomie des femmes noires américaines.
    En analysant et en contextualisant les paroles de leurs chansons, Davis met en évidence les prémices du féminisme noir et les signes avant-coureurs des grandes luttes émancipatrices à venir. Elle montre que Ma Rainey et Bessie Smith furent les premières rock stars de l’histoire de la musique : or elles étaient noires, bisexuelles, fêtardes, indépendantes et bagarreuses.
    Elles posèrent les bases d’une culture musicale qui prône une sexualité féminine libre et assumée, qui appelle à l’indépendance et à l’autonomie des femmes aux lendemains de la période esclavagiste, en revendiquant avec détermination l’égalité de « race » et de genre.
    Cette réflexion s’étire aux années 1940 en évoquant l’œuvre de Billie Holiday (1915-1959). Angela Davis réhabilite la conscience sociale de cette chanteuse d’envergure, trop souvent présentée sous le simple prisme des turpitudes de sa biographie.

    édition : octobre 2017

    10,00 €
  • Davis Angela : La prison est-elle obsolète ?

    igure emblématique de la pensée progressiste américaine et du combat égalitaire afro-américain, Angela Davis a été condamnée en 1970 à la peine capitale pour ses prises de position politiques aux États-Unis. Le mouvement de soutien international obtint, après seize mois de détention provisoire, son acquittement en 1972. Depuis trente ans, elle s’implique dans de nombreux organismes de lutte contre la répression carcérale. Elle est aujourd’hui professeur d’histoire de la conscience à l’université de Californie et l’auteur de nombreux ouvrages, dont Les Goulags de la démocratie paru au Diable vauvert. Son autobiographie a été rééditée aux éditions Aden en septembre 2013.

    édition : mai 2021

    7,50 €
  • Davis Angela : Les goulags de la démocratie

    Après le scandale des prisons d'Afghanistan, de Guantanamo à Cuba et d'Abou Ghraib en Irak, qui a révélé torture et violations des droits de l'homme, Angela Davis examine en quoi les prisons américaines sont le miroir d'un modèle démocratique fondé sur les inégalités sociales et raciales. Analyse du régime carcéral américain, critique d'un système qui bâtit des complexes pénitentiaires sur les ruines tenaces d'un passé esclavagiste, mise en cause d'une démocratie qui perpétue les inégalités à travers des institutions conçues comme un outil de contrôle de populations... Après l'abolition de l'esclavage, Angela Davis plaide ici pour le nouvel enjeu démocratique : abolir torture et prisons. Membre des Black Panthers et du Parti communiste américain, Angela Davis a été condamnée en 1970 à la peine capitale comme "ennemi d'État ". Après seize mois de détention, elle doit son acquittement et sa libération à une gigantesque mobilisation internationale. Figure mythique de la pensée progressiste et antiraciste américaine, elle enseigne aujourd'hui à l'université de Californie. 160 pages édition : juillet 2006

    15,00 €
  • Davis Angela : Une lutte sans trêve

    Entretiens et textes inédits sur l'époque contemporaine,
    Angela fait le lien entre les luttes du passé et Ferguson, puis le mouvement Black Lives Matter contre les violences policières racistes. Elle souligne la porosité entre l'oppression des Palestiniens et l'incarcération en masse des Africains-américains, ou encore les liens entre les violences policières et la guerre sans fin menée au Moyen-Orient.

    édition : avril 2016

    15,00 €
  • Davis Mike : Au-delà de Blade Runner, Los Angeles et l'imagination du désastre

    Blade Runner, le film de Ridley Scott, a imposé la vision futuriste et apocalyptique d'un Los Angeles dévasté, livré au chaos. Mike Davis montre dans cet essai que le visage futur de la ville, dont tous les éléments sont déjà en place, sera à la fois moins spectaculaire et, en un sens, beaucoup plus effrayant. Véritable laboratoire social et urbanistique, Los Angeles préfigure le modèle des mégapoles modernes : destruction de toute mixité sociale par le cloisonnement strict des populations dans des quartiers réservés, laissés, pour certains, à l'abandon et à la domination des gangs, tandis que les couches : les plus aisées se "bunkerisent" grâce à la généralisation de la vidéosurveillance et des milices de sécurité privées. La ville vit désormais dans un état perpétuel de "guerre sociale de faible intensité", susceptible à tout moment d'éclater, comme lors des émeutes provoquées par le tassage de Rodney King. A la fois sociologique, urbanistique et politique, l'essai de Mike Davis qui s'appuie autant sur des statistiques précises que sur l'expérience personnelle de l'auteur, offre, au-delà du cas de Los Angeles, un portrait saisissant de l'Amérique contempraine et des sociétés occidentales en général.

    7,00 €
  • Davis Mike : Soyez réalistes, demandez l'impossible

    La crise actuelle n'est pas seulement de nature économique. L'effondrement que les pays occidentaux connaissent depuis 2008 a exacerbé une crise politique qui couvait depuis longtemps. De gesticulations en réunions au sommet, les gouvernants et leurs experts se révèlent incapables de rompre avec le néolibéralisme et n'ont qu'un mot à la bouche : austérité. Dans une prose acérée, Mike Davis analyse les causes d'un aveuglement qui conduit le monde entiers vers la catastrophe. Mais c'est aussi dans ce contexte qu'est apparue une lueur d'espoir, d'Athènes à New York en passant par Madrid. Rassemblant souvent de nouveaux militants, des mouvements populaires comme Occupy sont partis à la reconquête de l'espace public, médiatique et politique. L'auteur salue la fièvre qui s'est emparée de pays que l'on croyait amorphes, raconte des vies militantes, réfléchit sur les leçons à tirer des mouvemenrs de révolte passés et propose des solutions pratiques pour inscrire la contestation dans la durée. La situation impose de choisir entre un radical changement de cap et la mort à laquelle nous condamnent les politiques de rigueur. La gauche doit donc cesser d'être timorée ou simplement réactive pour construire une alternative concrète sur les plans politique, économique, social et écologique. Soyez réalistes, demandez l'impossible ! 70 pages édition : août 2012

    9,00 €