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Amérique Latine


  • Actuel Marx n°42 : Amérique latine en lutte

    L’Amérique Latine est, du point de vue des luttes contre le néolibéralisme et de la recherche d’alternatives à gauche, un espace en pleine effervescence. Il s’agit ici de tenter d’analyser, en utilisant les instruments de la critique sociale (notamment marxiste), les luttes politiques et sociales qui se développent sur ce continent, dans une perspective historique qui permette de saisir à la fois les tendances de longue durée et les phénomènes nouveaux surgis au cours des dernières années. SOMMAIRE Dossier : L’Amérique Latine en lutte. Hier et aujourd’hui sous la direction de Gérard Duménil et de Michael Lowy Discussion (avec Armando Boito, Ana Esther Ceceña, Guillermo Almeyra et Carlos Nelson Coutinho), Luttes sociales et perspectives politiques M. Löwy, Le marxisme en Amérique latine. De José Carlos Mariategui aux Zapatistes du Chiapas J. Falquet, Le mouvement féministe en Amérique latine et aux Caraïbes : défis et espoirs face à la mondialisation néolibérale J. Baschet, L’expérience zapatiste, à treize ans du soulèvement armé de 1994 E. Gogol, La bataille d’Oaxaca : répression et résistance révolutionnaire S. Ville, La révolution bolivarienne du Venezuela H. Do Alto, De la Révolution Nationale à la victoire d’Evo Morales. Retour sur un demi-siècle de luttes en Bolivie populaire (1952-2007) R. Antunes, Les luttes sociales dans la sphère du travail au Brésil. Quelques défis passés et présents M. Lemoine, Le progrès des gauches en Amérique Latine : gouvernements, mouvements sociaux et luttes indigènes Interventions M. Krätke, Journalisme et science. L’importance des travaux journalistiques de Marx pour sa critique de l’Economie politique Duménil, Lojkine, Vakaloulis, Adieu au salariat bipolaire ? Entretien C. Whitaker, Le défi du Forum social mondial : un autre monde au-delà du capitalisme Livres 226 pages édition : octobre 2007

    24,50 €
  • Barrucand : Wayanga. Amazonie en sursis

    Émilie Barrucand séjourne fréquemment au Brésil, chez les Indiens Mêbêngôkre (Kayapo), Pareci, Irantxe, Bororo, Juruna, elle est l'amie de nombreux grands leaders politiques autochtones. Ils lui ont confié leurs problèmes, leurs besoins, leurs espoirs et lui ont demandé de les soutenir. De là est née l'idée d'organiser des rencontres interethniques qui se dérouleront dans les villages indigènes de l'État du Mato Grosso, afin que ces derniers puissent s'entraider et lutter ensemble contre les menaces qui pèsent sur eux. Le projet s'intitule « Solidarité interethnique ». Émilie Barrucand a parallèlement créé l'association Wayanga. Au cceur de la forêt tropicale, elle va alors rejoindre les Indiens Mêbêngôkre Métyktire, l'un des peuples indigènes les plus guerriers d'Amazonie, pour mettre en oauvre le projet. Quelques années auparavant, elle rencontrait l'un d'eux. Un grand chef. Il l'invitait dans son village. Elle devenait sa fille adoptive. Elle a dû s'adapter aux coutumes et au rythme de vie de la communauté, prouver qu'elle n'avait pas de mauvaises intentions et apprendre la langue avant que ses membres ne l'acceptent et qu'une complicité naisse entre eux. Depuis, elle s'est engagée aux côtés des peuples indigènes dans leur lutte pour le respect de leurs terres, de leurs droits et de leur culture. Du fait de son engagement politique, bien qu'elle soit une femme, les hommes acceptent sa participation aux grandes discussions qui se déroulent au centre du campement, sur la « place des Hommes ». C'est en ce lieu qu'ils mettent en place le projet de rencontres interethniques et choisissent la personne qui en sera responsable au sein de la communauté. Utilisant habilement ses connaissances anthropologiques et politiques qui, mêlées à ses propres émotions, nous entraînent de la souffrance à la joie, de la peur à l'espoir, du jeu à la guerre, Émilie Barrucand dresse un portrait bouleversant de la situation des Indiens du Brésil. Ethnologue engagée, Émilie Barrucand, 25 ans, est présidente de l'association Wayanga qui s'investit dans la défense des droits, des cultures et des terres des peuples autochtones d'Amazonie brésilienne. Elle travaille depuis plus de cinq ans auprès de différentes associations autochtones locales. 223 pages Edition : 2005

    19,50 €
  • Boumedienne : La colonisation du savoir, histoire des plantes médicinales du Nouveau Monde 1492-1750

    Tabac, coca, quinquina, cacao, gaïac, peyotl, poisons, abortifs... De 1492 au milieu du XVIIIe siècle, les Européens s'approprient en Amérique d'innombrables plantes médicinales.
    Au moyen d'expéditions scientifiques et d'interrogatoires, ils collectent le savoir des Indiens ou des esclaves pour marchander des drogues, et élaborent avec elles les premières politiques de santé.
    Dans le même temps, inquisiteurs et missionnaires interdisent l'usage rituel de certaines plantes et se confrontent aux résistances des guérisseurs.
    Botanique, fraudes et sorcellerie : entre les forêts américaines et les cours du Vieux Monde, ce livre raconte l'expansion européenne comme une colonisation du savoir.

    édition : novembre 2016

    24,00 €
  • Claire : Young Lords, histoire des Black Panthers latinos 1969-1975

    Août 1969, à El Barrio, le quartier portoricain de New York, des jeunes gens descendent dans la rue, en treillis et bérets à la Che Guevara. Dans leurs mains, pas de fusils, mais des balais. Ils nettoient les rues délaissées par les pouvoirs publics. Une émeute éclate. L'embrasement menace, la mairie accepte d'envoyer plus souvent ses éboueurs. El Barrio vient de découvrir ses Black Panthers, les jeunes membres du Young Lords Party. Ils ont entre 16 et 25 ans, sont les enfants de l'immigration portoricaine, arrivée en masse depuis la colonisation de l'île par les Etats-Unis.
    Inspirés par les Black Panthers et les nationalistes portoricains, ils veulent remplacer l'Etat capitaliste et raciste par des alternatives communautaires et politisées. Ainsi, ils défilent pour l'indépendance de Porto Rico mais sont surtout très actifs dans les quartiers, où ils développent notamment des programme autour de la santé. Pour eux, la révolution est aussi une transformation personnelle.
    Sous l'influence des femmes, qui font comprendre aux hommes qu'on ne peut être révolutionnaire et machiste, les membres du parti travaillent ensemble à se libérer du sexisme, de l'homophobie et de leur propre racisme.
    En 1971, ils sont quelques milliers sur la côte Est. Leur presse est lue, leur action efficace. Mais le parti, déchiré par des luttes internes, affaibli par des erreurs stratégiques, déstabilisé par le Cointelpro, se sépare en 1976.
    L'histoire trépidante des Young Lords est un moment essentiel de l'imaginaire politique des Latinos aux Etats-Unis, et un pan méconnu des luttes des années 1960.

    edition : novembre 2017

    19,00 €
  • Cockcroft: Révolution et contre-révolution au Mexique (1910-2010)

    Mexique, janvier 1994. Le claquement des fusils de l'armée zapatiste de libération nationale du sous-commandant Marcos rappelait au monde que le sud du Rio Grande avait été le théâtre d'une des premières révolutions du 20e siècle. Depuis, Pancho Villa et Emiliano Zapata sont devenus pour nous des personnages familiers. Au Mexique même, ils chevauchent encore aux côtés de ceux et celles qui luttent pour leurs droits et leur émancipation. Ce livre nous invite à un voyage dans le Mexique contemporain tout en nous faisant découvrir la richesse idéologique et politique du Mexique révolutionnaire de 1910-1917 et de ses acteurs, en particulier de Ricardo Flores Magon et de ses frères. C'est un tableau effrayant du Mexique d'aujourd'hui qui nous est ici proposé, un pays où les recettes néolibérales les plus brutales sont imposées par un état mafieux, avec l'appui inconditionnel des États-Unis, au prix d'une militarisation croissante de la société. Cependant, on y trouvera également une évocation de la puissance des mobilisations en cours, notamment parmi les peuples indigènes, les salariés des mines et de l'électricité, les immigrés aux États-Unis, dont la détermination n'a d'égal que le courage. Ces luttes puisent dans l'expérience et la mémoire d'un siècle de combats contre l'oppression, tout en ne cessant d'inventer de nouvelles modalités de combat contre les oligarchies économiques et politiques et le terrorisme d'État. Pour l'auteur de cet ouvrage de référence enfin traduit, la révolution mexicaine n'a pas encore dit son dernier mot......................... James D. Cockcroft est originaire des États-Unis. Émigré au Canada, où il réside à Montréal. Historien, politologue, professeur, militant révolutionnaire et poète bilingue, il est l'auteur de quarante-cinq livres, sur l'Amérique latine, en particulier sur le Mexique, mais aussi sur les États-Unis, les migrations, la culture et les droits humains. Éditeur honoraire de la revue Latin American perspectives, il a été notamment vice président du tribunal Benito Juarez de la société civile (2005) et membre du Tribunal international de la liberté syndicale (2009-2010).......................... 160 pages édition : mai 2011

    15,50 €
  • Etcheverria (intro Löwy) : Les illusions de la modernité

    Le secret de la modernité construite par la civilisation occidentale à travers l’histoire européenne — qui a été la clé de son succès mais aussi celle de son échec — se trouve dans ce que nous appelons depuis au moins un siècle le « capitalisme ». Comment cette structure profonde de la modernité capitaliste est-elle liée aux événements historiques réellement vécus, aux mythes qui donnent un sens et un drame aux comportements de la vie quotidienne ? C’est la question qui sous-tend les textes rassemblés dans ce volume.
    Les approches faites dans les premiers essais traitant de l’histoire de la politique, en particulier celle de l’actualité renouvelée du socialisme, et de l’histoire de la théorie – notamment certains aspects des travaux de Braudel, Heidegger et Lukács — préparent la tentative de systématisation du dernier essai, « Modernité et Capitalisme. Quinze thèses », dans lequel l’objectif est de réfuter ceux qui conçoivent la crise actuelle comme une crise de la modernité en tant que telle ou comme une crise de croissance de sa modalité capitaliste. Bien au contraire, il s’agit d’un processus dans lequel la modernité qui a prévalu pendant tant de siècles lutte pour conserver sa place, changeant de peau à travers de grands cataclysmes historiques, harcelée par une forme alternative de modernité — une forme post-capitaliste — qui pourrait venir un jour la remplacer.
    Préface de Michael Löwy.édition : mars 2021

    20,00 €
  • Flores Magon : La révolution mexicaine

    Ia révolution de 1910 est née d'une volonté d'en finir avec la mainmise de Porfirio Diaz sur la société mexicaine qui traversait toutes les couches sociales.Toutes, Indiens, paysans sans terre, ouvriers de l'industrie naissante, couches moyennes et même membres de la grande bourgeoisie se heurtaient en effet à une répression systématique quand elles tentaient de défendre leurs intérêts contre les clans qu'il favorisait et les fonctionnaires entièrement à ses ordres. La révolution fut donc d'abord l'oeuvre de mouvements divers, brièvement réunis, puis souvent adversaires. Parmi ceux-ci, le Parti libéral mexicain (PLM), créé en 1901 avec pour but de poursuivre l'oeuvre réformatrice de Benito Juarez, se radicalisa progressivement et adopta des positions anarchistes-communistes. Dès avant le déclenchement de la révolution, il appelait le peuple à ne pas subordonner ses intérêts à ceux qui ne voulaient qu'une révolution politique, qu'un changement de gouvernement. Seule la révolution sociale, que le PLM résume par la devise Tierra y Libertad ! - l'expropriation de la terre et des usines qui devraient être exploitées en commun - méritait que les prolétaires prennent les armes et risquent leur vie. Ricardo Flores Magôn (1873-1922) a été l'un des principaux animateurs du PLM. Ce sont certains de ses textes, publiés au fil des événements dans Regeneraciôn, le journal qu'il fonda avec ses frères en 1900, qui sont présentés dans ce livre publié pour la première fois en 1978. Malgré les offres que lui feront les nouveaux gouvernants, il poursuivra le combat libertaire et mourra assassiné dans une prison américaine. Écrits entre 1910 et 1916, ils expriment avec une force rare l'existence dans la révolution mexicaine d'un courant internationaliste, communiste libertaire ; la critique féroce du capitalisme et des gouvernements qu'on y trouve, ainsi que les recommandations que Ricardo Flores Magôn adresse aux femmes et aux hommes du peuple restent pour beaucoup pleinement actuelles. 160 pages édition : mai 2004

    12,00 €
  • Frayre : Maîtres et esclaves. La formation de la société brésilienne

    Au Brésil, les relations entre Blancs et populations de couleur, à partir de la première moitié du XVIe siècle, ont été influencées d'une part par le système de production économique et, de l'autre, par le manque de femmes blanches chez les conquérants. Le sucre n'a pas seulement étouffé les autres industries ; il a encore stérilisé la terre. Il a surtout exigé une masse d'esclaves. Maîtres et esclaves est une étude approfondie des rapports extrêmement complexes qui se sont noués entre trois grands groupes humains : les Blancs, les Noirs et les Cuivrés, de leur fusion progressive, de leur intime mélange. De ce creuset est sorti le Brésilien, qui, même Blanc, constitue un chef-d'oeuvre de complication ethnique et mentale épanoui sous les Tropiques. Rien d'abstrait dans cette histoire imprégnée d'une réalité effervescente et riche de sensualité, qu'il s'agisse des moeurs sexuelles du Brésil ancien, de ses pratiques médicales, de ses superstitions, de son folklore ou de sa cuisine. Sous la plume de Gilberto Freyre, ce Brésil en fusion devient plus qu'une entité historique et culturelle : une province de notre sensibilité. 551 pages Edition : 2005

    14,90 €
  • Gago Veronica : La puissance féministe ou le désir de tout changer

    Des mobilisations féministes massives éclosent sur tous les continents bouleversant les mœurs et les législations. Verónica Gago, figure majeure du féminisme latino-américain, observe avec un regard original l’émergence de cette internationale féministe. Mêlant analyse et manifeste politique, La Puissance féministe revient sur les débats féministes actuels et sur les controverses autour du modèle de développement néo-extractiviste.
    Riche de son expérience au sein des mouvements radicaux, l’autrice questionne le lien étroit entre le genre et la race. Gago se demande à quoi pourrait ressembler une nouvelle théorie du pouvoir, fondée sur notre désir de tout changer.

    Préface de Silvia Federici.

    édition : avril 2021

    17,00 €
  • Gandilhon : La guerre des paysans en Colombie, de l'auto-défense agraire à la guérilla des FARC

    L’objet de cet ouvrage est de faire le point sur la guérilla des FARC, la plus ancienne d’Amérique latine, en la replaçant dans le contexte des luttes agraires colombiennes et du faible développement du mouvement ouvrier. Il montrera comment elles sont le produit des luttes des petits paysans contre les grands propriétaires dans le contexte de la guerre civile des années 1950 et comment, après avoir failli disparaître, elles parvinrent au faîte de leur puissance à la fin des années 1990, en s’impliquant de manière croissante dans l’économie de la cocaïne tout en soutenant les luttes paysannes contre les groupes paramilitaires, bras armés du latifundisme colombien. L’ouvrage montrera aussi comment l’intervention des Etats-Unis sous la forme du Plan Colombie en conférant une supériorité définitive à l’Etat sur le plan militaire plonge les FARC dans une crise ininterrompue depuis quelques années, qui risque d’aboutir à leur éclatement. Contrairement à un certain tiers-mondisme simplet, l’auteur mettra aussi en évidence les contradictions d’une guerilla victime aussi de choix de luttes discutables inspirés de son idéologie stalinienne et de compromis douteux avec la narcocriminalité. 215 PAGES édition : mai 2011

    11,50 €
  • Gaudichaud (dir.) : Gouvernements progressistes en Amérique latine, 1998-2018 la fin d'un âge d'or

    Le "virage à gauche" de l'Amérique latine a suscité un intérêt à la fois politique et académique. Aujourd'hui, le reflux - voir la fin - de ces gouvernements progressistes est réel.
    Dans cet ouvrage collectif de recherche, nous proposons un bilan critique de ces expériences, essentiellement pour la période 1998-2018. Au niveau géopolitique, la tutelle étasunienne a été bousculée et la Chine est montée en puissance.
    Les politiques économiques ont été empreintes de la dépendance aux matières premières et à diverses formes d'extractivisme. Nous étudions également le rapport aux mouvements sociaux, dans les quartiers, les syndicats ou le champ de l'éducation.
    Si l'on peut distinguer des caractéristiques communes, nous proposons aussi une analyse de conjonctures spécifiques : du géant brésilien où les ultra-conservateurs connaissent une dynamique fulgurante, à la crise vénézuélienne dont il est difficile d'entrevoir une issue, en passant par la répression de l'exécutif d'Ortega au Nicaragua, la coalition sociale-démocrate longtemps au pouvoir en Uruguay ou la présidence d'Evo Morales en Bolivie.
    Nous avons ainsi recueilli les contributions des meilleurs spécialistes de la région, articulées avec les enquêtes de terrain de jeunes chercheurs, pour proposer une compréhension globale de la conjoncture actuelle de l'Amérique latine, au-delà des clichés dont elle est souvent victime.

    édition : janvier 2021

    25,00 €
  • Gaudichaud : 1000 jours qui ébranlèrent le monde

    "Pouvoir populaire", "cordons industriels", "participation des travailleurs", "ravitaillement direct", "contrôle ouvrier" : voici quelques-uns des ingrédients du processus sociopolitique analysé dans cet ouvrage, redonnant ainsi toute sa dimension collective à l'expérience de l'Unité populaire chilienne (1970-1973). En dressant une véritable fresque des mobilisations sociales et luttes ouvrières qui eurent lieu durant ces mille jours, Franck Gaudichaud fait ressurgir certains des "trésors perdus" de cette époque, celle du gouvernement de Salvador Allende.
    Grâce à une approche originale, combinant sources écrites et enquête orale, science politique, sociologie et histoire, cette étude très fouillée reconstitue la dynamique du mouvement révolutionnaire chilien, vu "par en bas", au niveau des entreprises occupées, des ceintures industrielles, des quartiers populaires. Basé sur la respiration des politiques du conflit qui ont rythmé la "voie chilienne au socialisme", ce livre montre le développement et la radicalisation du mouvement ouvrier, les formes d'organisation d'une classe mobilisée et les répertoires d'action utilisés.
    Il s'intéresse également aux débats, praxis et stratégies de la gauche chilienne. Il étudie les rapports complexes, parfois tendus, qu'entretiennent alors mouvement social et champ politique, organisations partisanes et syndicats, gouvernement et engagements militants. Une telle approche, centrée sur les formes de "pouvoirs populaires constituants" qui ont surgi dans la périphérie de Santiago et de quelques grandes villes, permet de renouveler notre compréhension de cet épisode fondamental de l'histoire du vingtième siècle.
    Ce travail de recherche ouvre aussi de nouvelles pistes d'interprétation quant aux événements qui ont conduit il y a tout juste 40 ans à l'issue tragique de l'Unité populaire et au coup d'Etat mené par le général Pinochet, le 11 septembre 1973.
    édition : septembre 2013

    20,00 €
  • Gaudichaud : Chili actuel, gouverner et résister

    Sous la direction d'Antoine Faure, Franck Gaudichaud, María Cosette Godoy H., Fabiola Miranda P. et René Jara R.

    Le mot "néolibéralisme" renvoie assez souvent au Chili. Pour toute une génération, le traumatisme du coup d'Etat de 1973 ne met pas simplement fin au rêve porté par le président Salvador Allende, et à "la voie chilienne au socialisme" : l'intervention militaire enclenche aussi la mise en oeuvre de mesures néolibérales sur le continent latino-américain, et plus généralement à l'échelle mondiale.
    Mais de quoi parle-t-on lorsque l'on affirme que le Chili est un pays "néolibéral"? Depuis 40 ans, la question ne cesse d'alimenter réflexions et débats au sein des sciences sociales comme de la sphère publique (Des articles en Français et en Espagnol).

    Edition : novembre 2016

    29,00 €
  • Gaudichaud : Fin de partie ? Amérique latine, les expériences progressistes dans l'impasse (1998-2019)

    Depuis 1998 et l’élection d’Hugo Chávez, plusieurs pays de l’Amérique latine ont connu ce qui a été parfois qualifié de «tournant à gauche». Cet élan a alors incarné un espoir de transformation sociale et de construction de diverses expériences post-néolibérales aux accents anti-impérialistes: «révolution bolivarienne» au Venezuela, «révolution citoyenne» en Équateur, État plurinational en Bolivie, nouvelle politique avec Lula et le Parti des travailleurs au Brésil.
    L’époque était au changement, la «longue nuit néolibérale» semblait prendre fin ou tout du moins s’estomper, fruit d’une période d’intenses mobilisations populaires et de nombreuses révoltes sociales. Les inégalités sociales et la pauvreté reculaient, Washington perdait du terrain, alors que la participation de celles et ceux d’«en bas» progressait.
    Plus de vingt ans après l’ouverture de ce cycle, la région est pourtant entrée de nouveau dans une zone de fortes turbulences et incertitudes, tandis que le bilan des gouvernements «progressistes», au-delà de leur diversité, est très largement contrasté.
    Capitalisme d’État et crise économique, colonisation des imaginaires de gauche par des logiques gestionnaires, approfondissement de modèles économiques basés sur le saccage des biens communs, consolidation de leaderships charismatiques, dérives autoritaires, corruption et rupture avec les mouvements sociaux: les problèmes se sont accumulés.
    En parallèle, la réorganisation des droites sociales, politiques et religieuses, la montée des extrêmes droites, la multiplication des défaites électorales, mais aussi des coups d’État parlementaires, sont désormais un fait majeur.
    L’immense crise au Venezuela et l’ascension de Jair Bolsonaro au Brésil sont deux exemples de cette dangereuse conjoncture.
    Faire le bilan d’un cycle débuté dans l’espoir et qui s’achève dans la violence est fondamental pour comprendre l’Amérique latine actuelle.
    Alors que la «patrie de Bolívar» est partagée entre menaces réactionnaires ou impériales, nouvelles espérances émancipatrices et fuite en avant des gouvernements dits progressistes, ce livre vient nous proposer un éclairage original indispensable.

    édition : février 2020

    17,00 €
  • Gaudichaud : Venceremos, le pouvoir populaire Chili 1970-1973

    Analyses et documents sur le pouvoir populaire au Chili (1970-1973)

    Le Chili d'Allende vu d'en bas - 40 ans après le coup d'état de Pinochet, retour sur la révolution chilienne 11 septembre 1973: une des dates les plus noires de l'histoire de la gauche au 20e siècle!
    Il y a quarante ans, le putsch militaire mettait un terme à trois années d'une expérience sans précédent. Pour la bourgeoisie chilienne comme pour les dirigeants des États-Unis, il fallait briser le rêve de Salvador Allende et de l'Unité populaire avant qu'il ne soit trop tard. Avant que le pouvoir populaire ne se développe encore plus...
    édition : septembre 2013

    10,00 €
  • Gaudichaud coord. : Amériques latines, émancipations en construction

    Depuis plus d'une décennie, l'Amérique latine apparaît comme une « zone de tempêtes » du système-monde capitaliste. La région a connu d'importantes mobilisations collectives contre les conséquences du néolibéralisme, avec parfois des dynamiques de luttes ayant abouti à la démission de gouvernements considérés comme illégitimes ou à la remise en cause partielle du pouvoir des transnationales. Le changement des rapports de forces dans l'arrière-cour des États-Unis et ce qui a été qualifié de « tournant à gauche » (en Bolivie, Équateur ou Venezuela notamment) sont le produit d'une crise d'hégémonie des élites traditionnelles, mais aussi de mouvements sociaux créatifs, qui ont combiné revendications démocratiques et orientation anti-néolibérale et anti-impérialiste. Cette conjoncture révèle de nombreux acteurs en résistance (indigènes, chômeurs, sans-terre, syndicalistes, féministes, etc.), ainsi qu'une multiplicité d'expérimentations démocratiques « par en bas ».

    Dans des contextes variés, surgissent des pouvoirs populaires qui cherchent à tâtons les chemins d'une émancipation en actes, ceci souvent contre les pouvoirs constitués, mais aussi, parfois, en lien avec des politiques publiques progressistes. Une réflexion sur un laboratoire latinoaméricain qui mène expériences démocratiques, autogestionnaires et participatives, potentiellement anticapitalistes, à une échelle locale, régionale ou nationale.

    édition : janvier 2013 135 pages

    8,00 €
  • Gaulard & Salama : Economie de l'Amérique latine

    Rédigée par des spécialistes du sujet, cette synthèse fait le point sur la situation économique de l'Amérique latine du XVIe siècle à nos jours pour comprendre l'évolution et le ralentissement actuel de l'économie. En inscrivant cette analyse dans le temps long, les auteurs s'interrogent sur les pistes de développement pour le 3e millémaire.

    édition : juin 2020

    11,90 €
  • H. Do Alto et Stefanoni : Nous serons des millions, Evo Morales et la gauche au pouvoir en Bolivie

    En décembre 2005, le peuple bolivien élit Evo Morales à la présidence de la République. Le candidat du Mouvement vers le socialisme (MAS) devient le premier dirigeant indigène d’un pays majoritairement composé d’indiens. Son programme : rompre simultanément avec l’héritage colonial et le néolibéralisme. Comment la gauche conquiert-elle le pouvoir dans un pays ou les fractures ethniques redoublent les divisions de classes ? En faisant émerger les intérêts communs de populations que les puissants s’emploient à diviser. C’est dans le creuset des mouvements sociaux que revendications économiques et préoccupations identitaires ont fusionné en une forme de nationalisme révolutionnaire. La mobilisation contre les multinationales de l’eau en avril 2000, puis la « guerre du gaz » de 2003 en faveur de la nationalisation des hydrocarbures ont fait converger les organisations rurales et les syndicats urbains. Convaincus qu’on ne change pas le monde sans prendre le pouvoir, paysans et ouvriers, créoles et indigènes ont transformé leur attelage hétéroclite en une force politique capable de diriger le pays. 130 pages édition : mars 2008

    6,10 €
  • John Reed : Pancho Villa

    Avec Pancho Villa, John Reed nous entraîne dans une chevauchée épique aux côtés du chef révolutionnaire mexicain. Prenant pour cadre les années 1910, le jeune reporter nous livre le portrait aux accents cubistes d'un homme ordinaire au destin hors du commun. De Doroteo Arango à Pancho Villa, du péon au dirigeant charismatique, un homme que Reed décrit avec une admiration mêlée d'humour, sans jamais tomber dans l'apologie. On demeure fasciné par la complicité qui lie les deux hommes. L'intensité de leur vie, leur intuition de l'engagement et leur refus du recul intellectuel les rendront admirables... mais c'est aussi ce qui rendra leurs morts tragiques. Rare document sur une période méconnue de l'Histoire, le livre de John Reed nous transporte dans un Mexique chaleureux, utopique et enchanteur, un pays en révolution où tout est possible. 80 pages edition : janvier 2009

    3,10 €
  • La reconnaissance des peuples indigènes entre droit et politique

    La reconnaissance de droits constitutionnels aux peuples indigènes de la Colombie et du Venezuela vient profondément modifier les relations établies entre ceux-ci, l'État et la société civile. Les rapports de domination laissent désormais place à un jeu plus complexe, stratégique, entre les différents acteurs. Ce livre étudie ces bouleversements et ces jeux sous l'angle conjoint de la politique et du droit. Il analyse la place de la différence dans ces États à travers les jeux des acteurs, en particulier indigènes. Pluridisciplinaire, l'ouvrage est aussi une tentative d'aborder les politiques des identités sans oublier le poids des imaginaires et des cultures. Sur un mode résolument interculturel, la réflexion porte ainsi sur la manière dont les représentations, les visions du monde propres à chaque société (indigènes/ étatiques) - qui sont dynamiques dans le temps et les espaces - conditionnent leur entendement du multiculturalisme et, surtout, structurent - leurs relations. Françoise Martinat est docteur en science politique de l'Université de Lille 2. Elle poursuit ses activités de recherche au sein de l'Institut des Hautes Études sur l'Amérique Latine, à Paris. 276 pages Edition : 2005

    15,00 €
  • Labrousse : Les Tupamaros, des armes aux urnes

    Élections présidentielles, octobre 2009 : l'Union de la Gauche (« Front large ») présente José Mujica pour conduire le nouvel Uruguay ! Situation inédite. En effet, derrière la figure emblématique, ne se cache pas - bien au contraire - l'ancien leader des Tupamaros, le mouvement évolutionnaire des années 1960... Un ex-guérillero, passé des armes aux urnes ! Certes le Mouvement de libération nationale (MLN)-Tupamaros, utilisait plus la ruse que la violence, mais renoncer à la lutte armée - après avoir été écrasé par l'armée - pour se transformer en mouvement politique légal, met en relief un esprit de résistance inédit... Aucune guérilla des années 1960 en Amérique du Sud n'ayant survécu à sa déroute. En Mujica, 74 ans, homme de la terre, oeuvrant pour de profondes réformes sans renier son passé de clandestin, il y a quelque chose du président brésilien Lula. Un souffle nouveau sur l'Uruguay. 450 pages édition : novembre 2009

    24,90 €
  • Langue : Hugo Chavez et le Vénézuela. Une action politique au pays de Bolivar

    Cet ouvrage est centré sur le très médiatique et controversé président du Venezuela. Auteur en 1992 d'une tentative de coup d'État, Hugo Châvez a été élu en 1998 président de la République. Il a accédé de ce fait à la légitimité démocratique. Essai d'histoire immédiate, ce livre fait apparaître cette « révolution pacifique et démocratique » vénézuélienne dans son extrême complexité. Contribution essentielle à l'histoire politique du Venezuela, cet ouvrage permettra de mieux comprendre les relations entre civils et militaires en Amérique latine. Frédérique LANGUE, auteur de l'Histoire du Venezuela de la Conquête à nos jours (L'Harmattan, 1999) a été professeur d'université à Caracas. Chercheur au CNRS (CERMA-EHESS), spécialiste de l'histoire culturelle et politique du Venezuela, elle est responsable de la revue électronique Nuevo Mundo Mundos Nuevos. 239 pages Edition : 2003

    22,00 €
  • Lemoine : Chavez presidente !

    Hugo Châvez est le président le plus populaire - et le plus haï - d'Amérique latine. Pour vaincre la misère dans un Venezuela où le pétrole coule à-Ilots, n'a-t-il pas engagé une révolution ? Haut en couleur, ancien lieutenant-colonel au passé de putschiste, Châvez fascine les uns et dérange les autres. En particulier l'oligarchie vénézuélienne et les Américains qui, dans le climat de l'après-11 Septembre, voudraient se débarrasser de ce dirigeant trop indépendant. Et prendre le contrôle de l'or noir. Toutes les forces de l'opposition s'unissent dans un seul but : faire tomber le Président. Pour le déstabiliser, elles peuvent compter sur un groupe de militaires et sur quelques « amis » de la CIA. Les médias se chargeront de soulever la société civile en brandissant la menace d'une dictature. Le plan est établi, le sang va couler et Châvez fera un coupable idéal. Mais les conspirateurs oublient L'essentiel: le jour J, comment réagira le peuple, l'immense masse des déshérités ? Rédacteur en chef adjoint du Monde diplomatique, spécialiste de l'Amérique latine, Maurice Lemoine est l'auteur de Sucre amer, La Dette et Amérique centrale : les naufragés d'Esquipulas. Présent à Caracas le 11 avril 2002, il a couvert la tentative de coup d'État contre Hugo Châvez. 863 pages Edition : 2005

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  • Löwy : La Lutte des dieux, christianisme de la libération et politique en Amérique latine

    Défendant l’« option prioritaire pour les pauvres », la théologie de la libération est devenue l’expression d’un vaste mouvement social qui s’enracine dans la vie et la culture du sous-continent latino-américain. Elle met en jeu les conflits de classe en Amérique latine et les tensions entre l’éthique catholique et l’esprit du capitalisme. L’assimilation est si forte, dans une réalité sociale et politique particulièrement âpre, que cette pensée fonde désormais une éthique sociale de l’Amérique latine. Ce que Michael Löwy définit comme le « christianisme de la libération » a pénétré toutes les couches de la lutte sociale dans la région ; le chapitre sur les origines socio-religieuses du Mouvement des travailleurs ruraux sans terre – jusqu’alors inédit en français – montre très clairement ce processus d’intégration organique.
    Vingt ans après la première édition de La Guerre des dieux en 1996, la théologie de la libération n’est plus l’objet d’une répression opiniâtre de la part du Vatican comme elle le fut sous le pontificat de Jean-Paul II. Ce qui avait permis, à l’époque, à ceux qui voulaient l’enterrer dans la foulée de la fin du « socialisme réel » et qui, sous le mantra néolibéral de la « fin des idéologies », la décrivaient comme un acci- dent de l’histoire du christianisme, n’est plus. Mais les espérances et pressentiments que Löwy exprimait alors se sont avérés.

    Nous proposons ce texte, revu, augmenté et corrigé, car, en vingt ans, la familiarité avec l’analyse socio-religieuse de Weber et une lecture renouvelée de Marx comme des marxistes hétérodoxes donnent à ces questionnements une résonance nouvelle.
    Du côté de l’espérance, l’assimilation dans les discours du pape François d’éléments directement inspirés de la théologie de la libération et, au registre des pressentiments, l’inquiétante élection de Jair Bolsonaro au Brésil montrent tout l’intérêt de repenser aujourd’hui tant les potentialités du christianisme de la libération que les dangers de le méjuger.

    édition avril 2019

    22,00 €