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Pays arabes


  • 14 janvier, l'enquête

    17 décembre 2010 : un fait divers provoque des manifestations au centre de la Tunisie. Janvier 2011, le mouvement s’étale et atteint tout le pays. Avant même que le soulèvement n’aboutisse au départ de Ben Ali, de violentes manifestations ont lieu dans le monde arabe. Elles gagnent même les intouchables monarchies pétrolières.
    La chute de Ben Ali sera suivie de celle de Moubarak, Abdallah Salah et Kadhafi, tandis que de nombreuses réformes politiques et sociales sont amorcées dans plusieurs pays arabes pour contenir la colère populaire. Mais ce mouvement connaît aussi une forte ingérence étrangère.
    Certaines puissances ont-elles provoqué le «Printemps arabe» ou ont-elles simplement tenté de l’orienter dans le sens de leurs intérêts ?
    Cette enquête entend répondre à cette question et lever le voile sur les événements qui ont abouti à la chute du régime. Ce livre est basé sur des documents officiels, des rapports des renseignements militaires, des procès-verbaux, des écoutes téléphoniques, des listes d’appels, des documents confidentiels, des explications scientifiques et divers témoignages d’acteurs de premier plan.
    196 pages
    édition : mai 2013

    10,00 €
  • Achcar : Le peuple veut

    Une exploration radicale du soulèvement arabe

    Loin des interprétations simplistes des soulèvements qui ont ébranlé le monde arabe depuis décembre 2010 (interprétations culturelles, générationnelles, confessionnelles ou vulgairement policières), Gilbert Achcar analyse ici en premier lieu les modalités particulières du développement du capitalisme dans cette région du monde. Modalités qui produisent un blocage de la croissance dont les conséquences sociales dramatiques (pauvreté, inégalité, précarité – chômage surtout) se sont aggravées durant les dernières décennies sous l’effet du despotisme politique ambiant et du népotisme qu’il entretient comme mode de gouvernement.

    Caractérisant ces soulèvements comme le point de départ d’un processus révolutionnaire au long cours, et non comme une éruption aboutie (un “printemps arabe”, selon l’appellation séduisante mais trompeuse), l’auteur livre une analyse concrète des forces sociales en présence et dresse un bilan d’étape, pays par pays, de la Tunisie à la Syrie en passant par l’Égypte, le Yémen, le Bahreïn et la Libye.

    Il éclaire ce faisant le rôle ambigu des mouvements se réclamant de l’islam, notamment les Frères musulmans, et de leurs soutiens anciens et actuels à l’échelle régionale (le Royaume saoudien et l’émirat du Qatar), fidèles alliés des États-Unis.

    L’attitude de Washington face à la crise régionale est décortiquée. L’auteur montre également les limites du “tsunami islamique” que d’aucuns ont saisi comme prétexte pour dénigrer les soulèvements dans leur ensemble.

    Février, 2013 / 432 pages

    24,80 €
  • Achcar : Symptômes morbides, la rechute du soulèvement arabe

    Traduction de Julien Salingue

    Trois ans après «Le peuple veut, exploration radicale du soulèvement arabe», Gilbert Achcar analyse dans ce nouvel opus le blocage du processus révolutionnaire déclenché en décembre 2011 en Tunisie et la reprise en main, sous des formes différentes, par les pouvoirs en place.

    édition : janvier 2017

    22,00 €
  • AL DIK/Bontemps : À l'Est de Damas,au bout du monde, témoignage d'un Révolutionnaire Syrien

    Majd Al Dik, étudiant en droit et qui travaillait pour l’Unicef, a accompagné toutes les étapes de la révolution syrienne jusqu’à sa fuite du pays. Manifestants pacifiques, familles de martyrs, détenus, déserteurs, combattants de l’opposition, médecins des dispensaires clandestins, citoyens soumis à la terreur d’État : ce sont les multiples voix de cette révolution, et ses raisons profondes, que donne à entendre ce témoignage essentiel.
    Dans la Ghouta orientale où Majd est né et a grandi, sa famille est tout entière accaparée par sa survie. La Syrie défavorisée où il voit le jour supporte, depuis le coup d’État de 1970, la politique autoritaire, faite de marginalisation sociale, de répression et de terreur, que mène la dynastie Assad contre sa population.
    Participant aux protestations dès le premier jour en mars 2011, Majd raconte les marches pacifiques avec ses compagnons de lutte, et leurs aspirations démocratiques, qui se heurtent vite à la violence inouïe du régime.
    C’est à sa sortie de prison, à l’automne 2011, que Majd est témoin des débuts de la lutte armée, et qu’il s’engage dans les aides médicales. En 2013, sa Ghouta natale délivrée par les forces révolutionnaires subit un terrible siège : bombardements quotidiens, malnutrition, situation médicale dramatique, essor du commerce de guerre… Il se lance néanmoins dans l’action civile en créant des centres d’enseignement alternatif pour la petite enfance et en documentant les crimes du régime, notamment l’attaque chimique du 21 août 2013. Alors que les rapports entre les différentes factions d’opposition se modifient et que de plus en plus de combattants rejoignent les formations religieuses, financées par l’extérieur, qui disposent d’armes, l’Armée libre s’affaiblit. Pourtant, la société civile (médecins, enseignants, humanitaires, citoyens journalistes) continue à assurer de son mieux la permanence de la vie.

    édition: 1/03/2016

    17,90 €
  • Belalloufi : Algérie 2019-2020 le peuple insurgé entre réforme et révolution

    Que se passe-t-il en Algérie depuis une année ? De quelle nature est le mouvement populaire (Hirak) qui a surgi le 22 février 2019 ? Quelles sont les contradictions qui le traversent ? Quelles sont les raisons immédiates qui ont causé son apparition et quelles en sont les origines profondes ?
    Qu’a-t-il obtenu et que lui reste-t-il à conquérir ? Quels effets a-t-il produits sur le pouvoir et la société ? Comment a évolué le rapport de force entre les protagonistes ? Quels sont les principaux enjeux politiques actuels ?
    Le régime libéral autoritaire qui a imposé Abdelmadjid Tebboune à la tête du pays veut-il et peut-il se contenter de ravaler sa façade démocratique ? Le Hirak peut-il lui imposer une transition démocratique ? Celle-ci passera-t-elle par l’élection d’une Assemblée constituante ? Le combat du Hirak mènera-t-il à une démocratie parlementaire ultralibérale insérée en position dominée dans la globalisation capitaliste mondiale et dans l’ordre impérialiste régional ? Ou à une démocratie souveraine, non alignée, populaire et sociale ?
    Telles sont les questions que cet ouvrage tente d’éclairer dans le but assumé de contribuer à résoudre cette crise politique au profit des classes populaires.

    édition : mars 2020

    15,00 €
  • Ben Barka : Textes

    Né à Rabat en 1920 dans une famille modeste, Mehdi Ben Barka s'engage très tôt dans le combat nationaliste et joue un rôle majeur dans le processus qui aboutira à l’indépendance du Maroc, le 2 mars 1956. Après l’indépendance, il est nommé président de l’Assemblée nationale consultative et contribue à la création, en 1959, de l’Union nationale des forces populaires (UNFP).
    A l'échelle internationale, il mène un combat inlassable pour approfondir la solidarité entre les peuples et fédérer les forces révolutionnaires du tiers-monde ‒ entre autres, il contribue à la préparation de la Conférence de solidarité des peuples d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine, la Tricontinentale.
    Le 29 octobre 1965, il est enlevé à Paris. Depuis, la raison d’État(s) entrave l’action de la justice pour établir la vérité sur son sort qui demeure inconnu.
    Ce petit livre présente quelques-uns des textes les plus importants de Mehdi Ben Barka, notamment sur les communes rurales et l’éducation de base, les tâches de l'université, les buts et finalités de la Tricontinentale, mais aussi sur les erreurs du mouvement national révolutionnaire marocain.
    édition octobre 2013

    8,50 €
  • Bendera ... : Hirak en Algérie, l'invention d'un soulèvement

    À partir du 22 février 2019, des millions d’Algériens ont occupé des mois durant, chaque vendredi, les villes du pays pour réclamer le départ du régime. Ce hirak (mouvement) est sans précédent historique : on n’a jamais vu la majorité de la population d’un pays manifester ainsi pacifiquement pendant des mois pour exiger une authentique démocratie. Réunissant des contributions de journalistes et professionnels algériens ayant participé au mouvement, ainsi que celles de spécialistes du pays, algériens et français, ce livre rend compte de cette extraordinaire ébullition. Il montre en quoi les mots d’ordre du hirak ont révélé la remarquable lucidité du peuple : ils disent comment le régime est dirigé par une coupole mafieuse, réunissant autour du partage des circuits de corruption les chefs de l’armée et de la police politique, cachés derrière une façade politique civile sans aucune autonomie. Après avoir rappelé les raisons profondes du soulèvement, les auteurs restituent ses multiples facettes, l’inventivité et l’humour des manifestants et manifestantes, la place essentielle des jeunes et des femmes ou la revendication centrale de parachever la libération nationale de 1962. Sans négliger le rôle de la presse et des réseaux sociaux, ni les réactions à la répression policière. Analysant enfin les effets du hirak au sein du pouvoir, ainsi que les réactions des grandes puissances, cet ouvrage apporte des clés essentielles pour comprendre l’un des plus puissants mouvements sociaux de l’histoire moderne.

    Avec les contributions de Zineb Azouz, Houari Barti, Abdelghani Badi, Omar Benderra, Amine Bendjoudi, Hocine Dziri, José Garçon, François Gèze, Hadj Ghermoul, Rafik Lebdjaoui, Hocine Malti, Hassina Mechaï, Mohamed Mehdi, Salima Mellah, Ahmed Selmane, Habib Souaïdia.

    édition février 2020

    16,00 €
  • Benoits : L'Algérie au coeur

    Clara et Henri Benoits : elle, fille d’immigrés hongrois, et lui, gamin des fortifs, se sont rencontrés au début des années 1950 dans l’usine Renault de Billancourt. Plongés dans cette Babel ouvrière, ils témoignent de l’irruption des guerres coloniales d’Indochine et d’Algérie, et de l’activité de ceux qui y ont organisé le FLN, leurs camarades dans l’usine. L’Algérie a été au cœur de leur engagement militant.

    En soutien au peuple algérien
    Que la Fédération de France du FLN ait choisi parmi les « témoins » de la manifestation du 17 octobre 1961 cinq militants salariés de cette usine, dont Henri et Clara, est la mesure de la portée politique de ce soutien. Investis dans le soutien aux Algériens, ils racontent les conséquences du vote des pouvoirs spéciaux en 1956 au gouvernement socialiste de Guy Mollet pour la poursuite de la guerre coloniale, entraînant le départ de la quasi-totalité des militants algériens du PCF vers le FLN. Ils décrivent la solidarité concrète manifestée dans les ateliers entre Français et Algériens lors d’incursions policières dans l’usine.

    L’engagement féministe chez un couple de militants
    Clara et Henri, chacune et chacun a eu son histoire, ses engagements, ses adhésions politiques ou syndicales, et ce récit est celui de deux parcours distincts. Ce récit n’est pas le discours fusionné d’un couple qui ne saurait dire que « nous », mais celui de deux parcours mêlant singularités assumées et engagements partagés. Clara, rare déléguée aux côtés de ses collègues et camarades hommes, luttait dès les années 1950 contre les discriminations frappant les femmes dans les ateliers et services de Renault. Surnommée « camarade mitraillette » pour sa pugnacité à défendre ses collègues, son engagement féministe se prolonge dans sa participation au groupe femmes Renault.

    Cinquante ans de luttes chez Renault
    Entrés dans l’usine en 1949-1950 et membres actifs de la CGT, Clara et Henri Benoits ont travaillé et lutté pendant près de quarante ans à Renault Billancourt. Clara, militante du PCF jusqu’en 1969 et Henri, trotskiste se revendiquant toujours de la 4e Internationale, ont été des militants critiques, mais jamais isolés. Dans cette chronique de plus de cinquante années de luttes se succèdent les premières manifestations syndicales de 1945 où travailleurs algériens et vietnamiens défilent ensemble, le vécu quotidien de militants syndicaux au plus près de leurs collègues de travail, l’indépendance conquise par l’Algérie en 1962, l’occupation de Billancourt pendant la grève générale de 1968, les luttes des ouvriers immigrés, et l’agonie du site aujourd’hui partagé entre friches industrielles et immeubles de standing. Ce qu’il importe à Henri et Clara de transmettre dans ce récit, c’est comment s’enracine une activité militante dans les relations fraternelles avec celles et ceux, de toute nationalité, que l’on côtoie dans la vie sociale et personnelle

    Edition : octobre 2014

    14,00 €
  • Bredoux : Tunis connection : enquête sur les réseaux franco-tunisiens sous Ben Ali

    Le 14 janvier 2011, Ben Ali fuit la Tunisie, qu'il a gouvernée d'une main de fer pendant vingt-trois ans. Le pays vient de faire sa révolution, premier acte du printemps arabe, saluée par le monde entier. La France officielle, elle, reste pétrifiée et défend jusqu’au bout le dictateur. Comment expliquer que jusqu'à la fin, et au plus haut sommet de l'État, la France ait affiché son plus total soutien à Ben Ali et à son clan ? Telle est la question à laquelle répond ce livre édifiant : à droite comme à gauche, on ne compte plus les responsables politiques et diplomates qui ont tissé des liens étroits avec la dictature de Carthage, les entreprises françaises qui ont prospéré grâce à leurs liens avec la mafia de Tunis. Quant aux médias et aux intellectuels jusqu’au monde de la culture, ils sont nombreux ceux qui se sont fait les apôtres du régime de Ben Ali. Il faut dire que certains hôtels de luxe de Tunis sont particulièrement accueillants… Corruption et affairisme, réseaux politiques, liens d’amitiés : depuis la révolution, ceux qui, en Tunisie, vivaient dans la peur acceptent aujourd’hui de parler, le voile trop longtemps jeté sur les complicités de l'ancienne puissance coloniale se lève peu à peu. Ce livre révèle que la France s’est compromise au-delà de ce qu’on pouvait imaginer. Parution 01/2012, 264 pages

    17,80 €
  • Chawqui : Défis marocains, Mouvements sociaux contre capitalisme prédateur

    Le Maroc pourra-t-il éviter des contestations majeures, plus profondes et plus radicales, que celle amorcée en 2011 par le Mouvement du 20 février dans le sillage des processus révolutionnaires qu’a connu la région?
    Les résistances populaires dans le Rif, la multiplication des mouvements sociaux, les nouvelles formes d’organisation et d’action attestent de l’ébullition sociale qui couve au Maroc.
    La monarchie en place voit, au-delà des apparences, son mode de domination ébranlé et atteindre ses limites. Son modèle de développement basé sur un capitalisme patrimonial, distribuant prébendes et entretenant un clientélisme élargi, adossé à un régime policier, connaît une crise majeure renforcée par son insertion dans la mondialisation actuelle.
    Ce capitalisme de copinage, en grande partie prédateur, déstabilise les rapports de l’État marocain au corps social, sape les fondements de sa légitimité.
    Analyser et comprendre ces particularités marocaines dans ses différentes facettes, c’est ce que cet ouvrage propose dans un premier temps.
    Pour autant, malgré l’émergence de la question sociale comme question politique fondatrice ouvrant de nouvelles possibilités politiques, aucune alternative ne semble se dessiner tant les forces candidates à la transformation du système restent enfermées dans des schémas qui relèvent d’une autre réalité historique, celle du siècle passé.
    La société marocaine contemporaine offre une nouvelle complexité sociale que l’auteur se propose de déchiffrer et propose d’en tirer des éléments de réflexion nécessaires à un projet d’émancipation du 21e siècle en partant des défis actuels et de ce que nous apprennent les mouvements sociaux.

    édition : novembre 2020

    20,00 €
  • Daum : Le dernier tabou, les Harkis restés en Algérie

    À PARAITRE : AVRIL 2015

    Une enquête sur ce que sont devenus les harkis après l'indépendance de l'Algérie en mars 1962.
    Elle montre que la plupart de ces soldats algériens intégrés à l'armée française au moment du conflit, n'ont pas quitté leur terre natale et n'ont pas non plus été assassinés en signe de représailles, comme beaucoup de gens se le sont imaginé.

    édition : avril 2015

    24,80 €
  • Dot Pouillard : De la théologie à la libération? histoire du Jihad islamique palestinien

    Moins connu que le Fatah ou le Hamas, le Mouvement du Jihad islamique palestinien (MJIP) est un acteur central de la scène politique palestinienne. Retraçant l'histoire du mouvement depuis les années 1970, les auteurs montrent comment une poignée de jeunes intellectuels ont mobilisé des référents à première vue incompatibles, le nationalisme et l'islamisme, pour les mettre au service de la cause palestinienne.
    Ce faisant, ils racontent une histoire souterraine du mouvement national palestinien, où les cadres habituels, qui opposent trop souvent les chiites aux sunnites et les laïcs aux islamistes, s'effacent au profit d'une lecture originale des relations entre la gauche révolutionnaire et l'islam politique.
    La trajectoire de cet « islamisme paradoxal » offre de nouvelles perspectives sur le monde arabe et musulman. Car l'histoire du MJIP est aussi celle d'un réseau transnational qui relie les Territoires palestiniens, l'Égypte, la Syrie, l'Irak, le Liban, etc. Ces nouveaux éclairages nous plongent au coeur des plus récents événements qui secouent la région : les opérations militaires à Gaza et au Liban, les affrontements entre le Hamas et le Fatah, les tensions entre l'Iran et les pays du Golfe, les divisions autour de la crise en Syrie...

    Grâce à leur connaissance intime de la région, les auteurs ont mené une vaste enquête de terrain leur permettant de recueillir de nombreux témoignages inédits. Et d'offrir un autre regard sur la Palestine et le Proche-Orient.

    édition : octobre 2014

    18,00 €
  • Dréano : La perle et le colonel, reflexions sur le Printemps arabe

    Le « printemps arabe » qui fleurit de l’Atlantique au Golfe a pris par surprise les gouvernements, les analystes et autres experts. Si chaque pays arabe possède son histoire propre, si les mouvements y sont fort divers, on retrouve des constantes, des traits communs, des influences que cet ouvrage permet de décrypter et de rendre visibles.
    Écrire sur un moment de l’histoire en train de se faire n’est pas sans difficulté, notamment d’interprétation. Mais à la lecture de cet essai on acquiert la certitude que le mouvement pour la démocratisation, l’égalité des droits, la justice sociale, apparu au grand jour en 2011 dans les pays arabes, va se poursuivre sur une longue période, au-delà des aléas, régressions et allers-retours conjoncturels ou locaux.
    Ce livre est nourri des idées et des actions, des mouvements sociaux et politiques anciens et nouveaux, des paroles et témoignages d’hommes et de femmes en lutte, de ceux qui sont devenus célèbres, comme Tawaful Karman, la jeune journaliste et militante yéménite prix Nobel de la Paix 2011, ou restés méconnus, comme la foule des anonymes manifestant sur la Place de la Perle.

    Postface de Gustave Massiah, membre du Conseil international du Forum social mondial.

    Bernard Dreano est co-président du Centre d’études et d’initiatives de solidarité internationale (CEDETIM) et fondateur de l’Assemblée européenne des Citoyens, branche française du réseau international Helsinki Citizens’ Assembly.

    384 pages, novembre 2011.

    16,82 €
  • Filiu : Les Arabes, leur destin et le nôtre

    « Depuis des décennies, l'actualité offre l'image d'un monde arabe sombrant dans la violence et le fanatisme. Comme si une malédiction frappait ces peuples, de l'interminable conflit israélo-palestinien aux guerres d'Irak et de Syrie, en passant par l'essor du jihadisme international. Jean-Pierre Filiu remonte à l'expédition de Bonaparte en Egypte, en 1798, pour nous offrir une autre histoire des Arabes. Une histoire intimement liée à la nôtre, celle de l'Occident, de l'Europe, de la France. Une histoire faite d'expéditions militaires et de colonisations brutales, de promesses trahies et de manoeuvres diplomatiques, une histoire de soutien à des dictatures féroces ou à des régimes obscurantistes, mais tous riches en pétrole.
    Cette «histoire commune» qui a fait le malheur des Arabes ne doit pas faire oublier une autre histoire, largement méconnue : une histoire d'émancipation intellectuelle, celle des «Lumières arabes» du XIXe siècle, mais aussi une histoire d'ébullition démocratique et de révoltes sociales, souvent écrasées dans le sang.
    Autant de tentatives pour se libérer du joug occidental et de l'oppression des despotes, afin de pouvoir, enfin, écrire sa propre histoire.
    Sous la plume de Jean-Pierre Filiu, les convulsions du présent se prêtent alors à une autre lecture, remplie d'espoir : dans la tragédie, un nouveau monde arabe est en train de naître sous nos yeux. »

    edition : octobre 2018

    10,00 €
  • Hélie : Les débuts de l'autogestion industrielle en Algérie

    L'étude menée par Damien Hélie (1939-1967) entre 1963 et 1966 est l'une des rares recherches in vivo sur les débuts de l'autogestion industrielle en Algérie. Il y examine un processus en cours, dont il n'a donc pas vu l'aboutissement : l'absorption finale du secteur autogéré dans le "secteur socialiste" d'Etat. Il y met en lumière des obstacles liés au fait colonial - qui a laissé l'Algérie indépendante sans cadres techniques ni moyens ni supérieurs, ce qui affecta a productivité -, mais également des facteurs liés à l'extrême pauvreté du peuple, entraînant l'embauche "sociale" d'un surcroît de travailleurs sous-employés dans le secteur autogéré.

    Donnant la parole à tous les acteurs, il montre l'absence de politisation des ouvriers et des nouveaux cadres et la volonté d'empêcher cette politisation ; en sera favorisée l'émergence d'une "nouvelle classe" dirigeante qui fera fonctionner le développement à son profit. Se pencher aujourd'hui sur l'expérience autogestionnaire en Algérie permet d'interroger, sans certaines des oeillères d'hier, la construction pour le moins chahutée des rapports sociaux postcoloniaux dans ce pays et son ombre portée sur la situation actuelle.

    édition : octobre 2018

    12,00 €
  • Ireton François : L'Égypte au présent, inventaire avant révolution

    La "révolution du 25 Janvier" ébranle un régime despotique qui domine depuis plusieurs décennies l'Egypte et annonce sûrement une nouvelle ère pour tous les peuples de la région. Il n'existait cependant en France aucun ouvrage de référence examinant à la fois les transformations profondes de la société égyptienne et les blocages institutionnels et politiques propres au régime de l'exprésident Moubarak. Pour combler cette lacune, quarante chercheurs et universitaires, qui comptent parmi les meilleurs spécialistes de l'Egypte, se proposent dans la présente somme d'analyser tous les aspects de la vie économique, sociale, politique et culturelle du pays et de tracer des pistes de réflexion permettant d'aborder les derniers événements dans leur véritable contexte, au-delà des préjugés et des clichés. On trouvera ainsi des chapitres substantiels sur les tensions démographiques et leur impact sur l'aménagement du territoire et l'environnement ; la situation politique et les mécanismes qui permirent le maintien, durant trente ans, du régime de Moubarak ; les "réformes" économiques néolibérales qui ont contribué, entre autres effets, à l'institutionnalisation de la corruption et à l'exacerbation des inégalités sociales ; la vie sociale au quotidien (la santé, l'éducation, l'emploi, les modes de consommation, les conditions des femmes et de la jeunesse, la justice) ; la place de la religion dans la société ; les médias, anciens et nouveaux ; enfin, la culture dans ses diverses expressions ainsi que la vie et les débats intellectuels............. SOMMAIRE / UN ESPACE HABITE ETROIT ET DENSE : LE RURAL EN QUESTION, L'URBAIN EN EXPANSION PERMANENCE DE L'ETAT ET ECLOSION DE LA SOCIETE CIVILE LES VICISSITUDES ET CONTRADICTIONS D'UNE LIBERALISATION ECONOMIQUE LES STRUCTURES DU QUOTIDIEN : SOIGNER, EDUQUER, TRAVAILLER ET S'AJUSTER AUX NORMES LES DYNAMIQUES CONFESSIONNELLES : UN ISLAM CLIVE, UN CHRISTIANISME INQUIET L'EXPLOSION DES MEDIAS ET LE FOISONNEMENT DES PRODUCTIONS CULTURELLES 1180 pages édition : mai 2011

    38,60 €
  • Keramane : La Pacification

    Tortures, exécutions sommaires, incendies de villages… Paru en février 1960, La Pacification dresse le terrible répertoire des moyens de répression exercés par le gouvernement français contre les combattants algériens et les opposants à la guerre d’Algérie. Il recense des témoignages de victimes et d’appelés, mais aussi des lettres adressées aux autorités politiques et judiciaires, des interventions d’avocats, des articles de presse.

    Il aura fallu près d’un an de travail, mené par des militants anticolonialistes avec la Fédération de France du FLN, pour sélectionner et authentifier avec rigueur les documents. Sorti en Suisse, ce livre est alors interdit en France : silence, on torture !

    Voici donc à nouveau sur la table cette importante pièce historique, mise en contexte par son éditeur originel, Nils Andersson. Il relate l’aventure de ce livre, depuis son élaboration jusqu’à sa diffusion clandestine en France.

    Plus largement, il rappelle le combat des éditeurs engagés contre la guerre d’Algérie, autour notamment de Jérôme Lindon ou de François Maspero, soulignant par là l’inestimable pouvoir de résistance de l’écrit. rééd. juin 2013

    16,00 €
  • Khader Bichara Alternatives Sud : Le "printemps arabe ", un premier bilan

    - Et si la révolution arabe était un processus de longue haleine ?

    On nous avait tant répété que ce monde-là était étranger à la démocratie, une civilisation condamnée à des régimes autoritaires. Tout cela est aujourd’hui d’un autre temps, parce que balayé par ces révolutions qui ne cessent de chambouler le monde réellement existant. Ici renversant les dictatures. Là se heurtant au mur d’une répression féroce. Au milieu de dangers considérables, ce sont d’immenses espoirs qui se lèvent de cette région décisive du monde.

    Révoltes ou révolutions, les soulèvements populaires apparus dans le monde arabe en 2011 ont renversé ou défient toujours les régimes autoritaires et leurs autocrates délégitimés.

    Mouvements d’affirmation sociale, politique et identitaire, portés par des exigences de liberté et d’égalité, de reconnaissance et de redistribution, ils ont balayé la fiction de « l’exception arabe » et rouvert le champ des possibles au Maghreb et au Moyen-Orient.

    Pour quelles transitions, vers quels horizons ?

    Déstabilisation de la région, crispation des acteurs, démocratisation des structures, récupération des aspirations, radicalisation des options, explosion des conflits, émancipation des peuples… ? Au-delà des traits communs aux sociétés arabes contemporaines, les scénarios varient d’un pays à l’autre. Maroc, Algérie, Tunisie, Libye, Égypte, Syrie, Jordanie, Yémen, Bahreïn, Arabie Saoudite, etc., ils sont tous concernés, directement ou indirectement, par des épisodes plus ou moins répressifs, plus ou moins sanglants.

    Quels premiers grands bilans tirer de ces soulèvements ?

    Quelles promesses contiennent-ils et quels risques pèsent sur leurs aboutissements ?

    La mise à plat de la genèse du « printemps arabe », de ses acteurs sociopolitiques locaux, nationaux et internationaux, de ses facteurs culturels, démographiques et économiques, mais aussi des rôles joués par l’Europe et les États-Unis, aide à lire un réel particulièrement complexe et, plus loin, à évaluer le potentiel libérateur d’une dynamique de changement social et d’autodétermination.

    Commentaire

    Coordination de l'ouvrage : Bichara Khader, Palestinien.
    Chercheur et enseignant, spécialiste du monde arabe, il est professeur à la faculté de sciences politiques, économiques et sociales de l’Université catholique de Louvain (Belgique) où il dirige le Centre d’études et de recherches sur le monde arabe contemporain (CERMAC).

    13,00 €
  • Le Caisne : Opération César, au coeur de la machine de mort syrienne

    Résumé Jamais des preuves aussi accablantes de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité n’avaient été divulguées alors qu’un conflit se poursuit. En Syrie un homme l’a fait. Son nom de code ? César. Ce photographe de la police militaire a risqué sa vie pour exfiltrer, pendant deux ans, 45 000 photos et documents de détenus torturés à mort. Il n’est jamais apparu devant des médias.
    En janvier 2015, dans le magazine américain Foreign Affairs, le président Bachar el-Assad a affirmé que ce photographe militaire n’existait pas : « Qui a pris ces photos ? Qui est-il ? Personne ne sait. Aucune vérification de ces preuves n’a été faite. Ce sont des allégations sans preuves. »
    César existe. L’auteur de ce livre a passé des dizaines d’heures avec lui. Son témoignage est exceptionnel. L’enquête sur le fonctionnement de la machine de mort syrienne, qui étaye son récit, est une plongée dans l’indicible.
    édition : octobre 2015

    7,10 €
  • Lignes 36 : Monde arabe : rêves, révoltes, révolutions

    Contributeurs: Seloua Luste Boulbina, Khaled Sid Mohand, Charif Rifaï, Kamal Ben Hameda, Fathi Triki, Rachida Triki, Nadia Tazi, Safaa Fathy, Sérénade Chafik, Mustapha Benfodil, Mouloud Allek, Boualem Sansal, Adonis, Abdellatif Laabi Numéro consacré aux soulèvements politiques intervenus dans les pays arabes depuis janvier 2011. Comment rendre compte de ce qui passe actuellement dans les pays arabes ? Non pas un compte circonstanciel ; la question n’est pas seulement de savoir ce qui s’y passe ; c’est le travail du journalisme, lequel d’ailleurs rencontre dans plusieurs des pays concernés à peu près tous les obstacles possibles (embargo sur l’information comme condition de la répression). Non, comment en rendre un compte intellectuel ? Autrement dit, comment, en quels termes, suivant quels modèles (anciens ou nouveaux, qui s’inventent peut-être sous nos yeux) penser ce qui s’y passe ; ce qui veut dire aussi, par une réciprocité qui caractérise les moments où l’histoire se joue, comment penser ce que la pensée a elle-même fait pour qu’il s’y passe quelque chose : que le point de départ en ait été social (les émeutes de la fin, le chômage) ou politique (les libertés) ; qu’on l’appelle « soulèvement » ou « démocratisation » ou « révolution ». L’enjeu est considérable – très ressemblant en somme d’un pays à l’autre –, mais les situations diverses. C’est pourquoi nous cherchons ici à les distinguer, pays par pays, pour mieux comprendre ce qu’elles ont de commun et, si possible, mieux mesurer les chances que chacune a d’aboutir. Les questions ne s’arrêtent pas là : quel jeu joue la « communauté internationale » comme disent les chancelleries et la presse avec elles, qui ont longtemps et sans vergogne soutenu ces dictatures ; qui les lâchent maintenant quand elles ne les combattent pas ouvertement (la Lybie). Autrement dit, comment s’emploie-t-elle à protéger ses intérêts propres, et de quel prix ces pays risquent-ils de devoir payer cette protection, laquelle, en tout état de cause, constituera à l’avenir comme par le passé, l’alpha et l’oméga de sa politique. Bien sûr, tous ces textes ont pour auteurs les intéressés, les acteurs même de ces mouvements ; bien sûr aussi, tous ces textes s’exposent à la difficulté de se produire. Sommaire Seloua Luste Boulbina, Présentation Khaled Sid Mohand, Syrie : chronique d’une transition ratée Charif Rifaï, Damas, printemps 2011 Kamal Ben Hameda, Dans les sables libyens Fathi Triki, Islamité : émotion et croyance Rachida Triki, L’imagination au pouvoir Nadia Tazi, Dyschronies marocaines Safaa Fathy, Deadline – Date limite Sérénade Chafik, Une révolution attendue Mustapha Benfodil, Art, action et esthétique de la révolte Mouloud Allek, Algérie : une jeunesse sans horizon Boualem Sansal, De quoi demain sera-t-il fait dans le monde arabe ? Adonis, Dans la société arabe Abdellatif Laabi, La voix des Arabes libres Dossier conçu et réalisé par Seloua Luste Boulbina ANTONIN ARTAUD Jacob Rogozinski & Frédéric Neyrat, « Il est possible de guérir la vie » (entretien) Imprimer cette page - Télécharger la couverture en haute définitio 155 pages édition : octobre 2011

    19,30 €
  • Mokhtefi Elaine : Alger capitale de la révolution

    À partir de ses années parisiennes – en pleine guerre d’Algérie – et pendant deux décennies, la trajectoire d’Elaine Mokhtefi, jeune militante américaine, a épousé celle de la cause algérienne. Ce combat la mène à New York, au siège des Nations unies avec la délégation du FLN ; à Accra, aux côtés de Frantz Fanon pour le congrès de l’Assemblée mondiale de la jeunesse ; à Alger, enfin, où elle atterrit en 1962, quelques semaines après l’indépendance. Elle y restera jusqu’en 1974. Journaliste, interprète et organisatrice efficace, elle assiste, remplie d’espoir, aux premiers pas de la jeune république, accueille les Black Panthers en exil et participe à mettre sur pied le Festival panafricain d’Alger.
    Ses mémoires témoignent de l’effervescence des luttes anticoloniales des années 1960, vécue dans l’intimité des grandes figures de l’époque – Ben Bella, Castro, Eldridge Cleaver –, dans une ville qui a gagné avec sa liberté des allures de capitale de la révolution mondiale. Une histoire fascinante, qu’Elaine Mokhtefi raconte avec une passion et une conviction intactes.

    Elaine Mokhtefi (née en 1928 à New York) est issue d’une famille juive de la classe ouvrière américaine. La lutte pour l’indépendance l’a conduite à vivre douze ans en Algérie où elle a travaillé comme journaliste et traductrice. Elle s’est mariée à un ancien membre de l’Armée de libération nationale algérienne (ALN) devenu écrivain, Mokhtar Mokhtefi, décédé en 2015.

    édition : mai 2019

    15,00 €
  • Perrault Gilles : Un homme à part

    Qui était Henri Curiel, abattu à Paris le 4 mai 1978 par deux tueurs non identifiés? Le patron des réseaux d'aide au terrorisme, à la solde du KGB, comme l'hebdomadaire Le Point l'avait annoncé en couverture? Un agent des services israéliens, comme l'affirma l'agence de presse soviétique Novosti ? Un agent français, comme le croient toujours les services cubains? La réalité est plus passionnante. Elle mena ce fils d'un riche banquier juif cairote du palais paternel aux geôles de Farouk, roi d'Égypte, puis à l'exil forcé en 1950. Henri Curiel, engagé au service d'un peuple enfoncé dans la misère, avait ressuscité le parti communiste égyptien et fondé le parti communiste soudanais. Réfugié en France, apatride, il fut diffamé et renié par les communistes français, ce qui n'entama pas la confiance d'une petite cohorte de fidèles, venus comme lui d'Égypte et qui allaient le suivre dans tous ses engagements.Avec eux, il milite dans les réseaux d'aide au FLN algérien, dont il prend la direction à la suite de Francis Jeanson.Arrêté,ernprisonné, Henri Curiel crée après la fin de la guerre d'Algérie une extraordinaire organisation clandestine, Solidarité, qui aide puissamment les mouvements de libération du tiersmonde. Premier artisan du dialogue israélo-palestinien, il consacre les dernières années de sa vie à un règlement pacifique du conflit. Ainsi le parcours de cet homme à part, tels ceux d'un Nelson Mandela ou d'un Che Guevara, illustre-t-il l'histoire de la deuxième moitié du xxe siècle, qui restera comme celle de l'immense mouvement de décolonisation et d'émancipation qui a changé la face de la planète. Dans cette édition mise à jour, Gilles Perrault rapporte les événements intervenus depuis la première publication, en 1984, et notamment les étranges péripéties de l'enquête menée pour découvrir l'identité des assassins d'Henri Curiel et de leurs commanditaires. Il rend justice à un homme qui a suscité haine et passion, et qui demeura, jusqu'à en mourir, fidèle à l'idéal de sa jeunesse. 635 pages édition septembre 2006

    30,00 €
  • Piot : La révolution tunisienne

    4 janvier 2011 : décès de Mohamed Bouazizi, le jeune homme qui s'est immolé par le feu à Sidi Bouzid. 14 janvier 2011 : fuite du président Ben Ali, et fin du régime autoritaire de 23 ans. Dès le 6 janvier, Olivier Piot, grand reporter, est sur place. Il y restera durant toute la durée des évènements. Nous suivons avec lui cette révolution en marche, au fil de ses discussions avec de nombreux témoins, de son émouvante rencontre avec la famille du jeune Bouazizi, des incroyables mouvements de rue, de ses démélés avec des policiers qui cherchent en vain la carte mémoire de son appareil photo - dissimulée dans son col. Au fil de ce reportage très vivant, nourri d'explications sur les ressorts de la révolte, apparaît une révolution avant tout populaire, née de la colère de marchands et de mineurs contraints à une précarité grandissante. Une colère qui, on le voit actuellement, ne cesse d'essaimer sous des formes différentes dans l'ensemble du monde arabe. Paru en mars 2011, 192 p

    14,00 €