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Rosa Luxemburg


  • Agone n°59, actualité de Rosa Luxemburg

    « Parce qu’elle s’est toujours située du point de vue de la révolution sans jamais cesser d’insister sur la nécessaire créativité des masses – la révolution prolétarienne représentant pour elle l’accomplissement d’une démocratie sans limites -, Rosa Luxemburg permet de penser en quoi révolution et démocratie vont de pair. Avant de mourir assassinée, au début de l’année 1919, dans l’écrasement du soulèvement initié par le groupe Spartakus à Berlin, elle avait ouvert une réflexion critique sur les orientations de la révolution bolchévique, sans pour autant s’aligner sur les positions des sociaux-démocrates, dont le rejet d’octobre 1917 s’inscrivait dans le droit fil de leur acceptation chauvine de la guerre mondiale en 1914 et de leur trahison de la révolution de novembre 1918. »

    Ce numéro de la revue Agone s’inscrit dans la continuité du travail entrepris par les éditions Agone et le collectif Smolny pour la publication des œuvres complètes de Rosa Luxemburg, dont quatre volumes sont déjà parus. Il reprend la plupart des interventions de la conférence organisée à Paris en octobre 2013 par la Société internationale Rosa Luxemburg.

    - Les libertés contre les droits, Claudie Weil
    – La démocratie révolutionnaire, Sobhanlal Data Gupta
    – Les fondements institutionnels de la démocratie socialiste, Alexey Gusev
    – Luxemburg, Dewey, Gorz en vis-à-vis, Philippe Corcuff
    – Le combat pour la démocratie par en bas, Frigga Haug
    – Luxemburg : Rosa et la République, Ben Lewis
    – Luxemburg et le socialisme français, Jean-Numa Ducange
    – Créativité et spontanéité comme composantes du concept de mouvement de masse révolutionnaire et socialiste, Ottokar Luban
    – « L’accumulation du capital » : les soubassements économiques du socialisme démocratique, Ingo Schmidt
    – Démocratie et révolution, Isabel Loureiro
    – La « liberté de celui qui pense autrement », Jörg Wollenberg
    – La critique de la démocratie bourgeoise, Michael Löwy. La leçon des choses : « Alfred Döblin et la littérature comme activité politique : 2. L’esprit de l’époque naturaliste »

    edition : août 2016

    20,00 €
  • Frolich : Rosa Luxembourg

    C'est à Paris, en 1939, que le livre de Paul Frôlich sur Rosa Luxemburg parut pour la première fois, en allemand. Depuis la première édition française, en 1965, un certain nombre d'ouvrages importants de et sur Rosa Luxemburg ont été édités en français.
    Mais cela n'enlève rien à la valeur de ce livre auquel l'auteur avait donné comme sous-titre « Pensée et action « (« Gedanke und Tat «), le centrant sur l'activité politique de Rosa Luxemburg.
    Paul Frôlich, lui-même militant et historien du mouvement ouvrier allemand - il participa avec Rosa Luxemburg au congrès de fondation du Parti Communiste allemand en décembre 1918 - était bien placé pour saisir ce qui était en jeu dans les combats politiques menés par l'une des principales têtes du mouvement ouvrier européen, assassinée en janvier 1919.
    Ce livre constitue donc une excellente introduction à la compréhension des problèmes et des combats de Rosa Luxemburg.
    Traduit de l'allemand par Jacqueline Bois.
    Edition : 1991

    30,50 €
  • Guillerm : le luxembourgisme aujourd'hui

    Les différents partis ouvriers en présence Orientation générale
    Ch. I. Le révisionnisme dans la pensée allemande - BernsteinWeber
    Ch. Il. Le révisionnisme russe - Lénine
    Ch. III. Marxisme contre Révisionnisme - Réforme ou Révolution - Totalité et but final
    Ch. IV. Parti Communiste et Commune de Berlin
    Ch. V. Impérialisme, internationalisme et militarisme
    Le colonialisme interne
    Impérialisme et navalisme
    Ch. VI. Parti et Syndicats
    Les conseils ouvriers
    R. LUXEMBOURG : La Capitulation de Brest-Litovsk (La Tragédie Russe)
    Annexe sur le dadaïsme
    Bibliographie
    65 pages édition : mars 1970

    5,00 €
  • Guillerm : Rosa Luxembourg, la rose rouge

    En ces temps où le marxisme s'est effondré sous les crimes de Staline. Mao et autres, Rosa Luxemburg est la seule personnalité qui laisse vivante l'idée d'une révolution antitotalitaire et autogestionnaire. Née en 1871, dans une Pologne annexée par la Russie des tsars, cette révolutionnaire, femme, juive et Polonaise, refusa de se cantonner à cette triple condition pour choisir sa vie, ses hommes, son métier. Après des études à Varsovie et un séjour en Suisse, elle s'installe à Berlin, en 1898, et débute une carrière au sein du SPD, la social-démocratie allemande, la plus puissante et supposée la plus radicale d'Europe. Internationaliste, parlant couramment plusieurs langues, elle vivra deux ans à Paris, où elle publie un journal en polonais, La Cause ouvrière. La Première Guerre mondiale et le vote des crédits militaires par le SPD allaient constituer pour elle un tournant décisif : seule, aux côtés du député Karl Liebknecht, elle s'oppose à cette décision et fonde, avec quelques dissidents, le mouvement spartakiste. Emprisonnée à de nombreuses reprises pour ses déclarations pacifistes, elle n'en continue pas moins de défendre ses idées. sous le pseudonyme de Junius. Dans une brochure écrite en 1918, elle salue la Révolution d'Octobre mais en dénonce déjà les excès, notamment la terreur exercée par le régime bolchevik sur les opposants. Peu après sa libération, elle participe à la fondation du parti communiste allemand, le KPD (Ligue Spartakus). Mais elle est assassinée, le 15 janvier 1919 lors d'émeutes ouvrières, sur l'ordre des sociaux-démocrates majoritaires. Voici retracés le destin, les combats et les idées de celle qui écrivait : « La liberté de penser, c'est toujours la liberté de celui qui pense autrement « Edition : 2002

    23,33 €
  • Luxembourg : Lettres à Sophie, 1916-1918

    Traduites de l'Allemand et annotée par Claudie Weill Durant la Première Guerre mondiale, à partir de positions révolutionnaires et antimilitaristes, Rosa Luxemburg, allemande d'origine polonaise, fonde le groupe Spartakus avec Karl Liebknecht, Franz Mehring et Clara Zetkin. Détenue en février 1915 pour avoir appelé les prolétaires français et allemands à ne pas participer à ce qui promettait d'être une grande boucherie, réincarcérée en juillet 1916, elle suit de sa prison la progression de la Révolution russe de 1917. Son activité intellectuelle ne se limite pas au militantisme politique proprement dit. Elle échange une correspondance nourrie, particulièrement avec la seconde épouse de Karl Liebknecht, Sophie. A travers ces lettres, traduites dans ce volume pour la première fois dans leur intégralité, elle exprime son amour de la vie, des êtres humains, de la nature et du monde animal, en dehors de toute idéologie pourraiton croire. Mais n'est-ce pas cet amour et ce respect de la vie qui font d'elle une véritable révolutionnaire? Claudie Weill, chercheur à l'EHESS, a traduit et présenté de Rosa Luxemburg : Sur la révolution. Écrits politiques, 1917-1918 (La Découverte, 2002), La Question nationale et l'autonomie (Le Temps des Cerises, 2001) et un choix de lettres paru en deux volumes (Maspéro, 1977). Edition : 2002

    12,00 €
  • Luxemburg : Dans l'asile de nuit

    En toute chose, Rosa Luxemburg répugnait à la tiédeur. S'emparant d'un fait divers (l'empoisonnement mortel d'une centaine de miséreux par de la nourriture avariée, dans un asile de nuit berlinois), Rosa Luxemburg dénonce, avec verve et passion, la logique d'un système qui assure dans le même temps la prospérité indécente d'une poignée de privilégiés et jette dans la misère noire une frange croissante du peuple. C'est un certain ordre social qui assassine. C'est l'indifférence générale qui en couvre les forfaits. Un texte d'une actualité brûlante. « Brusquement le spectre horrible de la misère arrache à notre société son masque de correction et révèle que cette pseudo-honorabilité n'est que le fard d'une putain. Brusquement sous les apparences frivoles et enivrantes de notre civilisation, on découvre l'abîme béant de la barbarie et de la bestialité. » (1912) Les « Lettres de ma prison » sont adressées à Sonia Liebknecht, la compagne de Karl Liebknecht. R. L. 125 pages édition : octobre 2007

    9,60 €
  • Luxemburg : La crise de la sociale-démocratie. Brochure de Junius

    C'est au début de la première guerre mondiale, que Rosa Luxemburg, militante de l'aile gauche du parti social-démocrate allemand, alors emprisonnée pour ses activités contre la guerre, fait paraître la Crise de la social-démocratie, aussitôt connue sous le titre de Brochure de junius. Profondément affectée par l'effondrement de ce qui était à l'époque la plus puissante organisation ouvrière, Rosa Luxemburg tente dans ce livre de cerner les causes qui ont conduit le SPD à s'associer, contre ses propres principes et engagements, aux partis réactionnaires et à jeter des millions de prolétaires dans une guerre impérialiste. La tâche est immense, à la mesure de l'enjeu qui la sous-tend : reconstruire les conditions d'émergence d'une organisation politique autonome, instrument indispensable de la lutte pour le socialisme. Après quatre-vingts ans d'histoire du mouvement ouvrier, ponctuée d'événements souvent tragiques, le lecteur sera moins convaincu par la démonstration sur la crise d'une organisation ouvrière que séduit par la remarquable analyse du capitalisme et de la condition misérable à laquelle il réduit les hommes réaffirmant, dans un style bouleversant, la nécessité d'un changement social profond Edition : 1993

    13,00 €
  • Luxemburg : Le but final, textes politiques

    Sommaire :
    - Réforme sociale ou révolution
    - Les lunettes anglaises
    -Questions d'organisation de la Social Démocratie russe
    - Pour la réunification du parti, inédit en français
    - La révolution russe
    - Que veut Spartacus? (Programme de la Ligue Spartacus)
    - Discours sur le programme
    édition: janvier 2016

    15,00 €
  • Luxemburg : oeuvres complètes T.1, Introduction à l'économie politique

    Enfin rééditée cette oeuvre de Rosa, epuisée depuis des dizaines d'années. Un appareil de notes impressionant, une traduction complètement révisée , une présentation de Louis Janover (Marx en Pléïade) .... De 1907 à 1913, Rosa Luxemburg, militante ety théoricienne de la gauche révolutionnaire, donne des cours d'économie politique à l'école du parti social-démocrate allemand. Alors que ce dernier se montre de plus en complaisant à l'égard d'un système qui conduit tout droit à la Première Guerre mondiale, Rosa Luxemburg fait ressortir les contradictions insurmontables du capitalisme, son inhumanité croissante, mais aussi son caractère transitoire. Son regard acéré, qui ne perd jamais de vue les avancées scientifiques et critiques des penseurs de son temps, embrasse les formes d'organisations sociales les plus variées, depuis le « communisme primitif » jusqu'au dernier-né des modes d'exploitation, le capital « assoiffé de surtravail ». Dans ces leçons, qui s'inscrivent dans le droit-fil de la Critique de l'économie politique de Marx comme du Manifeste communiste, elle pose la question qui resurgit aujourd'hui avec plus d'insistance que jamais - socialisme ou chute dans la barbarie ! ∎ Louis Janover, collaborateur de Maximilien Rubel à l'édition des Œuvres de Karl Marx dans la Bibliothèque de la Pléiade, restitue dans le texte introductif toute sa portée critique à la pensée de Rosa Luxemburg. En appendice, chronologie et notices dessinent le cadre historique et politique de la vie de cette internationaliste irréductible. 465 pages édition : avril 2008

    20,50 €
  • Luxemburg : oeuvres complètes T.2, À l’école du socialisme

    Co-édition avec le collectif Smolny… Postface par Michael Krätke
    Traduit de l’allemand par Lucie Roignant Ce recueil de textes de Rosa Luxemburg (1871–1919), tous inédits en français, regroupe ses discours et articles polémiques sur la formation théorique au sein du mouvement ouvrier, ses recensions des œuvres posthumes de Karl Marx éditées par Franz Mehring ou Karl Kautsky, ainsi que les manuscrits historico-économiques rédigés durant ses années d’enseignement à l’école centrale du parti social-démocrate à Berlin de 1907 à 1913 – documents qui complètent l’Introduction à l’économie politique.

    Celle que l’on cantonne trop souvent à une apologie de la spontanéité interroge : que pourrait être une « éducation révolutionnaire », pourquoi lire Marx, quel rôle assigner à la critique de l’économie politique ?

    Rosa Luxemburg, née en Pologne russe en 1871, est l’une des principales militantes et théoricienne du mouvement ouvrier international avant et pendant la première guerre mondiale. Elle enseigne l’économie politique de 1907 à 1913 à l’école du parti social-démocrate allemand de Berlin. Elle maintient lors du premier conflit mondial un internationalisme intransigeant qui lui vaut d’être emprisonnée de façon quasi-continue jusqu’à sa libération par la révolution de Novembre 1918. Avec le groupe Spartakus elle se lance dans une intense activité révolutionnaire jusqu’à son assassinat le 15 janvier 1919 par les corps-francs.

    Les œuvres complètes en langue allemande sont composée de six volumes de textes et six volumes de correspondance. À l’école du socialisme est le second volume de l’édition française des Œuvres complètes qui en comprendra quinze. Il prend la suite de l’Introduction à l’économie politique et sera suivi du volume thématique consacré à la France (2013).

    La discussion, l’échange libre des élèves avec le professeur sont primordiaux, c’est la condition première d’un cours fécond. Ce n’est que par de vifs échanges d’idées que l’on peut obtenir l’attention, la concentration des esprits chez des prolétaires qui par ailleurs ne sont pas habitués au travail intellectuel et se fatiguent donc facilement. Mais cette méthode d’enseignement est surtout souhaitable parce qu’au premier chef, un institut de formation pour des prolétaires engagés dans la lutte des classes doit considérer comme sa tâche principale la formation à une pensée systématique et indépendante et non l’ingurgitation mécanique d’une somme de savoir positif. Les discussions auxquelles participent activement tous les élèves, ou qu’ils ne font qu’écouter attentivement, ne peuvent être menées qu’avec un nombre réduit de participants au cours. C’est pour cette raison que dès le départ, l’École du parti a fixé le nombre d’élèves à un maximum de trente, et cinq années d’expérience ont montré qu’un enseignement vivant avec la participation active de tous est possible. (« École du parti et École du syndicat », 1911).

    ***

    Du point de vue de la justification postérieure du socialisme scientifique, nous considérons comme une circonstance particulièrement heureuse que dès le début, Marx se soit penché sur le droit et qu’il lui consacre justement ses essais philosophiques les plus importants. Pendant que les autres jeunes hégéliens se retranchaient presque exclusivement sur le terrain de la spéculation théologique, donc dans la forme la plus abstraite de l’idéologie, dès le départ, Marx frappait instinctivement à la forme idéologique la plus proche et la plus immédiate de la vie matérielle sociale ― le droit. Lequel met en effet si visiblement à nu le noyau économique qu’il contient, que parfois, des juristes pas encore contaminés par le matérialisme historique se retrouvent à donner une explication purement économique de paragraphes entiers de l’histoire du droit, comme le professeur Arnold de Bâle dans les années soixante avec ses recherches sur la propriété urbaine au Moyen-Âge.

    Tout jeune étudiant, Marx entame déjà ses premiers combats intérieurs avec l’analyse philosophico-critique de l’ensemble de la sphère juridique. Bien entendu, cette ébauche grandiose échoue devant l’impossibilité de réunir la science juridique matérielle avec la science juridique formelle d’un point de vue idéaliste. Déçu, Marx se tourne alors vers la philosophie pure et dans sa thèse, nous le voyons chercher à résoudre le même problème dans la philosophie de la nature. Mais le problème non résolu d’une explication unique de tout le domaine juridique laisse en lui des traces profondes. Les questions des formes sociales de la vie demeurent pour lui le problème principal. À peine Feuerbach a-t-il donc fait son coup d’état philosophique, remis sur son trône l’homme en chair et en os, jusqu’alors honteusement maltraité par ses propres idées, et lui a mis le sceptre en main, comme au seul souverain sur terre et dans le ciel, que Marx, avec cet étalon nouvellement acquis, se hâte de retourner à sa première grande question, la philosophie du droit et donc les formes de vie sociales. Là où pour Feuerbach se trouve la solution, pour Marx, le problème commence à peine. Quand Feuerbach libère l’homme du spectre de sa propre philosophie, Marx demande : Comment libérer l’homme de son statut de membre soumis et maltraité de la société ?

    C’était déjà un questionnement a priori, qui pouvait obtenir pour seule réponse le socialisme comme enseignement international global, comme théorie historique, comme science. (« De l’héritage de nos maîtres », 1902).

    22,00 €
  • Luxemburg : oeuvres complètes T.3, Le socialisme en France 1898-1912

    Ce volume rassemble les contributions de Rosa Luxemburg sur la politique française – l’affaire Dreyfus, le mouvement ouvrier, le syndicalisme révolutionnaire, etc. Mais à la fin du XIXe siècle, pour la gauche européenne, la grande affaire, c’est collaborer avec les gouvernements bourgeois ou rompre avec le système capitaliste.
    « Que pouvons-nous faire sinon fixer des règles pour la tactique pratique ? Si nous nous en abstenions, quel serait le sens de nos décisions ? Jaurès fait de la lutte des classes et de la solidarité internationale de simples phrases. Quand le ministre socialiste d’un gouvernement bourgeois ne peut pas mettre ses principes à exécution, c’est une question d’honneur pour lui que de démissionner; quand un révolutionnaire est forcé de nier ses principes au sein d’un parti modéré, son honneur lui dicte de se retirer. Cette dissension est déplorable, mais elle est là. Et il n’y a rien de plus révolutionnaire que de reconnaître et de dire ce qui est. La résolution de Dresde [qui condamne les tendances révisionnistes] est un fait historique, c’est un symbole ; acceptez-la et vous rendrez un grand service à la cause du socialisme ! »
    Née en Pologne russe en 1871, Rosa Luxemburg est l’une des principales militantes et théoricienne du mouvement ouvrier international avant et pendant la première guerre mondiale. Elle enseigne l’économie politique de 1907 à 1913 à l’école du parti socialdémocrate allemand de Berlin. Elle maintient lors du premier conflit mondial un internationalisme intransigeant qui lui vaut d’être emprisonnée de façon quasi-continue jusqu’à sa libération par la révolution de Novembre 1918. Avec le groupe Spartakus elle se lance dans une intense activité révolutionnaire jusqu’à son assassinat le 15 janvier 1919 par les corps-francs.
    édition : octobre 2013

    22,00 €
  • Luxemburg : oeuvres complètes T.4, La brochure de Junius, la guerre et l'Internationale (1907-1916)

    Rédigée en 1915 en prison, La Crise de la social-démocratie, plus connue sous l’appellation de « Brochure de Junius », est complétée dans ce volume par les articles et discours du groupe Die Internationale (traduits pour la première fois) ainsi que les interventions de Rosa Luxemburg dans le cadre de l’Internationale socialiste. L’ensemble constitue un réquisitoire implacable contre la guerre et l’abandon du terrain de classe par la IIe Internationale. C’est aussi une exhortation lucide adressée au prolétariat à prendre toute la mesure de cette bifurcation historique que représente août 1914. Notre présent reste prisonnier de l’alternative posée depuis lors : révolution socialiste ou enfoncement dans la barbarie.

    Au sommaire :
    « Introduction »,
    « Le congrès socialiste international de Stuttgart »,
    « Le BSI et la guerre des Balkans »,
    « Impérialisme »,
    « Dernière réunion du BSI avant la guerre »,
    « Pour la solidarité internationale »,
    « La reconstruction de l’Internationale »,
    « Perspectives et projets »,
    « La sauce Parvus »,
    « Conférence nationale du groupe Internationale »,
    « La brochure de Junius »,
    « Principes directeurs pour les tâches de la social-démocratie internationale ».

    Rosa Luxemburg (1871–1919), née en Pologne russe en 1871, est l’une des principales militantes et théoricienne du mouvement ouvrier international avant et pendant la première guerre mondiale. Elle enseigne l’économie politique de 1907 à 1913 à l’école du parti social-démocrate allemand de Berlin. Elle maintient lors du premier conflit mondial un internationalisme intransigeant qui lui vaut d’être emprisonnée de façon quasi-continue jusqu’à sa libération par la révolution de Novembre 1918. Avec le groupe Spartakus elle se lance dans une intense activité révolutionnaire jusqu’à son assassinat le 15 janvier 1919 par les corps-francs.
    édition : octobre 2014

    18,00 €
  • Luxemburg : Oeuvres complètes T.5, L'accumulation du capital

    « Le capitalisme tend à se répandre sur le globe et à détruire toutes les autres formes économiques, n’en supportant aucune à côté de lui. Et pourtant il est en même temps la première forme économique incapable de subsister seule, à l’aide de son seul milieu. Ayant tendance à devenir une forme mondiale, il se brise à sa propre incapacité d’être cette forme mondiale.
    Il offre l’exemple d’une contradiction historique qui, à un certain degré de développement, ne peut être résolue que par l’application des principes du socialisme, c’est-à-dire par une forme économique qui est par définition une forme mondiale harmonieuse, fondée sur la satisfaction des besoins de l’humanité travailleuse. »

    Ouvrage majeur de Rosa Luxemburg, écrit en 1913, L’Accumulation du capital est le premier texte de l’économie politique marxiste à formuler une théorie d’ensemble de l’impérialisme. En montrant la nécessité inscrite au coeur du mode de production capitaliste de s’étendre à l’échelle du monde en asservissant des territoires non capitalistes et leurs populations, il éclaire les mécanismes qui allaient bientôt déclencher la grande guerre pour le repartage du monde.

    édition : novembre 2019

    28,00 €
  • Luxemburg : Réforme sociale et révolution

    Cet essai est un classique du marxisme. Rosa Luxemburg (1871-1919), théoricienne et révolutionnaire allemande, prend vivement parti contre ce qu’on appelait alors le « révisionnisme », comme elle marquera plus tard son désaccord avec Lénine sur la question de l’organisation du parti. Eduard Bernstein incarne à ses yeux le courant opportuniste, qui cherche à donner une assise théorique au réformisme, qui défend l’idée que l’on peut améliorer la société par des modifications légales progressives, en restant dans le cadre institutionnel, plutôt que par la révolution.

    Rosa Luxemburg soutient au contraire qu’il n’y a pas d’autre voie d’accès au socialisme que par la révolution, c’est-à-dire par la transformation radicale et violente de la société. Derrière des querelles datées, des argumentations désuètes, des visions certes dépassées, demeurent une question non résolue, qui agite encore les esprits : le capitalisme est-il améliorable graduellement ? Et donc faut-il se résoudre, par réalisme, au triomphe de la social-démocratie ?

    « Rassembler la grande masse populaire autour d’objectifs situés au-delà de l’ordre établi ; allier la lutte quotidienne avec le projet grandiose d’une réforme du monde, tel est le problème posé au mouvement socialiste ; ce qui doit guider son évolution et sa progression, c’est le souci d’éviter deux écueils : il ne doit sacrifier ni son caractère de mouvement de masse, ni le but final ; il doit éviter à la fois de retomber à l’état de secte et de se transformer en un mouvement réformiste bourgeois ; il lui faut se garder à la fois de l’anarchisme et de l’opportunisme. L’arsenal théorique du marxisme nous offre sans doute depuis plus d’un demi-siècle des armes capables de parer à l’un et à l’autre de ces dangers opposés. »

    édition : octobre 2016

    7,50 €
  • Luxemburg : Réforme sociale ou révolution ? Grève de masse, parti & syndicat

    A u tournant du siècle, alors que la Révolution russe s'apprête à éclater, deux courants s'affrontent au sein du socialisme en Allemagne, là précisément où Marx avait prédit la révolution prolétarienne. Le premier courant, dit « réformiste «, est incarné par Eduard Bernstein ;
    le second, « orthodoxe «, est représenté par Rosa Luxemburg et les spartakistes. À l'« opportunisme « bernsteinien qui prône une adhésion au pouvoir établi, Rosa Luxemburg répond par l'intransigeance des idéaux marxistes auxquels l'apogée du mouvement révolutionnaire russe en 1905 semble pour un temps donner raison.

    Ces deux textes retracent la controverse qui passionna les débats marxistes du début du siècle. Documents de référence à l'analyse du socialisme européen, ils décrivent à chaud les événements et le climat politique de la Russie révolutionnaire.

    Edition : 2001

    18,00 €
  • Luxemburg : Sur la révolution. Ecrits politiques. 1917-1918

    Ce choix de textes articule trois moments de la pensée de Rosa Luxemburg : l'analyse de la révolution russe, l'enrichissement de sa théorie de la révolution et l'élaboration d'une stratégie pour la révolution allemande et mondiale. Dès 1911, les dissensions entre Rosa Luxemburg et Lénine avaient suscité de vigoureuses altercations. Avec la guerre, ces divergences se révèlent fondamentales puisqu'elles opposent deux conceptions différentes de la révolution. « Source de lumière morale à l'Est « et démonstration de la possibilité d'une révolution prolétarienne, la révolution russe n'apparaît cependant pas à Rosa Luxemburg comme un modèle à imiter. Confrontation d'une théorie avec une expérience pratique, cette critique s'interroge au fond sur les perspectives d'une révolution mondiale. Rosa Luxemburg perçoit, dès 1918, les faiblesses du modèle de la Russie révolutionnaire, menacée par son isolement et son sous-développement, et ne conçoit le triomphe de la révolution qu'avec le réveil de la conscience du prolétariat allemand et, plus largement, européen. Edition : 2002

    14,50 €
  • Nettl JP : Rosa Luxemburg

    Par les différentes facettes de sa personnalité, énergique et sensible, penseur et femme d’action, plus encore peut-être par son rôle d’opposante à ceux qu’elle tenait pour responsables du ralliement en 1914 des socialistes à l’Union sacrée, par son assassinat enfin, précurseur des massacres à venir, Rosa Luxemburg a suscité au cours des dernières dizaines d’années nombre d’interprétations et de créations. Pourtant, il reste difficile de trouver en français une biographie qui rende compte non seulement de son existence, mais du contexte où elle s’est déroulée et de la signification des orientations politiques qu’elle a défendues, souvent déformées pour servir telle ou telle cause sans rapport avec les conditions dans lesquelles elle les a élaborées. Il y a 40 ans que François Maspero a publié l’édition française du Rosa Luxemburg de John Peter Nettl. Dès sa parution en anglais en 1966, ce livre de plus de 900 pages s’est imposé comme une référence : il s’agissait en effet de la première biographie systématique consacrée à Rosa Luxemburg, fondée sur la recherche et l’utilisation du plus grand nombre de sources possibles. Le seul recensement des publications où l’on retrouve ses écrits et ses discours y occupe une cinquantaine de pages. En 1968, peu de temps avant sa mort accidentelle, John Peter Nettl a terminé une version abrégée de son livre pour le rendre accessible à un plus large public ; elle fut publiée l’année suivante en anglais et en allemand. Depuis, bien des livres ont été consacrés à Rosa Luxemburg ; pourtant, son ouvrage, y compris dans sa version abrégée qui, comme on le voit, reste substantielle, conserve un intérêt tout particulier car il rend compte des débats et des combats qui ont accompagné la naissance et la croissance des organisations de masse du mouvement ouvrier socialiste, contribuant ainsi à notre compréhension des succès relatifs et des défaites effroyables que celui-ci a connus au cours du XXe siècle. Dès les années 1930, mais surtout à partir de 1946, René Lefeuvre, le fondateur des Cahiers Spartacus, a tenu à faire connaître et à tenir disponibles, contre vents et marées, les principaux textes de Rosa Luxemburg. Notre catalogue n’a cessé de s’enrichir de textes écrits par Rosa Luxemburg ou se rapportant à elle. Il manquait cependant une biographie permettant de les relier entre eux, un rôle que le livre de John Peter Nettl nous semble remplir parfaitement. Rosa Luxemburg a appartenu à une époque où la révolution socialiste, à la fois désirable et inéluctable, semblait à portée de la main, et, comme d’autres fortes personnalités de l’époque, au caractère souvent solitaire, elle a consacré son existence à l’avènement d’un pouvoir collectif, d’une société où « le libre développement de chacun sera la condition du libre développement de tous ». De cette existence, de cette réflexion tournée vers l’action on ne tirera pas de recettes ; mais John Peter Nettl, en combinant récit et analyse, fournit d’amples matériaux à tous ceux qui pensent que des échecs mêmes du mouvement socialiste des leçons sont à tirer pour œuvrer à cet avènement. 570 pages édition : octobre 2012

    28,00 €
  • revue MOUVEMENT OUVRIER n°4 Rosa Luxemburg

    Mouvement Ouvrier Luttes de Classes & Révolutions (MOLCER) n°4

    DOSSIER ROSA LUXEMBURG
    - Présentation : Chuzeville et Numa Ducange
    - La cohérence de Rosa Luxemburg, Chuzeville
    - " Je suis un pays aux possibilités infinies" , Kratke
    - Rosa Luxemburg et sa critique du parti ultra centralisé selon Lénine et de la politique des bolchéviks pendant la révolution Luban
    - Rosa Luxemburg et la Commune, "une histoire de révolution" Villaeys-Poirré
    - Rosa Luxemburg, Lénine et la question nationale, Stobnicer et Ferré
    - Témoignage de Jacqueline Bois
    - Lettres de Rosa Luxemburg

    VARIA
    - Dans l'oeil du cyclone, le troisième procès de l'AIT Grimaud
    - Les caractères originaux du mouvement ouvrier grecn biographies de quelques grandes figures. Chiclet
    - Les protestations sociales en URSS contre la réhabilitation de Staline par les "nouveaux promus" de 1937 Goloviznine
    - David Riazanov; dissident éclairé inflexible marxiste. Dieuleveux
    - Houtermans, un physicien communiste torturé par Staline et Hitler
    - Les trotskistes chinois face au régime maoïste . Janneau

    DOCUMENT
    - Chen Duxiu et les trotskistes
    - L'Etat russe contre l'association Memorial. Aunoble
    - Les sphères d'influence et la Grèce, La préhistoire de la guerre civile grecque à la lumière des conversations secrètes entre Churchill et Staline (9 octobre 1944). Papadatos
    - Granjouann des affiches au service de la révolution. Doizy

    LA BIBLIOTHEQUE OUBLIEE DU MOUVEMENT OUVRIER
    - 150 ans après, les mythesde la Commune plus vivants que jamais. Lanuque

    L'INCONNUE DU MAITRON
    -Marie Bonnevial

    L'ECRIVAIN ET LE REVOLUTIONNAIRE
    - Saint-Just et des poussières d'Arnaud Maïssetti. Lanuque

    LU... VU... - La question juiven une interprétation marxiste d'Abram Léon. Revuz
    - Les Cahiers de la Courtine 1917, n°12. Lefebvre
    -Courriers des lecteurs

    édition : juin 2022 -

    10,00 €
  • Rosa Luxemburg :"Eglises et socialisme" et Jean Jaurès : "Eglise et laïcité"

    les courants socialistes issus du mouvement ouvrier n'ont pas tous attaqué avec la même véhémence la religion - obscurcissement de la conscience et instrument de soumission - ils ont en revanche tous dénoncé les castes de prêtres comme parasitaires, alliées indéfectibles des classes dominantes et réactionnaires de premier ordre. Pourtant, au début du XIXe siècle, l'auteur du Manifeste des Égaux pensait pouvoir leur déclarer ceci: «Ministres de tous les cultes! la gloire elle-même ne nous donne plus aujourd'hui d'enthousiasme. Ne vous flattez donc pas d'allumer les brandons du fanatisme religieux. Désormais nous n'aurons pas plus de croisades que de guerres civiles. Nous ne nous battrons pas plus pour des prêtres que pour des maîtres.» Et d'annoncer : «Il fut un temps où la multitude remuait tous les bras pour vous; vous vous donniez la peine de penser et de prier pour elle: le temps arrive où chacun de nous voudra exercer simultanément ses facultés intellectuelles et physiques. Dès lors il n'y aura plus rien à faire pour vous.» Ce temps n'est hélas pas encore arrivé. Les religieux n'ont pas renoncé à peser sur la vie publique, et celle-ci reste viciée par leurs injonctions qui, ne pouvant être contredites que par Dieu lui-même, ne souffrent pas d'être ravalées au rang des opinions communes et d'être débattues comme telles. Il reste donc utile, et agréable, même cinquante ou cent ans plus tard, de retrouver, exprimées avec force et intelligence par ces grands militants de l'émancipation humaine que furent Rosa Luxemburg et jean Jaurès, les raisons pour lesquelles il faut que soit vaincu le pouvoir des prêtres et que la religion rentre pour toujours dans les fors intérieurs. 65 pages édition : mai 2006

    6,00 €