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Ecologie


  • Alexievitch : Tchernobyl, la supplication, chronique du monde après l'apocalypse

    " Des bribes de conversations me reviennent en mémoire... Quelqu'un m'exhorte : - Vous ne devez pas oublier que ce n'est plus votre mari, l'homme aimé qui se trouve devant vous, mais un objet radioactif avec un fort coefficient de contamination. Vous n'êtes pas suicidaire. Prenez-vous en main ! " Tchernobyl. Ce mot évoque dorénavant une catastrophe écologique majeure. Mais que savons-nous du drame humain, quotidien, qui a suivi l'explosion de la centrale ? Svetlana Alexieviteh nous fait entrevoir un monde bouleversant celui des survivants, à qui elle cède la parole. Des témoignages qui nous font découvrir un univers terrifiant. L'événement prend alors une tout autre dimension. Pour la première fois, écoutons les voix suppliciées de Tchernobyl.

    240 pages édition poche : mai 2011

    7,80 €
  • Amiante et Eternit, fortunes et forfaitures

    La manipulation de l’amiante a contaminé des milliers de personnes qui ont contracté des maladies – dont le temps de latence est très long – comme l’asbestose, le mésothéliome et le cancer qui frappe les poumons. D’ici 2030, plusieurs centaines de milliers d’êtres humains mourront du cancer de l’amiante. Ce livre donne la parole à des personnes et leurs familles de l’Europe à l’Afrique australe. Elles racontent et témoignent de leur descente en enfer à cause de leur santé détruite et du refus des entreprises et des pouvoirs politiques d’assumer leurs responsabilités. Ce livre raconte l’histoire de l’exploitation industrielle sans vergogne de l’amiante en Europe et ailleurs depuis le début de sa transformation par des entreprises comme Eternit en Suisse, en passant par l’emploi de travailleurs et travailleuses forcés par la firme allemande DAZAG pendant le régime nazi, jusqu’à son interdiction dans certains pays dans les années 1970-1980, plus de trente ans après que son potentiel mortifère avait été connu. Le scandale continue : les entreprises refusent d’assumer des responsabilités rétroactives et ainsi externalisent les coûts à la société ; et les pouvoirs politiques et publics refusent les indemnisations collectives et bureaucratisent les démarches individuelles des victimes. 255 pages édition : septembre 2008

    20,00 €
  • Bednik : Extractivisme, exploitation industrielle de la nature

    L'extractivisme donne un nom commun aux différents visages de l'exploitation massive et destructrice de la nature, aux mille projets qui engloutissent jour après jour de nouveaux territoires. A l'heure où même la catastrophe écologique sert de prétexte à l'extension des marchés, loin de la COP21 et des gestionnaires de crise, une multitude de simples gens oeuvrent pour une Terre habitable en défendant les territoires qu'ils habitent.
    Le premier ouvrage à traiter cette question sous tous ses aspects. L'intensification de l'exploitation massive de la nature, sous toutes ses formes. Sous cette définition générique, l'extractivisme désigne un stade superlatif, obsessionnel voire idéologique de l'activité d'extraction, par analogie avec le " productivisme " et le " consumérisme " auxquels il est d'ailleurs étroitement lié : c'est pour fournir, chaque année, plus de 70 milliards de tonnes de " ressources naturelles " diverses aux chaînes de production et de consommation de marchandises que les frontières extractives, c'est-à-dire les limites géographiques et technologiques de cette activité sur la planète, sont sans cesse repoussées par le capitalisme industriel.
    C'est à cet envers trop souvent occulté de la " croissance " économique qu'est consacré ce livre. L'auteure commence par retracer les différents usages de la notion, les représentations du monde qu'elle recouvre - elles-mêmes structurées par ces " croyances " occidentales que sont les idées de " progrès universel de l'humanité " et de " développement " -, et les fausses solutions qui servent désormais de caution aux pratiques qui en découlent (le " développement durable ", la " croissance verte ", la " dématérialisation "...).
    En une plongée vertigineuse au coeur de la " planète-marchandise ", elle procède ensuite à l'étude documentée des logiques de l'extractivisme : qu'extrait-on ? Où et comment le fait-on ? Qui extrait ? Avec quels objectifs, quels discours de légitimation, quelles conséquences réelles et quelles perspectives pour l'avenir ? Au Sud, mais également au Nord - comme le montre l'exemple des gaz et huiles de schiste -, partout l'extractivisme est synonyme de transformation de vastes territoires en " zones de sacrifices " destinées à alimenter la mégamachine.
    Il est ainsi devenu le nom de l'adversaire commun pour de multiples résistances collectives et locales qui, tout en défendant des espaces pour être, réinventent des façons d'habiter la Terre. Ce sont aussi les raisons, les formes et la portée de ces résistances que restitue cet ouvrage essentiel.
    édition :février 2016

    10,00 €
  • Bernier : Le climat otage de la finance, ou comment le marché boursicote avec les "droits à polluer"

    ARTICLE TIRE DE "lemonde.fr" de Hervé Kempf

    Dans l'ombre des négociations autour du protocole de Kyoto se met en place une machine économique puissante, dont peu de citoyens et même de décideurs ont perçu l'importance. Elle pèse déjà plusieurs dizaines de milliards d'euros, et cette somme est appelée à se multiplier rapidement.
    De quoi s'agit-il ? Lors de la négociation du protocole, en 1997, les Etats-Unis ont imposé une conception visant à enrayer les émissions de gaz à effet de serre non par des mesures politiques, mais par des mécanismes de marché. Selon la théorie, des bourses d'échange permettraient d'obtenir au moindre coût global une réduction des émissions. Les entreprises ne pouvant pas diminuer leurs émissions - ou seulement à un prix élevé - pourraient acheter des "crédits carbone" à d'autres opérateurs qui, eux, auraient réduit leurs émissions, produisant de ce fait des crédits carbone à vendre.
    Ce mécanisme a été adopté par les signataires du protocole, puis développé, alors même que les Etats-Unis se retiraient du jeu. L'Union européenne a ainsi créé en son sein un "système européen de permis" tandis que des "mécanismes de développement propre" commencent à être mis en oeuvre à l'échelle mondiale et ont vocation à nourrir un marché international.
    Le premier mérite du livre d'Aurélien Bernier est de décrire avec pédagogie ces dispositifs compliqués, en présentant leur genèse théorique, leur première application aux Etats-Unis sur un polluant simple, et leur extension au cas du climat. Ce livre facile à lire est à notre connaissance le premier ouvrage vulgarisant une matière complexe mais appelée à prendre une importance majeure. Il s'agit, comme l'indique avec raison l'auteur, de la création d'une "nouvelle monnaie, reconnue internationalement, la monnaie carbone".
    Mais cette pédagogie se développe selon un point de vue critique nettement affiché. Dans la mesure où la finance carbone prend son essor de manière discrète, à l'abri des débats publics, la thèse de M. Bernier a le mérite de jeter un pavé dans la mare du consensus climatique mou.<:BR> L'auteur explique que la solution du marché découle de la théorie néolibérale adaptée, en ce qui concerne la pollution, par l'Américain Ronald Coase dans les années 1960. Ici comme ailleurs, le marché se révélerait un meilleur gestionnaire de l'intérêt public que l'Etat, Ronald Coase s'opposant à la théorie des "externalités" (coûts indirects) posée auparavant par un autre économiste, Arthur Cecil Pigou.<:BR> Mais les débuts d'application de la théorie au climat ne sont pas convaincants, les pays concernés n'ayant guère réduit leurs émissions, tandis que de nombreux dysfonctionnements sont apparus : corruption, réductions fictives, investissements mal orientés. C'est que le marché des émissions - où s'échangent en fait des biens virtuels - ne peut en réalité fonctionner efficacement que s'il existe un régulateur puissant. "Malgré des orientations très libérales, rappelle Bernier, le système des quotas échangeables mis en place aux Etats-Unis pour le dioxyde de soufre s'appuyait sur une réglementation solide, qui explique en grande partie son efficacité."
    Le paradoxe du marché du carbone est que son efficacité dépend du recours à l'Etat et à une autorité supranationale. On est ainsi placé devant un dilemme : soit un marché qui ne fonctionne pas, au sens où il ne permet pas une réduction effective des gaz à effet de serre, soit un marché qui remplit son objet, mais en raison de l'intervention d'autorité publique puissante.
    Dès lors, demande à juste titre M. Bernier, le régulateur public ne devrait-il pas utiliser, plutôt que le marché, des réglementations et des taxes, dont l'expérience montre qu'elles sont plus efficaces pour obtenir la baisse de la pollution ? Mais, pourrait-on lui répondre, le développement de ce marché n'est-il pas en fait le moyen de développer une gouvernance mondiale et de renforcer les instances collectives ?
    Il est à souhaiter que le débat ainsi ouvert s'anime vigoureusement, sur un objet essentiel pour l'avenir de nos sociétés. Par sa lisibilité, le livre de M. Bernier permet au citoyen de se saisir de cette discussion.
    165 pages édition : août 2008

    14,00 €
  • Blanc : L'invention du colonialisme vert

    L’histoire débute à la fin du XIXe siècle. Persuadés d’avoir retrouvé en Afrique la nature disparue en Europe, les colons créent les premiers parcs naturels du continent, du Congo jusqu’en Afrique du Sud. Puis, au lendemain des années 1960, les anciens administrateurs coloniaux se reconvertissent en experts internationaux.
    Il faudrait sauver l’Éden !
    Mais cette Afrique n’existe pas. Il n’y a pas de vastes territoires vierges de présence humaine, et arpentés seulement par ces hordes d’animaux sauvages qui font le bonheur des safaris touristiques. Il y a des peuples, qui circulent depuis des millénaires, ont fait souche, sont devenus éleveurs ici ou cultivateurs là. Pourtant, ces hommes, ces femmes et enfants seront – et sont encore – expulsés par milliers des parcs naturels africains, où ils subissent aujourd’hui la violence quotidienne des éco-gardes soutenus par l’Unesco, le WWF et tant d’autres ONG.
    Convoquant archives inédites et récits de vie, ce livre met au jour les contradictions des pays développés qui détruisent chez eux la nature qu’ils croient protéger là-bas, prolongeant, avec une stupéfiante bonne conscience, le schème d’un nouveau genre de colonialisme : le colonialisme vert.

    édition : septembre 2020

    21,90 €
  • Bonneuil Fressoz : L'Événement anthropocène

    Les scientifiques nous l'annoncent, la Terre est entrée dans une nouvelle époque : l'Anthropocène. Ce qui nous arrive n'est pas une crise environnementale, c'est une révolution géologique d'origine humaine.
    Depuis la révolution thermo-industrielle, notre planète a basculé vers un état inédit. Les traces de notre âge urbain, consumériste, chimique et nucléaire resteront des milliers voire des millions d'années dans les archives géologiques de la planète et soumettront les sociétés humaines à des difficultés considérables. Comment en sommes-nous arrivés là ?
    Faisant dialoguer science et histoire, les auteurs dressent l'inventaire écologique d'un modèle de développement devenu insoutenable, ébranlent bien des idées reçues sur notre prétendue « prise de conscience environnementale » et ouvrent des pistes pour vivre et agir politiquement dans l'Anthropocène.
    édition : 2016

    9,50 €
  • Bournet Géraud : Franckushima, Essai graphique sur la catastrophe de Fukushima et le risque nucléaire en France

    ESSAI GRAPHIQUE

    « Avec son travail, très sérieux sur le fond et attractif sur la forme avec les nombreuses illustrations, Géraud Bournet produit un outil d’information et de compréhension des enjeux du nucléaire utile à tous. Franckushima apporte un éclairage inédit sur les conséquences humaines de la catastrophe de Fukushima et nous amène à nous interroger sur notre modèle énergétique nucléaire en France.
    Un essai à mettre entre toutes les mains ! » Michèle Rivasi, co-fondatrice de la CRIIRAD (Commission de Recherche et d’Informations Indépendantes sur la Radioactivité).

    édition : avril 2016

    20,00 €
  • Broswimmer : Une brève histoire de l'extinction en masse des espèces

    L’idéologie de la croissance et du profit nous conduit à une issue fatale. L’Homo sapiens est un "mangeur d’avenir" en perpétuelle guerre autodestructrice avec son environnement. Un renversement des valeurs et une modification de la relation des hommes entre eux sont aujourd’hui indispensables à la survie des espèces. En adoptant une approche interdisciplinaire pour examiner les forces sociales et politiques qui conduisent à la destruction accélérée de la biodiversité, Franz Broswimmer (université de Hawaï) décrit le lien historique entre l’écologique et le social. De l’Antiquité à la globalisation capitaliste, il explore ainsi les fondements sociologiques et les processus qui conduisent à la destruction massive des écosystèmes, et esquisse de nécessaires alternatives. Franz J. Broswimmer travaille pour le Centre de recherche sur la mondialisation de l’université d’Hawaii-Manoa. Ses domaines de recherche sont la sociologie environnementale et l’histoire appliquée à l’impact de l’évolution des sociétés humaines sur l’écosystème mondial. SOMMAIRE : I. L’odyssée humaine : de l’évolution biologique à l’évolution culturelle. II. Des relations problématiques entre nature et société avant l’ère moderne. III. L’assaut moderne contre la nature: la genèse de l’écocide. IV. La planète comme zone sacrifiée. 260 pages édition : mars 2010

    12,20 €
  • Bure, la bataille du nucléaire

    Gaspard d’Allens et Andrea Fuori n’écrivent pas un livre de plus sur le nucléaire, mais l’histoire en train de se vivre d’une rébellion déterminée contre la violence du monde industriel. Ils révèlent aussi les méthodes manipulatrices des nucléaristes, et la façon dont l’Etat achète les consciences pour imposer le silence. Le combat vaut d’être mené : ce récit impétueux et pourtant réfléchi convainc qu’il est possible de faire reculer les puissants.Plutôt que la contamination radioactive, parier sur la contagion joyeuse d’une force de résistance.

    édition : octobre 2017

    12,00 €
  • Butaud : Cause animale, luttes sociales, anthologie

    Les meilleurs textes sur ce sujet :
    Ernest Cœurderoy (1825-1862), Louise Michel (1830-1905), Marie Huot (1846-1930), Charles Gide (1847-1932), Élisée Reclus (1830-1905), Léon Tolstoï (1828-1910), Henry Stephens Salt (1851-1939), Séverine (1855-1929), Octave Mirbeau (1848-1917), Georges Butaud (1868-1926) et Sophie Zaïkowska (1847-1939), Louis Rimbault (1877-1949).

    édition : mai 2021

    18,00 €
  • Cahiers d'histoire : Ecosocialisme et histoire

    DOSSIER

    Sébastien Jahan et Jérôme Lamy Introduction : Pour une histoire de l’écosocialisme
    Michael Löwy Walter Benjamin, précurseur de l’écosocialisme
    Paul Ariès La gauche productiviste, c’est le stalinisme
    Alexis Vrignon René Dumont ou le socialisme « de l’arbre et du jardin »
    Françoise Escarpit La « Nueva Conquista »
    Razmig Keucheyan La lutte des classes dans la nature
    Classe, race et environnement en perspective historique Matthieu Le Quang
    La trajectoire politique de l’initiative Yasuní-ITT en Équateur : entre capitalisme vert et écosocialisme

    CHANTIERS
    Emmanuel Alcaraz La guerre d’indépendance algérienne : une mémoire disputée dans le champ politique algérien

    MÉTIERS
    Transmettre l'Histoire Georges Vayrou
    À propos des Carnets d’un préfet de Vichy : quand histoire et mémoire entrent en friction
    Aux sources de l'Histoire Fabrice Loi et Chloé Maurel Un écrivain sensible aux aspects sociaux de la mondialisation
    Interview de Fabrice Loi, écrivain, auteur de Le Bois des hommes (Yago, 2011) et de Pirates (Gallimard, 2015), réalisée par Chloé Maurel.

    LIVRES LUS
    Xavier Colin Christophe Schmidt Heidenreich, Le Glaive et l’Autel. Camps et piété militaires sous le Haut-Empire romain
    Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2013, 518 p., 26 €. Christian Chevandier
    Robert Mencherini, Midi rouge, ombres et lumières. Une histoire politique de Marseille et des Bouches-du-Rhône de 1930 à 1950, T. 4 : La Libération et les années tricolores (1944-1947)
    Michaël Séguin Wissam Alhaj, Nicolas Dot-Pouillard et Eugénie Rébillard, De la théologie à la libération ? Une histoire du Jihad islamique palestinien
    Pascal Carreau La Gazette des archives, « Archives des jeunesses, jeunesses des archives »

    Sur l'écosocialisme Jérôme Lamy
    Murray Bookchin, Pour une écologie sociale et radicale
    Jérôme Lamy Philippe Descola, La composition des mondes. Entretiens avec Pierre Charbonnier
    Jérôme Lamy Dominique Bourg, Aurélien Papaux (dir.), Dictionnaire de la pensée écologique
    Jérôme Lamy Grégory Quenet, Versailles, une histoire naturelle

    édition : janvier mars 2016

    17,00 €
  • Camille : Petit livre noir des grands projets inutiles

    On bétonne à tour de bras ! Autoroutes, aéroports, lignes LGV, stades de foot, incinérateurs, centrales nucléaires, lignes à très haute tension...
    Des paradoxes apparents de la crise, celui qui conduit les pouvoirs politiques et économiques à reprendre les recettes qui nous ont menés dans l’impasse n’est pas le moindre. Ainsi de la prolifération des grands projets inutiles auxquels une pensée magique fondée sur le dogme de la croissance attribue la vertu de créer de l’emploi, du pouvoir d’achat et... de la croissance. Qu’importe que cette équation fasse abstraction de la finitude de notre planète et méprise les nécessités fondamentales du vivre ensemble et du rapport à la nature !
    Heureusement, l’inutilité et la nocivité de ces grands projets trouve sur leur route toute une population déterminée, en multipliant les zones à défendre (ZAD), à inventer d’autres manières d’occuper le terrain.
    Cet ouvrage décrit les principaux projets inutiles de notre temps, butant sur des mobilisations ô combien nécessaires : de Notre-Dame des Landes à Bure en passant par Flamanville, Gonesse, Gap, Creys-Malville, Lyon, Rouen, Toulouse, la Picardie, le Morvan ou les Landes…
    édition : septembre 2013

    7,00 €
  • Campagne : Le capitalocène

    Le dérèglement climatique nous aurait fait entrer dans « l’Anthropocène », cette ère géologique durant laquelle l’espèce humaine serait devenue la force écologique majeure. Mais le dérèglement climatique est-il réellement imputable à l'« espèce humaine » de manière indifférenciée et prise comme espèce naturelle ?
    Des historiens ont mis en doute cette vision simpliste, en faisant de l’industrialisation – et donc du dérèglement climatique - un processus résultant avant tout des dynamiques du capitalisme, inventant à cette occasion un nouveau concept : le Capitalocène. Cet ouvrage effectue un panorama critique des propositions de ces historiens en vue d’une nouvelle histoire des causes historiques du dérèglement climatique.

    édition : décembre 2017

    13,00 €
  • Conan/Laurent : Femmes de Plogoff

    Ce livre rapporte les propos des femmes de Plogoff recueillis, par deux militantes antinucléaires, au cours de rencontres en avril, mai, juin 1980 et retranscrits tels qu'ils ont été formulés. Il y a 30 ans, du 31 janvier au 14 mars 1980 la population de Plogoff et les habitants du Cap se révoltaient -contre l'ouverture d'une « enquéte d'utilité publique» sur la construction d'une centrale atomique de 4 tranches de 1 300 mégawatts à la Pointe du Raz et l'occupation policière imposée. A la faveur d',un changement de majorité politique, le projet sera abandonné. Après Tchernobyl, les retombées des essais atomiques, l'exploitation des mines d'uranium, le traitement non maîtrisé des déchets nous prouvent que la dangerosité du nucléaire est incontestable, malgré les allégations du lobby électro-nucléaire qui nous présente la filière du nucléaire comme une énergie d'avenir, « durable » et presque « verte ». 125 pages édition : mars 2010

    12,00 €
  • C’est quoi c’tarmac ?

    Projet d’aéroport au nord de Nantes - Profits, mensonges et résistances


    Projet obsolète de la technocratie des années 1970, l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes n’existe toujours pas. Nantes possède en effet déjà un aéroport international de taille suffisante, fonctionnel et modulable. Réactivé par une gauche municipale en panne de projet social et écologique, ce projet de deuxième aéroport est devenu aujourd’hui le symbole magique d’une improbable « voie nantaise du développement ». Le discours délirant de l’attractivité par le transport aérien mélange ici marketing territorial et gentrification, cumul des mandats et proximité aux grands groupes industriels. Le collectif SUDAV (composé d’indigènes ruraux et métropolitains) invite le lecteur à une extension des échelles d’analyse (de la destruction d’une communauté rurale péri-urbaine à la question des inégalités sociales et environnementales dans une grande agglomération) et à une critique honnête du médiocre et répétitif argumentaire pro-aéroport (des petits arrangements entre amis à l’escroquerie d’un greenwashing généralisé).
    Ici, en Loire-Atlantique, ont été enterrées les centrales nucléaires du Carnet et du Pellerin, l’extension du port à Donges-Est et bien d’autres fadaises d’élus et technocrates sans imagination et perpétuellement en retard d’une stratégie. Ce livre collectif est un outil dans une lutte longue et tenace, une lutte qui se joue à différentes échelles, du local au global. C’est à nous, habitants souverains, d’empêcher l’acte irréparable, daté et ruineux.
    Il est temps de ménager le territoire et la société.

    Collectif SUDAV

    Le collectif Sudav a opté pour ce nom en hommage aux grévistes de Bouguenais de l’usine Sud-Aviation, premiers acteurs français du Mai 68 ouvrier. Pour ce collectif d’auteur-e-s, le travail en commun a commencé en mai 2010, lors du séjour à Notre-Dame des-Landes de l’équipe de la revue itinérante Z. Le collectif Sudav regroupe des déçus du Concorde, des adorateurs du triton crêté et des arpenteurs du bocage urbain.

    Parution : 12/07/2011, 208 pages

    10,00 €
  • Decroly : Controverses climatiques, sciences et politique

    PRÉFACE Claude Henry, Laurence Tubiana Du bon usage de l'incertitude Les stratégies du doute INTRODUCTION Edwin Zaccai, François Gemenne, Jean-Michel Decroly Sciences du climat et sciences sociales : des éclairages complémentaires Médias et opinion publique Remerciements .................................; Chapitre 1 / SCIENCES DU CLIMAT QUELLES SONT LES INCERTITUDES QUI FONT DÉBAT ? Valérie Masson-Delmotte Mises en cause des résultats, réactions des scientifiques Climat du dernier millénaire : controverses scientifiques, échos polémiques Couplages entre climat et cycle du carbone pendant les transitions glaciaires-interglaciaires L'enjeu de la transmission du savoir ..........................................; Chapitre 2 / LA COMPLEXITÉ DES DONNÉES CLIMATIQUES ÉTENDUE, TRAITEMENT, CONTROVERSES Paul N. Edwards La connaissance climatique et l’inversion de l’infrastructure des données Le rôle central du CRU d’East Anglia Des infrastructures de données revisitées Pourquoi les guerres de données n’ont pas de fin ................................. Chapitre 3 / COMMENT LE GIEC GÈRE-T-IL LES INCERTITUDES SCIENTIFIQUES ? Jean-Pascal van Ypersele et Bruna Gaino La nature et le rôle du GIEC Le traitement de l’incertitude par le GIEC Les gaz à effet de serre expliquent-ils le réchauffement ? Une formalisation progressive du traitement de l’incertitude Le traitement de l’incertitude dans le cinquième rapport du GIEC Remerciements ........................................;; Chapitre 4 / LES MARCHANDS DE DOUTE AUX ÉTATS-UNIS COMMENT ET POURQUOI UNE POIGNÉE DE SCIENTIFIQUES SE SONT MIS EN TRAVERS DE LA VÉRITÉ SUR LE CHANGEMENT CLIMATIQUE Naomi Oreskes Les origines de la compréhension scientifique des risques du changement climatique anthropique Les origines de la désinformation Les racines idéologiques du déni climatique Les environnementalistes sont-ils des pastèques ? ................................. Chapitre 5 / LES CONTROVERSES CLIMATIQUES EN FRANCE LA LOGIQUE DU TROUBLE Olivier Godard Les caractéristiques du discours climato-sceptique Qui sont les climato-sceptiques médiatiques ? D’une pseudo-controverse scientifique à une pseudo-contre-expertise Les ressorts d’un succès d’opinion La science rabattue sur les intérêts ? ..........................; Chapitre 6 / LA QUESTION DU CHANGEMENT CLIMATIQUE EN CHINE COURANTS APPARENTS ET COURANTS SOUS-JACENTS Jiao Hu L’attitude de l’État Les objectifs de la politique chinoise Les mécanismes de mise en oeuvre Les motivations Les tensions au sein de l’État L’opinion publique Les sources du déni du changement climatique ........................................; Chapitre 7 / LES MÉDIAS FACE AUX CONTROVERSES CLIMATIQUES EN EUROPE UN CONSENSUS FRAGILISÉ MAIS TOUJOURS STRUCTURANT Jean-Baptiste Comby Une tendance générale : des controverses médiatiquement confinées France et Allemagne : des configurations désormais propices à une diversification des points de vue ? Suède et Portugal : des espaces du dicible qui restent étanches aux voix dissonantes .....................................;; Chapitre 8 / DÉNI ORGANISÉ ET POLARISATION POLITIQUE AUTOUR DES CHANGEMENTS CLIMATIQUES AUX ÉTATS-UNIS Aaron M. McCright et Riley E. Dunlap L’organisation du déni du changement climatique La polarisation politique autour du changement climatique ....................................;; Chapitre 9 / LE CONTRE-RÉCIT CLIMATIQUE DANS L'OPINION EUROPÉENNE ÉMERGENCE ET SIGNIFICATION SOCIALE Jean-Paul Bozonnet Problème, définitions, méthode Les incertitudes cognitives Les types de récits climatiques et la controverse Enquêtes et méthode Un consensus hégémonique Le passage par le Nord-Ouest Signification sociale du consensus L’émergence du contre-récit Le réveil des climato-sceptiques Marginalisation et progression dans les catégories favorisées Politisation et intégration idéologique du contre-récit ? .................................; Chapitre 10 / NOUS SOMMES TOUS DES CLIMATO-SCEPTIQUES Clive Hamilton Stratégies d’adaptation Réinterprétation de la menace Recherche du plaisir Boucs-émissaires La duplicité de l’espoir ...........................;; POSTFACE QUE LA BATAILLE SE LIVRE AU MOINS À ARMES ÉGALES Bruno Latour ..................................... Edwin Zaccal est professeur à l'Université libre de Bruxelles et a enseigné à Sciences Po. Il est notamment l'auteur de 25 ans de développement durable, et après ? ................; François Gemenne enseigne les politiques de l'environnement à Sciences Po, à l'Université Paris 13 et à l'Université libre de Bruxelles. Ses travaux portent sur la gouvernance des migrations et l'adaptation au changement climatique (Iddri-Sciences Po/Cedem-ULg). Il est l'auteur de Géopolitique du changement climatique................; Jean-Michel Decroly est professeur à l'Université libre de Bruxelles, où il enseigne la géographie humaine, la démographie et le tourisme, et assure la direction de l'Institut de gestion de l'environnement et d'aménagement du territoire............; 260 pages édition : mars 2012

    22,00 €
  • Deléage/revue Ecologie et Politique : Aux fondements de l'écologie politique

    Dossier coordonné par Jean-Paul Deléage

    Notre espèce est devenue mortelle à échéance pensable à partir du jour où a été construite l’arme nucléaire. Il nous faut donc apprendre à penser, en des termes neufs, non seulement notre appartenance à la nature, mais encore les rapports sociaux injustes et les régulations politiques archaïques qui pèsent sur les humains. Pour cela, il importe de reconsidérer les fondements de l’écologie politique. L’écologie politique est d’abord la pensée critique du culte de la productivité, mantra des temps modernes.
    Cette dernière, longtemps promesse d’abondance, s’est inversée en machine d’exclusion des humains et se trouve à la source de ravages mortifères de la nature. La critique écologique ne saurait par ailleurs se cantonner aux frontières nationales et la politique écologique sera transnationale ou ne sera pas. Enfin, l’universalisation de la marchandise ne peut être que celle de la crise sociale, écologique et morale dont souffre l’humanité. édition mai 2018

    L’écologie politique, vingt-cinq ans plus tard
    Jean-Paul Deléage

    L’éthique, le politique, l’écologie
    Entretien avec Paul Ricœur

    Esquisse d’un Parlement des choses
    Bruno Latour

    Élargir la communauté politique par les droits ou par les responsabilités ?
    François Ost

    Science coloniale et naissance de l’écologie
    Richard Grove

    La gauche américaine et la question de l’écologie
    Jean Chesneaux

    Bientôt il sera trop tard. L’évolution de la pensée écologique des années 1980 à nos jours
    Fabrice Flipo

    Écouter la Terre pour réenchanter le monde. Une écologie politique attentive
    Geneviève Azam

    VARIATIONS

    De l’utilité de l’automobile
    Eduardo Galeano

    Le règne mortel des oligarques
    Chris Hedges

    Entretien avec Paul Ricœur

    Esquisse d’un Parlement des choses
    Bruno Latour

    Élargir la communauté politique par les droits ou par les responsabilités ?
    François Ost

    Science coloniale et naissance de l’écologie
    Richard Grove

    La gauche américaine et la question de l’écologie
    Jean Chesneaux

    Bientôt il sera trop tard. L’évolution de la pensée écologique des années 1980 à nos jours
    Fabrice Flipo

    Écouter la Terre pour réenchanter le monde. Une écologie politique attentive
    Geneviève Azam

    SOURCES ET FONDEMENTS

    Du sentiment de la nature dans les sociétés modernes
    Élisée Reclus

    20,00 €
  • Désir-Weber : Faire sauter la banque, finance et écologie

    « Le capitalisme est mort. » C’est sur ces mots que Jérémy Désir-Weber, ancien banquier au siège de HSBC, ouvre sa lettre ouverte de démission, après dix années passées entre grandes écoles et trading à haute fréquence.
    À la fois récit autobiographique et enquête documentée, Faire sauter la banque retrace le parcours singulier qui le mène « de la City au maquis ».
    Déclarant impossible tout « changement de l’intérieur », il envisage à son échelle des stratégies pour quitter ou saboter le monde de la finance, et des alternatives au chaos programmé.

    édition : octobre 2020

    15,00 €
  • Désobéissance écolo Paris : Ecologie sans transition

    Devant l'ampleur planétaire du désastre, un nouveau mouvement écologiste a émergé au fil des marches pour le climat, des grèves de la jeunesse et des actions de désobéissance. Mais sa stratégie se réduit encore à adresser une demande de transition à de supposés décideurs.
    Pour Désobéissance Ecolo Paris, collectif à l'origine des grèves scolaires dans la capitale, on a déjà perdu trop de temps à demander aux pyromanes d'éteindre l'incendie. L'inertie de ce monde n'appelle pas une transition, mais une rupture. Pratiquer une écologie sans transition consiste à interrompre dès maintenant l'oeuvre destructrice de l'économie et à composer les mondes dans lesquels nous voulons vivre. Et cela, d'un même geste.

    Edition : Divergences mai 2020

    14,00 €
  • Di Méo : La face cachée de la décroissance, réelle solution à la crise écologique ?

    La crise écologique est là. Même les plus sceptiques ne peuvent plus en douter. Réchauffement climatique, pollutions croissantes, cancers en hausse constante, extinction de plus en plus rapide des espèces animales, raréfaction des ressources pétrolières. Face à ces destructions engendrées par notre système économique devenu fou, certains écologistes s'opposent au développement durable et parlent de plus en plus de décroissance. Comme si c'était l'unique solution. Mais la décroissance n'est pas seulement une remise en cause de la dépendance énergétique de notre système économique. Derrière ce mot vague de décroissance se cache une idéologie plus vaste aux alternatives plus que discutables. Au nom de l'anti-occidentalisme, de la critique du progrès et de la rationalité, nombre de décroissants défendent des thèses inquiétantes sur la critique de la modernité, la place des femmes, la démographie, la respiritualisation de la société. C'est cette face cachée de la décroissance qu'explore cet ouvrage. « Cyril Di Méo grâce à la connaissance approfondie qu'il a à la fois des écrits des grands ancêtres de l'écologie politique et de ceux de la mouvance décroissanciste inscrit ce courant dans une histoire longue, en identifiant les origines et le cheminement de cette pensée. Il montre précisément la gravité des implications du discours décroissant, notamment vis-à-vis des pays du Sud et des femmes. Un ouvrage sans concession, mais aussi sans dérapages, Cyril Di Méo s'en tient toujours très précisément aux faits, aux écrits pour étayer ses conclusions. Il conclut d'ailleurs son ouvrage en indiquant que « l'écologie doit faire le pari de l'intelligence de la raison ». Et c'est bien ce à quoi il s'attelle fort utilement avec ce livre. » Guillaume Duval, Alternatives Economiques. CYRIL DI MÉO élu et militant écologiste à Aix-en-Provence est aussi enseignant de Sciences Economiques et Sociales. 200 pages édition : juillet 2006

    19,00 €
  • Earth first : Manuel d'action directe

    Le Manuel d’action directe d’Earth First! est un guide qui enseigne les techniques de base d’une résistance non violente efficace et novatrice : comment planifier une action, mettre en place un blocage, occuper un arbre ou paralyser un chantier. On y retrouve également des informations juridiques essentielles ainsi qu’une discussion de l’environnement politico-judiciaire dans lequel les militants doivent naviguer.
    Ce manuel a été compilé et mis à jour par des militants de première ligne vivant aux États-Unis, dans l’optique de diffuser des connaissances et compétences clés aux quatre coins du monde. Unique en son genre, ce livre répond aux attentes des jeunes militants et des militants aguerris à la recherche de tactiques pour résister contre et paralyser des projets destructeurs et des entreprises écocidaires.

    Traduit de l’anglais américain, il a été légèrement modifié afin de correspondre au contexte politique et juridique des lecteurs francophones suisses, français, belges et, dans une certaine mesure, québécois.
    L’auteur Earth First! est une organisation écologiste radicale née dans le Sud-Ouest des États-Unis en 1980, notamment inspirée par les livres Printemps silencieux de Rachel Carson et Le gang de la clef à molette d’Edward Abbey, ainsi que par les idées d’Aldo Leopold. Son mot d’ordre pourrait être le fameux « No Compromise in Defense of Mother Earth! » (« pas de compromis dans la défense de la Terre Mère ! »).
    Il existe aujourd’hui des mouvements Earth First! aux États-Unis, en France, au Royaume-Uni, au Canada, en Australie, aux Pays-Bas, en Belgique, aux Philippines, en République tchèque, en Inde, au Mexique, en France, en Allemagne, en Nouvelle-Zélande, en Pologne, au Nigeria, en Slovaquie, en Irlande, en Italie et en Espagne.

    édition : juillet 2019

    13,00 €
  • Ecologie politique, cosmos, communautés, milieux

    Quel est l’objet de l’écologie ? Les tigres du Bengale menacés de disparition ou bien les populations habitant près d’usines chimiques polluantes ? Qui compte et qui est oublié, en faisant de la « nature » l’objet privilégié de l’écologie ?

    De Bruno Latour à Donna Haraway, en passant par William Cronon, Mike Davis ou Jennifer Wolch, le présent recueil nous donne à voir, à travers des textes pour la plupart inédits en français, les questionnements fondamentaux de l’écologie politique comme sa très grande diversité. En proposant aussi bien des textes de référence que des interventions mettant en évidence les débats actuels, Émilie Hache dresse une première cartographie des points nodaux de l’écologie politique. On navigue ainsi de la maltraitance des animaux domestiques à l’élaboration d’une politique des espèces compagnes, du point de vue occidental sur les « parcs naturels » à celui des communautés qui les habitent, de « l’évidence » de la séparation entre nature et humanité à la perception de leur intrication fondamentale.

    La crise écologique que nous traversons nous oblige plus que jamais à penser ensemble les enjeux théoriques et politiques de l’écologie, afin d’espérer y répondre de manière non barbare.

    Avec des textes de : Murray Bookchin, William Cronon, Mike Davis, William Denevan, Vinciane Despret, Giovanna Di Chiro, Ramachandra Guha, Donna Haraway, Atsushi Ishii & Ayakubo Okubo, Bruno Latour, Lynn Margulis, Joan Martinez-Alier, Jennifer Wolch.

    Émilie Hache est maître de conférences à l’Université Paris Ouest Nanterre au département de philosophie et membre du laboratoire Sophiapol. Ses recherches portent sur les questions écologiques et sur la philosophie pragmatique. Elle est notamment l’auteure de Ce à quoi nous tenons. Propositions pour une écologie pragmatique (La Découverte, 2011).

    nombre de pages :408 pages Parution : octobre 2012

    22,00 €
  • Feenberg : Pour une théorie critique de la technique

    C’est désormais un fait incontestable, le désastre écologique nous guette. D’aucuns attribuent ces convulsions planétaires à notre ­insatiable appétit de progrès technique et affirment qu’il n’y aurait d’autre choix, pour nous sauver de nous-mêmes, que de faire marche arrière. Pour d’autres, il faut faire marche avant et décupler l’efficacité des machines. Inlassablement, dans les discours, progrès technique et écologie s’opposent.

    Notre salut se trouve-t-il vraiment dans un renoncement à l’un ou à l’autre&? Ni contempteur ni adorateur de la technique, le philosophe Andrew Feenberg s’attelle depuis vingt ans à dégager une troisième voie. S’appuyant sur de nombreux exemples et discutant les thèses de quelques grandes figures de la philosophie contemporaine (Heidegger, Marcuse, Nishida, Habermas et Latour), il précise les contours d’une véritable théorie critique de la technique, qui en ­révèle les possibles usages démocratiques.

    Clair et stimulant, Pour une théorie critique de la technique s’adresse non seulement aux philosophes, mais à tout citoyen désireux de mieux comprendre nos évolutions sociotechniques.

    Auteur de nombreux ouvrages, dont (Re)penser la technique (La Découverte), Andrew Feenberg est aujourd’hui titulaire de la Chaire de recherche canadienne en philosophie de la technique à l’Université Simon Fraser (Vancouver). Il est également directeur de programme au Collège international de philosophie à Paris

    .édition : avril 2014

    22,00 €
  • Foster : Marx écologiste

    Marx écologiste ? L'opinion courante est que Marx et le marxisme se situent du côté d'une modernité prométhéenne, anthropocentrée, qui ne considère la nature que pour mieux la dominer et l'exploiter, selon une logique productiviste qui fut celle tant du capitalisme que du socialisme historiques. L'écologie, comme discipline scientifique et comme politique, aurait ainsi à se construire en rupture avec l'héritage marxiste ou, du moins, au mieux, en amendant considérablement celui-ci pour qu'il soit possible de lui adjoindre des préoccupations qui lui étaient fondamentalement étrangères. Qu'en est-il vraiment ? Dans Marx écologiste, John Bellamy Foster, textes à l'appui, montre que ces représentations constituent sinon une falsification, du moins une radicale distorsion de la réalité : des textes de jeunesse aux écrits de la maturité, inspirés par les travaux de Charles Darwin et de Justus von Liebig, le grand chimiste allemand, fondateur de l'agriculture industrielle, Marx n'a jamais cessé de penser ensemble l'histoire naturelle et l'histoire humaine, dans une perspective qui préfigure les théories les plus contemporaines de la « coévolution », et a offert à la postérité une des critiques les plus vigoureuses de la rupture par le capitalisme de « l'interaction métabolique » entre la nature et les sociétés humaines. L'enjeu de ce retour à Marx dans une perspective écologique n'est pas de pure érudition ; il ne s'agit pas non plus de sauver une « idole ». S'il faut aujourd'hui tirer de l'oubli la tradition marxiste et socialiste de l'écologie politique, c'est que la perspective marxienne en la matière a une actualité brûlante : une des questions les plus urgentes de l'heure n'est-elle pas de savoir si la crise écologique est soluble dans le capitalisme ? Ce livre est la traduction des chapitres 8 à 11 de The Ecological Revolution. Making Peace with the Planet de John Bellamy Foster (New York, The Monthly Review Press, 2009). John Bellamy Foster est, avec Barry Commoner, James O'Connor et Joel Kovel, une des figures les plus importantes de l'écosocialisme aux USA. Il enseigne la sociologie à l'université de l'Oregon et dirige depuis 2000 la prestigieuse Monthly Review. Il est notamment l'auteur de Marx's Ecology. Materialism and Nature (Monthly Review Press, 2002). 135 pages..........édition : septembre 2011

    14,00 €