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Bandes dessinées


  • Auslender : Omerta à l'hôpital

    Ancienne étudiante en soins infirmiers, Solange Baudo fait partie de tous ceux qui ont subi la maltraitance du corps hospitalier mise en lumière dans Omerta à l'hôpital, au point de renoncer à poursuivre dans cette voie. Aujourd'hui illustratrice sous le nom de Soskuld, elle a choisi d'adapter une cinquantaine de témoignages parus dans Omerta à l'hôpital, en collaboration avec Valérie Auslender.

    Chaque planche vient en illustration des thèmes déjà déclinés dans Omerta à l'hôpital – l'humiliation ; la déshumanisation ; l'acharnement ; la prétendue incompétence ; l'ignorance ; l'abus de pouvoir ; l'omerta ; l'exploitation ; le pénal – ; un extrait choisi des avis des différents experts sollicités complète chaque partie. L'introduction et la conclusion seront signées de Valérie Auslender.

    édition : avril 2018

    16,00 €
  • Aya de Yopougon tome 1

    Côte d'Ivoire, 1978. Aya, dix-neuf ans, vit à Yopougon, un quartier populaire d'Abidjan. Ça sent le début des vacances mais très vite les choses vont commencer à se gâter… « Dans les années 1970, la vie était douce en Côte d’Ivoire. Il y avait du travail, les hôpitaux étaient équipés et l’école était obligatoire. J’ai eu la chance de connaître cette époque insouciante, où les jeunes n’avaient pas à choisir leur camp trop vite, et ne se préoccupaient que de la vie courante : les études, les parents, les amours… Et c’est cela que je veux raconter dans Aya, cette Afrique qui subsiste malgré tout car, comme on dit chez nous, « la vie continue »… » (Marguerite Abouet). 112 pages Edition : 2006

    7,65 €
  • Aya de Yopougon tome 3

    Dans les années 1970, la vie était douce en Côte d'Ivoire. Il y avait du travail, les hôpitaux étaient équipés et l'école était obligatoire. J'ai eu la chance de connaître cette époque insouciante, où les jeunes n'avaient pas à choisir leur camp trop vite, et ne se préoccupaient que de la vie courante : les études, les parents, les amours... Et c'est cela que je veux raconter dans Aya, une Afrique sans les clichés de la guerre et de la famine, cette Afrique qui subsiste malgré tout car, comme on dit chez nous, "la vie continue"... 140 pages édition : octobre 2007

    7,65 €
  • Bablet (Damasio) : Carbone et silicium

    2046

    Derniers nés des laboratoires Tomorrow Foundation, Carbone et Silicium sont les prototypes d’une nouvelle génération de robots destinés à prendre soin de la population humaine vieillissante.
    Élevés dans un cocon protecteur, avides de découvrir le monde extérieur, c’est lors d’une tentative d’évasion qu’ils finiront par être séparés. Ils mènent alors chacun leurs propres expériences et luttent, pendant plusieurs siècles, afin de trouver leur place sur une planète à bout de souffle où les catastrophes climatiques et les bouleversements politiques et humains se succèdent...

    édition : avril 2021

    22,90 €
  • Backderf : Trashed

    "Quel meilleur poste d’observation en effet que l’arrière d’un camion poubelle ? Sauf que J.B., notre héros, n’est pas journaliste et se retrouve là pour gagner son pain comme ses camarades de travail.
    J.B. et Mike, deux potes de lycée, travaillent donc comme éboueurs. Leurs conditions de travail sont terribles, sous la pluie, la neige ou sous un soleil de plomb. L’auteur ne nous épargne rien du regard des autres sur ce métier souvent méprisé et des relations compliquées que cela implique. Entre chiens errants et habitants à l’esprit dérangés, entre sacs-poubelles mal fermés et décharge à ciel ouvert, c’est l’arrière cour d’un système en décomposition qui nous est révélé de case en case. Mais le propos est toujours rempli d’humour et de compassion, les gags nombreux, et les portraits d’une administration bureaucratisée et corrompue hilarants.
    Au fil des pages, c’est un peu l’état de notre humanité quotidienne, l'illogisme du système dans lequel on vit et l’avenir des êtres humains sur cette planète qui se font jour. On passera ainsi de la surconsommation à la crise des « subprimes » et aux expulsions expéditives des familles à la rue. Jouets d’enfants, photos de famille, meubles générationnels, objets de souvenirs… des vies entières sur le trottoir. Un drame économique et humain que les éboueurs ne peuvent ignorer pas plus que le gaspillage alimentaire et l’obsolescence programmée des produits qui remplissent l’arrière de leur camion affectueusement surnommé « Betty ». D’ailleurs, le chapitre consacré à la journée des « encombrants » vaut tous les précis écologistes, ainsi que le prologue et l’épilogue très documentés sur l’étendue des dégâts et l’urgence pour la planète de changer de modèle.
    Le style de dessin au trait rond de Derf Backderf, atypique et très personnel, convient à merveille au ton délibérément humoristique du récit, avec une petite constante sarcastique bienvenue. Le graphisme s’inscrit ainsi dans la lignée des meilleurs comics underground, à la fois souple et grinçant." Sylvain Chardon

    édition : octobre 2015

    22,00 €
  • Banerjee : Corridor

    Au cceur de Delhi, se trouve la librairie de Jehangir Rangoowalla où s'entassent dans un désordre apparent des monceaux de livres d'occasion aux titres les plus divers et les plus improbables. En outre, le maître des lieux offre à ses clients du thé, des joints' ainsi que sa profonde sagesse à ses clients. Parmi ces derniers, Brighu se prend pour un explorateur postmoderne à la recherche aussi bien de l'amour que d'objets invraisemblables tandis que Digital Dutta s'est créé un univers fantastique où Marx croise Chris Evert et Heisenberg côtoie Houdini. Quant au jeune marié Shintu, en quête de l'aphrodisiaque suprême, il tombe dans les griffes d'inquiétants charlatans. L'humour pinçant de l'auteur et son graphisme inventif mettent en lumière les contradictions de l'Inde, partagée entre culture millénaire et soif de modernité. 114 pages Edition : 2006

    15,30 €
  • Barral : Sur un air de fado

    Lisbonne, été 1968.
    Depuis 40 ans, le Portugal vit sous la dictature de Salazar.
    Mais, pour celui qui décide de fermer les yeux, la douceur de vivre est possible sur les bords du Tage. C'est le choix de Fernando Pais, médecin à la patientèle aisée. Tournant la page d'une jeunesse militante tourmentée, le quadragénaire a décidé de mettre de la légèreté dans sa vie et de la frivolité dans ses amours.
    Un jour où il rend visite à un patient au siège de la police politique, Fernando prend la défense d'un gamin venu narguer l'agent en faction. Mais entre le fl ic et le médecin, le gosse ne fait pas de distinguo. Et si le révolutionnaire en culottes courtes avait vu juste ? Si la légèreté de Fernando était coupable ?
    Le médecin ne le sait pas encore, mais cette rencontre fera basculer sa vie...
    édition : février 2021

    22,50 €
  • BD : Mauvais genre

    INTERVIEW tiré du site de RFI: http://www.rfi.fr/france/20140131-angouleme-chloe-cruchaudet-mauvais-genre-bd/

    Mauvais genre part d’une histoire vraie, celle de Paul, au départ travesti par nécessité, car c’est un soldat déserteur de la Première Guerre mondiale. Puis il va finalement y prendre goût. Il va être précurseur d’une certaine liberté sexuelle à une époque où c’est complètement inimaginable. Comment êtes-vous tombée sur cette histoire ?

    À vrai dire, on m’a tout simplement offert le livre original, La Garçonne et l’assassin. C’est un essai historique, écrit par deux historiens. Ce n’est absolument pas romancé. C’était un beau cadeau. Dès que j’avais lu ce livre, j’ai été fascinée par le personnage de Paul, le personnage de Louise aussi. Je les ai trouvés extrêmement attachants. Et toutes les zones d’ombre qui avaient ce livre écrit par les historiens. Je me suis plu à imaginer ce qui avait pu se passer, parce qu’ils ont gardé dans les archives des traces de certains évènements.
    Par contre, par exemple, on ne sait pas qui a eu l’idée du travestissement. Est-ce que c’était suite à la désertion de Paul quand il essayait de se cacher. Est-ce que c’est sa femme qui l’a incité à se travestir en dame pour échapper aux autorités militaires ou est-ce que c’est lui ?

    Du coup, vous avez inventé des épisodes pour les besoins du récit ?

    Oui, et tout ce qui concerne l’intimité du couple. De toute façon, par définition, il n’y a pas d’archives. Donc j’ai imaginé quels avaient pu être les rapports de force entre eux. Au début, ça m’a paru évident vu le caractère de l’un et de l’autre. C’était Louise qui était un petit peu le maître du jeu et qui apprenait à son disciple, qui l’intronisait dans le monde des femmes. Puis petit à petit, ce qui m’a intéressée, c’est que le disciple dépasse le maître.
    Paul va devenir encore plus féminin que sa propre femme, ce qui va créer des déséquilibres, des jalousies, mais dû à la personnalité particulière de Paul qui était quelqu’un de très exhibitionniste. Il devait certainement avoir un fort charisme. Donc quand il a décidé d’aller au Bois de Boulogne par hasard, c’est devenu complètement une espèce d’égérie, une diva incroyable.

    Est-ce que vous avez dû faire des choix et laisser de côté des épisodes véridiques ?

    Énormément, parce que le destin de ce couple a été complètement fou. Il y a eu plein de choses qui paradoxalement étaient vraies, mais invraisemblables. L’exemple que je cite un peu souvent, c’est que Paul par exemple a été championne de France de parachutisme.

    Championne donc sous son identité féminine ?

    Sous l’identité de Suzanne qui était son pseudonyme féminin. Ça veut dire que les autorités médicales se sont laissées tromper. Il devait être très crédible. Après, cela paraît tellement fou. Lui qui était issu d’un milieu prolétaire, on ne sait pas comment il a eu accès à ces championnats de parachutisme. Même les historiens n’ont pas trop d’explications.
    C’est un exemple d’évènement dans le destin du couple que j’ai dû laisser de côté parce que, pour amener quelque chose d’aussi incroyable, c’était très compliqué.

    Pour Mauvais genre, graphiquement, avez-vous essayé d’épurer si ce n’est de styliser votre dessin au maximum ?

    Ça m’a semblé plus pertinent de laisser un peu d’imagination au lecteur. D’avoir un trait imprécis, ça permet de tricher tout simplement. Parce que Paul est très reconnaissable dans mon dessin, je lui ai fait un très grand nez. Mais si j’avais fait un dessin très réaliste, il y aurait encore eu un souci du vraisemblable, tandis que là, vu que mon dessin est à la base imprécis, de temps en temps quand il verse dans le côté de la féminité, je modifie finalement un petit peu le volume de son visage, etc. de manière imperceptible. Et ça se fait finalement plus facilement.
    En ce qui concerne les décors, je fais attention à que ce soit les personnages qui soient les plus forts. J’évoque juste le décor et je laisse tout ça dans une espèce de côté très charbonneux et assez imprécis.

    édition : septembre 2013

    22,95 €
  • Bechdel : L'essentiel des gouines à suivre 1987-1998

    Auteure de BD américaine, Alison Bechdel a dessiné pendant 20 ans le célèbre The Essential dykes to watch out for où elle se met en scène avec ses amies homosexuelles dans leur quotidien fait de militantisme, de drague et de questionnements existentiels. L’album est enfin traduit en français aux éditions Même pas mal.

    edition : septembre 2016

    25,00 €
  • Bertier : Paul Lamploix et le 4 Hubert, chômeurs du futur

    Préparez vos zygomatiques ! Dans cette bande dessinée entièrement réalisée en détournant de vieux comics américains libres de droit,on suit avec délectation les aventures de Paul Lamploix et de ses quatre Huberts, chômeurs du futur sillonnant la galaxie pour trouver un emploi et prouver à l'univers que quand on veut, on peut ! Une satire sociale sur le monde du travail parsemée d'humour potache !

    édition : avril 2019

    18,00 €
  • Bischoff Léonie : Anaïs Nin sur la mer des mensonges

    Début des années 30. Anaïs Nin vit en banlieue parisienne et lutte contre l’angoisse de sa vie d’épouse de banquier. Plusieurs fois déracinée, elle a grandi entre 2 continents, 3 langues, et peine à trouver sa place dans une société qui relègue les femmes à des seconds rôles. Elle veut être écrivain, et s’est inventé, depuis l'enfance, une échappatoire : son journal. Il est sa drogue, son compagnon, son double, celui qui lui permet d’explorer la complexité de ses sentiments et de percevoir la sensualité qui couve en elle. C’est alors qu’elle rencontre Henry Miller, une révélation qui s’avère la 1re étape vers de grands bouleversements.

    édition : août 2020

    23,50 €
  • Bocquet : Olympe de Gouges

    Mariée et mère à 18 ans, veuve aussitôt après, Marie Gouze décide ensuite de vivre librement. Elle se fera désormais appeler Olympe de Gouges. Femme de lettres, fille des Lumières, libertine et républicaine, Olympe a côtoyé la plupart de ceux qui ont laissé leur nom dans les livres d'histoire au chapitre de la Révolution : Voltaire, Rousseau, Mirabeau, La Fayette, Benjamin Franklin, Philippe Egalité, Condorcet, Théroigne de Méricourt, Desmoulins, Marat, Robespierre...
    En 1791, quand elle rédige la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, Olympe demande l'égalité entre les sexes et le droit de vote ; des propositions qui resteront révolutionnaires jusqu'au XXe siècle.
    Le prix s'explique par le caractère très volumineux de cette BD

    2dition : septembre 2016

    27,95 €
  • Boisserie (d'après Delteil) : Les années rouges et noires T.1 Agnès

    Cette BD est tirée du roman de notre camarade Gérard Delteil .

    1945 : la France d'après-guerre. Sous l'influence du général de Gaulle, les Français divisés ont dû unir leurs forces pour reconstruire un pays épuisé par cinq années d'occupation. Collaborateurs du régime de Vichy, résistants, communistes ou gaullistes : les ennemis d'hier vont devoir travailler ensemble à l'édification politique et sociale de la nation.
    Une épée de Damoclès pèse cependant sur tous les protagonistes : des fiches de renseignements d'une incroyable précision, établies par les agents de Vichy, risquent à tout moment de révéler le passé plus ou moins obscur de tout un chacun. Celui qui les détient a entre les mains le plus puissant des outils de pression...
    La BD retrace les aventures de trois personnages principaux : Agnès Laborde, jeune résistante qui s'engagera aux côtés du général de Gaulle et mènera une carrière politique. Alain Véron, frère d'un militant communiste mystérieusement assassiné à la Libération, qui fréquente les boîtes de Saint-Germain-des-Prés et semble avoir mille vies. Et enfin Aimé Bacchelli, ancien collabo et homme de l'ombre, à la recherche de reconnaissance mais aussi de coups tordus...

    édition: avril 2016

    17,00 €
  • Bollée Puchol : Contrecoups, Malik Oussekine

    Cela faisait plusieurs semaines de les étudiants manifestaient dans Paris et que les face-à-face avec la police se durcissaient.
    Mais pour Olivier, Estelle, Martin, Oscar, Jean-Luc, Alain, Lise, Hassin et Francky, la vie continuait et la soirée du 5 décembre 1986 aurait pu être comme toutes les autres... Sauf qu'ils se sont retrouvés en plein cœur de « l'affaire Malik Oussekine ».

    edition: février 2016

    18,95 €
  • Bourgeon : Le sang des cerises (Les passagers du vent t.8)

    Paris, 16 février 1885. On enterre Jules Vallès, tout juste cinq ans après l’amnistie des communards et le retour des exilés. Zabo est là, au milieu de la foule immense. Alors que nous l’avions quittée vingt ans plus tôt, en Louisiane, elle répond aujourd’hui au prénom de Clara. Quand elle voit une jeune fille, fraîchement débarquée de sa Bretagne natale, se faire maltraiter, Zabo réagit.

    édition : octobre 2018

    17,95 €
  • Boutant Mathieu : Les crocodiles sont toujours là

    Le Projet Crocodiles naît sur Internet en même temps que le site Paye Ta Shnek et bien avant le mouvement #metoo. Des témoignages de femmes victimes de harcèlement de rue et de sexisme y sont transposés en bande dessinée avec une originalité : les hommes sont représentés sous la forme de crocodiles. Juliette Boutant rejoint Thomas Mathieu et, ensemble, ils rendent compte d’actes sexistes qui se déroulent aussi ailleurs que dans la rue : les violences gynécologiques et obstétricales, le sexisme dans les rapports avec la police, en milieu professionnel, dans la sexualité, la vie publique ou encore l’éducation.

    édition : septembre 2019

    19,50 €
  • Buhle : Wobblies, un siècle d'agitation sociale aux USA

    27 juin 1905, Chicago. Deux cents délégués fondent les Industrial Workers of the World (IWW). Leur objectif: détruire le capitalisme et l'État pour en finir avec la domination. Leur arme: un syndicat internationaliste réunissant tous les exploités, hommes et femmes, américains ou immigrés, sous la bannière "One Big Union". Leur méthode : la lutte des classes et l'action directe.
    Ces hommes et ces femmes, connus sous le nom de wobblies, sont à l'origine du mouvement le plus radical de l'histoire des États-Unis. Pionniers de la contre-culture américaine, dont les influences perdurent jusqu'à aujourd'hui, ils vont faire trembler le système capitaliste et subir une répression à la hauteur de la menace qu'ils représentaient pour le pouvoir.
    Leur histoire, rapportée ici par quelques grands noms de la BD underground (dont Harvey Pekar, Peter Kuper, Mike Konopacki, Seth Tobocman, Jay Kinney, Sabrina Jones, Sharon Rudhal), constitue un exemple inédit de lutte pour l'égalité et la liberté.

    édition : mars 2019

    26,00 €
  • Bunjevac Nina : Bezimena

    Benny est un petit garçon comme les autres. De bonne famille, de bonne éducation et qui ne manque de rien. Et pourtant... Pourtant Benny est différent. Benny regarde les petites filles d'une bien étrange manière. Dans sa tête se font jour des obsessions inavouables. Tant et si bien qu'il devient compliqué pour lui de vivre en société... Que se passe-t-il dans la tête du grand méchant loup ? Dans ce conte noir pour adultes, Nina Bunjevac nous entraîne sans tabou sur le sentier rarement battu du psychisme du délinquant sexuel.

    édition : août 2018

    29,00 €
  • Christin : Orwell

    Qui d’autre que l’auteur des cultissimes Phalanges de l’ordre noir1 pouvait s’attaquer à la biographie de George Orwell ? Les écrits et la vie mouvementée de George Orwell s’inscrivent encore dans les soubresauts de la société contemporaine. Le crépuscule du stalinisme n’a pas donné une ride à son œuvre. « Big Brother » s’infiltre de plus en plus dans nos logis, les pauvres sont toujours plus pauvres, les trahisons occidentales et russes au Rojava kurde résonnent avec la Catalogne de 1937 ou d’aujourd’hui.

    Une vraie recherche biographique
    Visionnaire, complexé, torturé, Eric Blair (alias Orwell) a marqué plusieurs générations de créateurEs et de lecteurEs. Pierre Christin et le dessinateur Sébastien Verdier retracent sa vie dans un grand roman graphique. Le scénariste s’est appuyé sur les travaux de l’essayiste étatsunien Christopher Hitchens2. En s’aidant de plusieurs astuces narratives et/ou graphiques, il a su découper la vie de l’auteur de telle sorte que chaque époque de la vie d’Eric Blair éclaire l’autre (« Orwell avant Orwell », « Blair invente Orwell », « Orwell orwellien » et « Après Orwell »).

    Un objet-livre atypique
    Le portrait dressé, très éclectique et personnel, rend palpable un personnage certes bourré de contradictions mais surtout de certitudes non négociables. La forme éditoriale de la BD Orwell en fait un objet-livre où les auteurs laissent parfois la parole à l’écrivain en le citant à travers ses propres tapuscrits3 ou en cédant le pinceau à d’autres talents du neuvième art : André Juillard, Manu Larcenet, Blutch, Olivier Balez, Juanjo Guarido (inoubliable portait de Napoléon, le cochon) et bien sûr Enki Bilal. Le trait classique et fin de Sébastien Verdier, son dessin noir et blanc réaliste, relevé parfois de touches de couleur et de photographies d’époque, donnent du relief à des cases très fouillées. Le dessinateur ne néglige ni les décors ni les atmosphères qui renforcent ainsi le travail biographique de Pierre Christin.

    Un regret orwellien
    Pierre Christin ne peut s’empêcher de remarquer dans le chapitre « Après Orwell » qu’« une certaine extrême gauche ou extrême droite tente d’annexer l’écrivain ». Rappelons donc, en toute humilité, au grand scénariste que si, toute sa vie, Orwell est resté conservateur dans certains domaines (mariage, incompréhension de l’homosexualité), il est resté jusqu’à son dernier souffle anti-impérialiste et socialiste révolutionnaire.
    Sylvain Chardon

    édition : juin 1019

    19,99 €
  • Chroniques de Jérusalem

    Guy Delisle et sa famille s'installent pour une année à Jérusalem. Mais pas évident de se repérer dans cette ville aux multiples visages, animée par les passions et les conflits depuis près de 4 000 ans. Au détour d'une ruelle, à la sortie d'un lieu saint, à la terrasse d'un café, le dessinateur laisse éclater des questions fondamentales et nous fait découvrir un Jérusalem comme on ne l'a jamais vu. Date de parution : 11/2011

    25,50 €
  • Ciriez Lamy : Frantz Fanon

    Résumé
    Le nom de Frantz Fanon (1925-1961), écrivain, psychiatre et penseur révolutionnaire martiniquais, est indissociable de la guerre d'indépendance algérienne et des luttes anticoloniales du XXe siècle. Mais qui était vraiment cet homme au destin fulgurant ? Nous le découvrons ici à Rome, en août 1961, lors de sa légendaire et mystérieuse rencontre avec Jean-Paul Sartre, qui a accepté de préfacer Les Damnés de la terre, son explosif essai à valeur de manifeste anticolonialiste.
    Ces trois jours sont d'une intensité dramatique toute particulière : alors que les pays africains accèdent souvent douloureusement à l'indépendance et que se joue le sort de l'Algérie, Fanon, gravement malade, raconte sa vie et ses combats, déplie ses idées, porte la contradiction au célèbre philosophe, accompagné de Simone de Beauvoir et de Claude Lanzmann. Fanon et Sartre, c'est la rencontre de deux géants, de deux mondes, de deux couleurs de peau, de deux formes d'engagement.
    Mais la vérité de l'un est-elle exactement celle de l'autre, sur fond d'amitié et de trahison possible ? Ce roman graphique se donne à lire non seulement comme la biographie intellectuelle et politique de Frantz Fanon mais aussi comme une introduction originale à son oeuvre, plus actuelle et décisive que jamais.

    édition septembre 2020

    28,00 €
  • Comotto : Simon Radowitzky, matricule 155

    Le Matricule 155 a collé à la peau de Simon Radowitzky pendant toute sa vie. Des pogroms perpétrés par les cosaques dans la Russie impériale de la fin du XIXe, jusqu'au massacre des manifestants du 1er mai dans l'Argentine de 1909, et pendant plus de vingt ans d'enfermement au fin fond des glaces d'Ushuaia, Simon s'est battu.
    Jusqu'où un homme peut-il résister pour un idéal ? Cet idéal peut-il le rendre invincible ? Simon Radowitzky a été l'une de ces rares anomalies qui transcendent le mythe pour redevenir, après la misère, l'horreur et l'ignominie, ce qu'il voulait être : un homme simple et commun qui a lutté pour la justice. Voici son histoire.

    édition : octobre 2017

    30,00 €
  • Constanty : D'or et de plomb, Monaco, luxe crime et corruption

    À travers les affaires Pastor et Rybolovlev, "Monaco - Luxe, crime et corruption" lève le voile sur l'envers du décor de la principauté. Hélène Constanty, journaliste d’investigation et autrice, et Thierry Chavant, auteur de BD ("Sarkozy-Kadhafi"), proposent une enquête en immersion, digne d’un polar dans la principauté de Monaco. À travers de ténébreuses affaires, ce récit révèle les fondements d’un paradis fiscal au cœur de l’Europe. Captivant.

    édition mai 2021

    17,95 €