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Education, pédagogie


  • Acides : Arrêtons les frais, pour un enseignement supérieur gratuit et émancipateur

    EXTRAIT :

    Si l’on a ainsi refusé de se laisser enfermer dans le piège d’une discussion purement comptable, c’est qu’il importe de réinscrire la controverse sur le mode de financement de l’enseignement supérieur dans le débat plus large sur le fonctionnement inégalitaire du système éducatif et les formes de ségrégation entre filières d’enseignement, en particulier la division entre grandes écoles et classes préparatoires d’un côté, et universités de l’autre.
    Accueillant pourtant un public socialement favorisé, les premières bénéficient d’un financement bien supérieur à celui des secondes, qui recrutent davantage parmi les classes moyennes et populaires. Prendre au sérieux le caractère hautement politique du problème du financement de l’enseignement supérieur nous amènera ainsi à rencontrer, à partir de la question spécifique des frais d’inscription, les thématiques de la démocratisation scolaire, des conditions de vie des étudiants, du système de bourses et d’aides, mais aussi de la progressivité de l’impôt ou de la politique du logement.
    Sans doute pourra-t-on nous rétorquer : "qui trop embrasse mal étreint". Mais à trop vouloir restreindre le champ d’analyse, on en oublie parfois et le tableau général, qui donne sens au problème des frais d’inscription, et les enjeux politiques globaux, sans lesquels l’écriture de ce livre n’aurait pas valu une heure de peine.

    édition : janvier 2015

    8,00 €
  • BD Remedium : Cas d'école

    À travers 14 histoires-portraits de ces institutrices et instituteurs, Remedium, dessinateur et lui-même enseignant, nous fait prendre conscience de la crise de la profession et réalise un précieux travail de mémoire pour que ces morts n'aient pas été vaines. <.br>Ainsi, il relate la descente aux enfers de Christine Renon, directrice d'une école maternelle à Pantin, qui s'est suicidée le 21 septembre 2019, combattive, impliquée et passionnée mais épuisée et découragée par un système déshumanisant. Ou encore l'histoire de Jean Willot, professeur à Eaubonne qui s'est suicidé après qu'une famille de son établissement a déposé plainte contre lui pour « violences aggravées ».
    Le quinquagénaire avait de son côté expliqué avoir seulement puni verbalement l'élève qui traînait sur les marches d'un escalier. Remedium, de son vrai nom, Christophe Tardieux, est professeur des écoles dans la ville de Tremblay-en-France en Seine-Saint-Denis et dessinateur.
    Il est déjà l'auteur de plusieurs bandes dessinées : Les Contes noirs du chien de la casse, L'enfant qui ne voulait pas apprendre à lire, Adama, l'étrange absence d'un copain de classe, Titi Gnangnan, Obsidion, chronique d'un embrasement volontaire.

    édition : septembre 2020

    15,00 €
  • Cazals : Je suis prof et je désobéis

    Lorsqu'en septembre 2002, Bastien Cazals entre à l'Education Nationale, il ne pensait pas devenir une des figures emblématiques de la lutte contre les "réformes Darcos" à l'instar d'Alain Refalo et d'autres plus ou moins connus. Ce texte est une dénonciation implacable de l'école d'aujourd'hui, un désastre républicain dont la gravité l'a conduit à désobéir. "L'école souffre des mêmes maux que notre société le délitement des libertés individuelles et collectives, l'abandon des valeurs humanistes, l'inégalité des chances. J'ai le sentiment désagréable que, dorénavant, sa mission se réduit à préparer un individu sélectionné, formaté, fiché dès sa plus tendre enfance. Seul un nouveau projet de société généreux et ambitieux - depuis la crise financière, nous savons tous qu'il est possible de trouver beaucoup d'argent lorsque c'est jugé nécessaire - permettra à l'école publique de renouer avec sa vocation républicaine : offrir à tous les enfants, sur tout le territoire, le même enseignement élémentaire et fondamental, pour permettre une véritable émancipation sociale. Début novembre 2008, cette réalité m'apparut définitivement insupportable. Je contactai un syndicat pour savoir si je pouvais démissionner du jour au lendemain. La réponse fut négative. Fin novembre, je pris ma plus belle plume et écrivis une lettre au président de la République. Un cri d'alerte ! Resté sans réponse... Comme d'ailleurs tous les appels à un grand débat public, portés par les mouvements citoyens actuels. Que me restait-il à faire ? En toute conscience : désobéir !" édition : avril 2009 26 pages

    3,10 €
  • Chambat : L'école des réac-publicains

    La pédagogie noire du FN et des néoconservateurs

    L’École est le champ d’intervention privilégié d’une galaxie intellectuelle et médiatique caressant le rêve de rétablir un état scolaire – et social – ancien.
    Pour ces « réac-publicains » (Natacha Polony, Jean-Paul Brighelli, Alain Finkielkraut, Éric Zemmour…) évoquant inlassablement l’effondrement du niveau et la décadence de l’institution, le redressement de l’École préfigurerait la restauration de l’ordre et de la nation. Leurs incessantes et virulentes polémiques s’inscrivent dans une tradition méconnue, celle de l’intérêt jamais démenti de l’extrême droite pour l’éducation.
    Cet ouvrage relate l’histoire de cette « pédagogie noire » et décrypte ses déclinaisons contemporaines afin d’en révéler les enjeux sociaux et idéologiques.
    Entre les sirènes du « nostalgisme » réactionnaire et le renoncement à toute perspective de transformation, il s’agit de retrouver le chemin d’une pédagogie de l’émancipation.

    édition : avril 2016

    10,00 €
  • Chambat : Pédagogie et révolution

    Questions de classe et (re)lectures pédagogiques.
    Cantonné à la seule question des moyens ou englué dans l’artificielle querelle opposant réac-publicains et pédagogistes, le débat autour de l’école est aujourd’hui dans l’impasse.
    Proposer une relecture des « classiques » de la pédagogie et questionner leur actualité à la lumière des enjeux présents est une manière de réactiver cette inspiration révolutionnaire qui guidait les éducateurs d’hier. De Francisco Ferrer à Jacques Rancière, en passant par Célestin Freinet, Paulo Freire ou Ivan Illich, ce recueil de chroniques publiées dans la revue N’Autre école esquisse le bilan d’un siècle de pratiques et de luttes pour une éducation réellement émancipatrice.Questions de classe et (re)lectures pédagogiques.
    Cantonné à la seule question des moyens ou englué dans l’artificielle querelle opposant réac-publicains et pédagogistes, le débat autour de l’école est aujourd’hui dans l’impasse.
    Proposer une relecture des « classiques » de la pédagogie et questionner leur actualité à la lumière des enjeux présents est une manière de réactiver cette inspiration révolutionnaire qui guidait les éducateurs d’hier. De Francisco Ferrer à Jacques Rancière, en passant par Célestin Freinet, Paulo Freire ou Ivan Illich, ce recueil de chroniques publiées dans la revue N’Autre école esquisse le bilan d’un siècle de pratiques et de luttes pour une éducation réellement émancipatrice.

    édition : août 2015

    10,00 €
  • Clifford : Histoire populaire des sciences

    Histoire populaire des sciences Nous connaissons tous l'histoire des sciences telle que nous l'avons apprise dans les manuels scolaires : comment, grâce à son télescope, Galilée démontra que la Terre n'est pas au centre de l'univers ; comment Newton découvrit l'existence de la gravité en voyant tomber une pomme ; comment Einstein résolut les mystères de l'espace et du temps grâce à une simple équation... Le récit traditionnel de cette épopée attribue à une poignée de grands hommes aux grandes idées l'intégralité de ces découvertes. Pourtant les sciences sont depuis toujours une oeuvre collective. Ce livre raconte l'histoire des savoirs établis par les chasseurs-cueilleurs, les petits paysans, les marins, les mineurs, les forgerons, les guérisseuses et tant d'autres gens qui devaient assurer leur subsistance au contact quotidien de la nature. La médecine trouve son origine dans la découverte par les peuples préhistoriques des propriétés thérapeutiques des plantes. La chimie et la métallurgie se développent à partir des savoirs produits par les mineurs, les forgerons et les potiers de l'Antiquité. Les mathématiques doivent leur existence aux topographes, aux marchands et aux comptables. Au XIXe siècle, l'alliance du capital et de la science marque le coup d'envoi de la civilisation de la technoscience, dominée par les experts et obsédée par la puissance, l'efficacité, la rationalisation, l'accumulation et le profit. Comprendre ce basculement nous permet de saisir la nature de la tyrannie technologique qui nous aliène aujourd'hui. édition format poche : avril 2014 662 pages

    12,00 €
  • Dalgalian : Enfances plurilingues. Témoignages pour une éducation bilingue et plurilingue

    Bilingue dès sa plus tendre enfance, Gilbert Dalgalian a consacré sa vie à l'apprentissage et l'enseignement des langues. Avec ce livre, il nous apporte une riche moisson de souvenirs, d'expériences et d'anecdotes suggestives et truculentes qu'il éclaire à chaque occasion des lumières de la psycholinguistique et de la sociolinguistique. Gilbert Dalgalian nous montre que tout enfant devenu bilingue dans une ambiance d'affectivité positive acquiert par là même la capacité d'apprendre d'autres langues avec aisance et rapidité. En outre, le sujet plurilingue vit non seulement la diversité des cultures, mais il retrouve en chacune d'elles les aspects éternels de la nature humaine. À l'heure où le monolinguisme en France est érigé pour ainsi dire en religion d'État, avec les redoutables inconvénients que cela comporte, cet ouvrage devrait non seulement être lu, mais médité. Il est l'oeuvre d'un sage. L'un des mérites, et non le moindre, est de nous aider à comprendre pourquoi et comment cette immigration, considérée par certains comme une calamité, représente en réalité pour notre pays une chance historique qu'il ne devrait pas laisser échapper. Jean Petit. Universités de Reims et Constance Successivement instituteur à Paris, enseignant de français langue étrangère à Calcutta et Ber-lin, professeur d'allemand et chercheur didactique des langues à Zurich, docteur en linguistique (université Nancy II), formateur d'enseignants au Sénégal, en Côte d'Ivoire (UNESCO) et à Munich, puis de plus en plus actif dans les domaines de l'ingénierie éducative et des apprentissages précoces de langues, Gilbert Dalgalian fut, entre deux postes à l'étranger; Directeur pédagogique de l'Alliance française de Paris de 1983 à 1988. Membre de l'association Europe-Éducation et vice-président du C.M.LE.B., il participe au comité de rédaction de la revue Éducation et sociétés plurilingues. Son parcours, à tous points de vue diversifié, conduit Gilbert Dalgalian non seulement à remettre en question les conditions actuelles de l'enseignement des langues, mais aussi à prôner l'ouverture tous azimuts de l'école : sur le milieu, sur les technologies nouvelles, sur l'action et le développement, sur tout ce qui est utile, fait plaisir et donne du sens à l'éducation. 169 pages Edition : 2000

    17,00 €
  • De Cock Laurence : La fabrique scolaire de l'histoire

    Pourquoi et comment apprendre l’histoire ? Huit années ont passé depuis la première édition de La Fabrique scolaire de l’histoire et l’ouvrage a rejoint les classiques sur l’enseignement de l’histoire-géographie. Dans la continuité du premier volume, cette deuxième édition entièrement refondue poursuit la réflexion amorcée sur les spécificités de l’histoire enseignée en entrant plus profondément dans le détail des pratiques.
    Entre-temps, les programmes ont changé, les clivages se sont accentués et les attentats de 2015 ont eu des conséquences importantes sur l’enseignement. Si l’histoire scolaire a toujours été tiraillée entre finalités civiques, identitaires et critiques, il semble bien que la dernière soit aujourd’hui la plus maltraitée. Pour les auteurs de ce recueil, la pratique et l’expérimentation restent les meilleures manières de pallier les empêchements des prescriptions officielles.
    Mais l’enjeu est avant tout de participer à redéfinir les contours d’une école républicaine malmenée par le démantèlement du service public. Il en va de la légitimité de la posture enseignante, trop souvent réduite à la fausse évidence de l’« autorité », mais aussi des finalités politiques d’une école dont on prétend sans arrêt réparer les pannes d’ascenseur (social) par la destruction de ses fondations.

    édition : août 2017

    15,00 €
  • De Cock Laurence : Sur l'enseignement de l'histoire

    Débats, programmes et pratiques de la fin du XIXe siècle à nos jours Comment sortir des sempiternelles lamentations sur les programmes ou les manuels d’histoire ? Peut-être en posant autrement les questions soulevées par l’enseignement de cette discipline si sensible ; sans doute aussi en donnant à voir de cet enseignement d’autres angles que les polémiques auxquelles nous ont habitués les commentateurs médiatiques ou les prophètes du désastre qui vient.
    L’histoire d’une discipline scolaire est inséparable de celle de ses acteurs, ses lieux, ses outils, ses espaces de discussions ou de conflits. L’histoire est bien une matière vivante dont on ne peut saisir la saveur sans entrer dans les coulisses de sa fabrication, de ses transformations, et de ses modes de transmission et d’appropriation.
    C’est ceci qui est tenté ici : une histoire par en bas et par les praticien·ne·s depuis le XIXe siècle, qui revisite quelques certitudes et témoigne de l’ancienneté et de la récurrence de débats qui sont pourtant toujours présentés comme inédits.
    Ce livre s’adresse à celles et ceux qui souhaitent comprendre les ressorts d’une des « passions françaises », se plonger dans une autre manière de penser l’histoire à l’école et réfléchir aux vertus émancipatrices d’un enseignement libéré de ses geôliers

    édition : mars 2018

    17,00 €
  • Decker Véronique : L'école du peuple

    « L’école du peuple sera l’œuvre des éducateurs du peuple », Célestin Freinet.

    Véronique Decker, directrice d’école à Bobigny, reprend la plume et livre 64 billets inspirés par son quotidien d’enseignante et de cadre de l’Éducation nationale engagée au service de ses élèves de la cité Karl-Marx.
    Il y est question d’apprentissages lents, d’éveil au monde, de pédagogie Freinet, de fraternité, d’amour et d’empathie, mais aussi d’injustice et de casse de l’école, des quartiers populaires et des solidarités.
    Celle qui entame ses dernières années d’exercice livre un regard rétrospectif tantôt sombre parfois cocasse, mais résolument combatif.

    édition : juin 2017

    10,00 €
  • Decker Véronique : Trop classe !

    "Pour parler de la banlieue sans jamais nommer les pauvres, les Arabes, les Noirs et les Roms qui composent désormais la classe sociale majoritaire en nombre d'habitants, l'Etat a du inventer d'exquises circonvolutions de langage... Ainsi il y a des "quartiers"...
    Les antiracistes s'exclament "mais non ce n'est pas vrai ! il n'y a pas de territoires perdus !". Ben si. Il y a des quartiers où plus rien ne fonctionne bien et où on a perdu les services sociaux de l'Etat".

    Véronique Decker enseigne depuis trente ans à Bobigny. C'est ce chemin qu'elle raconte dans un petit livre bien écrit, en brossant un tableau composé de petites scènes vigoureuses, touchantes, droles parfois, qui constituent au final un témoignage unique sur le métier d'enseignant dans le département le plus pauvre de métropole.

    "J'ai toujours beaucoup aimé enseigner en Seine Saint-Denis", écrit-elle. "Je sais , ce que je dis n'est pas à la mode. Il faut se plaindre de nos conditions de travail exceptionnellement dures, des racailles, de la République abandonnée... C'est vrai que c'est difficile, rugueux, complexe... Mais j'aime ces enfants là".
    Alors Véronique Decker raconte son combat pour que les enfants Roms soient scolarisés. Elle raconte aussi que la République est toujours là, notamment avec les conseils d'élèves de son école Freinet : "les conseils d'élèves, lorsqu'ils disposent de véritables pouvoirs sont notre meilleure garantie de construire un avenir plus juste avec des enfants formés à une démocratie ancrée dans le sol". C'est toute une philosophie et une pratique de l'école que son livre restitue par petites touches.

    édition :février 2016

    10,00 €
  • Freire : Pédagogie des opprimés

    Si l’éducateur est celui qui sait, si les élèves sont ceux qui ignorent, il incombe au premier de donner, de remettre, d’apporter, de transmettre comme en dépôt son savoir aux seconds. Il n’est donc pas étonnant que, dans cette vision “bancaire” de l’éducation, les élèves soient vus comme des êtres d’adaptation, d’ajustement. Et plus ils s’emploient à archiver les dépôts qui leur sont versés, moins ils développent en eux la conscience critique qui leur permettrait de s’insérer dans le monde, en transformateurs de celui-ci. En sujets. Dans la mesure où cette vision bancaire de l’éducation annule ou minimise le pouvoir créateur des élèves, qu’elle stimule leur naïveté et non leur esprit critique, elle satisfait les intérêts des oppresseurs : pour eux, il n’est pas fondamental de mettre à nu le monde, ni de le transformer. Ouvrage majeur de Paulo Freire, ce livre présente quelques aspects d’une pédagogie élaborée non seulement pour les opprimés, mais avec eux, et dans le cadre même de leur lutte perpétuelle pour affirmer leur humanité. À l’image d’autres grands pédagogues, en premier lieu Célestin Freinet, Freire rappelle que projet éducatif et projet social sont indissociables. Selon lui, le but de l’éducateur est de donner aux opprimés les moyens de construire une conscience claire de leur position, et de rechercher avec eux les moyens de transformer le monde. Écrit en 1968 au Chili, ce texte irrigue aujourd’hui encore la pensée de la pédagogie critique partout dans le monde. édition : Agone 2021

    22,00 €
  • Gintzburger et RESF : Ecoliers vos papiers

    Ils s'appellent Rachel, Jonathan, Kankou, Karina, Frida ou Claudio. Ils habitent Sens, Metz ou Orléans. Ils vivent et vont à l'école dans notre pays depuis des années. Pourtant ces enfants qui ont trouvé refuge en France sont en danger. Car ils sont enfants de sans-papiers. Et sur eux pèse chaque jour la menace de l'expulsion. Décidé à durcir sa lutte contre l'immigration clandestine, le ministre de l'Intérieur veut doubler le nombre de reconduites à la frontière d'ici à la fin de l'année. Alors, pour défendre ces enfants, des collectifs de soutien se sont improvisés, ici dans une école, là dans un village. Et la résistance a fait tache d'huile. Elle est désormais incarnée par RESF, qui rassemble des professeurs, des parents d'élèves, des élus. Ensemble, ils bloquent les interventions de la police aux portes des écoles, et cachent parfois les enfants, au risque de devenir hors la loi. Face à la colère grandissante, Nicolas Sarkozy a annoncé fin octobre 2005 la suspension des expulsions d'élèves étrangers jusqu'à la fin de l'année scolaire. Mais après, que deviendront-ils ? Anne Gintzburger est journaliste et réalisatrice de documentaires. Elle anime chaque jour, sur la chaîne Gulli, l'émission ADOS. Elle est l'auteur de Dehors les p'tits lus . Réseau Éducation Sans Frontières (RESF) est né en 2004 de l'indignation d'enseignants à découvrir dans leurs classes de nombreux écoliers sanspapiers. 265 pages édition : avril 2006

    18,30 €
  • Hirsch Robert : Instituteurs et institutrices syndicalistes

    À l'heure du démantèlement de l'éducation, de la «crise» de l'enseignement et des luttes enseignantes, ce livre vient opportunément lever le voile sur une pratique syndicale de masse entre 1944 et 1967. Le Syndicat national des instituteurs et institutrices (SNI) a regroupé, dans les années qui ont suivi la seconde guerre mondiale, la grande majorité du personnel enseignant. Nous découvrons ici l'histoire méconnue de cette organisation qui a développé une vivante et innovante articulation entre pédagogie et politique, enseignement et émancipation. En retraçant l'histoire de ce syndicat dans ce qui est alors le département de la Seine, son inscription dans les luttes sociales, dans les larges mouvements de grèves qui agitèrent ces années de reconstruction, c'est aussi à une réflexion sur les rapports entre l'éducation et l'histoire politique du pays que nous invite l'auteur.

    21,50 €
  • Johsua Samuel : Une autre école est possible. Manifeste pour une éducation émancipatrice

    Face aux contre-réformes dans le secteur éducatif par les gouvernements successifs, le doute s'est emparé de nombreux enseignants, parents et élèves. Face à l'épuisement manifeste du pacte scolaire républicain, et alors que les paradigmes éducatifs traditionnels sont en crise, le besoin de refonder une pensée éducative de gauche à la mesure de ces enjeux devient pressant. Le présent manifeste entend y contribuer. Il analyse d'abord la dynamique profonde des attaques portées contre l'école à partir notamment d'une lecture des textes de l'OCDE en matière d'éducation. Il propose des orientations adaptées aux conditions contemporaines. Comment doter tous les jeunes d'outils intellectuels communs, et contribue en même temps à construire l'autonomie de chacun? Comment rendre effectif le droit égalitaire à l'éducation, préserver l'école de la soumission au capital et d'une professionnalisation prématurée? Alors que les politiques libérales nous éloignent toujours plus de ces principes, une gauche digne de ce nom devrait répondre aux questions décisives d'une politique éducative: quelle école, pour enseigner quoi, à qui, comment? Projet contre projet. SAMUEL JOHSUA, est professeur en Sciences de l'Éducation à l'Université de Provence. Il a été l'initiateur, en 1997, d'un colloque « Défendre et transformer l'École pour tous », qui a réuni plusieurs centaines de dirigeants syndicaux et de chercheurs spécialistes de l'éducation. Il a publié L'École pour tous (Paris, La Dispute, 2000). 128 pages Edition : 2003

    16,30 €
  • L'école en France. Crises, pratiques et perspectives

    La question scolaire se refuse à quitter le devant de la scène, la succession confuse des débats, polémiques, réformes et contreréformes s'accompagnant désormais du succès spectaculaire des marchands de soutien scolaire. Pour y voir plus clair, un bilan réfléchi des changements considérables qui ont affecté l'école en France depuis les années 1960 s'imposait. Celui qui est proposé ici s'intéresse d'abord aux dispositifs institutionnels qui encadrent la scolarisation des jeunes générations, aux transformations du monde enseignant, puis aux parcours des élèves euxmêmes. Il fait ainsi le point sur les questions très discutées de l'efficacité des nouvelles pédagogies, de la démotivation des élèves et du rôle du diplôme sur le marché du travail. Seule une relance de la démocratisation scolaire - c'est ce que ce bilan invite à conclure - permettra de sortir de la crise actuelle. La dernière partie de l'ouvrage interroge la crédibili té d'une telle perspective, et dessine les voies d'un dépassement de ce qui fai aujourd'hui blocage. Les auteurs, Stella Baruk, Jérôme Deauvieau, Geneviève Krick, Christian Laval, Laurence Ould Ferhat, Colette Ouzilou, Tristan Poullaouec. Jean-Pierre Terrail, sont sociologues ou spécialistes des processus d'apprentissage. 244 pages Edition : 2005

    20,00 €
  • Laacher Smaïn : L'institution scolaire et ses miracles

    La crise de l'institution scolaire est couramment assimilée à son incapacité à remplir la fonction d'«ascenseur social» qui est censée avoir été la sienne par le passé. Le cas des enfants d'immigrés est souvent donné pour exemple de cet échec. Qu'en est-il réellement? Le sociologue Smaïn Laacher, chercheur au Centre d'étude des mouvements sociaux, refuse cette approche qui tend, qu'on le veuille ou non, à considérer l'école indépendamment des conditions dans lesquelles elle accomplit sa tâche, des populations qui la composent et des résultats effectifs de son action. Sa perspective est double: sociologique et historique. Plutôt que de s'enfermer dans le questionnement obsessionnel de «l'échec scolaire des immigrés», pourquoi ne pas s'intéresser aux trajectoires scolaires d'enfants qui ont accédé à l'Université, afin de comprendre les conditions sociales nécessaires pour que l'école produise ces réussites actuellement improbables? On constate alors que l'histoire familiale (en pays d'origine et en pays d'accueil ), les conditions d'émigration et d'immigration conjuguées à une attention particulière de l'école sont des facteurs essentiels de longévité scolaire. Mais celle-ci a un prix que l'auteur analyse en détail à partir des nombreux entretiens qu'il a menés et des portraits attachants qu'il dresse de quelquesuns de ces miraculés scolaires. 212 pages Edition : 2005

    15,00 €
  • Le Bohec : L'école, réparatrice de destins?

    Article tiré du journal Ouest-France du 20/02/2008 cité sur le site des amis de Freinet. Paul Le Bohec a passé toute sa vie en Bretagne. Il réside actuellement à La Mézière, près de Rennes. : Philippe Renault Paul Le Bohec se définit comme un hérétique. Instituteur, disciple de Freinet, il s'est ensuite émancipé. Aujourd'hui, à 86 ans, il se raconte. Paul Le Bohec ne s'encombre pas de protocole. D'emblée, il tutoie. Cet enseignant a passé sa vie à l'école. Pourtant, enfant il s'y est senti « immergé dans l'ennui jusqu'à la pointe des cheveux ! » Plus tard, à l'école normale, il se met « en réserve de la République. » Rebelle, il se soustrait aux obligations, travaille sur les sujets qu'il choisit. Têtu, il a toujours refusé la routine. « J'ai bénéficié de circonstances favorables quand j'ai pris mon premier poste à Gévezé, près de Rennes, dans une école sans directeur, le 1er septembre 1940. J'y ai créé ma pédagogie, introduit le texte libre. Je n'ai plus jamais été seul. J'étais avec les enfants. » Gévezé, Orgères, en Ille-et-Vilaine, Langourla et Trégastel, dans les Côtes-du-Nord, où il restera vingt-trois ans. Avant d'être coopté pour intégrer l'IUT carrières sociales de l'université Rennes 1. Dans une ambiance post-soixante-huitarde, souffle un vent de liberté qui n'est pas pour déplaire à l'enseignant qui, dès le début, savait qu'il n'apprendrait pas à obéir. À 86 ans, ce fils de cheminot breton qui a grandi dans le quartier sud gare de Rennes, dans une famille rassurante « et qui avait du punch », a décidé de raconter sa vie d'enseignant. L'école réparatrice de destins ? (L'harmattan) fourmille d'anecdotes de vie de classe édifiantes et truculentes : « J'ai beaucoup de mémoire, j'ai revécu chaque instant. » Très vite, Paul le Bohec se coule dans les idées de Célestin Freinet, un pédagogue français, qui, au XXe siècle, a inventé une méthode d'enseignement. « Un génie », dit-il, avec qui il correspond pendant une dizaine d'années. Dans sa classe, où il accueille les enfants de 6 à 9 ans, il porte l'accent sur le développement des langages. Paul Le Bohec a recours à la méthode naturelle, l'expression création en partant de la production des enfants. Tout comme son épouse, institutrice aussi. Pourtant en 1966, le disciple dissipé prend son indépendance et, tout en restant fidèle, s'affranchit du maître Freinet : « en maths, on nous demandait de former des mathématiciens et non plus des calculateurs. Il fallait se désengluer du réel. » Toute sa vie, Paul Le Bohec a expérimenté, bûché. Pour satisfaire le désir de réussite de son père et puis en pensant à son frère, de six ans son cadet : « Alors que j'allais entrer au cours complémentaire, mon père a décidé de nous envoyer mon frère aîné et moi en pension. » Le jour de la rentrée, le père et ses trois fils prennent le train pour déposer les grands à l'école. La voix de Paul Le Bohec s'étrangle : « Sur le quai de la gare, mon jeune frère n'avait pas compris que l'on allait être séparé. Il s'est accroché à moi en hurlant mon nom. En vain. Mon père l'a monté de force dans le train, pour rentrer à la maison. J'étais paralysé. Encore aujourd'hui, ça me serre le coeur... » Pour Paul Le Bohec, l'enseignant est un fournisseur d'amorces « pour libérer les enfants, les armer pour qu'ils aient des chances d'être plus heureux tout au long de leur vie. » C'est l'histoire de cet enfant qui guérit son bégaiement, de Rémi, dyslexique, qui tient en haleine ses camarades... Paul Le Bohec l'assure : jamais de doute. Ni de problèmes avec les inspecteurs... L'inverse n'est peut-être pas vrai ! Dans sa classe, « on rigolait beaucoup. » Gamin, avec ses copains, le petit Paul n'était pas leader : « Pour me faire remarquer, j'étais prêt à rendre service ou à faire rire. » Plus tard, il navigue toujours entre l'extrême fantaisie et l'extrême sérieux et milite « pour que les enfants vivent leur vie d'enfant ». En publiant son livre, Paul Le Bohec s'attendait bien à des « C'était bon de ton temps... Les enfants sont différents... Tu n'es plus dans le coup. » Il riposte : « Je me suis toujours appuyé sur la nature de l'être humain. Elle, ne change pas. » Paul Le Bohec a toujours eu des élèves ravis de venir à l'école : « Aujourd'hui, les gosses pourraient être plus heureux et apprendre davantage. Ils ne sont pas bloqués mais encombrés sans doute par davantage de mal-être. Ces techniques d'expression libre sont de plus en plus d'actualité. » Paul Le Bohec, qui ne s'est jamais soucié de progresser dans la hiérarchie, touche une retraite d'instituteur adjoint depuis trente ans. Mais, comme il dit, « je ne suis pas en retraite car je n'ai finalement jamais été en activité. » Encore aujourd'hui, inépuisable, il s'implique dans le réseau Freinet, participe à la co-formation. Il écoute le débat sur la lecture : « Ceux qui sont pour la méthode globale se trompent, ceux qui sont pour la méthode syllabique aussi. La lecture n'est pas de première importance. C'est l'écriture qui compte. Quand on commence à écrire, on commence à penser. Lire, c'est être au courant des idées des autres. Écrire, c'est construire sa propre pensée. » Agnès LE MORVAN. 260 pages édition : avril 2008

    23,00 €
  • Legois : Cent ans de mouvements étudiants

    l y a cent ans, en mai 1907, naissait à Lille l’Union nationale des associations générales d’étudiants de France, la première au monde des organisations nationales d’étudiants, plus connue ensuite sous le sigle d’UNEF.
    Nouvel acteur, appelé à jouer un rôle croissant sur la scène sociale et politique française, enfant choyé des autorités, ce mouvement étudiant, exprime rapidement les inquiétudes de classes moyennes éprouvées par la Grande guerre, puis la crise. Pluriel dès l’origine, il est plus ou moins intensément selon les périodes, alimenté par la diversité des courants confessionnels, politiques, culturels du siècle. Le rôle des mouvements étudiants dans la guerre d’Algérie, Mai 68, les mobilisations des années soixante-dix, le mouvement de 1986 ou la lutte contre le CIP en a fait une composante majeure du paysage français, ceux-ci apparaissant même, en 2006 contre le CPE, comme le porte-parole de l’ensemble de la jeunesse, voire de la société.
    Rédigée par une équipe de spécialistes reconnus, l’étude couvre les grandes étapes de cette histoire. Elle aborde ensuite certaines des questions que pose cet objet de recherche encore en friche, telles que les formes de l’associationnisme étudiant, son folklore, les problèmes de l’apolitisme et de l’indépendance, la place dans le monde universitaire, et les réalisations majeures du mouvement en matière de santé, de protection sociale, de pratique sportive, etc.
    Une abondante bibliographie, des documents et chronologies, un index facilitent la consultation.
    Durant toute l’année 2007, il y aura des congrès, colloques, séminaires, parmi lesquels le congrès de l’UNEF le 22 mars à Lille, des congrès d’associations générales dans les villes, des banquets « d’anciens », des expositions et conférences dans diverses universités et un colloque du Germe à l’automne à Paris autour de ce livre qui fait suite à Naissance d’un syndicalisme étudiant (Syllepse, avril 2006).

    Commentaire
    Seize auteurs, chercheurs de toutes disciplines (anthropologie, droit, histoire, sciences politiques, sciences de l’éducation, sociologie) : Michael Attali (m. de conf., Grenoble), Valérie Becquet (m. de conf., IUFM Versailles), David Colon (sciences po Paris), Olivier Dard (prof histoire Univ. Besançon), Didier Fischer (prof d’histoire Rambouillet, auteur de Histoire des étudiants de France), Cécile Hochard (historienne), Brigitte Larguèze (anthropologue), Jean-Philippe Legois (archiviste, pdt du Conservatoire des mémoires étudiantes, Reims), Alain Monchablon (prof agrégé d’histoire, auteur de L’histoire de l’UNEF, pdt Mission CAARME, Reims), Robi Morder (prof associé Univ. de Reims, pdt du Germe, coord. de naissance d’un syndicalisme étudiant), Pierre Moulinier (archiviste paléographe, auteur de La naissance de l’étudiant moderne), Emmanuel Porte (Lyon), Marie-Ange Rauch (spécialiste du théâtre universitaire), Jean Saint-Martin (m. de conf. Grenoble), Françoise Tétard (historienne de l’éducation populaire), Jean-Louis Violeau (auteur des Architectes en Mai 68).

    440 pages édition : mars 2007

    30,00 €
  • Michéa : L'enseignement de l'ignorance et ses conditions modernes

    En dépit des efforts de la propagande officielle, il est devenu difficile, aujourd'hui, de continuer à dissimuler le déclin continu de l'intelligence critique et du sens de la langue auquel ont conduit les réformes scolaires imposées, depuis trente ans, par la classe dominante et ses experts en « sciences de l'éducation ». Le grand public est cependant tenté de voir dans ce déclin un simple échec des réformes mises en aeuvre. L'idée lui vient encore assez peu que la production de ces effets est devenue progressivement la fonction première des réformes et que celles-ci sont donc en passe d'atteindre leur objectif véritable : la formation des individus qui, à un titre ou à un autre, devront être engagés dans la grande guerre économique mondiale du ~1siècle. Cette hypothèse, que certains trouveront invraisemblable, conduit à poser deux questions : Quelle étrange logique pousse les sociétés modernes, à partir d'un certain seuil de leur développement, à détruire les acquis les plus émancipateurs de la modernité elle-même? Quel mystérieux hasard à répétition fait que ce sont toujours les révolutions culturelles accomplies par la Gauche qui permettent au capitalisme moderne d'opérer ses plus grands bonds en avant? Jean-Claude Michéa, agrégé de philosophie, enseigne à Montpellier. Il est l'auteur d'un essai paru en 1995 aux éditions Climats, Orwell, anarchiste tory. 143 pages Edition : 1999

    12,00 €
  • Morder et Rolland : Etudiant(e)s du monde en mouvement

    Franchissant les frontières pour parfaire leur formation ou pour fuir la répression, les étudiants construisent un cosmopolitisme qui brasse les idées et les expériences en nouant des relations avec les mouvements étudiants des pays d’accueil et en construisant des organisations internationales. C’est ce que relatent les auteurs de la première partie de ce livre et ce dont attestent les témoignages de fondateurs de l’Union internationale des étudiants née après la guerre, en 1945, après une Libération porteuse d’espoir.
    Cet espoir d’un monde pacifié, c’est aussi celui qui, au début du 20e siècle, voyait les autorités encourager la venue des étudiants étrangers dont on s’enorgueillissait alors du nombre. Cependant, avec la crise des années 1930, la xénophobie et l’antisémitisme s’installent. Dans la seconde partie de l’ouvrage, les auteurs portent un regarda original sur ce qui se passait alors dans les universités de Paris, Lyon, Toulouse, Strasbourg et Lille.
    Les études sur l’organisation de cet internationalisme particulier n’ont été que trop rares. Là est l’originalité du présent ouvrage dont les chapitres rédigés par les -spécialistes de la question réunis par le Germe s’accompagnent de documents iconographiques issus de collections de la Cité des mémoires étudiantes installée à Aubervilliers (93).

    25,00 €
  • Morder Robi : Naissance d'un syndicalisme étudiant

    Peu connue du grand public, la charte de Grenoble est une référence majeure pour des millions de jeunes qui sont passés par le syndicalisme étudiant. Quelle est la part du mythe ? Comment a-t-elle été élaborée ? Ce syndicalisme naissant est-il nouveauté ou réinvention ? Autant de questions auxquelles des chercheurs et des acteurs de l'époque essayent de répondre dans cet ouvrage, illustré par des documents d'époque. Après la Libération une génération d'étudiants résistants investit la « vieille maison » d'une mission syndicale. Tout comme 40 ans auparavant la CGT avait adopté la charte d'Amiens, c'est à Grenoble que les délégués des étudiants de France, en avril 1946, votent la Charte de Grenoble, marquant la naissance d'un nouveau syndicalisme étudiant, qui définit l'étudiant comme un jeune travailleur intellectuel, ayant des « droits et devoirs ». C'est au nom de la charte qu'a été obtenue la Sécurité sociale étudiante, revendiqué un « présalaire » étudiant (ou allocation d'études), et qu'en 1956 l'UNEF s'est impliquée au fur et à mesure contre la politique algérienne du gouvernement français. Les étudiants sont à peine 100 000 à la Libération. Il est vrai qu'aujourd'hui le chiffre de deux millions est bien dépassé. Près de quatre fois plus que les agriculteurs, mais le nombre n'explique pas tout. Depuis 1947, ces jeunes ont marqué à plusieurs reprises la vie politique de la France : opposition à la guerre d'Algérie, Mai 68, mouvement contre la réforme Devaquet… Au-delà de ces mobilisations ponctuelles, les étudiants s'organisent en acteur collectif, en « mouvement » dans de nombreuses sphères qui, parfois s'entremêlent : syndicale, associative, politique, confessionnelle, mutualiste, culturelle, sportive. La charte de Grenoble est une page essentielle de l’histoire du syndicalisme étudiant. Le renouveau d’intérêt pour l’histoire de l’après-guerre rejoint ici celui la nouvelle recherche historique sur les mouvements étudiants. 330 pages édition : avril 2006 Parmi les contributeurs, on citera les noms de Didier Fischer, notamment l'auteur de L'histoire des étudiants de France, et du Mythe Pétain, Jean-Philippe Legois, président du Conservatoire des mémoires étudiantes, Jean-Paul Molinari, sociologue à l'Université de Nantes, Alain Monchablon, professeur agrégé d'histoire en classes préparatoires, Jean-Yves Sabot, docteur en sciences politiques et parmi les témoins, anciens dirigeants étudiants, Pierre Rostini, vice-président de l'UNEF de 1944 à 1946, Paul Bouchet, conseiller d'Etat et président d'ATD Quart-Monde, Mohamed Harbi, dirigeant fédération de France du FLN, Robert Chapuis, Jacques Delpy Jean-Jacques Hocquart, Pierre Louis Marger et Jacques Kergoat.

    24,50 €
  • Pena-Ruiz : Qu'est-ce que l'école ?

    Pourquoi exposer le sens de l'école et remonter aux principes fondateurs d'une telle institution ? À('origine, il y a, bien au-delà du suffrage universel et du principe juridique de la souveraineté populaire, une certaine idée de l'homme-citoyen : il ne s'agit pas seulement de transmettre à tous les enfants les savoirs et les savoirfaire nécessaires à la production des biens requis pour vivre ; il faut aussi, en cultivant l'autonomie de jugement, faire de chaque citoyen le maître de ses pensées. En raison de son exigence, cet idéal ne peut pas se réaliser aisément. Une société ne se met pas spontanément à distance d'elle-même, surtout lorsqu'elle est dominée par des puissances médiatiques, désireuses de « faire l'opinion », et déchirée par un chômage structurel. Dans ce contexte, l'existence de l'institution scolaire n'est-elle pas en péril ? Telle est la singularité du présent ouvrage : à la fois présentation raisonnée de l'idéal fondateur de l'école et mise à l'épreuve de cet idéal au regard d'une réalité qui en contrarie la réalisation, il donne des repères conceptuels propres à affranchir le jugement des malentendus polémiques. 212 pages Edition : 2005

    7,00 €
  • Péreira Irène : Paulo Freire, pédagogue des opprimé.e.s

    Une introduction aux pédagogies critiques.

    Depuis une trentaine d’années, dans le sillage de l’œuvre du « pédagogue des opprimé-e-s » Paulo Freire, tout un courant a émergé au niveau international, pour redonner à la pédagogie une dimension critique et politique. Dans leur diversité et leurs multiples champs d’intervention (questions de genre, enjeux décoloniaux, écologie, inégalités sociales, discriminations, etc.), ces démarches questionnent avant tout nos pratiques éducatives et notre capacité à redonner, à travers elles, une puissance d’agir sur le monde.
    Cet ouvrage se propose de présenter la pensée de Paulo Freire et les courants de la pédagogie critique qui en sont issus. Largement méconnu dans l’espace francophone, l’héritage du pédagogue brésilien est pourtant une réponse possible à la dépolitisation de la pédagogie en France.

    Rendre accessibles ses apports, c’est sortir des impasses d’un débat éducatif sclérosé, monopolisé d’un côté par les attaques réactionnaires contre l’école (mouvement contre l’enseignement des questions de genre, réduction de l’éducation aux seuls « fondamentaux », etc.) et, de l’autre, par les logiques néolibérales (néomanagement, approche par compétences, théorie du capital humain, etc.).
    Parce que la pédagogie critique s’est constituée comme une réponse théorique et pratique au conservatisme et au libéralisme, ses expérimentations et ses acquis seront utiles à celles et ceux – professionnels de l’éducation ou acteurs des mouvements sociaux – qui luttent pour un autre futur.

    édition janvier 2018

    10,00 €