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Philosophie


  • Accardo : Introduction à une sociologie critique, lire Pierre Bourdieu

    « S’agissant de la science sociale, on doit considérer que la connaissance de la réalité qu’elle permet d’acquérir doit s’investir dans l’entreprise collective de rendre le monde social meilleur, et donc apporter sa contribution spécifique au combat que les forces d’émancipation ne cessent de mener contre les forces d’oppression sociale.
    Cette sociologie critique, refusant l’objectivisme économiste, nous permet de comprendre que les structures du monde social à combattre sont à la fois externes et internes. C’est pourquoi elle prône la réflexivité et l’auto-socioanalyse, nous conduisant à considérer que toutes les Bastilles existent toujours doublement, dans le monde où nous habitons et dans celui qui nous habite. C’est pourquoi il faut s’attaquer aux murailles qui sont en nous tout autant qu’à celles qui se dressent devant nous, parce qu’elles ne forment toutes ensemble qu’une seule et même forteresse, celle de l’ordre établi. »

    Ce livre propose une vision du monde social étroitement inspirée des analyses de Pierre Bourdieu, dont elle reprend en substance l’appareil conceptuel.

    édition : février 2021

    10,00 €
  • Accardo : Le petit-bourgeois gentilhomme

    L'ordre social repose sur un rapport de causalité circulaire entre structures objectives de la société et structures subjectives des individus, Alain Accardo invite les progressistes à s'interroger sur la part qu'ils prennent à la reproduction de cet ordre qu'en principe ils combattent. Cet ordre étant établi à la fois à l'extérieur et à l'intérieur de chacun, il ne suffit pas de décréter qu'on le refuse pour rompre avec lui : on ne peut en effet changer le monde sans se changer soi-même, d'autant qu aujourd'hui les valeurs de repli de la classe moyenne tendent à devenir dominantes. 152 pages Nouvelle édition et présentation : avril 2009

    8,00 €
  • Agamben : Auschwitz, l'archive et le témoin

    La recherche ici entreprise dans le sillage de Homo sacer ne porte pas sur les circonstances historiques dans lesquelles s’est accomplie la destruction des juifs d’Europe, mais sur la structure et la signification du témoignage. Il s’agit de prendre au sérieux le paradoxe de Primo Levi, selon lequel tout témoignage contient nécessairement une lacune, le témoin intégral étant celui qui ne peut témoigner. Il s’agit de ceux qui « ont touché le fond », des déportés dont la mort « avait commencé avant la mort corporelle » ‒ bref, de tous ceux que, dans le jargon d’Auschwitz, l’on appelait les « musulmans ». On a essayé ici de regarder cet invisible, de tenir compte des « témoins intégraux » pour l’interprétation d’Auschwitz. On propose, par là, une réfutation radicale du révisionnisme.
    Dans cette perspective, en effet, Auschwitz ne se présente pas seulement comme le camp de la mort, mais aussi comme le lieu d’une expérience encore plus atroce, où les frontières entre l’humain et l’inhumain, la vie et la mort s’estompent ; et, mise à l’épreuve d’Auschwitz, toute la réflexion de notre temps montre son insuffisance pour laisser apparaître parmi ses ruines le profil incertain d’une nouvelle terre éthique : celle du témoignage. En marquer le sujet en tant que reste, tel est le but de ce livre.

    édition :juillet 2016

    8,00 €
  • Agamben : Profanations

    « Profaner c'est restituer à l'usage commun ce qui a été séparé dans la sphère du sacré. « Cette définition offre au lecteur le fil d'Ariane qui lui permettra de s'orienter à travers les dix petites proses théoriques dans lesquelles Giorgio Agamben a recueilli les motifs les plus urgents et les plus actuels de sa pensée en une sorte d'abrégé fulgurant. Avec un bonheur retrouvé, son écriture se meut entre littérature et philosophie. 121 pages Edition : 2005

    7,00 €
  • Ajari : La dignité ou la mort, éthique et politique de la race

    L'objet de ce livre est de monter que la dignité présente un autre visage lorsqu'elle émerge d'une histoire de la déshumanisation. A travers une analyse critique de la tradition philosophique européenne, Norman Ajari élabore une conception radicalement nouvelle de la dignité, entendue ici comme la capacité à se tenir debout entre la mort et la vie. Etre africain ou afrodescendant, c'est provenir d'un peuple dont l'humanité fut contestée sur les plans juridique, scientifique, philosophique, théologique, économique, psychiatrique.
    On n'en continue pas moins à exiger des Afrodescendants qu'ils cessent de " ressasser ", de " ruminer " l'histoire coloniale, répétant ainsi une vieille injonction esclavagiste à l'oubli des ancêtres et à la méconnaissance de la communauté d'origine. Pourquoi prendre la question sous l'angle de la dignité ? La dignité est ce que le Blanc essaie d'abolir lorsqu'il exerce sa violence sur le Noir. Mais c'est aussi ce dont le Blanc se prive lui-même lorsqu'il exerce sa violence sur le Noir.
    Enfin, c'est ce que le Noir réaffirme collectivement lorsqu'il s'engage contre la domination blanche. Lorsque la dignité d'un jeune Noir est prise d'assaut, lorsqu'il est violé ou assassiné par les représentants de l'Etat, c'est une longue histoire de luttes, de conquêtes et d'affirmation d'une humanité africaine qui vacille et tremble sur ses bases. La Dignité ou la Mort propose une implacable analyse critique de la tradition philosophique européenne.
    Mais c'est pour mieux renouer avec l'histoire méconnue de la pensée radicale des mondes noirs. Les révoltes d'esclaves, la négritude, les usages révolutionnaires du christianisme en Amérique du Nord et en Afrique du Sud, l'ontologie politique seront autant d'étapes d'un véritable parcours de libération. La dignité est la capacité de l'opprimé à tenir debout entre la vie et la mort.

    édition : février 2019

    17,00 €
  • Anders : L'obsolescence de l'homme

    ...Car c'est en consommant la marchandise de masse - c'est-à-dire grâce à ses loisirs - qu'il accomplit sa tâche, qui consiste à se transformer lui-même en homme de masse. Alors que le travailleur à domicile classique fabriquait des produits pour s'assurer un minimum de biens de consommation et de loisirs, celui d'aujourd'hui consomme au cours de ses loisirs un maximum de produits pour, ce faisant, collaborer à la production des hommes de masse. Le processus tourne même résolument au paradoxe puisque le travailleur à domicile, au lieu d'être rémunéré pour sa collaboration, doit au contraire lui-même la payer, c'est-à-dire payer les moyens de production dont l'usage fait de lui un homme de masse (l'appareil et, le cas échéant, dans de nombreux pays, les émissions elles-mêmes). Il paie donc pour se vendre. Sa propre servitude, celle-là même qu'il contribue à produire, il doit l'acquérir en l'achetant puisqu'elle est, elle aussi,devenue une marchandise." " le monde comme fantôme et comme matrice ". 365 pages édition : janvier 2008

    25,00 €
  • Anderson Perry : Les origines de la postmodernité

    La notion de postmodernisme n'a jamais véritablement fait irruption dans le débat théorique français. Après l'acte fondateur lyotardien, et en grande partie à cause de lui, elle n'a plus guère servi que de simple marqueur culturel : une oeuvre, un édifice, un motif théorique se sont ainsi vu qualifiés de "postmodernes", pour vanter ou au contraire stigmatiser, leurs attributs formels ou leur propension au "relativisme". Et la "fin des grands récits" est devenue la formule magique censée exprimer la vérité de notre temps. Pour mettre enfin un terme à ces usages stériles, Les Origines de la postmodernité retrace l'histoire de cette notion, depuis les milieux de l'avant-garde littéraire de l'Amérique hispanique dans les années 1920, jusqu'aux courants post-marxistes européens, avec Lyotard à Montréal en 1979, puis Habermas à Francfort en 1980. En 1982, à New York, Fredric Jameson lui fait subir une mutation fondamentale : désormais, le postmodernisme désignera l'hypothèse d'une rupture épochale. Selon Perry Anderson, Jameson est ainsi celui qui a su montrer la cohérence globale de notre époque globalisée, dont la caractéristique majeure tient, selon lui, à la subordination tendancielle de la culture à la logique d'accumulation du capital. La sphère esthétique, par laquelle s'appréhende le monde, est ainsi, selon Jameson, massivement colonisée et aujourd'hui incapable de trouver l'espace dans lequel continuer d'exprimer une transgression ou de tendre vers une alternative. Le postmodernisme, tel que le présente dans ce livre Perry Anderson, confine au système parfait, un système en mesure d'intégrer à la logique de sa perpétuation ses propres "dysfonctionnements". Perry Anderson enseigne l'histoire à l'université de Californie à Los Angeles. Il a dirigé la New Left Review durant deux décennies, et est l'auteur d'ouvrages traduits dans de nombreuses langues. Parution avril 2010, 191 pages

    18,30 €
  • Aredt Hannah : Les origines du totalitarisme, suivi de Eichmann à Jérusalem

    Dispersé jusqu'à présent en trois volumes, Les Origines du totalitarisme retrouve son unité dans la réunion des trois parties qui le constituent. L'ensemble est accompagné d'un dossier critique qui donne à la fois des textes inédits préparatoires ou complémentaires aux Origines, comme « La révolution hongroise », un débat avec Eric Voegelin, des extraits de correspondances avec Blumenfeld et Jaspers. Pour Eichmann à Jérusalem, rapport sur la banalité du mal, des correspondances avec Jaspers, Blücher, Mary McCarthy, Scholem éclairent l'arrière-plan de l'écriture de l'ouvrage et la violente polémique qu'il a suscitée. » Les habitants d'un pays totalitaire sont jetés et pris dans le processus de la nature ou de l'histoire en vue d'en accélérer le mouvement; comme tels, ils ne peuvent être que les exécutants ou les victimes de la loi qui lui est inhérente. Le cours des choses peut décider que ceux qui aujourd'hui éliminent des races et des individus, ou les représentants des classes agonisantes et les peuples décadents, sont demain ceux qui doivent être sacrifiés. Ce dont a besoin le pouvoir totalitaire pour guider la conduite de ses sujets, c'est d'une préparation qui rende chacun d'entre eux apte à jouer aussi bien le rôle de bourreau que celui de victime. Cette préparation à deux faces, substitut d'un principe d'action, est l'idéologie. « Hannah Arendt, Le Totalitarisme, p. 824 52 illustrations 1624 pages Edition : 2002

    36,00 €
  • Arendt Hannah : Condition de l'homme moderne

    Notre siècle a totalement transformé le statut de l'homme ; celui-ci est désormais un membre d'un ensemble qui le dépasse, et dont il ne peut s'échapper. Il vit dans un monde où la technique prend de plus en plus d'importance, et où le politique s'impose sans possibilité d'écart ou de fuite. Ce monde est également celui des pires violences, de la barbarie généralisée. Hannah Arendt commence ici sa réflexion sur l'originalité radicale de notre époque. Elle pose les bases d'une réflexion qui permettra, peut-être, de se donner les moyens d'éviter les dérapages vers la violence aveugle, en comprenant en profondeur la dimension de "l'homme moderne". Un nouvel humanisme ?

    406 pages Edition : 2005

    8,90 €
  • Arendt Hannah : De la révolution

    L'auteur compare deux révolutions - l'américaine et la française - pour en tirer des conclusions inattendues sur l'essence du phénomène révolutionnaire et l'évolution du monde contemporain.
    .Hannah Arendt prend parti : pour elle, le pays de la Révolution réussie, ce sont les États-Unis. La déviation de l'histoire moderne provient du triomphe des idées de la Révolution française, qu'elle condamne, sur celles des États-Unis, qu'elle approuve./br> Les révolutionnaires ont malheureusement toujours préféré la notion d'égalité à celle de liberté que leur enseigne l'histoire américaine.
    D'immenses lectures, un style de combat servent cette démonstration qui ne manque pas de paraître paradoxale et stimulante.

    édition Folio mai 2013

    11,00 €
  • Arendt Hannah : Du mensonge à la violence

    Hannah Arendt propose une réflexion générale sur le politique, à travers ses concepts fondamentaux. Elle étudie le rôle du mensonge et des techniques d'intoxication, et la manière de les combattre. Elle développe sa réflexion sur la notion de violence, sur les relations entre une structure étatique et les formes de contestation qui peuvent s'y opposer : la désobéissance civile, dont elle montre le développement aux États-Unis, et son importance à côté des voies classiques de recours et de contestation ; la violence des révoltes, dans les pays gouvernés par un régime totalitaire où se développe la bureaucratie. Quatre textes majeurs, proposant des analyses qui s'appuient aussi bien sur la tradition philosophique que sur l'actualité de notre temps - y voisinent Platon et un rapport du Pentagone -, enracinent ainsi une réflexion brillante dans le terrain des préoccupations contemporaines. 251 pages Edition : 1994

    7,90 €
  • Arendt Hannah : Eichmann à Jérusalem, rapport sur la banalité du mal

    Voici un texte qui, par la controverse qu'il suscita dès sa parution chez les historiens, eut le mérite essentiel de contraindre ceux-ci à entreprendre des recherches nouvelles sur le génocide des Juifs par les nazis. Dans son procès du procès, l'auteur - qui ne fait siens ni tous les motifs de l'accusation ni tous les attendus du jugement - fait apparaître un nouvel Eichmann, d'autant plus inquiétant qu'il est un petit homme ordinaire, « banal » ; puis Arendt reconstitue tout l'historique des conditions dans lesquelles furent exterminés des millions de Juifs. Et met en cause les coopérations, voire les « complicités », que le lieutenantcolonel S.S. a trouvées dans toutes les couches de la population allemande, dans la plupart des pays occupés, et jusqu'au sein des communautés juives et auprès des dirigeants de leurs organisations. La personnalité de l'auteur, la controverse qu'elle a partout suscitée et qu'analyse Michelle-Irène Brudny-de Launay dans sa présentation, contribuent à faire de ce livre brillant un témoignage que l'on ne peut ignorer sur une des énigmes majeures du monde contemporain. Traduit de l'anglais par Anne Guérin Révision par Martine Leibovici Présenté par Michelle-Irène Brudny-de Launay 522 pages Edition : 2005

    11,60 €
  • Arendt Hannah : Juger, sur la philosophie de Kant

    Juger : une activité humaine en apparence simple, que certains réduiraient volontiers à sa forme courante judiciaire ou à ses aspects purement logiques. H. Arendt, au contraire, discerne , dans cette activité éthique par excellence ce qui permet d'agir selon des valeurs et de résister à l'inacceptable : elle met ainsi en évidence l'importance politique de ce verbe performatif.
    D'où vient la « faculté de juger » ? Quelle est sa place en philosophie ? Les « Conférences sur la philosophie politique de Kant », qui forment le coeur de ce livre, indiquent sa source principale : la Critique de la faculté de juger de Kant. Comme toujours, Arendt relit, réinterprète, prolonge la tradition critique bien au-delà du cadre kantien et met à l'épreuve sa propre philosophie politique. Livre posthume, juger n'en est pas moins la pièce maîtresse de la pensée de Hannah Arendt.

    249 pages Edition : 2003

    8,30 €
  • Arendt Hannah : Karl Marx

    Marx par Arendt : un petit livre crucial à l'heure des grandes inégalités, de la menace d'une précarité généralisée, et de la radicalisation des mouvements anticapitalistes. Sur la fin de sa vie, Arendt projetait un essai sur l'auteur du Capital ; elle n'eut pas le temps de le mener à bien ; ce texte, longtemps inédit, devait en constituer le coeur et faire le lien entre ses deux essais majeurs : Les origines du totalitarisme et Condition de l'homme moderne.

    édition : janvier 2021

    8,00 €
  • Arendt Hannah : La crise de la culture

    L'homme se tient sur une brèche, dans l'intervalle entre le passé révolu et l'avenir infigurable. Il ne peut s'y tenir que dans la mesure où il pense, brisant ainsi, par sa résistance aux forces du passé infini et du futur infini, le flux du temps indifférent. Chaque génération nouvelle, chaque homme nouveau doit redécouvrir laborieusement l'activité de pensée. Longtemps, pour ce faire, on put recourir à la tradition. Or nous vivons, à l'âge moderne, l'usure de la tradition, la crise de la culture. Il ne s'agit pas de renouer le fil rompu de la tradition, ni d'inventer quelque succédané ultra-moderne, mais de savoir s'exercer à penser pour se mouvoir dans la brèche. Hannah Arendt, à travers ces essais d'interprétation critique - notamment de la tradition et des concepts modernes d'histoire, d'autorité et de liberté, des rapports entre vérité et politique, de la crise de l'éducation -, entend nous aider à savoir comment penser en notre siècle. 380 pages Edition : 2005

    9,40 €
  • Arendt Hannah : La nature du totalitarisme, suivi de Religion et politique

    Ce livre rassemble trois textes de Hannah Arendt qui se situent dans le sillage immédiat de son ouvrage majeur, Les Origines du totalitarisme (1951), qu'il contribue à éclairer et à prolonger. Deux articles de 1953, « Compréhension et politique et « Religion et politique », développent une analyse plus fine du phénomène totalitaire. Le second texte récuse la représentation du communisme comme « religion séculière ». Le texte central, « La nature du totalitarisme », est la matière des conférences que Hannah Arendt donna en 1954 à la New School for Social Research. L'auteur prolonge, d'un point de vue philosophique, les réflexions du Système totalitaire et poursuit l'analyse de la terreur et du caractère singulier du totalitarisme. Ce livre rassemble aussi des documents préparatoires antérieurs: le « Projet de recherche sur les camps de concentration», un synopsis des Origines du totalitarisme et le plan de cet ouvrage tel que l'auteur le concevait en 1946. 175 pages édition : octobre 2006

    6,00 €
  • Arendt Hannah : La vie de l'esprit, la pensée, le vouloir

    Publiés après sa mort, ces textes consacrés à La vie de l'esprit pour Hannah Arendt, un retour à la philosophie pure. Ils constituerson testament philosophique, une élaboration éthique de sa vision de l'histoire et du politique. Des trois parties initiales, seules les deux premières furent rédigées : La pensée, La volonté. La troisième partie Le jugement ne comporte que des extraits de conférences sur la philosophie politique de Kant, ébauches préparatoires d'un travail qu'elle envisageait plus court que les deux précédents. 571 pages Edition : 2005

    27,50 €
  • Arendt Hannah : Le système totalitaire, les origines du totalitarisme, t3

    Le système politique mis au point par l'Allemagne hitlérienne et la Russie stalinienne ne consiste pas en une simple radicalisation des méthodes dictatoriales. C'est un système entièrement original qui repose sur la transformation des classes en masses, fait de la police le centre du pouvoir et met en ceuvre une politique étrangère visant ouvertement à la domination du monde. Animé par une logique de la déraison, il tend à la destruction complète de la société - comme de l'individu. Un classique de la théorie politique. Le Système totalitaire est la troisième partie de l'oeuvre magistrale d'Hannah Arendt, Les Origines du totalitarisme (New York, 1951), qui inclut aussi Sur l'antisémitisme et L'Impérialisme. 381 pages Edition : 2005

    9,80 €
  • Arendt Hannah : Les origines du totalitarisme t.1, Sur l'antisémitisme

    « Ce livre constitue une tentative de compréhension de faits qui, au premier coup d'oeil, et même au second, semblaient simplement révoltants. Comprendre, toutefois, ne signifie pas nier ce qui est révoltant et ne consiste pas à déduire à partir de précédents ce qui est sans précédent ; ce n'est pas expliquer des phénomènes par des analogies et des généralités telles que le choc de la réalité s'en trouve supprimé. Cela veut plutôt dire examiner et porter en toute conscience le fardeau que les événements nous ont imposé, sans nier leur existence ni accepter passivement leur poids, comme si tout ce qui est arrivé en fait devait fatalement arriver. Comprendre, en un mot, consiste à regarder la réalité en face avec attention, sans idée préconçue, et à lui résister au besoin, quelle que soit ou qu'ait pu être cette réalité. « Hannah Arendt 272 pages Edition : 2005

    8,80 €
  • Arendt Hannah : Qu'est ce que la politique ?

    Qu'est-ce que la politique ?
    La philosophie et la théologie parlent de l'homme, de l'homme en général. Qu'il y ait un seul homme, ou deux hommes, ou des milliers, ce qu'elles affirment de l'homme reste valide. Il en va de même des approches scientifiques de l'homme : en biologie et en psychologie, on étudie l'homme, de même qu'en zoologie, il n'y a que le lion ou le singe.
    Il en va autrement en politique. La politique repose sur la multiplicité et la pluralité des hommes. Elle traite de la communauté et de la réciprocité d'êtres différents.
    En apparence, elle ne parvient jamais à la profondeur de la philosophie et de la théologie. Et pourtant, la politique, cet espace intermédiaire où se joue la liberté, où agissent les hommes libres, peut devenir le lieu même de la profondeur humaine.

    197 pages Edition : 2003

    8,80 €
  • Badiou : Circonstances, 3. Portée du mot "juif"

    Ce qui sert de point de départ au présent recueil, ce qui a suscité son existence, n'est pas l'évidence des antisémitismes anciens et nouveaux. C'est un débat de portée plus générale, ou plutôt un débat qui doit être tranché de manière préliminaire, même entre, ceux qui s'accordent à ne pas supporter la moindre allusion antisémite. Il s'agit en effet de savoir si le mot «juif » constitue, oui ou non, un signifiant exceptionnel dans le champ général de la discussion intellectuelle publique, exceptionnel au point qu'il serait licite de lui faire jouer le rôle d'un signifiant destinal, voire sacré. On voit bien qu'on n'aborde pas de la même façon le processus d'éradication des formes de conscience antisémites si l'on pense qu'elles sont essentiellement distinctes de toute autre forme de racialisme discriminatoire, ou si l'on pense que toutes ces formes n'en appellent pas moins des réactions du même type : égalitaires et universalistes. 127 pages Edition : 2006

    16,00 €
  • Badiou : Le concept de modèle

    Texte de deux conférences données en avril 1968 à l'Ecole normale supérieure dans le cadre du cours de philosophie pour scientifiques de Louis Althusser. Le philosophe retrace l'histoire du concept de modèle dans le domaine des sciences et de la philosophie. Quatrième de couverture Voici la réédition, augmentée d'une longue préface, d'un livre publié en 1969 et devenu introuvable depuis trente ans. Il transcrit deux conférences prévues à l'époque dans un contexte à la fois dense et mondain : le « cours de philosophie pour scientifiques » organisé par Louis Althusser. La première conférence eut bien lieu, en 1968, à la fin du mois d'avril. Deux semaines plus tard, c'était le début de Mai 68, celui-là même auquel notre actuel Président ordonne qu'on mette fin « une fois pour toutes ». Nous, jeunes philosophes, sommes alors passés brutalement des raffinements formels de la théorie pure à l'activisme politique le plus radical. Nous servions les structures, il a fallu, et avec quelle détermination, servir le peuple. La deuxième conférence fut annulée. Entre 1960 et 1968, nous étions en effet « structuralistes », et nous avions une grande dévotion pour la science, que nous opposions à l'idéologie. Il est vraiment paradoxal que depuis, on ait jugé que nous nagions en pleine idéologie, et qu'on ait appelé à « la fin des idéologies ». On verra tout le contraire dans ce livre : une grande rigueur instruite concernant la logique contemporaine, un grand mépris pour les à peu près de l'idéologie, et une ambition rationnelle qui s'étend à tous les domaines de la pensée active, politique comprise. La vérité saute toujours par-dessus les étapes obligées. C'est parce qu'il est vraiment de son temps - le début des années soixante - que ce petit livre peut être du nôtre. Écrite aujourd'hui, la préface, racontant l'histoire de nos pensées depuis presque un demi-siècle, tente de montrer la pertinence de cette réédition. Pour les idées profondes, quarante ans, ce n'est que le temps raisonnable d'une latence, pendant laquelle mûrissent les conditions nouvelles de leur efficacité. 200 pages édition : octobre 2007

    15,30 €
  • Badiou Hazan : L'antisémitisme partout

    Une « vague d’antisémitisme en France » ? Pourquoi la dénonciation de cette « vague » a-t-elle commencé en 2002, quand a été lancée la guerre contre l’axe du Mal, en Afghanistan, en Irak, en Palestine ? Qu’en est-il de l’antisémitisme en France aujourd’hui ? Est-il, comme le soutiennent certains, la tache qui stigmatise la jeunesse arabe des quartiers populaires ? Et ceux qui mènent la campagne contre « la vague », qui sont-ils, d’où viennent-ils, quelle est leur rhétorique, quels intérêts défendent-ils ? Pourquoi s’en prennent-ils si violemment aux « mauvais juifs », aux « juifs de négation », victimes de la « haine de soi » ? Comment se fait-il que la traque de « l’antisémitisme » soit infiniment plus virulente en France qu’en Israël et même qu’en Allemagne ? Telles sont quelques-unes des questions auxquelles ont réfléchi Alain Badiou et Eric Hazan. Leurs réponses sont une attaque frontale contre l’hypocrisie et la mauvaise foi qui règnent dans cette affaire. Alain Badiou Alain Badiou est né en 1937 à Rabat (Maroc). Philosophe, mais aussi romancier et dramaturge, Alain Badiou cherche dans la pensée et dans l'art d'écrire tout ce qui est compatible avec une politique égalitaire. On citera, en philosophie, Logique des mondes ; pour le roman, Calme bloc ici-bas ; pour le théâtre, Ahmed le subtil ; pour les essais politiques, Le Siècle . Eric Hazan Eric Hazan est né à Paris en 1936. Pendant plus de vingt-cinq ans, il est chirurgien hospitalier, puis en 1983, il reprend les éditions Hazan, la maison paternelle spécialisée dans la publication de livres d'art. En 1998, il fonde avec un groupe d'ami-e-s La fabrique éditions, avec le projet de faire entendre une petite voix discordante dans le consensus politico-intellectuel ambiant. Il est également l’auteur de L'Invention de Paris, il n'y a pas de pas perdus , Chroniques de la guerre civile , Changement de propriétaire. La guerre civile continue . 65 pages édition : février 2011

    10,20 €