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Science fiction


  • Atwood Margaret : Le tueur aveugle

    1945. Dix jours après la fin de la guerre, Laura se jette d'un pont au volant d'une voiture. Elle laisse à sa soeur aînée, Iris, un roman posthume au parfum de soufre, « Le Tueur aveugle ».
    Cinquante ans plus tard, Iris égrène ses souvenirs et raconte leur histoire... Avec en toile de fond la saga de notre siècle, le destin bouleversant de deux soeurs liées par des secrets de famille et des mensonges assassins. En se remémorant sa vie - et quelques morts mystérieuses -, Iris n'évoque pas seulement un passé complexe.
    Elle fait naître un lumineux univers romanesque que composent les couleurs vives et poignantes de la cruauté humaine, de l'amour et du péché. Margaret Atwood nous offre ici un de ses plus beaux romans, lauréat du Booker Prize 2000.

    édition : novembre 2020

    8,80 €
  • Atwood Margaret : Les testaments

    Margaret Atwood a écrit La Servante Écarlate, un récit dystopique, en 1985. Sa force réside dans le fait qu’en réussissant à le rendre universel et surtout intemporel, elle peint un portrait terrifiant de l’Amérique d’aujourd’hui.

    Dans un contexte d’effondrement de la fertilité, un groupe de fanatiques religieux prend le pouvoir et fonde la République de Gilead. Dans ce régime théocratique, le peu de femmes encore fertiles est réduit au rand d’esclave sexuel, privées de tout, même de leur nom. Leur corps n’est plus qu’une marchandise entièrement dévouée au « commandant » qu’elles doivent servir et à leurs épouses. Comme toutes les servantes, June est renommée selon le prénom de son maître, DeFred. Cette appellation est temporaire puisque dès qu’elle aura produit un enfant, elle sera affectée chez quelqu’un d’autre afin accomplir sa mission, c’est à dire être violée une fois par mois et peut être tomber enceinte et c’est tout. Elle se souvient avec effroi du temps où elle avait le droit de lire, de travailler, de vivre avec sa fille et son mari. Mais son instinct de survie et l’obsession de retrouver sa famille lui font rejoindre un réseau de résistance secrète, MayDay. La série adaptée de ce livre, avec une Elisabeth Moss époustouflante dans le rôle de June a rencontré un énorme succès, tellement mérité.

    En 2019, Margaret Atwood offre à La Servante Écarlate la conclusion tant attendue, Les Testaments.15 ans après les évènements du premier opus, la République de Gilead est toujours au pouvoir mais commence à pourrir de l’intérieur. Trois femmes aux vies radicalement différentes vont être rassemblées. Les lecteurs qui ont vu la série sauront immédiatement de qui il s’agit. L’une est une adolescente qui a grandit au Canada, l’autre est une jeune femme de Gilead et la dernière fait partie des bourreaux de ce régime.
    Hélène

    édition : octobre 2020

    12,00 €
  • Atwood Margaret: La servante écarlate

    Devant la chute drastique de la fécondité, la république de Gilead, récemment fondée par des fanatiques religieux, a réduit au rang d'esclaves sexuelles les quelques femmes encore fertiles.
    Vêtue de rouge, Defred, « servante écarlate » parmi d'autres, à qui l'on a ôté jusqu'à son nom, met donc son corps au service de son Commandant et de son épouse. Le soir, en regagnant sa chambre à l'austérité monacale, elle songe au temps ou les femmes avaient le droit de lire, de travailler...
    En rejoignant un réseau secret, elle va tout tenter pour recouvrer sa liberté. Paru pour la première fois en 1985, La Servante écarlate s'est vendu à des millions d'exemplaires à travers le monde. Devenu un classique de la littérature anglophone, ce roman, qui n'est pas sans évoquer le 1984 de George Orwell, décrit un quotidien glaçant qui n'a jamais semblé aussi proche, nous rappelant combien fragiles sont nos libertés. La série adaptée de ce chef-d'oeuvre de Margaret Atwood, diffusée sous le titre original The Handmaid's Tale, avec Elisabeth Moss dans le rôle principal, a été unanimement saluée par la critique.

    édition : juin 2017

    12,50 €
  • Callenbach : Ecotopia

    Trois Etats de la côte ouest des Etats-Unis - la Californie, l'Oregon et l'Etat de Washington - décident de faire sécession et de construire, dans un isolement total, une société écologique radicale, baptisée Ecotopia. Vingt ans après, l'heure est à la reprise des liaisons diplomatiques entre les deux pays. Pour la première fois, Ecotopia ouvre ses frontières à un journaliste américain, William Weston.
    Au fil des articles envoyés au Times-Post, il décrit tous les aspects de la société écotopienne : les femmes au pouvoir, l'autogestion, la décentralisation, les vingt heures de travail hebdomadaire et le recyclage systématique. D'abord sceptique, voire cynique, William Weston vit une profonde transformation intérieure. Son histoire d'amour intense avec une Ecotopienne va le placer devant un dilemme crucial : choisir entre deux mondes.
    Récit utopique publié en 1975, traduit depuis dans le monde entier, Ecotopia offre une voie concrète et désirable pour demain, et ce faisant agit comme un antidote au désastre en cours.

    édition : janvier 2021

    9,40 €
  • Cixin Liu : La forêt sombre

    L'humanité le sait désormais : dans un peu plus de quatre siècles, la flotte trisolarienne envahira le système solaire. La Terre doit impérativement préparer la parade, mais également faire face aux intellectrons qui permettent aux Trisolariens d'espionner toutes les conversations et tous les ordinateurs. En revanche, ils sont incapables de lire dans l'âme humaine. Le Conseil de défense planétaire imagine donc un nouveau projet : le programme Colmateur. Quatre individus seront chargés d'élaborer chacun de leur côté des stratégies pour contrer l'invasion ennemie. Livrés à eux-mêmes, ils devront penser seuls, et brouiller les pistes.

    Trois des hommes désignés sont des personnalités politiques et des scientifiques éminents, mais le quatrième est un parfait anonyme. Ce dernier ignore totalement la raison pour laquelle on lui confie cette mission. Tout ce qu'il sait, c'est qu'il est désormais l'un des Colmateurs, et que les Trisolariens veulent sa mort. Après Le Problème à trois corps, Liu Cixin revient avec une suite haletante et magistrale.

    édition : septembre 2019

    11,50 €
  • Cixin Liu : Le problème à trois corps

    En pleine Révolution culturelle, le pouvoir chinois construit une base militaire secrète destinée à abriter un programme de recherche de potentielles civilisations extraterrestres. Ye Wenjie, une jeune astrophysicienne en cours de "rééducation", parvient à envoyer dans l'espace un message contenant des informations sur la civilisation humaine. Le signal est intercepté par les Trisolariens, qui s'apprêtent à abandonner leur planète mère, située à quatre années-lumière de la Terre et menacée d'un effondrement gravitationnel provoqué par les mouvements chaotiques des trois soleils de son système.
    En raison de la distance, Ye Wenjie met près de huit ans à recevoir la réponse des Trisolariens. Elle tient désormais entre ses mains rien de moins que le destin de l'espèce humaine. Hugo 2015 du meilleur roman, Le Problème à trois corps est le premier volume d'une trilogie culte d'une ambition folle.

    édition : octobre 2018

    9,70 €
  • Fry : Le faiseur d'histoire

    Le choc frontal entre Michael Young, thésard en histoire à Cambrige, et le professeur Leon Zuckermann, vieux physicien obsédé par l’une des périodes les plus noires de l’histoire du XXe siècle, va changer l’histoire — littéralement. Mais pour cela, il faut compter également sur une pilule miracle, sur un rival oublié du petit teigneux autrichien et sur la fatale élasticité du temps. Car qui vous dit qu’effacer un tyran améliorerait le cours de l’histoire humaine ? Michael Young va découvrir combien est retorse la destinée, dans une comédie romantique pimentée d’un zeste d’amour gay et bouleversée par un solide suspense science-fictif. Le pire n’est jamais certain, mais le mieux ne se trouve pas forcément non plus là où l’on attendait…............. 645 pages édition : avril 2011

    9,80 €
  • Glukhovsky : Metro 2033

    En 2014, une guerre nucléaire a ravagé la Terre. En 2033, quelques dizaines de Moscovites survivent dans le métro, se dotant de diverses formes de gouvernements et de croyances. Cependant, une menace venant de l'extérieur plane. L'un des survivants, Artyom, est alors chargé d'en avertir Polis, une communauté de stations qui préserve les derniers vestiges de la civilisation humaine.

    édition : janvier 2017

    9,90 €
  • Le Guin Ursula : La main gauche de la nuit

    Sur Gethen, la planète glacée que les premiers hommes ont baptisée Hiver, il n'y a ni hommes ni femmes, seulement des êtres humains. Des androgynes qui, dans certaines circonstances, adoptent les caractères de l'un ou l'autre sexe. Les sociétés nombreuses qui se partagent Gethen portent toutes la marque de cette indifférenciation sexuelle.
    L'Envoyé venu de la Terre, qui passe pour un monstre aux yeux des Géthéniens, parviendra-t-il à leur faire entendre le message de l'Ekumen ? Ce splendide roman a obtenu le prix Hugo et a consacré Ursula Le Guin comme un des plus grands talents de la science-fiction.
    édition juin 2014

    7,90 €
  • Le Guin Ursula : Les dépossédés

    Deux mondes se font face : Anarres, peuplé deux siècles plus tôt par des dissidents soucieux de créer une société utopique vraiment libre, même si le prix à payer est la pauvreté. Et Urras, qui a conservé la réputation d'un enfer, en proie à la tyrannie, à la corruption et à la violence.
    Shevek, physicien hors norme, a conscience que l'isolement d'Anarres condamne son monde à la sclérose. Et, fort de son invention, l'ansible, qui permettra une communication instantanée entre tous les peuples de l'Ekumène, il choisit de s'exiler sur Urras en espérant y trouver une solution.

    Ce roman, qui a obtenu les prix Hugo, Nebula et Locus, n'a rien perdu de sa virulence politique ni de sa charge d'aventures. Avec La Main gauche de la nuit, c'est un des chefs-d'oeuvre d'Ursula Le Guin.

    édition poche janvier 2020

    8,20 €
  • Leclercq : 2041, anticipation historique

    En 2041, une situation inédite en France aboutit à la constitution de trois centres de pouvoir politique. Un gouvernement corrompu jusqu'à l'os est renversé suite à un premier coup d'État, suivi d'un second. Un mouvement social de grande envergure remet en cause jusqu'aux fondements de la société dont l'ensemble des corps est affecté, y compris au sein de la « Grande muette » où se constitue un syndicat de soldats.
    L'auteur nous entraîne durant un périple de sept mois d'insurrections en grève générale, avec ses personnages pittoresques, en parcourant l'Île-de-France, la région Orléanaise et la presqu'île du Cotentin.

    édtion : mars 2020

    22,50 €
  • Mieville China : Celui qui dénombrait les hommes

    Comme suspendue dans les airs, la ville est à cheval entre deux montagnes, coupée par un gouffre, réunie par un pont. Un pont dont les orphelins livrés à eux-mêmes ont fait leur royaume. A l'écart de l'agitation de la ville peuplée de marchands, de marginaux et de magiciens, plus haut dans la montagne, vit le faiseur de clés, avec sa famille. Un jour, son fils accourt en ville, comme s'il avait le diable à ses trousses.
    Son père a tué sa mère, et l'a jetée dans un trou si profond que l'on n'en voit pas le fond, affirme-t-il. Mais faute de preuve, on préfère ne pas le croire. Alors c'est auprès des enfants du pont que le petit garçon va trouver refuge. Jusqu'à ce que son père le retrouve. Heureusement, bientôt, arrive en ville un recenseur, celui qui dénombrait les hommes...

    édition poche : septembre 2018

    17,90 €
  • Miéville China : Les derniers jours du nouveau Paris

    1941. A Marseille, Jack Parsons, jeune ingénieur américain versé dans les sciences occultes, rencontre un groupe de résistants auquel appartient André Breton. Il souhaite s'inspirer du surréalisme pour créer un golem capable de renverser le Troisième Reich, mais change involontairement le cours de la guerre... 1950. Dans Paris occupé, les oeuvres surréalistes ont pris vie après l'explosion de la Bombe S, et combattent les démons et leurs maîtres nazis aux côtés de la résistance dans un décor halluciné.

    édition : novembre 2019

    7,70 €
  • Mieville China : Merfer

    La Merfer. Elle recouvre l'essentiel de ce monde. Son dense réseau de rails, auquel on ne connaît ni début, ni fin, est la seule voie pour les hommes sur une terre devenue propriété d'un bestiaire terrible et fantastique. Parmi ces créatures, la plus formidable de toutes, la gigantesque taupe albinos : Jackie La Nargue. Et à ses trousses, le Mèdes, un train taupier mené par la capitaine Picbaie qui traque la bête telle une obsession.
    A ses côtés, le jeune orphelin Sham découvre l'univers de la chasse qui le mènera à ce train déraillé et au mystère caché dans ses entrailles. Il y fera une trouvaille énigmatique qui le conduira dans la plus folle des expéditions, jusqu'au bout de la Merfer, là où vivent les anges... " D'autres noms qu'Herman Melville vous viendront sûrement à l'esprit lorsque vous lirez ce passionnant conte, dont Franck Herbert.
    Mais ici, comme dans toutes ses oeuvres, Miéville a le don de convoquer tous ces écrivains tout en créant une histoire qui lui est totalement propre. " Los Angeles Times

    octobre 2017

    9,00 €
  • Orwell : Mille neuf cent quatre-vingt-quatre

    « Le pouvoir nous enseigne à rejeter l’évidence de nos yeux et de nos oreilles. C’est son commandement ultime, le plus essentiel. Winston sentit son cœur lui manquer à la pensée de la puissance démesurée qui était déployée contre lui, à la facilité avec laquelle n’importe quel intellectuel le remettrait à sa place avec des arguments subtils qu’il serait incapable de comprendre, et plus encore de contrer.
    Et pourtant, il avait raison ! Ils avaient tort, il avait raison. Il fallait défendre les évidences, les platitudes, les vérités. Les truismes sont vrais, accrochons-nous à cela ! Le monde physique existe, ses lois ne changent pas. Les pierres sont dures, l’eau est liquide, tout objet lâché est attiré par le centre de la terre.
    Avec le sentiment de s’adresser à O’Brien, et aussi d’énoncer un axiome important, Winston écrivit : La liberté est la liberté de dire que deux et deux font quatre. Si cela est accordé, tout le reste suit. »
    Dans la mégapole d’une superpuissance mondiale, Winston Smith vit, cadenassé dans sa solitude, sous le regard constant du télécran. Employé au ministère de la Vérité, il réécrit quotidiennement les archives de presse pour les rendre conforme avec la ligne officielle du moment. Mais un jour, le petit employé de bureau se rebelle, commence un journal, tombe amoureux et flâne dans les quartiers où vivent les proles, soustraits à la discipline du Parti. Dans ces lieux où subsistent quelques fragments du passé aboli, il va s’engager dans la rébellion…
    « Novlangue », « police de la pensée », « Big Brother »... Soixante-dix ans après la publication du roman de George Orwell, les concepts clés de 1984 sont devenus des références essentielles pour comprendre les ressorts totalitaires des sociétés contemporaines. Dans un monde où la télésurveillance s’est généralisée, où la numérisation a donné un élan sans précédent au pouvoir des grandes entreprises et à l’arbitraire des États, où le passé tend à se dissoudre dans l’éternel présent de l’actualité médiatique, le chef-d’œuvre d’Orwell est à redécouvrir dans une nouvelle traduction et une édition critique.
    Parue pour la première fois au Québec en 2019 aux éditions de la rue Dorion (Québec), cette nouvelle version corrige les lacunes de la traduction initiale réimprimée à l’identique depuis 1950 (une quarantaine de phrases manquantes, de nombreux contresens) ; et, au contraire de la traduction « moderne » parue en 2018, restitue la dimension philosophique et la fulgurance politique du roman d’Orwell dans les termes que des millions de lecteurs se sont appropriés depuis plus d’un demi-siècle ; tout en rendant hommage à la dimension poétique de cette œuvre pleine d’humour, d’amertume et de nostalgie.

    édition : janvier 2021

    8,70 €
  • Roberts : Jack Glass

    Dans un futur lointain, notre système solaire est désormais habité et la Terre est le lieu de villégiature des plus riches. Six clans se partagent l'univers connu et maintiennent le reste de la population dans la plus extrême pauvreté. Trois énigmes criminelles composent ce roman : l'une est un récit carcéral, l'autre une enquête policière, la dernière un mystère en huis clos.
    Dans chacune, le coupable est identique : le tristement célèbre Jack Glass.
    Vous essaierez certainement de résoudre ces enquêtes, car vous en connaissez le meurtrier. Evident ? Pas forcément, car Jack Glass est un esprit brillant... qui risque de vous surprendre.

    édition : janvier 2021

    9,80 €
  • Vonarburg Elisabeth : Chroniques du pays des mères

    Sur une Terre dévastée, les hommes sont devenus rares, un virus déséquilibrant les naissances. Le Pays des Mères, une société matriarcale, a toutefois pu s'établir en ayant recours à l'insémination artificielle. La jeune Lisbeï se pense promise au titre de "Mère", jusqu'au jour où elle apprend sa stérilité. Loin de chez elle, devenue "exploratrice", elle accomplira l'un de ses rêves les plus chers : découvrir les secrets du lointain passé du Pays des Mères.

    édition : janvier 2021

    10,40 €
  • Waberi: Aux Etats-Unis d'Afrique

    Bienvenue à Asmara, USA (United States of Africa).

    Dès votre arrivée à l’aéroport « Léopold Sédar Senghor International » d’Asmara, ne serait-ce qu’en flânant dans la galerie duty free, vous serez saisi par l’opulence et par la richesse qui émane de cet avant-goût de cette cité phare de l’Érythrée, capitale fédérale des États-Unis d’Afrique.
    Car, dans ce monde, l’Afrique est un continent synonyme de richesse et de prospérité, de mégalopoles opulentes et de centres d’affaires dynamiques.
    Un continent à la pointe des arts, de la culture, de la mode et de la technologie. Un continent qui rayonne tant par les travaux érudits publiés par l’Université de Gao ou l’Académie de Gorée, par ses artistes et ses savants réputés, que par les technologies nouvelles produites dans la fameuse « Silicium Rift Valley » ou ces engins de mort sortis des usines high tech du fameux complexes militaro-industriels d’Assab.
    C’est cette même Afrique qui, depuis les pas de tirs de Cap Mandela (Madagascar), envoie des astronautes maliens et libériens sur la Lune et vers Mars. Qui inonde le monde en appareils ménagers made in USAf. Et de ses gras hamburgers Mac Diop. Et de son fameux soda Africola : cette boisson gazeuse mondialement connue mais décidément trop sucrée pour ses millions d’enfants africains obèses, vraiment beaucoup trop bien nourris. Ainsi que de son riz hyper-protéiné, de son sorgho « OGM » et de son mil grassement subventionnés qui ruinent ainsi les maigres agricultures de subsistance des miséreux pays du nord.
    L’Afrique : continent mère de l’Humanité qui domine le monde. Un autre monde soumis au rythme effréné d’une mondialisation dont le synonyme le plus approprié est… Africanisation.
    L’Europe, continent noir
    Un autre continent miséreux et implorant aurait vraiment bien besoin de connaître une telle « Pax Africana ». Et cet autre continent n’est autre que l’Europe.
    Europe : continent malheureux où vit une Humanité sous-développée et valétudinaire, continent meurtri où semblent avoir élues domicile toutes les misères de la terre. Là, tout n’est que calamités et désespérance, massacres, guerres inter-ethniques et règne des milices, épidémies et pandémies, pestes et SIDA, famines et malnutrition.
    Un continent qui semble être décidément incapable de ne produire autre chose que ces millions d’affamés, candidats à l’émigration vers les rivages pourtant hostiles de la rive sud de la Méditerranée. Destinés à rejoindre les rangs de ces milliers de « boat people » squelettiques qui viennent quotidiennement s’échouer sur les plages de sable fin de Djerba ou dans la baie aux eaux turquoises d’Alger.
    Un continent européen malheureux et sous perfusion, meurtri et usé, désespérant et désespéré qui aurait tant besoin de l’aide d’une Afrique, terre promise et eldorado décidément inatteignable, décidément trop apeurée pour y penser vraiment, tétanisée par tout ce qu’elle croît percevoir de la vague montante, engloutissante, déferlante de ce fameux « Péril blanc ». Maya d’Asmara et Max de Zurich
    Le chemin vers cette terre promise africaine, Maya (Malaïka) l’a déjà emprunté, il y a bien longtemps. Lorsque, enfant, elle a été arrachée à la pauvreté, à la misère et à la faim de sa Normandie natale par un homme providentiel alors en mission humanitaire pour quelque ONG panafricaine. Un homme suffisamment bon pour l’adopter et l’emmener avec lui à Asmara, en Érythrée, USA.
    Mais à présent Maya devenue adulte souhaite repartir vers l’Europe pour découvrir ses racines. Pour retrouver l’Europe, ses origines et ses maux et se rapprocher des siens, comprendre leur quotidien. Un long et douloureux périple à rebours qui la mènera vers ces terres sombres et misérables de Normandie qui -entre Lisieux, Jumièges et Dozulé- l’ont vu naître, pays désertique aux vaches étiques et rachitiques : un pays de pommiers efflanqués où l’homme n’a pas d’autres ambitions que d’essayer laborieusement de survivre au quotidien et de ne pas trop vite mourir.
    Dans les rues d’Asmara, il est pourtant bien improbable qu’elle ait vraiment croisé Max (pour faire plus simple, appelons le « Yacuba »…), ce pouilleux d’immigré alémanique venu de Zurich, ville miséreuse et ruinée de sa lointaine Helvétie, immigré illégal et clandestin sans papier, pauvre comme Job sur son fumier : un quidam qui n’a jamais vu la couleur d’un savon et n’imagine pas même la saveur d’un yaourt.
    L’un de ces nombreux malheureux précipités vers l’Afrique par les hordes des incontrôlables milices paramilitaires qui dépècent son pays multi-ethnique aux dimensions de timbre-poste et dont la carte ressemble au costume d’Arlequin, chassé de chez lui à l’occasion d’une de ces si nombreuses guerres inter-ethniques qui y éclatent là bas si souvent, et où on se zigouille allègrement (sans qu’on ne sache d’ailleurs, aujourd’hui encore, toujours très bien pourquoi…).
    Regarder l’Humanité qui est dans l’autre
    Quoi qu’il en soit, il est bien entendu que cette Afrique si prospère ne « peut pas non plus accueillir chez elle toute la misère du monde ». Et que ses forces fédérales ont donc le devoir de « prendre leurs responsabilités avec fermenté, mais non sans humanité ».
    D’autant plus que ces migrants propagent « chez nous » -en Afrique- leur natalité galopante, leurs religions rétrogrades, leur paresse et leur manque d’ambition, sans parler de leurs maladies endémiques. Et puisqu’il est clair que ces bouseux indésirables ici n’ont en fait, s’ils ne sont décidément vraiment pas contents, qu’à retraverser la Méditerranée…
    Ainsi « Aux États-Unis d’Afrique » est un roman de la compassion, un miroir de l’âme, un pamphlet humaniste qui renverse le monde et qui - en utilisant ainsi habilement les pires clichés - met ainsi à mal nos préjugés et nous renvoie à la brutalité de nos jugements. Mais pour l’auteur, plus que de nous reprocher ceux-ci, il s’agit ici de mettre fin à cette peur irrationnelle de l’autre qui sommeille ainsi en chacun de nous.
    Afin qu’on prenne enfin bien conscience aujourd’hui que l’Humanité n’est qu’une. Et qu’aucun peuple sur terre ne pourra plus jamais se sauver seul, tout seul, sans jamais avoir eu une pensée pour cet autrui - peut être dans le malheur - qui n’est jamais qu’un autre soi-même, et sans doute plus encore…

    édition avril 2017
    178 pages

    9,95 €