Aller au contenu

Ex-URSS


  • Alexievitch : Derniers témoins

    De tous les textes de Svetlana Alexievitch, celui-ci est le plus déchirant.
    Car qu'y a-t-il de plus terrible que l'enfance dans la guerre, de plus tragique que l'innocence soumise à l'abjection de la violence et de l'anéantissement ? Les personnages de ce livre ont entre trois et douze ans. Garçons et filles, ils ont grandi au coeur des ténèbres du plus inhumain des conflits ; cette Seconde Guerre mondiale dont les plaies restent toujours béantes soixante ans après.
    Publié une première fois dans une édition tronquée, mutilée par la censure encore soviétique à la fin des années quatre-vingt, jamais traduit en français, Derniers témoins paraît aujourd'hui pour la première fois dans sa version définitive, achevée en 2004.
    Il a donc fallu à Svetlana Alexievitch près d'un quart de siècle pour mettre un point final à ce monument de la littérature, dressé pour commémorer la plus injuste des souffrances. La poésie inhérente à l'enfance lui donne une force d'évocation qui nous touche au plus profond de nous-mêmes. Bouleversant par sa charge de vérité, émouvant jusqu'à l'insoutenable, Derniers témoins change notre regard sur l'histoire, sur le monde, sur la guerre, sur l'enfance, sur la vie.

    éditions : septembre 2016

    8,50 €
  • Alexievitch : La fin de l'homme rouge

    Armée d’un magnétophone et d’un stylo, Svetlana Alexievitch, avec une acuité, une attention et une fidélité uniques, s’acharne à garder vivante la mémoire de cette tragédie qu’a été l’urss, à raconter la petite histoire d’une grande utopie. “Le communisme avait un projet insensé : transformer l’homme «ancien», le vieil Adam. Et cela a marché…
    En soixantedix ans et quelques, on a créé dans le laboratoire du marxisme-léninisme un type d’homme particulier, l’Homo sovieticus.” C’est lui qu’elle a étudié depuis son premier livre, publié en 1985, cet homme rouge condamné à disparaître avec l’implosion de l’Union soviétique qui ne fut suivie d’aucun procès de Nuremberg malgré les millions de morts du régime.
    Dans ce magnifique requiem, l’auteur de La Supplication réinvente une forme littéraire polyphonique singulière, qui fait résonner les voix de centaines de témoins brisés. Des humiliés et des offensés, des gens bien, d’autres moins bien, des mères déportées avec leurs enfants, des staliniens impénitents malgré le Goulag, des enthousiastes de la perestroïka ahuris devant le capitalisme triomphant et, aujourd’hui, des citoyens résistant à l’instauration de nouvelles dictatures…
    Sa méthode : “Je pose des questions non sur le socialisme, mais sur l’amour, la jalousie, l’enfance, la vieillesse. Sur la musique, les danses, les coupes de cheveux. Sur les milliers de détails d’une vie qui a disparu. C’est la seule façon d’insérer la catastrophe dans un cadre familier et d’essayer de raconter quelque chose. De deviner quelque chose...
    L’histoire ne s’intéresse qu’aux faits, les émotions, elles, restent toujours en marge. Ce n’est pas l’usage de les laisser entrer dans l’histoire. Moi, je regarde le monde avec les yeux d’une littéraire et non d’une historienne.”
    À la fin subsiste cette interrogation lancinante : pourquoi un tel malheur ? Le malheur russe ? Impossible de se départir de cette impression que ce pays a été “l’enfer d’une autre planète”.
    édition poche : septembre 2016

    12,50 €
  • Alexievitch : La guerre n'a pas un visage de femme

    La Seconde Guerre mondiale ne cessera jamais de se révéler dans toute son horreur. Derrière les faits d'armes, les atrocités du champ de bataille et les crimes monstrueux perpétrés à l'encontre des civils, se cache une autre réalité. Celle de milliers de femmes russes envoyées au front pour combattre l'ennemi nazi. Svetlana Alexievitch a consacré sept années de sa vie à recueillir des témoignages de femmes dont beaucoup étaient à l'époque à peine sorties de l'enfance. Après les premiers sentiments d'exaltation, on assiste, au fil des récits, à un changement de ton radical, lorsque arrive l'épreuve fatidique du combat, accompagnée de son lot d'interrogations, de déchirements et de souffrances. Délaissant le silence dans lequel nombre d'entre elles ont trouvé refuge, ces femmes osent enfin formuler la guerre telle qu'elles l'ont vécue. Un recueil bouleversant, des témoignages poignants.

    Svetlana Alexievitch
    Écrivain et journaliste biélorusse, dissidente soutenue par le Pen-Club et la fondation Soros, elle a reçu, en Allemagne, le przv du livre politique et le prix des libraires pour La supplication, déjà paru aux Éditions J'ai lu. Elle figure depuis 2001 sur la liste des futurs lauréats du prix Nobel de littérature. 414 pages Edition : 2005

    8,80 €
  • Alexievitch : les cercueils de zinc

    Les Cercueils de zinc, publié en 1989, est “un livre sur une guerre ignorée et cachée à son propre peuple”. L’auteure y donne à entendre la douleur des mères devant les cercueils de zinc qui leur revenaient de ce pays inconnu qu’était pour elles l’Afghanistan, elle recueille la parole des soldats, des épouses, des amies, des médecins, des infirmières, des pilotes d’hélicoptère…
    Le livre paru, on ne lui pardonna pas d’avoir démoli le mythe du soldat soviétique accomplissant son devoir internationaliste – la télévision le présentait en train de planter des pommiers alors qu’en réalité il bombardait des villages.
    Il reste que cette guerre déclenchée par Leonid Brejnev a été le tombeau de l’Union soviétique avant d’être le berceau d’Al-Qaida et des talibans. «Les Cercueils de zinc» en est un témoignage capital et se hisse à la hauteur des plus grands livres sur la guerre.

    édition poche avril 2021

    9,50 €
  • Bellaïche (intro JJ Marie) : Verkhnéouralsk, l'isolateur politique 1925-1938

    Combats, débats et extermination d'une génération de révolutionnaires. " La trempe morale de ces révolutionnaires est incontestable, mais on peut en trouver des exemples similaires chez les fanatiques religieux les plus bornés dont ces bolchéviks-léninistes se différencient radicalement par leur volonté farouche, amplement soulignée par Avshalom Bellaïche, d'analyser, de comprendre pour avoir éventuellement le moyen, si la possibilité - même infime - se présente, de transformer économiquement, socialement et politiquement un monde dont le maintien en l'état est une menace pour l'humanité." Jean-Jacques Marie édition : La Brèche juin 2022

    13,00 €
  • Broué : Communistes contre Staline. Massacre d'une génération

    Ils étaient quelques milliers quand ils s'organisèrent en opposition au sein du PC de l'URSS, en 1923. On en fusillait à la mitrailleuse des milliers encore en 1937 et 1938, dans les prisons puis les camps ; des jeunes gens avaient remplacé les vieux bolcheviks assassinés. On les appela « oppositionnels », « bolcheviks léninistes », « trotskystes », noms qu'ils n'avaient pas choisis mais qu'ils acceptèrent par défi. Ils ont lutté pendant quinze ans, sans jamais s'avouer battus. Exclus du parti, chassés de leur travail, exilés, « déportés ». Vieilles prisons, isolateurs, camps ont entendu leurs débats et leurs chants ; ils défendaient l'idée lumineuse d'un communisme fraternel contre la brutalité et l'inculture staliniennes. À la fin, il ne restait que quelques anciens, le gros était formé de jeunes. En 1932, ils ont rallié autour d'eux tous les autres opposants communistes. Il ne restait plus à Staline qu'à les massacrer jusqu'au dernier dans des camps spéciaux consciemment copiés sur le modèle hitlérien. Cette histoire n'est pas celle d'une lutte politique comme les autres, car il ne fait pas de doute qu'il y a eu des bourreaux et des victimes, et que rien n'autorise l'historien à les renvoyer dos à dos. Méthodiquement étudié comme c'est le cas ici, cet aspect de la terreur stalinienne conduit à revoir l'histoire de l'URSS telle qu'on l'a écrite depuis plus de cinquante ans. Né en 1926, docteur ès lettres, Pierre Broué a été professeur d'histoire contemporaine à l'Institut d'études politiques de Grenoble. Spécialiste du mouvement communiste, il est notamment l'auteur de La Révolution et la guerre d'Espagne (en coll. avec Étienne Téynime, 1961), La Révolution allemande (1971), d'une monumentale biographie de Trotsky (Fayard, 1988), de Staline et la Révolution. Le cas espagnol (Fayard, 1993), de Rakovsky ou la Révolution dans tous les pays (Fayard, 1996) et d'une Histoire de l'Internationale communiste, 1919-1943 (Fayard, 1997). 439 pages Edition : 2003

    28,00 €
  • Cadiot Juliette : La société des voleurs, propriété, socialisme sous Staline

    En 1932 puis en 1947, au cours de deux famines, une vague de désordres, de vols de grains dans les champs et d’attaques de trains inquiéta le gouvernement de l’Union soviétique. En réponse, Staline décida de punir les voleurs de la « propriété publique », considérés comme des ennemis du peuple. À sa mort en 1953, alors que le Goulag atteignait ses taux d’enfermement les plus élevés (3 à 4 % de la population), la moitié des détenus des camps avait été condamnée pour vol.
    Juliette Cadiot explore cette criminalité économique dans l’URSS stalinienne au sortir de la Seconde Guerre mondiale. Elle s’intéresse à des infractions particulières, les « vols de la propriété socialiste », et à la répression féroce menée par le pouvoir stalinien contre ces délits.
    En puisant anecdotes et tranches de vie dans les archives judiciaires russes et ukrainiennes récemment ouvertes, l’auteure propose une esquisse saisissante de la condition matérielle des Soviétiques, qui reposait sur la nécessité de voler pour survivre, quelle que soit leur position sociale. À travers une histoire des concepts, du droit et de la pénalité, elle souligne ainsi que le vol de la propriété d’État, du peuple tout entier, a façonné les relations sociales entre Soviétiques, les unissant dans un système parallèle d’échanges et de solidarité, une « société des voleurs ».

    édition : juin 2021

    24,80 €
  • Chalamov/Heller : Récits de la Kolyma

    Les Récits de la Kolyma, réunis pour la première fois en français, retracent l'expérience de Varlam Chalamov dans les camps du Goulag où se sont écoulées dix-sept années de sa vie. Fragments qui doivent se lire comme les chapitres d'une oeuvre unique, un tableau de la Kolyma, ces récits dessinent une construction complexe, qui s'élabore à travers six recueils. Chaque texte s'ouvre sur une scène du camp. Il n'y a jamais de préambule, jamais d'explication. Le lecteur pénètre de plain-pied dans cet univers. Les premiers recueils, écrits peu après la libération, portent en eux toute la charge du vécu. À mesure que le narrateur s'éloigne de l'expérience, le travail de la mémoire se porte aussi sur la possibilité ou l'impossibilité de raconter le camp. Certains thèmes sont alors repris et transformés. La circulation des mêmes motifs entre différents récits, différentes périodes, constitue à elle seule un élément capital pour le décryptage de la réalité du camp ; on y retrouve la grande préoccupation de Chalamov : comment traduire dans la langue des hommes libres une expérience vécue dans une langue de détenu, de « crevard », composée de vingt vocables à peine ' Les récits s'agencent selon une esthétique moderne, celle du fragment, tout en remontant aux sources archaïques du texte, au mythe primitif de la mort provisoire, du séjour au tombeau et de la renaissance. On y apprend que le texte est avant tout matière : il est corps, pain, sépulture. C'est un texte agissant. À l'inverse, la matière du camp, les objets, la nature, le corps des détenus, sont en eux-mêmes un texte, car le réel s'inscrit en eux. Le camp aura servi à l'écrivain de laboratoire pour capter la langue des choses. Le camp, dit Chalamov, est une école négative de la vie. Aucun homme ne devrait voir ce qui s'y passe, ni même le savoir. Il s'agit en fait d'une connaissance essentielle, une connaissance de l'être, de l'état ultime de l'homme, mais acquise à un prix trop élevé. C'est aussi un savoir que l'art, désormais, ne saurait éluder. TRADUIT DU RUSSE PAR SOPHIE BENECH, CATHERINE FOURNIER, LUBA JURGENSON. PRÉFACE DE LUBA JURGENSON. POSTFACE DE MICHEL HELLER 1515 pages Edition : 2003

    46,00 €
  • Ciliga : Après la Russie, 1936-1990

    Témoin privilégié d'un siècle qui trébuche d'erreurs en horreurs, Ciliga fut l'un de ces rares intellectuels à ne pas s'en tenir aux confortables théories qui finissent par justifier les maux qui nous accablent ou au moins quelques systèmes qui devraient nous gouverner. Traquant sans cesse la réalité à travers vents et marées - ou plutôt à travers tempêtes révolutionnaires et raz-de-marée de la décomposition -, son itinéraire exceptionnel, de la Révolution russe à la "perestroïka", se double d'une réflexion continue sur le sens et l'avenir d'une humanité prise au piège de ses renoncements. On appréciera à sa juste valeur son étude d'une Yougoslavie sous la menace extérieure et intérieure (titre d'un de ses livres) : puisque aujourd'hui, plus que jamais, l'histoire bégaie dans les Balkans. Ne remarquait-il pas qu'en 1941, a«Pavelitch fut la conséquence et la réplique du roi Alexandre et de Mikhcülovitch. Tous trois se sont assommés comme des frères ; leurs aspirations et leurs méthodes furent semblables» ? Dès 1951, dans le texte, Le problème national, problème capital pour la Yougoslavie, Ante Ciliga en historien du monde slave et balkanique nous éclaire sur tous les problèmes culturels et religieux, ferments de futurs conflits à venir ... Ciliga s'est fait connaître notamment par son livre, Dix ans au pays du mensonge déconcertant. Il est mort à Zagreb en octobre 1992. 255 pages Edition : 1994

    20,10 €
  • Cliff/Harman : Le capitalisme d'Etat en URSS de Staline à Gorbatchev

    Sous Gorbatchev, comme sous Staline, l'URSS se dit socialiste.
    Pourtant, sous Staline, des millions de paysans et de travailleurs ont péri dans les purges; en 1956, les chars soviétiques ont écrasé le soulèvement des travailleurs hongrois; en 1981, derrière le coup d'Etat et la répression de Solidarnosc en Pologne, on pouvait identifier la poigne de l'URSS; in 1988 et 1989, ce sont les chars de l'armée soviétiques qui sont intervenus en Arménie et en Georgie.
    Aujourd'hui, des dizaines de millions de travailleurs et des peuples opprimés rejettent totalement le système que les classes dominantes bureaucratiques ont mis sur pied, en même temps que : leur prétendu socialisme.
    Si par socialisme nous entendons Mmancipation des travailleurs, alors l'URSS ne peut en être plus éloignée.
    Quelle est donc la nature de la société soviétique? L'URSS aujourd'hui est un centre d'exploitation et d~oppression presque aussi puissant que les États-Unis - et tout autant capitaliste.
    Qu'est-ce que le capitalisme bureaucratique d'Etat? Quelles ont été ses origines? Comment s'est-il formé? La loi de la valeur domine-telle en URSS? Est-ce que la lutte de classe menace le capitalisme bureaucratique d'Etat? Quelle est la place de la question des nationalités opprimées dans cet empire aujourd'hui embourbé dans une crise profonde? Tony Cliff a répondu à beaucoup de ces questions et à bien d'autres en écrivant ce livre il y a quarante ans.
    Cet ouvrage a connu plusiers éditions en anglais, mais aussi en bien dautres langues, du farsi au japonais en passant par le turc et IaIlemand. C'est devenu un classique du marxisme, dont les analyses sont de nouveau confirmées par les événements des pays de l'Est dont nous sommes aujourd'hui témoins. Voici sa première publication en français, augmentée d'une préface et d'une postface substantielles actualisant l'analyse jusqu'au règne (et à la crise) de la période gorbatchevienne.
    303 pages Edition : 1990

    20,10 €
  • Dullin : Histoire de l'URSS

    - Études. « Un utile moyen de se repérer » - Transfac. « Voilà un superbe ouvrage. » - CNDP, Choisir. « Cauteur nous invite à revisiter l'histoire de l'URSS au-delà des permanences de la traditionnelle histoire politique, proposant de voir dans l'évolution complexe du tissu social les racines de la désintégration.» - Bulletin de la société d'histoire et d'archéologie de Beaucaire. a Un panorama très complet qui ne manquera pas d'intéresser tous ceux qui se passionnent pour l'histoire contemporaine. » Sabine Dullin, ancienne élève de l'École normale supérieure de Fontenay-Saint-Cloud, agrégée d'histoire, docteur en histoire, est maître de conférences à l'université Paris-IPanthéon-Sorbonne et chercheur associé au Centre russe de l'EHESS. Spécialiste de l'histoire de l'Union soviétique et des relations internationales, elle a notamment publié Des Hommes d'influences. Les ambassadeurs de Staline en Eurove. 1930-1939 (La Découverte 2009) 124 pages Edition : 2009

    10,00 €
  • Fay : Contribution à l'histoire de l'URSS

    Après la Flamme et la Cendre, oeuvre autobiographique où Victor Faz a retracé les étapes d'une vie militante, cette Contribution à l'histoire de l'URSS est le premier volume d'une série devant restituer la pensée de ce témoin et chercheur engagé. Les articles, conférences, interventions radiophoniques que rassemble le présent ouvrage - y compris le texte auquel il travaillait encore avant sa mort, le 29 juin 1991 - occupent une place centrale dans l'existence de l'auteur. Gagné tout jeune à la cause de la révolution russe, Victor Fav_ en effet s'intéressa toujours passionnément aux choses soviétiques. Le communisme, l'URSS ont fait partie de sa vie. On voit ici comment il suit, évalue, éclaire les événements qui, des dernières années de Staline à la tentative de Gorbatchev, ont abouti à l'effondrement de ce qui avait paru être « le premier Etat prolétarien de l'histoire ». Victor Fay observe l'évolution du régime, ses crises, l'antisémitisme et le nationalisme récurrents. Il analyse la société elle-même, les manipulations et soubresauts de l'appareil, la persécution dont est victime l'intelligentsia. Il s'efforce non seulement de comprendre, mais aussi de prévoir. Lucidement. Victor Fay est né le 18 mai 1903. Il fait des études de lettres et de droit à Toulouse. Après sa rupture avec le PCF, il adhère au Parti socialiste, participe à la Résistance ; à la Libération, il devient rédacteur en chef de Lyon-Libre, puis de Combat, et ensuite aux émissions vers l'étranger de l'ORTF, aujourd'hui Radio France Internationale. Il a collaboré au Monde diplomatique et à un grand nombre de journaux et revues, a été conférencier, un des dirigeants du PSU, responsable syndical, toujours fidèle à la défense de la classe ouvrière. 406 pages Edition LA BRECHE : 1994

    22,80 €
  • Grossman : Vie et destin

    Dans ce roman-fresque, composé dans les années 1950, à la façon de Guerre et paix, Vassili Grossman (1905-1964) fait revivre l'URSS en guerre à travers le destin d'une famille, dont les membres nous amènent tour à tour dans Stalingrad assiégée, dans les laboratoires de recherche scientifique, dans la vie ordinaire du peuple russe, et jusqu'à Treblinka sur les pas de l'Armée rouge. Au-delà de ces destins souvent tragiques, il s'interroge sur la terrifiante convergence des systèmes nazi et communiste alors même qu'ils s'affrontent sans merci. Radicalement iconoclaste en son temps - le manuscrit fut confisqué par le KGB, tandis qu'une copie parvenait clandestinement en Occident -, ce livre pose sur l'histoire du xxe siècle une question que philosophes et historiens n'ont cessé d'explorer depuis lors. Il le fait sous la forme d'une grande oeuvre littéraire, imprégnée de vie et d'humanité, qui transcende le documentaire et la polémique pour atteindre à une vision puissante, métaphysique, de la lutte éternelle du bien contre le mal. 1173 pages Edition : 2005

    12,70 €
  • Jean-Jacques Marie : Des gamins contre Staline

    « Camarades qui souffrez sous le joug stalino-fasciste ! […] Toutes les libertés démocratiques sont anéanties. Les préceptes de Lénine sont bafoués. Camarades, dressez-vous pour le combat. Anéantissez la bête sauvage Hitler et ensuite renversez Staline ! Vive la grande révolution populaire. » Sous le règne de Staline, et malgré la terreur d’État, des groupes de 4 à 17 gamins, âgés de 10 à 16 ans, se forment, partout en URSS. Souvent au nom de l’idéal léniniste et de la révolution bolchevique, ils critiquent violemment le régime du petit père des peuples. Leurs actions sont modestes : réunions en petits comités, distribution de tracts… Ces jeunes ne semblent pas présenter de grand risque. Ils seront pourtant pourchassés, appréhendés et envoyés au goulag... Qui étaient ces gamins ? Pourquoi effrayaient-ils tant Staline ? Ce livre raconte pour la première fois le sort de ces dissidents en herbe. Grand spécialiste de l’histoire soviétique, Jean-Jacques Marie est notamment le biographe de Lénine, Trotsky, Staline et Béria. Son dernier livre au Seuil, Les Femmes dans la révolution russe (2017), avait été salué par la critique. édition : mai 2022

    20,00 €
  • Jean-Jacques Marie : La Russie sous Poutine

    Nos médias nous montrent à l'envi des images d'un Vladimir Poutine arrogant, menaçant et vantant la grandeur de la Russie. Les libertés individuelles y sont muselées, les élections truquées, les opposants assassinés ou emprisonnés et la corruption galopante.
    Mais ce pays est-il vraiment ce qu'il paraît être ? Est-il vraiment devenu cet État totalitaire et impérialiste qu'on nous dépeint depuis l'annexion de la Crimée ? Tel est l'envers du décor : un régime fragile au bord de l'implosion, un président dont le cercle rapproché ne pense qu'à placer sa fortune sur des comptes offshore, une opposition fragmentée souvent tentée par l'ultranationalisme, une population désabusée et nostalgique de l'ère soviétique, plus attachée à ses acquis sociaux menacés qu'à ses libertés personnelles, des syndicats à la botte du gouvernement, une Église orthodoxe omniprésente et corrompue, délaissée par ses fidèles, et une économie minée par la chute du prix du baril de pétrole et par les sanctions imposées par l’Union européenne et les États-Unis.
    Parce que la Russie d'aujourd'hui est bien plus ancrée dans le passé et Poutine bien plus héritier d'Eltsine et de Gorbatchev qu'il n'y paraît, il nous fallait le regard d'un historien pour replacer les évènements dans leur contexte et décoder ce pays des faux-semblants.

    Jean-Jacques Marie est l’un de nos meilleurs spécialistes de la Russie contemporaine. Il est l'auteur aux Éditions Payot des biographies de Trotsky (2006), Khrouchtchev (2010) et Lénine (2011).

    edition mars 2016

    22,50 €
  • Jean-Jacques Marie : Le goulag

    Fondé sur des documents d'archives entrouverts depuis peu et à ce jour peu utilisés, cet ouvrage présente le Goulag tel qu'il est défini, vu et décrit dans les circulaires ultraconfidentielles de ses fondateurs et maîtres, ainsi que son organisation, de sa proclamation en 1930 (avec ses antécédents) à 1954, date de sa dislocation, comme organisateur du travail forcé et instrument de la répression de masse. L'auteur étud;e aussi le rôle économique du Goulag en temps de paix, mais aussi son rôle en temps de guerre où nombre de détenus « libérés » ont été envoyés dans les usines d'armement ou sur le front. Dureté du régime en place, conditions climatiques qui pouvaient coûter la vie aux uns ou la sauver aux autres, le Goulag a deux faces : celle des victimes et celle des bourreaux. Jean-Jacques Marie est agrégé de l'Université. II est l'auteur du « Que sais-je ?» n° 3030, Staline 127 pages Edition : 2000

    10,00 €
  • Jean-Jacques Marie : Staline

    L'ouverture des archives russes, il y a dix ans, permet de porter un regard neuf sur les grands personnages de l'histoire soviétique, à commencer bien sûr par Staline, l'une des figures les plus énigmatiques de l'histoire du XXe siècle.
    Comprendre l'homme des épurations politiques et physiques, des procès truqués, des millions de morts au cours de la famine de 1932-1933, de la déportation d'une quinzaine de peuples, du Goulag, de la guerre froide, c'est aussi reprendre sous un autre angle la question de l' « oeuvre noire » du communisme. Qu'aurait-il été, ce communisme, s'il n'avait eu à sa tête un Géorgien à l'enfance miséreuse et battu par un père alcoolique, sauvé par une éducation religieuse et rigoriste chez les pères orthodoxes ? Le parcours de cet ancien séminariste de Tiflis qui, une fois au pouvoir, s'est acharné à pourchasser et massacrer les communistes en URSS et de par le monde, est fascinant. Comment cet homme peu doué pour l'idéologie a-t-il petit à petit tissé sa toile dans l'appareil ? Par quel étrange paradoxe a-t-il repris à son compte des méthodes et des exactions dont il avait été le témoin ou la victime sous le régime du tsar au début de son engagement politique ?
    La biographie que nous propose Jean-Jacques Marie, extrêmement documentée et nourrie à des sources jusqu'ici inaccessibles, s'inscrit dans la meilleure tradition narrative, celle qui capte l'attention du lecteur par la précision du mot et la rigueur de la construction.
    Jean-Jacques Marie est l'un des meilleurs spécialistes français de l'ex-URSS. Depuis Les Paroles qui ébranlèrent le monde (1968), il a consacré diverses études à l'histoire du communisme, et notamment à Trotsky (1985), aux peuples déportés d'Union soviétique (1996) et au Goulag (1999).
    994 pages Edition : 2005

    32,50 €
  • Jean-Jacques Marie : Staline (1878-1953) - Mensonges et Mirages

    Commissaire du peuple aux Nationalités, puis Secrétaire général du parti communiste d'Union Soviétique en 1922, Staline s'est très vite installé au pouvoir après la mort de Lénine. Suite à l'élimination de ses rivaux en 1928, il s'impose comme seul maître de l'URSS jusqu'à sa mort. La victoire de l'URSS aux côtés des Alliés contre l'Allemagne nazie renforce le prestige de Staline. Mais il est aussi à l'origine des répressions les plus violentes. Vers la fin de sa vie, ce « petit père des peuples » est l'objet d'un véritable « culte de la personnalité » de la part des communistes du monde entier. Jean-Jacques Marie, agrégé de l'Université et auteur de nombreux ouvrages sur l'histoire de l'Union Soviétique, retrace avec clarté et lucidité le parcours de ce maître-tacticien dont la « légende », de nos jours encore, déconcerte. Edition : 2013

    21,00 €
  • Le siècle des communismes

    Le communisme a marqué profondément l'histoire du XXe siècle. Funeste production de l'imaginaire pour certains, entreprise criminogène pour d'autres, le communisme est une réalité autrement plus complexe. Les contextes différents dans lesquels le communisme s'est développé, les investissements militants multiples dont il fit l'objet, les contradictions qui le caractérisent, expliquent l'extraordinaire diversité et l'ambivalence. du communisme. Toute la difficulté - et l'enjeu de ce livre - est de penser ensemble ces dimensions. Une équipe internationale d'une vingtaine d'universitaires, historiens, politologues, sociologues, propose dans cet ouvrage une somme d'analyses et de synthèses, d'une grand lisibilité, nourries par la consultation d'archives longtemps inaccessibles. Cet ouvrage est dirigé par une équipe de sept chercheurs : Michel Dreyfus (CNRS), Bruno Groppo (CNRS), Claudio Sergio Ingerflom (CNRS), Roland Lew (Université Libre de Bruxelles/EHESS), Claude Pennetier (CNRS), Bernard Pudal (Université de Montpellier) et Serge Wolikow (Université de Bourgogne). 799 pages Edition : 2008

    12,70 €
  • Lewin : Les sentiers du passé

    Moshe Lewin passe sa jeunesse à Wilno où il affronte l'antisémitisme conjugué des Polonais et des Lituaniens (toute sa famille sera assassinée par les nazis). Pendant la guerre il est en Union soviétique : successivement kolkhozien, mineur, fondeur, officier de l'Armée rouge. "Une époque de dures souffrances mais aussi une aventure héroïque. Et je savais que si un jour je devais avoir la chance d'écrire l'histoire, ce serait celle des couches populaires.
    Elles ont une voix." Une voix très présente dans les quatre textes autobiographiques où abondent les rencontres avec les gens d'en bas. Après la guerre, Moshe Lewin est en Pologne, où il défend les rescapés des camps face aux nationalistes polonais : "Je savais me servir d'une kalachnikov", aimait-il à rappeler. Installé en France après son retour d'Israël, il devient historien. Il a 40 ans. Jusqu'à sa mort, il sera un historien présent au monde, attentif à l'histoire qui se fait.
    Toute son oeuvre est consacrée à analyser l'histoire de la société soviétique, hors de tous les clichés idéologiques fétichisant le pouvoir. Pour lui, l'implosion du système soviétique est le résultat d'un divorce entre un pouvoir fossilisé et une société en plein dynamisme.
    De renommée internationale, Moshe Lewin est un historien à part, non conforme. Comme l'a écrit un de ses collègues : "L'histoire qu'il écrit est inséparable de sa vie. " L'histoire vécue, écrite, pensée.
    édition : novembre 2015

    15,00 €
  • Lounatcharski Anatole : L'esthétique soviétique contre Staline

    Lorsqu'on pense à la politique culturelle de l'URSS, un seul mot vient à l'esprit: jdanovisme. Tout le monde connaît Andreï Jdanov, le commissaire du peuple à la culture de Staline et ses diktats en matière de création. En revanche, on ignore tout de son « prédécesseur » et pour ainsi dire, son opposé : Anatole Vassiliévitch Lounatcharski. Nul hasard. L'idéologie a tout intérêt à réduire le communisme au goulag, Lénine à Staline, le matérialisme dialectique à Lyssenko et la critique marxiste à quelques vulgates du réalisme socialiste. Mais pour tous ceux qui n'ont jamais accepté le communisme dans sa version momifiée, à commencer par Lénine lui-même, devenu pharaon malgré lui dans un mausolée sur la place rouge, il est enfin temps de découvrir son plus proche conseiller en matière de culture, Anatole Lounatcharski, philosophe, artiste et révolutionnaire. 149 pages Edition : 2005

    12,70 €
  • Mandel : Où va l'URSS de Gorbatchev ?

    Avec Où va l'URSS de Gorbatchev, Ernest Mandel montre pourquoi les phénomènes actuellement à l'oeuvre en Union soviétique constituent l'événement international le plus important depuis la victoire de la révolution chinoise en 1949. Pour expliquer les transformations en cours, il ne part pas du rôle personnel de Gorbatchev, même si l'effet détonateur d'une série de ses initiatives ne saurait être contesté, mais d'une étude de l'évolution et des contradictions de la société soviétique depuis la mort de Staline. Les élections du 26 mars 1989 des représentants au Congrès des députés du peuple viennent de confirmer les analyses d'Ernest Mandel : c'est bien la classe ouvrière soviétique, et non pas seulement les intellectuels, qui s'est emparée de la glasnost et s'en est servie comme d'une arme pour exprimer son mécontentement. Même si les luttes les plus spectaculaires se développent dans les républiques périphériques comme l'Arménie, la Géorgie ou les pays Baltes, les résultats électoraux tant à Moscou qu'à Leningrad montrent qu'en Russie également la glasnost a des répercussions en profondeur. L'éviction de nombreux bureaucrates présentés par le bureau politique du PCUS prouve que le processus de démocratisation en cours est loin d'être strictement contrôlé et canalisé par Gorbatchev. Economiste marxiste, Ernest Mandel analyse également la perestroïka, c'est-à-dire l'ensemble des réformes que Gorbatchev et les siens cherchent à introduire dans le système économique. Il nous fournit un guide pour suivre un bouleversement qui concerne toute l'humanité, tant il est vrai que les phénomènes que vit l'URSS, quelle qu'en soit l'issue, ébranleront le monde. 395 pages Edition : 1989

    19,80 €
  • Pavlioukov : Nikolaï Iejov, le fonctionnaire de la grande terreur

    Le nom de Iejov, ministre du NKVD, la police politique soviétique, est associé pour toujours au moment le plus sinistre de l’histoire russe, celui de la Grande Terreur (1937-1938) et de ses millions de victimes.
    Alexeï Pavlioukov a eu accès aux archives centrales du FSB (les services de police politique), habituellement fermées aux chercheurs, et en particulier aux dossiers d’instruction de Iejov lui-même et de ses plus proches collaborateurs, quand ils furent à leur tour arrêtés.
    Cherchant à se disculper, tous racontèrent dans le détail comment la machine avait été mise en marche sur ordre de Staline, et comment elle avait fonctionné pendant un peu moins de deux ans avec ses quotas de victimes planifiés.
    Iejov, personnalité banale, sinon falote, apprenti tailleur, soldat adhérant pendant la révolution au parti bolchevik dont il devient un fonctionnaire, s’élève peu à peu à l’intérieur de l’appareil grâce à une vertu que très vite relèvent ses chefs : l'aptitude à exécuter coûte que coûte les ordres reçus, sans états d’âme autres que la promesse d’une promotion. Petit, timide, piètre orateur, inculte, il serait probablement depuis longtemps oublié s’il était resté un homme de l’appareil du parti responsable des cadres et n'avait pas été, par la volonté de Staline, appelé à s’occuper de la police politique.
    Le lecteur suit pas à pas cette ascension, puis la chute quand Staline décide de mettre fin à la Grande Terreur et de se débarrasser de ses exécutants.
    Iejov fut un rouage essentiel de la Grande Terreur ; sa biographie est en réalité celle d’un système avec la part de hasards, de rencontres, d’opportunités de carrière, de logique bureaucratique et d’effets sanguinaires, dictés tant par l’aveuglement idéologique que par les circonstances d’une réalité qui échappe aux plans et se montre rétive aux programmes. C’est, somme toute, la biographie scrupuleuse d’une criminalité de bureau.

    édition:avril 2017

    32,00 €
  • Scott/Milichian : Au delà de l'Oural

    Auteur : John Scott. Au delà de l'Oural Un ouvrier américain dans la métropole russe de la sidérurgie. Edition Les Bons Caractères.

    16,50 €