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Féminisme


  • 40 ans de slogans féministes

    40 ANS DE SLOGANS FÉMINISTES 1970-2010 Corinne App, Anne-Marie Faure-Fraisse, Béatrice Fraenkel, Lydie Rauzier Les quelque 600 slogans ici rassemblés tracent le fils rouge des combats féministes en France entre 1970 et 2010. Paroles vivantes scandées, criées, chantées dans les manifestations, ces "mots de désordre" témoignent de la créativité sans cesse renouvelée des innombrables actrices d'une histoire collective. La manifestation féministe innove dans la longue histoire des rassemblements militants. novembre 2011 • 244 pages

    18,00 €
  • Abir Kréfa et Amélie Le Renard : Genre et féminismes au Moyen-Orient et au Maghreb

    Le stéréotype veut que les femmes vivant au Maghreb et au Moyen-Orient soient opprimées par une religion d'essence patriarcale et des traditions ancestrales. Ce livre voudrait donner à voir un monde différent ou, plutôt, des mondes différents. Loin d'être un tabou, les droits et modes de vie des femmes constituent une question centrale et clivante au Maghreb et au Moyen-Orient depuis le XIXe siècle, dans des situations de domination coloniale ou impériale.
    Au-delà des débats intellectuels, différentes formes de prédation économique, exploitation et guerre ont profondément bouleversé les rapports de genre. Si les femmes de ces régions sont souvent représentées en victimes passives, ce livre insiste sur leurs résistances et leurs mobilisations plurielles, qu'elles soient des classes populaires ou lettrées, urbaines ou rurales. Il met en lumière leurs usages diversifiés de l'islam, qui ne revêtent pas le même sens selon les contextes sociaux, mais aussi leurs mobilisations pour l'emploi ou contre les colonialismes, les guerres et les occupations : autant de sites d'engagement souvent occultés par le sens commun.
    Ces dernières années, d'autres luttes ont émergé à la faveur des révolutions, qui dénoncent le racisme et l'oppression des minorités sexuelles et de genre. Encastrées dans des histoires politiques, sociales et économiques singulières, les transformations et mobilisations autour des rapports de genre dans ces pays représentent un enjeu central pour le Maghreb et le Moyen-Orient du xxie siècle.

    édition : février 2020

    12,00 €
  • Actuel Marx : Sexe, race, classe (dir. Elsa Dorlin)

    Cet ouvrage apporte une contribution majeure à la théorie féministe contemporaine. A partir de matériaux historiques et empiriques variés, il permet de comprendre comment les sciences humaines, sociales et politiques problématisent et analysent les rapports de pouvoir du point de vue de leurs multiples expressions et imbrications : de genre, de sexualité, de couleur, de classe.

    La pensée féministe s'est historiquement attachée, depuis - voire en dehors de - la tradition matérialiste, à montrer que le rapport de classe n'épuise pas l'expérience de la domination vécue par les femmes et, plus généralement, par les minorités sexuelles.

    Plus encore, en élaborant des outils d'analyse tels que le «mode de production domestique», les «rapports sociaux de sexe» ou le «rapport de genre», la pensée féministe a travaillé sur l'imbrication des rapports de pouvoir, dénaturalisant la catégorie de «sexe» à l'aune de ses déterminations historico-sociales. Depuis quelques années en France, la réflexion sur l'imbrication des rapports de pouvoir s'est complexifiée davantage, notamment sous l'influence des travaux nord et sud-américains, mais aussi caribéens ou indiens. Les problématiques relatives aux identités sexuelles, aux régimes de sexualité, mais aussi celles articulant le genre et la nation, la religion et/ou la couleur, ont permis de développer un véritable champ de réflexion. La question cruciale de l'articulation du sexisme et du racisme, notamment, a ainsi renouvelé tout autant l'agenda des mouvements féministes que la recherche universitaire.

    Cet ouvrage a pour but d'interroger les différents outils critiques pour penser l'articulation des rapports de pouvoir. Tout en interrogeant leur mode propre de catégorisation (les catégories de «sexe» et de «race» ont-elles méthodologiquement le même statut que la classe ? À quelles conditions utiliser la catégorie de «race» comme une catégorie d'analyse ?

    L'analyse en termes de classe a-t-elle été éclipsée par l'analyse croisée du sexisme et du racisme, après les avoir longtemps occultés ?...) cet ouvrage discute les différents modes de conceptualisation de ce que l'on pourrait appeler «l'hydre de la domination» : analogique, arithmétique, géométrique, généalogique. À partir de différentes traditions disciplinaires (sociologie, science politique, philosophie, psychologie, littérature...), les contributions ici réunies présentent un état des lieux des diverses appréhensions de l'imbrication des rapports de pouvoir - «intersectionnalité», «consubstantialité», «mondialité», «postcolonialité», ... et, ce faisant, (re)dessinent les contours d'une véritable épistémologie de la domination.

    320 pages édition : novembre 2009

    28,50 €
  • Actuel Marx n°49 : Travail et domination

    Après avoir été réduit à une politique de démantèlement de l’État providence, le néolibéralisme est progressivement apparu comme un nouveau modèle social dont les conséquences sur le travail attirent de plus en plus l’attention. Après avoir été longuement éclipsée par la question de l’emploi (chômage de masse, chômage de longue durée, précarité de l’emploi), le travail comme tel, ou l’activité de travail, resurgit sur le devant de la scène en même temps que la question de la domination au travail.

    Quelles sont les incidences du néolibéralisme sur les rapports de domination et les relations de pouvoir qui structurent l’activité de travail ? Quelle conception de la domination est-elle susceptible de les décrire ? Par quelles voies les dynamiques de précarisation et de flexibilisation, d’individualisation et de personnalisation du travail peuvent elles conduire à la résistance plutôt qu’au consentement ? Quelle critique sociale pour la nouvelle question sociale du travail ? Ces questions sont considérées ici du point de vue de la sociologie et de la psychologie du travail, mais aussi dans leurs enjeux politiques et philosophiques.

    ----------------------------------------------------------------------- Coordonné par Annie Bidet-Mordrel et Emmanuel Renault
    -------------------------------------------- Emmanuel Renault, Comment Marx se réfère-t-il au travail et à la domination ?
    ----------------------------------------------------- Claude Gautier, En sociologie, la domination n’est-elle qu’une fiction
    ---------------------------------------------------- Bernard Lahire, Kafka et le travail de la domination
    ----------------------------------------------------- Stephen Bouquin, La question des résistances au travail dans la sociologie du travail française
    ----------------------------------------------------- Jean-Philippe Deranty, Travail et domination dans le néolibéralisme contemporain
    ----------------------------------------------------- Danièle Linhart, De la domination et son déni
    ---------------------------------------------------- Natacha Borgeaud-Garciandia, et Bruno Lautier, La personnalisation de la relation de domination au travail : les ouvrières des maquilas et les employées domestiques en Amérique latine
    ---------------------------------------------------- Urs Lindner, Revisiter la « coupure épistémologique ». Avec et contre Althusser
    ---------------------------------------------------- Franck Fischbach, Les mésaventures de la critique. Réflexions à partir de Jacques Rancière
    ------------------------------------------------------ Kim-Sang Ong-Van-Cung, Critique et subjectivation. Foucault et Butler sur le sujet
    ------------------------------------------------------- Tony Andréani et Yves Vargas débattent avec Yvon Quiniou, Quelle ambition morale pour la politique ?
    -------------------------------------------------------- Auteurs :
    Natacha Borgeaud-Garciandía est sociologue au Conicet/Flacso en Argentine et associée à l’UMR «Développement et Société » (IEDES-Paris 1/IRD). Elle mène des recherches sur le travail et la domination et plus précisément sur le travail des femmes (ouvrières, domestiques…) en Amérique latine. Elle a publié Dans les failles de la domination (PUF, 2009). Elle a co-dirigé (avec B. Lautier, R. Peñafiel et A. Tizziani), Penser le politique en Amérique latine – La recréation des espaces et des formes du politique (Karthala, 2009).
    Stephen Bouquin est sociologue et historien. Professeur en sociologie à l'Université d'Evry Val d'Essonne, il est également directeur de la revue Les Mondes du Travail. Il a notamment publié La valse des écrous. Travail, capital et action collective dans l'industrie automobile (Syllepse, 2006) et coordonné Résistances au travail (Syllepse, 2008).
    Jean-Philippe Deranty est Associate Professor à l'Université de Macquarie (Sydney), où il enseigne la philosophie. Il est l'auteur de nombreux articles en français et en anglais dédiés à la philosophie politique et sociale contemporaine, et plus particulièrement la Théorie Critique. Parmi ses publications récentes figure notamment la première étude complète de l'oeuvre d'Axel Honneth, Beyond Communication. A Critical Study of Axel Honneth's Social Philosophy (Brill, 2009), ainsi que l'édition d'un ouvrage collectif consacré à l'oeuvre de Jacques Rancière, Jacques Rancière. Key Concepts (Acumen, 2010).
    Franck Fischbach est professeur à l'université de Nice Sophia-Antipolis. Ses travaux portent sur la tradition philosophique allemande, particulièrement envisagée sous l'angle de son apport à la compréhension critique de la vie sociale et politique contemporaine. Il a notamment publié Sans objet. Capitalisme, subjectivité, aliénation (Vrin, 2009) et Manifeste pour une philosophie sociale (La Découverte, 2009). Il est également l’auteur d’une nouvelle traduction, commentée, des Manuscrits de 1844 (K. Marx, Manuscrits économico-philosophiques de 1844, Vrin, 2007).
    Claude Gautier est professeur de philosophie à l’université Paul Valery Montpellier III. Ses recherches portent sur traditions empiristes modernes anglaises et écossaises, le féminisme et les relations entre philosophie et sciences sociales. Il a notamment publié David Hume et les savoirs de l’histoire (Vrin-EHESS, 2005). Son dernier ouvrage, à paraître: La force du social. Enquête sur la sociologie des pratiques de Pierre Bourdieu (Cerf, 2011).
    Bernard Lahire est professeur de sociologie à l’École Normale Supérieure de Lyon et directeur de la collection « Laboratoire des sciences sociales » aux éditions La Découverte. Il a publié, entre autres, Tableaux de familles (Gallimard/Seuil, 1995), L’Homme pluriel (Nathan, 1998), La Culture des individus (La Découverte, 2004), L’Esprit sociologique (La Découverte, 2005), La Condition littéraire (La Découverte, 2006) et, plus récemment, Franz Kafka. Éléments pour une théorie de la création littéraire (La Découverte, 2010).
    Bruno Lautier est sociologue à l’IEDES-Paris 1 et membre de l’UMR « Développement et Société ». Ses recherches portent principalement sur l’économie informelle et les politiques sociales en Amérique latine. Il a notamment publié L’économie informelle dans le tiers-monde (La Découverte, 2004) et Brésil, Mexique : deux trajectoires dans la mondialisation (Karthala, 2004). Il a co-dirigé (avec N. Borgeaud-Garciandía, R. Peñafiel et A. Tizziani) : Penser le politique en Amérique latine – La recréation des espaces et des formes du politique (Karthala, 2009).
    Urs Lindner est chercheur postdoctoral à l’École polytechnique fédérale de Zurich, à la chaire de philosophie. Ses intérêts concernent notamment la philosophie des sciences sociales, la théorie politique et la théorie sociale. Il développe actuellement une recherche sur les conceptions de la modernité dans la théorie politique le l’Inde contemporaine. Il a co-dirigé (avec Jörg Nowak et Pia Paust-Lassen) de Philosophieren unter anderen (Dampfboot, 2008) et il a publié plusieurs d’articles sur Marx, Foucault et la théorie critique de la société.
    Danièle Linhart est directrice de recherche au Cnrs. Ses recherches portent sur la modernisation des entreprises, les stratégies managériales, la place du travail dans la société et les nouvelles formes de mobilisation des salariés. Elle a récemment publié Travailler sans les autres ? (Seuil, 2009), Le travail (avec Nelly Mauchamp, Le cavalier Bleu, 2009), Perte d’emploi, perte de soi (avec Barbara Rist et Estelle Durand, Érès, 2002, nouvelle version 2009).
    Yvon Quiniou, philosophe, travaille depuis longtemps sur la question du matérialisme et de la morale. Il ainsi publié, entre autres, Nietzsche et l’impossible immoralisme (Kimé, 1993), Études matérialistes sur la morale (Kimé, 2002) et, récemment, une synthèse de sa réflexion, L’ambition morale de la politique. Changer l’homme ? (L’Harmattan, 2010). Il collabore à plusieurs revues (Actuel Marx, La Pensée, etc.) et participe au débat public à travers de nombreuses interventions dans les médias.
    Emmanuel Renault est maître de conférences à l’École Normale Supérieure de Lyon. Ses travaux portent sur l’histoire de la philosophie allemande, sur Marx et sur la Théorie critique. Il a récemment publié Souffrances sociales. Sociologie, psychologie et politique (La Découverte, 2008) et deux ouvrages en collaboration avec G. Duménil et M. Löwy : Lire Marx (PUF, 2009) et Les 100 mots du Marxisme (PUF, 2009). Il a également coordonné Lire les Manuscrits de 1844 (PUF, 2008).
    Kim Sang Ong-Van-Cung est maître de conférences, à l’Université de Poitiers. Spécialiste de la philosophie moderne et de ses sources médiévales, elle s’intéresse à la genèse médiévale et moderne du lexique de la psychologie et de la subjectivité. Son dernier ouvrage, à paraître aux éditions Vrin, s’intitule L’Objet de nos pensées. Descartes et l’intentionnalité. Elle a récemment organisé le colloque Questions à Judith Butler, à Poitiers en 2008 (interventions disponibles en ligne : http://uptv.univ-poitiers.fr/web/canal/61/theme/28/manif/176/), et co-dirigé (avec M. Chatti et C. Dumoulié) un dossier spécial de la revue Silène
    ------------------------------------- 225 pages

    édition : avril 2011

    24,50 €
  • Arruzza Bhattacharya Fraser : Féminisme pour les 99%

    Ce manifeste rédigé par Nancy Fraser, Cinzia Arruzza et Tithi Bhattacharya, toutes trois organisatrices de l’International Women’s Strike, propose un féminisme véritablement inclusif, à la fois anticapitaliste, antiraciste, écologiste, internationaliste, anti-hétérosexiste : un féminisme qui lutte pour les 99 % et non en faveur d’une petite élite mondialisée.
    Logements inabordables, salaires de misère, systèmes de santé inexistants ou dysfonctionnels, catastrophe climatique, rejet des migrant·e·s, violences policières… on entend peu les féministes s’exprimer sur ces questions.
    Pourtant, elles ont un impact majeur sur la vie de l’immense majorité des femmes à travers le monde. Les grèves des femmes qui se multiplient aujourd’hui en Argentine, en Pologne, aux États-Unis ou ailleurs s’emparent de ces problématiques et témoignent du fait que les revendications féministes ne sont pas isolées de celles d’autres mouvements. Et c’est tout l’enjeu de ce manifeste, inspiré par ces nouveaux mouvements féministes : face à un système néolibéral qui concentre toutes les aliénations, injustices et inégalités et instrumentalise certaines luttes sociales pour servir ses velléités impérialistes et engranger le plus de profits possible, le féminisme doit repenser son agenda théorique comme militant.
    Trois des organisatrices de la Grève internationale des femmes s’engagent ainsi avec ce manifeste pour un féminisme véritablement inclusif, capable de faire converger l’anticapitalisme, l’antiracisme, l’écologie politique, l’internationalisme et l’anti-hétérosexisme : un féminisme pour les 99 %.

    édition : mars 2019

    12,00 €
  • Avdela : Le genre entre classe et nation

    Dans l'antique cité grecque, le rassemblement des femmes était le symbole même du désordre. La Grèce mère-patrie de la démocratie a été la dernière en Europe en 1952, à accorder le droit de vote aux femmes.Et il a fallu attendre 1975 pour que l'égalité des sexes soit inscrite dans sa constitution. Le monde grec était décidément mâle. L'Etat ayant jusque-là préféré la protection maternelle à l'égalité des droits. Pourtant, c'est dès la fin du 19è siècle que s'exprime une véritable "conscience de genre", le célèbre Journal Des Dames de Kalliroi Parren exigeant l'obtention des droits civils. Le travail et la citoyenneté, domaines pareillement difficiles d'accès pour les femmes, rivées à leur rôle traditionnel de mère et de ménagère, sont au coeur de ce livre. Décortiquant la grève des tabacs de Thessalonique en 1914, scrutant les débats parlementaires et analysant l'évolution de l'emploi féminin, Efi Afdela dresse une véritable histoire du genre et apporte une véritable contribution à l'histoire de toutes les femmes. En mettant en évidence la dimensdion sexuée des conflits sociaux et politiques de la Grèce moderne, elle change ainsi notre regard sur l'histoire toute entière. " Par ce beau livre, Efi Afdela apporte une contribution de premier ordre à la connaissance des femmes et de la société grecques contemporaines, ainsi rendues à la lumière de l'histoire», écrit Michelle Perrot dans sa préface. Efi Avdela est professeure d'histoire contemporaine de l'université de Crète et docteure en histoire et civilisations de l'université Paris 7-Denis Diderot. Elle a publié en grec, en anglais, en français, en italien, sur l'histoire des femmes et du genre, l'histoire des mouvements sociaux ainsi que l'histoire de l'historiographie et la didactique de l'histoire. 205 pages édition : octobre 2006

    20,50 €
  • Aventin : Féminispunk, le monde est notre terrain de jeu

    FéminiSpunk est une fabulation à la Fifi Brindacier. Elle raconte l’histoire, souterraine et infectieuse, des petites filles qui ont choisi d’être pirates plutôt que de devenir des dames bien élevées. Désirantes indésirables, nous sommes des passeuses de contrebande. Telle est notre fiction politique, le récit qui permet à l’émeute intérieure de transformer le monde en terrain de jeu. Aux logiques de pouvoir, nous opposons le rapport de forces. À la cooptation, nous préférons la contagion.
    Aux identités, nous répondons par des affinités. Entre une désexualisation militante et une pansexualité des azimuts, ici, on appelle « fille » toute personne qui dynamite les catégories de l’étalon universel : meuf, queer, butch, trans, queen, drag, fem, witch, sista, freak… Ici, rien n’est vrai, mais tout est possible.
    Contre la mascarade féministe blanche néolibérale, FéminiSpunk mise sur la porosité des imaginaires, la complicité des intersections, et fabule une théorie du pied de nez. Irrécupérables !

    édition : avril 2021

    15,00 €
  • Bard : Guide des sources de l'histoire du féminisme

    Sous la direction de Chistine Bard, Annie Metz, Valérie Neveu « A la vérité, ce n'est pas une insignifiante besogne que celle qui consiste à rechercher, à apprendre ce qui a été fait dit obtenu avant nous. C'est un long travail de recherches, de lectures, de comparaisons, de méditations qui n'est pas à la portée de tous ». Ainsi s'exprimait. il y a un siècle. Marguerite Durand. militante féministe, directrice d'un célèbre quotidien, La Fronde, et fondatrice de la bibliothèque parisienne qui porte aujourd'hui son nom. Les recherches sur les féminismes en France seront désormais plus faciles grâce à ce guide des sources, premier du genre. Fruit d'un travail collectif lancé par l'association Archives du féminisme, soutenu par le ministère de la Parité et de l'Egalité professionnelle, il a bénéficié de nombreuses contributions bénévoles. Il donne une vision à peu près exhaustive des ressources existantes, dont beaucoup sont méconnues. "Féminisme » est entendu ici au sens large : le guide retient tout ce qui renseigne l'émancipation des femmes. Au-delà du mouvement féministe avec ses associations, sa presse, ses militant-e-s, il inclut donc les formes politiques, syndicales, associatives, culturelles de l'émancipation des femmes. On y retrouve les femmes dans la résistance, les commissions féminines (dans les partis, les syndicats et les associations non féministes), ainsi que des personnalités liées à ce combat. En nombre conséquent (presque une centaine). les centres. archives nationales, départementales, communales, bibliothèques municipales ou universitaires, associations détenant des archives sont présentés, avec la liste de leurs fonds. La nature des documents qu'ils conservent est explicitée : archives imprimées ou manuscrites, documents iconographiques, objets, films... Les descriptifs des fonds sont particulièrement instructifs et peuvent se lire comme une introduction à l'histoire du féminisme. On trouve notamment un état complet des richesses conservées dans les deux bibliothèques historiques spécialisées : Bibliothèque Marguerite Durand et Centre des Archives du féminisme. Enfin, ce guide propose une webographie, une bibliographie, une liste des périodiques. une liste des associations et un index onomastique. On mesure ainsi la grande diversité des féminismes en France. ainsi que le chemin qui reste à parcourir pour mieux les connaïtre. Invitation à la recherche, ce guide vous réserve surprises et découvertes. Christine Bard est professeure d'histoire contemporaine à l'Université d'Angers et présidente de l'association Archives du féminisme. Annie Metz est directrice de la Bibliothèque Marguerite Durand (Paris). Valérie Neveu, conservatrice de bibliothèque. a été la conservatrice du Centre des Archives du féminisme (Angers) de 2001 à 2006. Véronique Fau-Vincenti (Musée de l'histoire vivante. Montreuil) a coordonné le recueil des données. 445 pages édition : novembre 2006

    22,00 €
  • Bard Christine : Féminismes, 150 ans d'idées reçues

    Sommaire

    Le féminisme de la première vague
    « Le féminisme est né dans les années 1960. »
    « Le féminisme est un mouvement de femmes. »
    « Toutes des bourgeoises ! »
    « Le féminisme enlaidit. »
    « Le féminisme menace l’ordre social. »
    « Le féminisme est un produit d’importation. »
    « Le féminisme est un produit d’exportation (coloniale). »

    Le féminisme de la deuxième vague
    « Féminisme = MLF. »
    « Au sein du MLF, le torchon brûle. »
    « Les féministes sont violentes et misandres. »
    « Toutes des lesbiennes ! »
    « Le féminisme est américain. »
    « Le féminisme est une lubie d’intellos. »
    « Il n’y a pas d’art féministe. »
    « Le féminisme, c’est dépassé. »

    Le féminisme de la troisième vague
    « Il n’y a pas de troisième vague. »
    « Le féminisme d’aujourd’hui est mixte. »
    « Féminisme = parité. »
    « Le féminisme est de gauche »
    « Le féminisme n’a rien à voir avec l’écologie. »
    « Le féminisme victimise les femmes. »
    « Fières de leurs poils, de leurs rides, de leur gras et de leurs règles. »
    « Le féminisme est puritain. »
    « Le féminisme est pour l’abolition de la prostitution. »
    « Le féminisme est laïque. »
    « Les féministes “racisées” desservent leur cause. »
    « Le féminisme prône la théorie du gender. »
    « On ne peut plus rien dire… »

    édition : mars 2020

    20,00 €
  • BD Anne Husson : Le féminisme (en 7 slogans et citations)

    Malgré des avancées significatives durant le 20e siècle, le combat féministe reste toujours d'actualité. D'Olympe de Gouges à Virginie Despentes en passant par Simone de Beauvoir ou Angela Davis, cette bande dessinée retrace, à travers des événements et des slogans marquants, les grandes étapes de ce mouvement et en explicite les concepts-clés, comme le genre, la domination masculine, le « slut-shaming » ou encore l'intersectionnalité.

    édition : octobre 2016

    10,00 €
  • Bell Hoks : Apprendre à transgresser

    «Pour les Afro-Américain·es enseigner – éduquer – était fondamentalement politique, parce qu'ancré dans la lutte antiraciste. Ainsi, les écoles élémentaires que je fréquentais, réservées aux Noir·es, devinrent les lieux où je découvrais l'apprentissage comme une révolution. Bien qu'elles n'aient jamais défini ou énoncé ces pratiques en termes théoriques, nos enseignant·es pratiquaient une pédagogie révolutionnaire de résistance, profondément anticoloniale. »
    C'est par ces lignes que s'ouvre ce livre, dont l'écriture à la fois intime et politique de bell hooks court de la première à la dernière page.
    Recueil de textes incisifs à la croisée de la pensée de Paulo Freire, le racisme, le sexisme et le rôle du système éducatif dans la reproduction de l'ordre dominant, ce livre est une introduction à la pédagogie de l'émancipation défendue par l'une des grandes voix du féminisme afro-américain.

    édition : septembre 2019

    18,00 €
  • Bell Hooks : De la marge au centre

    Avec De la marge au centre, son deuxième essai paru aux États-Unis en 1984, bell hooks poursuit la réflexion initiée dans Ne suis-je pas une femme ? Étudiant les succès et les manquements des mouvements féministes qui ont traversé le xxe siècle, elle constate l’échec de la création d’un féminisme de masse qui s’adresserait à toutes. Elle s’attache ainsi, dans un style toujours accessible, à bouleverser les représentations habituelles de la pensée féministe majoritaire en plaçant au centre de sa réflexion les femmes noires et/ou des milieux populaires, insistant sur le besoin profond d’une approche révolutionnaire de ces questionnements. Cet ouvrage percutant a imposé bell hooks comme l’une des voix les plus influentes et stimulantes de la scène féministe.

    Préface de Nassira Hedjerassi :
    Nassira Hedjerassi est professeure des universités à l’université de Reims Champagne-Ardenne, directrice du Centre d’Études et de Recherches sur les Emplois et les Professionnalisations. Ses recherches portent sur les féminismes africains-américains et africains, sur l’accès des femmes aux professions semi-intellectuelles et intellectuelles supérieures, en particulier dans le champ de l’activité philosophique. Elle a notamment publié des articles dans des revues universitaires sur bell hooks.
    édition : Février 2017

    22,00 €
  • Bell Hooks : Ne suis-je pas une femme?

    "Ne suis-je pas une femme ?", telle est la question que Sojourner Truth, ancienne esclave, abolitionniste noire des Etats-Unis, posa en 1851 lors d'un discours célèbre, interpellant féministes et abolitionnistes sur les diverses oppressions subies par les femmes noires : oppressions de classe, de race, de sexe. Héritière de ce geste, bell hooks décrit dans ce livre devenu un classique les processus de marginalisation des femmes noires et met en critique les féminismes blancs et leur difficulté à prendre en compte les oppressions croisées.

    édition : septembre 2015

    22,50 €
  • Bell Hooks : Tout le monde peut être féministe

    « Pour faire simple, le féminisme est un mouvement qui vise à mettre fin au sexisme, à l’exploitation et à l’oppression sexistes. » Ainsi débute cette efficace et accessible introduction à la théorie féministe, écrite par l’une de ses figures les plus influentes, la militante noire-américaine bell hooks.
    Conçu pour pouvoir être lu par tout le monde, ce livre répond de manière simple et argumentée à la question « qu’est-ce que le féminisme ? », en soulignant l’importance du mouvement féministe aujourd’hui. Ce petit guide, à mettre entre toutes les mains, nous invite à rechercher des alternatives à la culture patriarcale, raciste et homophobe, et à bâtir ainsi un avenir différent.

    édition : octobre 2020

    14,00 €
  • Belotti : Du côté des petites filles

    « Une étude passionnante sur le conditionnement dont sont victimes les petites filles, dès la crèche, à l'école, dans leur famille. » MARIE-CLAIRE « Pourquoi du côté des petites filles plutôt que des petits garçons ? Parce que les femmes sont les premières victimes des principes d'éducation qui inculquent aux enfants la différence entre une manière d'être féminine et une manière d'être masculine. » LIRE « La soi-disant infériorité des femmes, affirme Elena Gianini Belotti, naît de leur conditionnement, Elle n'est pas plus naturelle que ne l'est la supériorité de l'homme. Et si l'éducation ne visait qu'à développer les qualités humaines de l'enfant, sans tenir compte de son sexe, cette inégalité s'effacerait d'elle-même. » MARIE-FRANCE « Ecrit par une enseignante, étayé par des enquêtes, c'est un livre important ; il montre, pour la première fois, de façon claire et irréfutable les racines de l'inégalité entre hommes et femmes. Dès sa naissance, la petite fille est traitée différemment du petit garçon, dès la maternelle, elle est enfermée dans un rôle écrit à l'avance. Best-seller en Italie, ce livre est à mettre entre toutes les mains, surtout celles des parents et des enseignants. » TÉLÉRAMA « Ce livre ne veut pas être un acte d'accusation contre les parents, mais un appel qui doit leur faire prendre conscience des conditionnements qu'ils ont subis et qu'ils risquent de reproduire en les transmettant à leurs enfants. Cette étude rigoureuse n'est pas un roman. Pourtant, l'amour, l'aventure, la passion habite ses pages. L'amour des enfants, l'aventure de leur développement et la passion de leur liberté. De quoi toucher au coeur les parents qui sont tous concernés. » PARENTS 207 pages Edition : 2005

    8,25 €
  • Bereni/Chauvin : Introduction aux études sur le genre

    Pourquoi les femmes gagnent-elles moins que les hommes ? Comment expliquer qu’elles effectuent les deux tiers du travail domestique ? Pourquoi est-ce si mal vu pour un homme d’être efféminé ? Le pouvoir est-il intrinsèquement masculin ?

    Il s’agit là de quelques-unes des nombreuses questions auxquelles s’intéressent les études sur le genre, devenues depuis une trentaine d’années non seulement un champ de connaissances, mais aussi un outil d’analyse incontournable en sciences humaines et sociales.

    Au-delà de la variété des phénomènes étudiés, l’ouvrage souligne plusieurs partis pris essentiels des études sur le genre : les différences systématiques entre femmes et hommes sont le résultat d’une construction sociale et non pas le produit d’un déterminisme biologique ; l’analyse ne doit pas se limiter à l’étude « d’un » sexe, mais porter sur leurs relations ; le genre est un rapport de domination des hommes sur les femmes, dont les modalités et l’intensité sont sans cesse reconfigurées.

    Ce manuel propose un panorama clair et synthétique des notions et références essentielles des études sur le genre. en les illustrant par de nombreux exemples concrets.

    édition : 2e 2020

    26,50 €
  • Bessière Gollac : Le genre du capital, comment la famille reproduit les inégalités

    Malgré des droits formellement égaux et la croyance selon laquelle, en accédant au marché du travail, les femmes auraient gagné leur autonomie. Pour comprendre pourquoi, il faut regarder ce qui se passe dans les familles, qui accumulent et transmettent le capital économique afin de consolider leur position sociale d’une génération à la suivante. Conjointes et conjoints, frères et sœurs, pères et mères n’occupent pas les mêmes positions dans les stratégies familiales de reproduction, et n’en tirent pas les mêmes bénéfices.
    Fruit de vingt ans de recherches, ce livre montre que le capital a un genre.
    Céline Bessière et Sibylle Gollac enquêtent sur les calculs, les partages et les conflits qui ont lieu au moment des séparations conjugales et des héritages, avec le concours des professions du droit. Des mères isolées du mouvement des Gilets jaunes au divorce de Jeff et MacKenzie Bezos, des transmissions de petites entreprises à l’héritage de Johnny Hallyday, les mécanismes de contrôle et de distribution du capital varient selon les classes sociales, mais aboutissent toujours à la dépossession des femmes. Ce livre analyse ainsi comment la société de classes se reproduit grâce à l’appropriation masculine du capital.

    édition : janvier 2020

    21,00 €
  • Bhattacharya Tithi : Avant 8 h. après 17 h. capitalisme et reproduction sociale

    Ouvrage collectif dirigé par Tithi Bhattacharya avec des articles de Nancy Fraser, Salar Mohandesi, Emma Teitelman, David McNally, Susan Ferguson, Carmen Teeple Hopkins, Serap Sarıtas, Alan Sears et Cinzia Arruzza.

    Il faut oublier l’idée communément admise selon laquelle le capitalisme est un système uniquement économique. Le capitalisme n’est pas seulement un mode de production, c’est aussi un ensemble stable de rapports sociaux dont il a besoin pour se reproduire. Chaque combat pour le droit au logement, pour un système de santé gratuit, pour l’accès à l’eau potable contient en germe et appelle une lutte antisystème plus globale.

    Si les travailleuses et les travailleurs produisent toutes les richesses de la société, qui produit ces derniers ? Qu’est-ce qui leur permet de se rendre chaque jour au travail ? C’est ce à quoi répond la théorie de la reproduction sociale par une étude féministe et marxiste des angles morts du capitalisme : travail domestique et affectif, loisirs, sexualité, éducation, retraites, services publics, mais aussi renouvellement de la main-d’œuvre par la procréation, l'esclavage ou l'immigration.

    En mettant en jeu le marxisme comme l’intersectionnalité, cet ouvrage propose une approche renouvelée du rapport entre exploitation économique et oppression sociale et nous rappelle combien le travail socio-reproductif, s'il est nécessaire à la production et à l'accumulation capitalistes, peut aussi être un moyen de les déstabiliser et d'y résister. Aux enjeux théoriques de la reproduction sociale s'ajoutent donc ses implications stratégiques, ou comment mêler, dans nos vies quotidiennes et nos combats, luttes sociales, féminisme et antiracisme.

    édition : mai 2020

    22,00 €
  • Bihr et Pfefferkorn : Le système des inégalités

    Texte tiré du site : contreinfo.info : « En 1754, l’Académie de Dijon ouvrait un concours d’essais autour de la question suivante « Quelle est l’origine de l’inégalité parmi les hommes et si elle est autorisé par la loi naturelle ? ». Elle allait ainsi permettre à Jean-Jacques Rousseau de s’illustrer par son Discours sur l’origine et le fondement de l’inégalité parmi les hommes, expliquant notamment que l’origine de l’inégalité gît dans la propriété privée. Plus de deux cent cinquante ans plus tard, la question des inégalités reste d’actualité dans une société française pourtant très différente de celle connue du célèbre Genevois. (...) Les historiens futurs de cette société retiendront sans doute comme une de ses caractéristiques principales de la fin du XXe et du début du XXIe siècle le ralentissement, l’interruption, voire le retournement de la tendance pluridécennale antérieure de réduction des inégalités entre catégories sociales. Souvent encore mal mesurée par les données statistiques disponibles, inégalement accentuée selon les différents domaines ou dimensions de la vie sociale, cette inflexion a été confirmée par différentes synthèses consacrées à la question au cours des dernières années [1] [2]. Cette inflexion ne doit évidemment rien au hasard. Pour l’essentiel, elle a été le résultat de la mise en œuvre, à partir de la fin des années 1970, de politiques néolibérales qui se sont succédées et aggravées, de manière quasi continue depuis lors. Fondées sur l’idée que la crise ouverte quelques années auparavant est essentiellement due à une insuffisance de l’offre, handicapée par un coût salarial trop élevé, ces politiques ont eu pour objectifs et pour résultats : le développement du chômage, de la précarité et de la flexibilité de l’emploi, la stagnation voire la baisse des salaires réels, partant une évolution du partage de la valeur ajoutée plus favorable au capital, une déréglementation progressive ou brutale des différents marchés, un démantèlement rampant des systèmes publics de protection sociale et une régression plus générale de l’intervention régulatrice ou correctrice de l’Etat dans tous les domaines, tous facteurs propices à cet épanouissement de la liberté des plus « forts » qui a pour contrepartie une dégradation de la situation des plus « faibles ». Avec pour effets globaux : un ralentissement de la hausse du pouvoir d’achat de la masse salariale globale, coïncidant avec une augmentation souvent importante des revenus non salariaux, notamment des revenus des placements financiers, le développement de poches de misère dans des banlieues déshéritées, la multiplication des « nouveaux pauvres » et des SDF (deux néologismes, produits originaux de l’époque) vivant de la mendicité et de l’aide dispensée par les associations caritatives, faisant pendant à la multiplication des golden boys, déployant leur génie spéculatif sur des marchés financiers rendus de plus en plus incontrôlables. La mise en oeuvre de ces politiques a clairement signifié la rupture du compromis fordiste, qui avait fourni le cadre socio-institutionnel de la croissance économique que nous avons connue au cours des « trente glorieuses », compromis dont les termes avait été à la fois imposés par un mouvement ouvrier sous hégémonie social-démocrate et accepté par la frange éclairée du patronat. Par divers mécanismes contractuels ou législatifs, ce compromis avait institué la répartition des gains de productivité entre le capital et le salariat, puis progressivement entre l’ensemble des catégories sociales, que ce soit sous la forme d’une hausse de leur pouvoir d’achat ou d’une généralisation de la protection sociale. En dépit d’inégalités persistantes, cette répartition n’en avait pas moins contribué à réduire les écarts sociaux. C’est à cette dynamique que la rupture de ce compromis a mis fin. Les politiques néolibérales ont précisément eu pour but d’en démanteler l’armature institutionnelle, opération nécessaire à la remise en cause de ses acquis sociaux [3]. Il convenait de rappeler le contexte historique particulier, y compris dans sa dimension politique, dans lequel prennent aujourd’hui place et les études sur les inégalités et les débats qui les entourent. Car c’est ce contexte qui en explique la multiplication au cours des dernières années, de même qu’il en détermine, dans une large mesure, les enjeux. Cela nous prévient d’emblée que, moins qu’aucun autre objet des sciences sociales, les inégalités sociales ne sont ni ne peuvent être un objet consensuel et que leur étude ne peut totalement s’abstraire des prises de position éthiques et politiques à leur sujet. Nous aurons à en tenir compte dans la définition préalable que nous en donnerons dans le premier chapitre. » (...) « Chacun conviendra immédiatement que le chômeur de longue durée est aujourd’hui aussi peu « l’égal » du PDG d’une grande entreprise, que le serf du Moyen Age pouvait l’être du roi ou même seulement de son seigneur, duc ou comte ou que l’humble paysan l’était du Pharaon dans l’Egypte antique. Pour autant, la définition de ce qu’est une inégalité sociale présente un certain nombre de difficultés. Nous en proposerons la suivante. Une inégalité sociale est le résultat d’une distribution inégale, au sens mathématique de l’expression, entre les membres d’une société des ressources de cette dernière, distribution inégale due aux structures mêmes de cette société et faisant naître un sentiment, légitime ou non, d’injustice au sein de ses membres. Les quatre éléments dont se compose cette définition appellent chacun un bref commentaire, pour en préciser le sens mais aussi pour en souligner le caractère en partie problématique, rendant du coup discutable la notion d’inégalité sociale. (...) En définitive, la représentation de la société française qu’autorisent les résultats de notre analyse du système des inégalités est bien celle d’une société à la fois segmentée, hiérarchisée et conflictuelle. Les divisions, inégalités et conflits qui la traversent opposent non pas des individus en tant que tels mais bien des groupements d’individus partageant précisément une commune position (à la fois objective et subjective) dans la société. Cette position commande leurs possibilités (inégales) de s’approprier, ou pas, avoir, pouvoir et savoir, conduisant à une accumulation d’avantages à un pôle et une accumulation de handicaps à l’autre pôle, processus sur la base desquels ces différents groupes entrent en lutte les uns contre les autres en s’organisant (plus ou moins) à cette fin. Dans ces conditions, les concepts de classes, de rapports de classes et de luttes des classes nous paraissent conserver toute leur pertinence pour l’explication et la compréhension de la persistance des phénomènes de segmentation, de hiérarchisation et de conflictualité au sein de la société française actuelle, comme plus largement dans l’ensemble des sociétés contemporaines [4] ; [5]. Article communiqué par Roland Pfefferkorn, publication Observatoire des Inégalités [1] BIHR Alain et PFEFFERKORN Roland, Déchiffrer les inégalités, Syros-La Découverte, 2e édition, Paris, 1999 [2] BIHR Alain, Du ‘Grand Soir’ à ‘l’alternative’. La crise du mouvement ouvrier européen, Editions Ouvrières (Editions de l’Atelier), Paris, 1991 [3] BIHR Alain, Du ‘Grand Soir’ à ‘l’alternative’. La crise du mouvement ouvrier européen, Editions Ouvrières (Editions de l’Atelier), Paris, 1991 [4] BIHR Alain, Du ‘Grand Soir’ à ‘l’alternative’. La crise du mouvement ouvrier européen, Editions Ouvrières (Editions de l’Atelier), Paris, 1991 [5] PFEFFERKORN Roland, Inégalités et rapports sociaux. Rapports de classes, rapports de sexes, La Dispute, Paris, 2007. 125 pages édition : mars 2008

    14,00 €
  • Blanc : Tu seras un homme féministe mon fils, manuel d'éducation antisexiste pour des garçons libres et heureux

    Depuis plusieurs décennies, nous réfléchissons au sens de la féminité, à l'éducation de nos filles que nous voulons fières et émancipées. Nous luttons à l'école, dans la rue, auprès de nos familles pour tordre le cou aux clichés et leur offrir des chances égales à celles des garçons. Mais nous continuons d'élever nos fils dans le même moule patriarcal, comme si nous pouvions déconstruire le sexisme sans nous interroger sur la masculinité ! S'appuyant sur des études scientifiques et sur les témoignages de professionnels de l'enfance, Aurélia Blanc, jeune mère et journaliste, décortique les stéréotypes et rassemble tous les outils pour aider les parents à élever leurs garçons de manière antisexiste.
    Elle décrit comment nos fils, enfermés dans de vieux carcans virils, souffrent d'une vision violente de la masculinité, qui les a conduit au refoulement de leur être, de leurs sentiments et de leurs vraies envies. Adopter une éducation féministe, c'est donner à nos garçons l'opportunité de développer leur singularité et de cultiver une vraie liberté ! Retrouvez tous les conseils pour : se déconditionner du " sexisme bienveillant " véhiculé par notre environnement et notre éducation ; démanteler les idées reçues : non, les cerveaux des garçons et des filles ne sont pas " câblés " différemment, et, non, jouer à la poupée ne " rend " pas gay ! ; permettre à son garçon de vivre une masculinité apaisée : " un homme, un vrai, ça ne pleure pas " et autres injonctions viriles préconçues ; l'armer face aux pressions sociétales : " c'est un truc de fille " ; lui apprendre le respect de soi et des autres : la question du consentement, la fabrique de la sexualité.

    édition : octobre 2018

    15,90 €
  • Bohuon : Le test de féminité dans les compétitions sportives

    Préface d'Elsa Dorlin

    x x - y - z

    Instauré dans les années 1960 par les autorités sportives internationales, le test de féminité vise à distinguer les «vraies femmes» des autres.

    Quels «autres» ? Des hommes qui s'immisceraient en catégorie «Dames» pour y remporter des victoires faciles ? Les annales du sport ne gardent pas trace d’un tel cas. En revanche, bien des sportives ont été interdites de compétition car elles ne remplissaient pas les critères censés définir la «féminité».

    Ces derniers ont varié au cours du temps : la féminité fut d'abord certifiée sur la base d'un examen gynécologique, puis chromosomique, puis hormonal. Mais la conformation anatomique des organes sexuels est parfois jugée «ambiguë», il existe d’autres formules chromosomiques possibles que «XX» et «XY», et des femmes certifiées «normales» à la suite d’un examen anatomique ou d’une analyse chromosomique peuvent avoir des taux naturels de testostérone supérieurs à la moyenne.

    Le travail d’Anaïs Bohuon cerne une évidence qui embarrasse les autorités sportives : les caractéristiques sexuées s’expriment selon des modalités diverses et la partition des individus en deux catégories de sexe seulement est une fiction idéologique. Son livre révèle aussi que cette vision de la féminité a partie liée avec une histoire politique : celle de l'opposition entre l'Est et l'Ouest, du temps de la Guerre froide, et celle qui organise le partage inéquitable entre pays du Nord et du Sud. Dans le monde du sport, les «vraies femmes» restent conformes à l’idéal occidental de la féminité. La suspicion se porte sur «les autres», qui s’écartent de ce stéréotype.

    Juin 2012 - 192 p.

    18,00 €
  • Buber-Neumann : Déportée à Ravensbruck

    En 1940, Margarete Buber-Neumann est internée au camp de Ravensbrück où elle survivra jusqu'en avril 1945. C'est dans ce camp qu'elle rencontre Milena Jesenskà, dont elle veillera l'agonie sur une paillasse de l'infirmerie en mai 1944, et à qui elle consacrera une admirable biographie, Milena. À la sortie du camp, épuisée, enfin libre, elle entreprend un extraordinaire périple à travers l'Allemagne exsangue. La précision du témoignage sur Ravensbrück a fait de ce livre un document capital sur la déportation, second volet de son ouvrage Prisonnière de Staline et de Hitler. MARGARETE BUBER-NEUMANN Née en 1901 à Potsdam, elle fut la compagne de Heinz Neumann, l'un des leaders du Parti communiste allemand dans les années 20. A Moscou, où ils se sont réfugiés pour fuir le nazisme, Heinz est arrêté et porté disparu. Margarete est envoyée en Sibérie puis, en 1940, livrée à la Gestapo par Staline. Libérée en 1945, Margarete Buber-Neumann vivra à Francfort où elle décédera le 6 novembre 1989. 331 pages Edition : 2006

    7,80 €
  • Buber-Neumann : Déportée en Sibérie

    En 1926, à 25 ans, Margarete Buber-Neumann entre au parti communiste allemand. Après avoir fui le nazisme avec son compagnon Heinz Neumann, l'un des leaders du Parti, le couple se retrouve à Moscou. Mais, en 1937, Heinz est arrêté et Margarete, jugée à son tour « déviationniste », est condamnée à cinq ans de travail forcé dans un « camp d'amélioration » en Sibérie. Un « geste d'amitié » de Staline à Hitler, en 1940, lui vaut d'être livrée à la Gestapo, et internée au camp de concentration pour femmes de Ravensbrück. Après la guerre, le témoignage de Margarete Buber-Neumann au procès Kravchenko devait faire sensation. C'était la première fois qu'un témoin digne de foi venait attester l'existence des camps de déportés politiques en Sibérie. MARGARETE BUBER-NEUMANN Née en 1901 à Postdam, elle fut arrêtée et envoyée en Sibérie puis, en 1940, livrée à la Gestapo et internée au camp de Ravensbriick. Libérée en 1945, elle vivra à Francfort où elle décédera le 6 novembre 1989. 343 pages Edition : 2004

    7,60 €