L'homme aux sandales de feu

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62,00 €

 

Tout commence à Lyon, un 13 mai 1958. C’était le jour d’une représentation de théâtre de Roger Planchon dans une banlieue populaire de la ville, mais aussi le jour du putsch des généraux Massu et Salan à Alger. Evelyne et Hassan Hamdan, amoureux du théâtre et engagés pour la cause algérienne, se croisent dans le bus numéro 7 qui traverse la ville à minuit, pour ne plus se quitter jusqu’au maudit jour beyrouthin, 29 ans et 5 jours plus tard. Leur parcours les mène en Algérie en 1963, puis au Liban en 1968. Ils savourent ensemble la littérature, les arts, la gastronomie, et la musique. Ils parcourent les rues, les ponts de Lyon et de Constantine, et il lui fait découvrir Beyrouth, le sud du pays et sa côte méditerranéenne, avant que la guerre ne le frappe de plein fouet en 1975, transformant les espoirs de changement politique en cauchemars confessionnels.

Professeur universitaire dévoué à ses étudiants, écrivain, militant (puis membre du comité central) du parti communiste libanais, poète (il a publié deux recueils), père, époux et ami, Mahdi Amel vit intensément ses années beyrouthines. Ses écrits et ses conférences le consacrent à la fin des années 1970, comme l’un des intellectuels de gauche les plus influents au Liban et dans le monde arabe. Ses travaux analysant les modes de production coloniale et les rapports de classe dans la région, les échecs des bourgeoisies arabes, les déficiences du système confessionnel libanais, ou la pensée d’Ibn Khaldoun deviennent des références pour toute une génération de marxistes. Son texte à charge contre la lecture d’Edward Said de Marx dans L’Orientalisme enrichit le débat qu’a suscité le livre de l’intellectuel américano-palestinien.

édition: Dar Al Farabi - Beyrouth 2018