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Barot, Emmanuel


  • Barot (dir.) : Sartre et le marxisme

    La pensée et les interventions politiques de Jean-Paul Sartre, compagnon de route puis critique hétérodoxe du PCF, proche des jeunes maos après 1968, soutien indéfectible des mouvements anticolonialistes, ont durablement marqué l'espace intellectuel français. Mais leur actualité tient d'abord au fait que le philosophe s'est attaqué à des questions toujours décisives pour tous ceux qui se demandent ce qu'être révolutionnaire aujourd'hui peut vouloir dire. Questions théoriques et politiques : qu'est-ce que le travail, l'idéologie, l'aliénation ? L'histoire est-elle toujours celle du primat des forces matérielles ? Qu'est-ce qu'une classe ? Mais aussi tactiques et stratégiques : que retenir des socialismes «réels» ? Faut-il ou non soutenir la gauche réformiste, voter aux élections ? Peut-on se passer de la violence en politique ? Le marxisme est «indépassable parce que les circonstances qui l'ont engendré ne sont pas encore dépassées» affirmait Sartre en 1957. En ce XXIe siècle où le règne du capitalisme est aussi féroce qu'avant, où l'actualité montre que les peuples ont toujours à batailler rudement pour se réapproprier leur destin, ses analyses critiques, jamais indépendantes des situations concrètes, ont encore beaucoup à nous apprendre. Cet ouvrage collectif, qui allie contributions de philosophes et d'historiens, analyse les rapports variés de Sartre aux principaux courants du marxisme, à certaines de ses figures les plus emblématiques, et à ses concepts théoriques et politiques es plus cruciaux......................
    405 pages.............

    édition : septembre 2011

    30,00 €
  • Révolution dans l'université, quelquers leçons théoriques

    «Il ne s'agit pas de "sauver l'université", mais de savoir ce qu'il y a à sauver, ce qu'il est possible et souhaitable de sauver, ce qu'il y a à détruire en elle, et quels sont les moyens adaptés à cette fin.» Le printemps 2009 a vu exploser la contestation, d'une ampleur et d'une durée inédites, de l'enseignement supérieur et de la recherche à l'égard des nouveaux principes de gestion managériale de l'université et de leur idéologie autoritaire. Pourtant l'université «d'avant» n'était pas indépendante du marché : comprendre les contradictions et l'échec politique de cette grève impose d'identifier, au travers de la mutation en cours, les logiques de continuité qui façonnent la transition historique actuelle. L'heure n'est pas aux voeux pieux. Pour que les tendances de résistance puissent devenir de véritables forces opérationnelles conscientes de leurs possibilités, des lignes stratégiques et des options tactiques claires s'imposent. Cet essai mobilise la théorie au service de la pratique : s'organiser, agir, ne pas renoncer. Il propose un diagnostic, et souhaite contribuer à l'union des personnels enseignants, non enseignants et des étudiants pour combattre cette «incorporation croissante de la science au Capital», selon la formule de Marx, et ses effets liberticides. La révolution dont il est question ici s'entend à trois niveaux : la «révolution» réactionnaire en cours, la grève de 2009, et finalement l'appel à une double posture de résistance et de construction d'une université «oppositionnelle» en rupture avec les violences directes et les aliénations sournoises du capitalisme. 180 pages édition : mars 2010

    13,00 €