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Ruffin, François


  • Ruffin : Les petits soldats du journalisme

    Le Centre de formation des journalistes se proclame « la meilleure école de journalisme en France et même en Europe ». Patrick Poivre d'Arvor, David Pujadas, Pierre Lescure, FranzOlivier Giesbert, Laurent Joffrin et tant d'autres ténors de la presse sont passés dans ses murs. Pendant deux ans, François Ruffin a suivi leur exemple. Élève appliqué, il a pris en notes les conseils des professeurs et les confidences des « grandes plumes ». Il s'est coulé dans le moule, pour voir. Et il a vu. « Dans un an, vous serez journalistes, confie un intervenant. Vous entrerez dans ce que j'appelle "le complot de famille", c'est-à-dire des règles qui peuvent scandaliser les gens mais, bon, c'est comme ça que la machine fonctionne. » Un complot que ce livre met au jour : tacites ailleurs, les règles du métier sont ici affichées, voire rabâchées. Comme dans un miroir grossissant, le journalisme ordinaire se révèle alors sans fard : la célébration du vide, le mépris du public, la soumission aux pouvoirs, la quête du profit, l'information prémâchée comme seul horizon... Un récit incisif et insolent qui démonte, pièce à pièce, les rouages de la machine médiatique. François Ruffin, diplômé du cFi (promotion 2002), collabore au Monde diplomatique. Il a créé le mensuel alternatif Fakir à Amiens. Dessinateur de presse, Faujour a mis en images Les Petits Soldats du journalisme, avec trente dessins originaux. 275 pages Edition : 2003

    15,00 €
  • Ruffin : Quartier nord

    Le portail a crissé, et Zoubir est entré dans mon jardin comme une anomalie : que venait faire sa silhouette de sumo-prolo entre les roses trémières et la haie des voisins ? Je lui ai collé l'étiquette, comme un réflexe :« quartier Nord ». « Un jeune est mort sur le chantier d'insertion de la Citadelle. Allah yarahmo. La Mairie a tout fait pour étouffer l'affaire. Et pourquoi ce silence ? Parce que le gamin, là, un Noir, c'était un fils de rien. » Ensemble, avec Zoubir, nous allons donc enquêter sur cet « accident », et cette histoire va nous mener vers d'autres histoires, de came, de boulot, de pognon, de logement, de folie, d'intérim, de prison, de résignation, deux années d'errance avec Monsieur Rabi, président burlesque d'une association de rapatriés, avec Rodrigue, ex-détenu qui patauge dans les « biz », avec Djouneïd, parachutiste au grand coeur, avec Zoubir, mon héros, lui qui s'allonge sur mon canapé comme sur un divan, qui raconte tout, du pâté qu'il dégustait « fanatiquement » enfant à son retour vers un islam « naïf ». Aux côtés de ces Valeureux, j'ai recherché des « missions » chez Manpower, un terrain pas trop en pente pour le pavillon rêvé, j'ai fréquenté la salle de muscu, épongé des dettes chez Finaref, réclamé des F4 à l'OPAC, servi de chauffeur pour récupérer des malades à l'hôpital psychiatrique et pour revendre de l'héroïne au détail et en semi-gros. Au fil de cette épopée de proximité, l'injustice sociale - souvent discrète, invisible à qui ne la subit pas - s'incarne dans des visages, des récits pleins de rage et de joie. 520 pages édition : février 2006

    26,00 €